I m* "t Cr - V V\ n \ i r J \ ■ ! umm ^ \'\\l ^6 LE N REGNE ANIMAL DISTRIBUE D'APRÈS SOIS ORGANISATION, POUR SERVIR DE BASE A L'HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX, tr d'introduction a l'anatomie comparée , PAR GEORGES CUV 1ER. M1IH I H>\ ACCOMPAGNÉE DE PLANCHES GRAVÉES. LES TYPES DE TOUS LES GENRES, LF.S CARACTERES DISTINCT Il'S DES DIVERS GROUPES ET LES MODIFICATIONS DE STRUCTURE SUR LESQUELLES REPOSE CETTE CLASSIFICATION; PAR USE RÉUNION DE DISCIPLES DE CBVlEIt, , MM. Amtoiiin, l!l..ncli.iul , Duliayes, Alcide D'OrJjijny, Dojcre, Dugis , l> rn.y. Lamilbr.l . Milite EtlwanU i lloiiliu el Valencïeunes. PARIS FORTIN, MASSOiN ET C, LIBRAIRES. PLACE DE l'ÈCOLK-DE-MHDECINE, n. [. Imprimé chu Paul Renoiiard. o 3M-tf3 o S~ LES INSECTES >9{0)&e AVEC ON ATLAS, PAR MM. UJDOUIN, BLANCHARD, DOYÈRE, ET MILNE EDWARDS. MYRIAPODES, THYSANOURES, PARASITES, SUCEURS ET COLÉOPTÈRES. r^j\sv\r\j\/\/\r^rv'-\f\s ?aam c^c> LE RÈGNE ANIMAL DISTRIBUE D'APRES SON ORGANISATION. LES INSECTES. 8ÔS»S'»*i3ô* i ¥'»**■ » * a » a" * * s * » « * * »»-»»*'»»»»«*«*"»»*»» TROISIÈME CLASSE DES ANIMAUX ARTICULES ET POURVUS DE PIEDS ARTICULES. LES INSECTES (insecta). Ont des pieds articulés, un vaisseau dorsal (") tenant lieu de vestige de cœur, mais sans aucune branche pour (a) PI. i.fig. i. ». i. 4- 5- /| DES INSECTES la circulation (1), respirent par deux trachées principa- les (") s'étendant, parallèlement l'une à l'autre, dans (i) Les anatomîstes son) très partages a l'égard de la nature île cet organe : p'u- *ieurs y voient un véritable cœur; d'autres, et telle est l'opinion de M.Cuvier, et qui nous parait avoir été pleinement confirmée par les belles recherches de M. Marcel de Serres (Mémoire sur le vaisseau dorsal des insectes, inséré dans le Recueil des Mémoi- res du Muséum d'hist. nalur. ), lui refusent cette qualité. Suivant ce dernier, il sécréte- rait la graisse, qui serait ensuite élaborée dans le tissu adipeux qui l'enveloppe. Lvo- net dit qu'il renferme une substance gom- meuse de couleur orangée. Quelques ob- servations Ires récentes paraissent établir l'existence de quelques petits vaisseaux; mais, outre que cette circulation serait très partielle, les insectes différeraient toujours beaucoup sous ce rapport des crustacés, en ceque le sang ne reviendrait point au cœur. M. S traits, eu rendant compte ( bulletin univ. de M. le baron de Férussac) d'un Mé- moire de M. Hérold sur ce sujet, nous a fait connaître l'opinion qu'il s'est formée à cet égard, d'après ses recherches anatoini- ques sur le hanneton, « Le vaisseau dorsal, dit-il, est le véritable cœur des insectes , étant , connue chez les animaux supérieurs, l'organe locomoteur du sang, qui, au lieu d'être contenu dans des vaisseaux, est ré- pandu dans la cavité générale du corps. Ce cœur occupe toute la longueur du dos de l'abdomen , et se termine antérieurement par une artère unique, non ramifiée, qui transporte le sang dans la léte, où elle l'é- panché, et d'où il revient dans l'abdomen, par l'effet même de son accumulation dans la lète, pour rentrer de nouveau dans le cœur; et c'est à quoi se réduit toute la cir- culation sanguine chez les insectes , qui n'ont ainsi qu'une seule artère sans bran- ches, et point de veines. Les ailes du cœur ne sont pas musculeuses, comme le prétend Hérold; ce sont de simples ligamens fibreux qui maintiennent le vaisseau dorsal en place. Le aeur, c'est-à-dire la partie abdominale du vaisseau, est divisé intérieurement en huit chambres {melolontlta vulgaris) , sé- parées les unes des autres par deux valvules convergentes, qui permettent au sang de se porter d'arrière en avant d'une chambre dans l'autre, jusque dans l'artère qui le conduit dans la tète, mais qui s'opposent à son mouvement rétrograde. Chaque cham- bre porte latéralement , à sa partie anté- rieure, deux ouvertures en forme de fentes transversales, qui communiquent avec la cavité abdominale, et par lesquelles le sang contenu dans celte dernière peut entrer dans le cœur. Chacune de ces ouvertures est munie intérieurement d'une petite valvule en forme de demi-cercle, qui s'applique sur elles lors du mouvement de systole.» D'après cette courte description, on conçoit (a) 1-1. ». Ii| ; , ■ EN GÉNÉRAL. 5 toute la longueur du corps, ayant par intervalles des centres d'où partent beaucoup de rameaux, et qui répon- dent à des ouvertures extérieures ou des stigmates (") pour l'entrée de l'air (i). Ils ont tous deux antennes et (|ue, lorsque la chambre postérieure vient à se dilater , le sang contenu dans la cavité abdominale y pénètre parles deux ouvertu- res dont nous venons de parler, et que nous nommons aurlculo-ventriculaires. Quaud la chambre se contracte , le sang qu'elle contient ne pouvant pas retourner dans la cavité abdominale , pousse la valvule inter- ventriculaire , passe dans la seconde cham- bre, qui se dilate pour le recevoir, et qui reçoit en même temps une certaine quantité de sang par les propres ouverturesauriculo- ventriculaires. Lors du mouvement de sys- tole de cette seconde chambre , le sang passe de même dans la troisième, qui en re- oit également par les ouvertures latérales , et c'est ainsi que le sang est poussé d'une chambre daus l'autre jusque dans l'artère. Ce sont ces contractions successives des chambres du cœur qu'on aperçoit au tra- vers de la peau des chenilles. » Le cœur des crustacés décapodes, des squilles, des hulu- les, des araignées, etc., offre aussi, d'après ce que m'a assuré ce profond observateur, des valvules semblables. 11 est renfermé dans une espèce de sac ou péricarde, qui, suivant lui, tient lieu d'oreillette. Ces divisions ou chambres du vaisseau dorsal sont ce que Lyonet nommeailes.etil a pareillement vu le vaisseau dorsal se prolonger jusqu'à la tête, et s'y terminer de la même manière ; mais il n'a point aperçu les ouvertures et les valvules dont parle M. Straus. La défi- nition du vaisseau dorsal donnée par ce na- turaliste, quelle que soit la composition in- térieure de cet organe, prouve évidemment que ce n'est point un véritable coeur. Ces observations, d'ailleurs, ne nous apprennent point quelle est la nature de ce liquide , ni comment il se répand dans les autres parties du corps pour opérer leur nutrition. Tou- jours est-il certain, d'après les observations de Lyonet, que toutes les parties du corps communiquent avec le corps graisseux au moyen de fibrilles. Les trachées jettent des rameaux qui s'étendent jusque dans les ex- trémités des divers appendices du corps. L'action de l'air peut déterminer l'ascension des sucs nutritifs dans les interstices , for- mant des sortes de tubes capillaires. (i) Le nombre des segmens du corps des myriapodes étant indéterminé, celui de leurs stigmates l'est aussi, et va souvent au-delà de vingt. Dans les insecles hexapodes, il est souvent de dix-huit , neuf de chaque côté. Cette évaluation , néanmoins, est plutôt fondée sur l'animal en état de larve quedans son état parfait. Les chenilles, les larves de (a) PL i. fig. 7, 8, 9, io, ii , 12, i3, 14. ii DES INSECTES une tête distincte ("). Le système nerveux de la plupart des insectes (les hexapodes) ( 4 ), est généralement com- posé d'un cerveau formé de deux ganglions opposés, réunis par leurs bases, donnant huit paires de nerfs et deux nerfs solitaires, et de douze ganglions (i), tous in- coléoptères et celles d'un grand nombre de du ers autres iusecles, ont une paire de stig- mates sur le premier segment, ou celui qui porte la première paire de pieds; le second et le troisième en sont dépourvus, parce que, je présume, le développement des ailes qui a lieu dans ce» anneaux, rend ici inu- tile la présence d'ouvertures respiratoires. Le quatrième anneau et les sept suivans en offrent chacun une paire; mais dans les co- léoptères en état parfait, outre les deux stig- mates antérieurs, cachés dans la cavité du prothorax ou corselet, et qu'on n'avait pas aperçus, on eu voit deux autres, situés entre l'origine des élytres et celle des ailes ; ce sont ceux du mésothorax. Il n'y en a point au métathorax, à moins qu'on ne considère les deux du premier segment ahdominal comme supplémentaires du thorax, en se fondantsur ce qui a lieu dans les hyménop- tères à abdomen pédicule et les diptères, où ces deux stigmates , avec le demi-segment dont ils dépendent, font partie du thorax. Ainsi, en général, tous les insectes hexapo- des ont huit paires de stigmates à l'abdomen, mais dont les deux dernières souvent obli- térées. Dans les criquets, les truxales, les libellules, les côtés du mésothorax offrent chacun un stigmate, ceux que M. Marcel de Serres nomme trémaères. Dans ces derniers insectes, ainsi que dans les antres a ailes nues ou sans élytres, les deux premiers stig- mates thoraciques sont placés en dessus, en- tre le prothorax et le mésothorax. Les libel- lules exceptées, le thorax proprement dit ne présente plus ensuite de stigmates distincts; je dis le thorax proprement dit, parce que, comme nous l'avons remarqué plus haut, les deux premiers de l'abdomen sont reportés, dans plusieurs, à l'extrémité postérieure du thorax. Le métathorax des peutatomes, des sculellères, offre intérieurement une paire de stigmates. Dans les spectres aptères , le second segment ou mésothorax en est dé- pourvu ; mais le segment suivant ou le mé- tathorax en a deux paires, l'une antérieure, et qui étant située près de l'articulation de ce segment avec le précédent, peut être cen- sée appartenir à celui-ci, et l'autre plus pe- tite et placée très près de celle du premier segment abdominal. (i) Divers coléoptères lamellicornes , eu étal parlait, fout exception. [a) VI. 6. fig. !. fi PL EN GÉNÉRAL. 7 férieurs. Les deux premiers sont situés près de la jonc- tion de la tête avec le thorax, et contigus longitudinale- înent; l'antérieur donne des nerfs à la lèvre inférieure et aux parties adjacentes; le second et les deux suivans sont propres à chacun des trois premiers segmens ou ceux qui , dans les insectes hexapodes , composent le thorax ; les autres ganglions appartiennent à l'abdomen, de ma- nière que le dernier ou le douzième correspond à sou septième anneau , suivi immédiatement de ceux qui com- posent les organes sexuels; chacun de ces ganglions donne des nerfs aux parties de leurs segmens respectifs. Les deux derniers, très rapprochés, en donnent aussi aux derniers anneaux du corps. La région frontale offre trois ganglions particuliers, désignés par Lyonet sous le nom de frontaux , et dont le premier produit postérieu- rement un gros nerf ayant des renflemens, le plus long de tous, et qu'il nomme récurrent. Le premier ganglion ordinaire ou le sous-œsophagien pousse, selon lui , quatre paires de nerfs, et les suivans deux paires chacun, de sorte qu'en y comptant les huit paires du cerveau, les dix brides épinières que l'on peut considérer comme au- tant de paires de nerfs, on en a, en tout, quarante-cinq paires, indépendamment des deux nerfs solitaires, ou douze à quatorze de plus que n'en offre le corps humain. Les deux cordons nerveux, qui forment par leur réu- nion les ganglions, sont tubulaires et composés de deux 8 DES INSECTES tuniques, dont l'extérieure offre des trachées; une sub- stance médullaire remplit le canal central. Le bel ou- vrage de M. Hérold , sur l'anatomie de la chenille du grand papillon du chou, étudiée dans sa croissance pro- gressive et jusqu'à sa transformation en chrysalide , nous montre que le système nerveux et celui des or- ganes digestifs éprouvent des changemens notables; que les cordons nerveux, sont dans l'origine plus longs et plus écartés, observation qui favorise l'opinion de l'un des plus grands zootomistes de notre époque, le docteur Serres, sur l'origine et le développement du système nerveux. Nous avons exposé dans les généralités com- munes aux trois classes des animaux articulés et pour- vus de pieds articulés, les divers sentimens des physio- logistes sur le siège des sens de l'ouïe et de l'odorat. Nous nous bornerons à ajouter qu'à l'égard du premier, les petits ganglions nerveux situés sur le front, dont nous avons parlé, semblent confirmer l'opinion de ceux qui, tels que Scarpa, placent ce sens près de la naissance des antennes. Quelques lépidoptères m'ont offert deux petits trous situés près des yeux, et qui sont peut-être des con- duits auditifs. Si, dans plusieurs insectes, notamment ceux qui ont les antennes filiformes, ou sétacées et lon- gues, cesorganes servent au tact, il nous paraît difficile de rendre raison du développement extraordinaire qu'ils acquièrent dans certaines Familles, el plus particulière- EN GÉNÉRAL. 9 ment clans les mâles, si l'on n'admet point qu'ils sont alors le siège de l'odorat. Peut-être aussi que, relative- ment au goût, les palpes jouent, dans quelques cas, comme lorsqu'ils sont très dilatés à leur extrémité, le principal rôle; la languette encore peut n'être pas étran- gère à cette fonction. Un appareil préparateur ou buccal , le canal intesti- nal, les vaisseaux biliaires, nommés aussi hépatiques, ceux qu'on appelle salivaires, mais qui sont moins géné- raux, ces vaisseaux libres ou flottans qui ont reçu la dé- nomination d'excrémentiels, l'épiploou ou le corps grais- seux, et probablement encore le vaisseau dorsal, telles sont les considérations qu'embrasse le système digestif. Il est singulièrement modifié selon la diversité des ali- mens , ou forme un grand nombre de types particuliers, dont nous ferons l'exposition, en traitant des familles. Nous dirons seulement un mot de l'appareil buccal, et des divisions principales du canal intestinal , en com- mençant par celui-ci. Dans ceux , tels que les coléoptères carnassiers (a> , où il est le plus composé, on y distingue le pharynx, l'œsophage, le jabot, le gésier, l'estomac ou ventricule chilifique, et des intestins que l'on divise en intestins grêles, en gros intestin ou cœcum, et en rec- W Pl.5,fig.i5 INSKCTfcS. 1<) DES INSECTES tmn. Dans les insectes où la langue proprement dite est appliquée sur la face antérieure ou interne de la lèvre, ou n'est pas dégagée, le pharynx est situé sur cette même face: c'est ce qui a généralement lieu (i). Nous ajouterons encore qu'à l'égard des vaisseaux biliaires (,) , un natu- raliste qui nous avait donné le premier de bonnes ob- servations sur les organes respiratoires des mygales , AI. Gaëde, professeur d'histoire naturelle à Liège, ne con- sidère point ces vaisseaux comme sécréteurs, ainsi qu'on le pense communément; mais cette opinion ne paraît pas suffisamment motivée, et les observations de M. Léon Dufour (2) semblent même la détruire. Des insectes, en petit nombre et toujours sans ailes, tels que les Myriapodes ou les Mille- pieds , se rappro- chent de plusieurs crustacés, soit par la quantité des anneaux du corps et de leurs pieds, soit par quelques traits d'analogie dans la conformation des parties de la bouche; mais tous les autres n'ont constamment que six (1 ) Voyez ce que nous avons dit , dans système digestif des insectes, dans une suite les généralités lis trois classes, à l'occasion de beaux Mémoires, qui ont contribué à de la languette. enrichir les Annales des Sciences naltiirl- (2) Ce dernier naturaliste, que j'aurai les. M. Victor Audoiiin en a offert uniésu- sonvent 'casion de citer, a exposé avec le nié très bien l'ait, a son article insectes, du plus grand détail tout ce qui a rapport au Dictionnaire classique d'histoire naturelle. («) l'I. 5,fig. i5. EN GÉNÉRAL. I I pieds, et leur corps, dont le nombre des segmens ne surpasse jamais celui de douze, est toujours partagé en trois portions principales , la tête, le tronc et Xabdo- nieri®'. Parmi ces derniers, quelques-uns n'ont point d'ailes, conservent toute leur vie la forme qu'ils avaient en naissant, et ne font que croître et changer de peau (i). Ils ont, à cet égard, des rapports avec les animaux des classes précédentes. Les autres insectes à six pieds ont presque tous des ailes; mais ces derniers organes, et sou- vent même les pieds, ne paraissent pas d'abord, et ne se développent qu'à la suite de changemens plus ou moins remarquables, nommés métamorphoses , et que nous fe- rons bientôt connaître. La tète (2) porte les antennes, les yeux et la bouche (4) . La composition et la forme des antennes varient beau- coup plus que dans les crustacés, et sont souvent plus développées ou plus longues dans les mâles que dans les femelles. (1) Ce sont ceux que je nomme Homo- peron ( nez, Kirby ), la face , le front, le tènes (semblables jusqu'à la fin), ou les vertex ou somme!, les joues. La dénomina- Ametàbolia de M. Learb. tion de chaperon étant équivoque , je l'ai remplacée par celle d'e/iistome ou sur-bou- (2) Sa surface est divisée en plusieurs che. Cette partie sert d'insertion au labre petiles régions ou aires, qu'on nomme clia- ou lèvre supérieure. MPI. 6, Gg 1. («) PI. 5, Cg. j. 14 12 DES INSECTES Les yeux sont composés ou lisses (o) : les premiers {b \ d'après les recherches de M. le baron Cuvier, Marcel de Serres et autres, sont formés : i° d'une cornée, divisée en une multitude de petites facettes, d'autant plus convexes que l'insecte est plus carnassier, enduite à sa face interne d'une substance peu liquide, opaque, diversement colo- rée, mais ordinairement noire, ou d'un violet sombre; '2° d'une choroïde, fixée dans son contour et par ses bords, à la cornée, recouverte d'un vernis noir, offrant une multitude de vaisseaux aériens, provenant de troncs assez gros de trachées situées dans la tète, et dont les rameaux forment autour de l'œil une trachée circu- laire : elle manque, ainsi que la choroïde, dans divers insectes lucifuges; 3° de nerfs qui naissent d'un gros tronc, partant immédiatement du cerveau, s'épanouis- sant ensuite en forme de cône renversé, et dont la base est du côté de la cornée, et dont les rayons ou filets tra- versant la choroïde et l'enduit de la cornée, aboutissent chacun à l'une de ces facettes; il n'y a ni cristallin, ni humeur vitrée. Plusieurs ont, outre les yeux composés, des yeux lisses (r) , ou dont la cornée est tout unie. Ils sont ordi- ;<7) m. i, i.j^. ii. ib) pi. 2, iig. 7. x. 9. (c) PI. 2, fig. f>. 10. 1 l. EN GÉNÉRAL. 15 nairement au nombre de trois , et disposés en triangle sur le sommet de la tête. Dans la plupart des insectes aptères et des larves de ceux qui sont ailés, ils rempla- cent les précédens, et sont souvent réunis en groupe; à en juger par ceux des Arachnides, ils devraient être propres à la vision. La bouche des insectes à six pieds (<0 est, en général , composée de six pièces principales, dont quatre laté- rales, disposées par paires , et se mouvant transversale- ment; les deux autres, opposées l'une à l'autre, dans un sens contraire à celui des précédentes, remplissent les vides compris entre elles : l'une est située au-dessus de la paire supérieure, et l'autre au-dessous de l'inférieure. Dans les insectes broyeurs, ou qui se nourrissent de ma- tières solides, les quatre pièces latérales font l'office de mâchoires, et les deux autres sont considérées comme des lèvres; mais, comme nous l'avons déjà observé, les deux mâchoires supérieures ont été distinguées par la dénomination particulière de mandibules w ; les deux autres ont seules conservé celle de mâchoires {c) ; elles ont d'ailleurs un ou deux filets articulés, qu'on appelle palpes ou antennules, caractère que n'offrent jamais, dans cette (a) PI. 5, lig. 1. 2. i. 4. S. 6. 7. 8. y. 10. 11 12. 17. iS. if), etc. (4) PI. 5, fig. 7. 11. 12. (c) PI. 5, flg. 2. .',. S. ii. 1 ï DES INSECTES classe, les mandibules'. Leur extrémité se termine sou- vent par deux divisions ou lobes, dont l'extérieure est nommée, dans l'ordre des orthoptères, galet e l °K Nous avons encore dit qu'on était convenu d'appeler labre la lèvre supérieure ( ". L'autre, ou la lèvre proprement dite (f) , est formée de deux parties : l'une plus solide et infé- rieure est le menton; la supérieure, et qui porte le plus souvent deux palpes, est la languette, (i) Dans les insectes suceurs, ou ceux qui ne prennent que des alimens fluides, ces divers organes de la mandu- cation se présentent sous deux sortes de modifications générales : dans la première M , les mandibules et les mâ- choires sont remplacées par de petites lames en forme de (i) Forez ce que nous avons dit à cet égard dans les généralités qui précédent l'exposition particulière de chaque classe. La lèvre inférieure ne nous parait être qu'une modification des secondes mâchoires des crustacés décapodes , combinée avec leur languette. Les changemens qu'éprou- vent graduellement ces parties dans les crus- tacés, les arachnides et myriapodes, nous donnent lieu de le présumer. Dans cette hypothèse, les six pieds thoraciques seraient les analogues des pieds-màchoires , et cela a déjà été reconnu par rapport aux crustacés du genre apus. Dès-lors les cinq premiers segmens de l'abdomen des insectes hexapo- des représenteraient ceux qui, dans les crus- tacés décapodes , portent les pieds propre- ment dits, ou bien les troisièmes et les quatre suivans des crustacés amphipodes 1 1 isopodes. Tous les travaux qu'on a publies sur le thorax des insectes, quoique très uti- les et très recommandables d'ailleurs, subi- ront nécessairement des changemens essen- tiels, lorsqu'on comparera cette partie du corps dans les trois classes des animaux ar- ticulés et à pieds articulés. La nomenclature est loin d'être fixée à cet égard. (a) PI. 5, fig. 4. le) pi. 5, Gg. :j. 9 . (4) l'I. 5, fig. h. (,/) PI, 88, 8p. .><| .-, 17?, etc. K\ GÉNÉRAL. 1H soies ou de lancettes, composant, par leur réunion, une sorte de suçoir, qui est reçu dans une gaine tenant lieu de lèvre, soit cylindrique ou conique et articulée en forme de bec (le rostre) (o) , soit membraneuse ou cbar- nue, inarticulée et terminée par deux lèvres (la trompe) (4) . Le labre est triangulaire, voûté, et recouvre la base du suçoir. Dans la seconde sorte d'organisation , le labre et les mandibules sont presque oblitérés ou extrêmement petits: la lèvre n'est plus un corps libre et ne se distingue que par la présence de deux palpes, dont elle est le sup- port; les mâchoires ont acquis une longueur extraordi- naire, sont transformées en deux filets tubuleux, qui, se réunissant parleurs bords, forment une espèce de trompe, se roulant en spirale, et qu'on nomme langue, mais que, pour éviter toute équivoque, il serait préférable d'appeler spiritrompe (spirignatha); son intérieur pré- sente trois canaux, dont celui du milieu est le conduit des sucs nutritifs. A la base de chacun de ces filets est un palpe, ordinairement très petit et peu apparent. les Myriapodes ou Mille-pieds sont les seuls dont la bouche offre un autre type d'organisation , que j'expo- serai en traitant de ces insectes. («) PI. KS.fi^.srt; pi. <|«|, fig. i a, de ;/-j IM. i-,',, t'ig. fia; pi. 177, fig. 1 M. Audouin a depu.is changé, dans son article insectes du Dictionnaire classi- que des sciences naturelles, ladénomination d'hypoplères eu celle de paraptère. Celle d'entothora.x changera aussi dans quelques circonstances , et s'appellera entocéphale (relativement à la tête )et enlogastre (par rapport à l'abdomen ). Il remarque que la tète des insectes est composée de plusieurs segmens. Nous avons aussi observé que le bec de la cigale, représentant la lèvre in- férieure, ne tient pas à la tète, mais à la membrane qui l'unit avec le thorax. Aussi les deux cordons médullaires forment-ils, sous la bouche, deux ganglions contigus. D'après ces motifs, nous considérons le premier segment du corps des scolopendres, celui qui porte les deux crochets, comme une division de la tète analogue. Il parait que Knoch avait distingué les épimères sous les dénominations de seapulœ et de paraplcurœ; l'arrière-poitrine par celle d'acelalittlum , tandis que la medi-poitrine est le peristœt/ùuii. Le premier article des quatre hanches postérieures forme, dans la plupart des coléoptères, une lame trans- verse, s'emboitant dans les flancs, et c'est, à ce qu'il nie semble, la pièce qu'il nomme ni te ri uni. 22 DES INSECTES commandent de signaler aux naturalistes, est celui de M. Chabrier, ancien officier supérieur d'artillerie, sur le vol des insectes. Il fait partie des Mémoires du Muséum d'histoire naturelle, mais se vend aussi séparément. Les figures sont exécutées sur une très grande échelle, ainsi que celles d'un Mémoire de Jurine père, sur les ailes des hyménoptères, ouvrage d'une admirable patience, de même que le précédent. Les insectes ayant toutes sortes de séjours, ont aussi toutes sortes d'organes du mouvement, des ailes et des pieds, lesquels servent, dans plusieurs, de nageoires. Les ailes (") sont des pièces membraneuses, sèches, élas- tiques, ordinairement transparentes et attachées sur les côtés du dos du thorax: les premières, lorsqu'il y en a quatre ou qu'elles sont uniques, sur ceux de son second segment, et les secondes sur ceux du suivant ou du mé- tathorax. Elles sont composées de deux membranes appli- quées l'une sur l'autre et parcourues en divers sens par des nervures plus ou moins nombreuses, qui sont autant de tubes trachéens, et formant tantôt un réseau (') tantôt de simples veines ('). Un célèbre naturaliste, Jurine père, a tiré, pour la méthode, un parti avantageux de la dispo- (a) PI. 8. fig. 1.0.3. 4- 5.6. ,/■) Pl.S.Cg.î. (■) P1.8. fig. r. a. î. 4-5 i; - EN GÉNÉRAL. 25 sition et du croisement de ces nervnres(i). Les demoi- selles, les abeilles, les guêpes, les papillons, etc., ont quatre ailes; mais celles des papillons sont couvertes de petites écailles ("), qui, au premier coup-d'œil, ressemblent à de la poussière, et leur donnent les couleurs dont elles sont ornées. On les enlève aisément avec le doigt , et la portion de l'aile qui les a perdues est transparente. On voit au microscope, que ces écailles, de figures très va- riées, y sont implantées ( 4 ), par le moyen d'un pédicule, et disposées graduellement et par séries , ainsi que des tuiles sur un toit. Au devant des ailes supérieures de ces insectes, sont deux espèces d ' épau\ettes(ptérygodes) , qui se prolongent en arrière, le long dune partie du dos, sur lequel elles s'appliquent. Dans certains insectes, les ailes restent droites, ou se replient sur elles-mêmes. Dans d'autres, elles sont doublées ou plissées longitudinale- ment en éventail. Tantôt elles sont borizontales , tantôt elles sont inclinées ou en toit; dans plusieurs, elles se croisent sur le dos, ailleurs elles sont écartées (a). Les in- (i) Voyez les généralités des liyménop- paraît être l'une des principales causes du léres. bourdouneraeut de divers animaux de celle (2) L'insecte est supposé en repos. La ra- classe. Les explications que l'on en a don- pidilé des vibrations de ces organes nous nées ne sont pas eucore satisfaisantes. (a) PI. 8. Cg. 7. (J>) PI 8. fig. 8. 24 DES INSECTES. sectes à deux ailes, de l'ordre des diptères, ont au-des- sous d'elles deux petits filets mobiles, terminés en massue, et qui, selon l'opinion la plus commune (i), semblent rem- placer les deux ailes qui manquent. On les nomme balan- ciers ("). D'autres insectes à deux ailes, et des plus extra- ordinaires, ont aussi deux balanciers, mais situés à l'ex- trémité antérieure du tliorax , et que nous nommerons, pour les distinguer des autres, des prcbalanciers. Au- dessus des balanciers est une petite écaille membraneuse, formée de deux pièces réunies par l'un des bords , et semblables à deux battans de coquille bivalve; c'est Y ai- leron ouïe cueilleron ('). Quelques coléoptères aquatiques en offrent aussi au-dessous de leurs élytres, et insérés à leur base. beaucoup d'insectes, tels que les hannetons, les can- tliarides, etc. , ont, au lieu des deux ailes supérieures ou antérieures, deux espèces d'écaillés plus ou moins épaisses et plus ou moins solides, opaques, qui s'ouvrent et se (i) Appendices, selon moi , des trachées rieur, que l'on voit , de chaque côté, au du premier segment abdominal cl corres- même segment , dans plusieurs criquets ou pondant à cet espace percé d'un petit trou, acrydiums. ( forez mon Mémoire sur les adjacent au coté antérieur d'une ouverture, appendices articulés des insectes, dans le avec un diaphragme membraneux et inté- Recueil des Mémoires du Mus. d'hist. nal.) [a) l'I.S. fig.3. (4) PI. S. Cg. 4. EN GÉNÉRAL. 2.'; ferment, et sous lesquelles les ailes se replient transver- salement dans le repos. Ces espèces d'étuis ont reçu le nom d'élytres (i) ("). Les insectes qui en sont munis sont appelés coléoptères, ou insectes à étuis. Ces pièces ne leur manquent jamais; mais il n'en est pas toujours ainsi des ailes. Dans d'autres insectes, l'extrémité de ces écailles est tout-à-fait membraneuse, comme les ailes, on les nomme des demi-étuis ou hémélytres (''). L'écusson ( c ) est une pièce ordinairement triangulaire, située sur le dos du mésothorax, entre les attaches des élytres ou des ailes. Elle est quelquefois très grande, et recouvre alors la plus grande partie du dessus de l'abdo- men. Divers hyménoptères offrent en arrière d'elle, sur le meta thorax, un petit espace qu'on nomme arrière- écusson ou faux-écusson. Les pieds (f) sont composés d'une hanche de deux ar- ticles, dune cuisse, d'une jambe d'un seul article, et l S INSECTES changemens qu'éprouvent, clans leurs proportions, la première et lavant-dernière. Quoique leur supputation puisse quelquefois embarrasser , et que cette série numé- rique ne soit pas toujours en rapport avec l'ordre natu- rel, elle fournit néanmoins un bon caractère pour la dis- tinction des genres: la dernière articulation est ordinai- rement terminée par deux crochets. La forme des tarses est sujette à quelques modifications, suivant les habitudes des insectes. Ceux des espèces aquatiques sont ordinaire- ment aplatis, très ciliés et en forme de rames, (i) L'abdomen ("), qui forme la troisième et dernière partie du corps, se confond avec le corselet dans les myria- podes; mais il en est distinct dans tous les autres insectes, ou ceux qui n'ont que six pieds. Il renferme les viscères, les organes sexuels, et présente neuf à dix segmens, mais dont quelques-uns sont souvent cachés ou très rapetisses. Les parties de la génération sont situées à son extrémité postérieure, et sortent par l'anus. Les iules et les libel- lules font seuls exception. Les derniers anneaux de l'ab- (i) M. Kirby, dans sa Monographie jointemeut avec M. Spence, il a publié des des abeilles d'Angleterre, désigne les deux éléniens d'euloniulogiu très détaillés cl il<> tarses antérieurs sous le nom de main. Le plus complets, premier article est la /intime {palma). Con- ta) PI. 7 fi-. l. élém. de l'IIist. nat. sectes, et Gêner, crust. et insectorum. Cou- des anim., et Leçons d'anat. comparée; La- stiltez pour plus de détails, l'excellente in- marck , Système des anim. sans vertèbres; Iroduclion à l'Entomologie de MM. Kirliy Latreille, Précis des caract. gcnér. de* in- el Spence, déjà cilée, p. Îîo. EN GÉNÉRAL. 37 lisses, sous la forme de petits grains. Les ordres suivans composent la classe des insectes du même naturaliste. Par ses rapports naturels, celui des suceurs, qui ne comprend que le genre puce, semble devoir terminer la classe. Biais comme je mets en tête les insectes qui n'ont point d'ailes, cet ordre, pour la régularité de la méthode, doit succéder immédiatement à celui des parasites. Quelques naturalistes anglais ont établi, d'après la considération des ailes, de nouveaux ordres; mais je ne vois pas la nécessité de les admettre , à l'exception ce- pendant de celui de strésiptères{\), dont la dénomination me paraît vicieuse , et que j'appellerai rhipiptères. (2) Le premier ordre, les myriapodes, a plus de six pieds ( 24 et au-delà ) , disposés dans toute la longueur du corps, sur une suite d'anneaux, qui en portent chacun une ou deux paires, et dont la première, et même dans plusieurs la seconde, semblent faire partie de la bouche. Ils sont aptères. (3) Le second ordre, les shysanoures, a six pieds, et (1) Ailes toises. Les parlies que l'on (2) Ailes en éventail, prend pour des êlytres n'en sont pas. Voyez (3) Privés d'ailes et d'éeusson. cet ordre. 58 DES INSECTES l'abdomen garni sur les côtés de pièces mobiles, en for- me de fausses pattes, ou terminé par des appendices propres pour le saut. Le troisième ordre, les parasites, a si\ pieds, manque d'ailes, n'offre pour organes de la vue que des yeux lisses; leur bouche est, en grande partie, intérieure, et ne consiste que dans un museau renfermant un suçoir rétractile, ou dans une fente située entre deux lèvres, avec deux mandibules en crochet. Le quatrième ordre, les suceurs, a six pieds, manque d'ailes ( i ) ; leur bouche est composée d'un suçoir renfermé dans une gaine cylindrique, de deux pièces articulées. Le cinquième ordre, les coléoptères, a six pieds ; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d'étuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; les ailes inférieures pliées simplement en travers, et les étuis crustacés ( toujours horizontaux ). Ils subissent iuie métamorphose complète. ( r ) Ils subissent des métamorphoses , et est commun aux ordres suivans, mais dans acquièrent des organes locomotiles, qu'ils ceux-ci la métamorphose développe une au - n'avaient pas à leur naissance. Ce caractère tre sorte d'organes locomotiles , les ailes. EN GÉNÉRAL. -y Le sixième ordre, les orthoptères (i), a six pieds; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme detuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastication (recouvertes à leur extrémité par une galète ); les ailes inférieures, pliées en deux sens, ou simplement dans leur longueur , et les étuis ordinairement coriaces , le plus souvent croisés au bord interne; ils ne subissent que des demi-métamorphoses. Le septième ordre , les hé.wiptères, a six pieds ; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d'étuis crusta- cés, avec l'extrémité membraneuse, ou semblables aux inférieures, mais plus grandes et plus fortes ; les mandi- bules et les mâchoires remplacées par des soies formant un suçoir , renfermé dans une gaine d'une seule pièce , articulé, cylindrique ou conique, en forme de bec. Le huitième ordre , les nevroptères , a six pieds; qua- tre ailes membraneuses et nues; des mandibules et des mâchoires pour la mastication; leurs ailes sont finement (i) De Geer avait établi cet ordre et lui tères. Nous conservons cependant ce dcr- avait donné le nom de dcrmaptères , qu'Oli- nier, parce que les naturalistes français v ier a changé mal-à-propos en celui d'orlhop- l'ont généralement adopté. 40 DES INSECTES réticulées, et les inférieures sont ordinairement de la grandeur des supérieures, ou plus étendues dans un de leurs diamètres. Le neuvième ordre, les hyménoptères, a six pieds; quatre ailes membraneuses et nues; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; les ailes inférieures plus petites que les supérieures; l'abdomen des femelles presque toujours terminé par une tarière ou par un aiguillon. Le dixième ordre, les lépidoptères, a six pieds; quatre ailes membraneuses , couvertes de petites écailles colorées, semblables à une poussière; une pièce cornée, en forme dépaulette, rejetée en arrière, insérée au- devant de chaque aile supérieure ; les mâchoires rempla- cées par deux filets tubulaires, réunis et composant une espèce de langue roulée en spirale sur elle-même, (i) Le onzième ordre, les rhipipteres, a si\ pieds; deux (i^ Spiritrompe. Voyez les généralités de que j'ai nommé niédiaire paraissant faire la classe. Le thorax des Lépidoptères a plus partie de l'abdomen, tandis que, dans ceux- d'analogie avec celui des Névroptères ci et les Diptères , il est incorporé avec le qu'avec celui des Hyménoptères, le segment thorax, EN GÉNÉRAL. 41 ailes membraneuses et plissées en éventail ; deux corps crustacés, mobiles, en forme de petits élytres, situés à l'extrémité antérieure du thorax (i) ; et, pour organes de la manducation, de simples mâchoires, en forme de soies, avec deux palpes. Le douzième ordre, les diptères, a six pieds; deux ailes membraneuses, étendues, accompagnées, dans presque tous, de deux corps mobiles, en forme de ba- lanciers, situés en arrière d'elles; et pour organes de la manducation, un suçoir d'un nombre variable de soies, renfermé dans une gaîne inarticulée, le plus souvent sous la forme d'une trompe, terminée par deux lèvres. (i) Formés, à ce que nous présumons, par des pièces analogues aux épanlettes ou ptérygodes des lépidoptères. ®©'8#6eSô@êèëôô©©©6'dôôe@6<â@eeÈr*@'ft LE PREMIER ORDRE DES INSECTES, LES MYRIAPODES, (myriapoda — Mitosata.Fab.) (Planches l: il la.) Nommés vulgairement mille-pieds , sont les seuls animaux de cette classe qui aient plus de six pieds dans leur état parfait, et dont l'abdomen ne soit pas distinct du tronc. Leur corps, dépourvu d'ailes, est composé d'une suite ordinairement considérable d'anneaux, le INSECTES MYRIAPODES plus souvent égaux, et portant généralement chacun, à l'exception des premiers, deux paires de pieds, le plus souvent terminés par un seul crochet, soit que ces an- neaux, soient indivis , soit qu'ils soient partagés en deux demi-segmens, ayant chacun une paire de ces organes, et dont l'un seulement offre deux stigmates, (i) (") Les myriapodes ressemblent, pour la plupart, à de petits serpens ou à des néréides , ayant des pieds très rapprochés les uns des autres , dans toute la longueur du corps. La forme de ces organes s'étend même jusqu'aux parties de la bouche ('). Les mandibules sont bi-articulées et immédiatement suivies d'une pièce en forme de lèvre, quadriiîde, à divisions articulées ou semblables à de pe- tits pieds, et qui par sa situation correspond à la languette des crustacés; viennent ensuite deux paires (i) Les anneaux du corps des iusecles oui généralement deux stigmates. Si l'on considère sous ce point de vue les anneaux du corps des scolopendres, uotammcnt îles grandes espèces, celles qui ont vingt-et-une p. uns de pattes, l'on verni qu'ils sont al- ternativement pourvus ou privés de deux stigmates, et qu'ainsi, comparativement a ces derniers animaux, ce ne sont réellement que des demi-anneaux. Dès-lors chaque segment complet a deux paires de pattes, mais dont une surnuméraire, puisque, dans les autres insectes, les anneaux munis de pâlies n'en ont que deux. V, PI. 11, lif; )./, ■-■. etc., etc (4) PI. IO,fig. ai, i //,it.., pi 12, fig. i, , i, . (ii INSECTES MYRIAPODES. 4N île petits pieds, dont les seconds en forme de grands crochets dans plusieurs, paraissent remplacer les quatre mâchoires de ces derniers, ou bien les deux ainsi que la lèvre inférieure des insectes : ce sont des sortes de pieds buccaux. Les antennes ("), au nombre de deux, sont courtes , un peu plus grosses vers le bout ou pres- que filiformes, de sept articles dans les uns, d'un grand nombre dans les autres et sétacées. Leurs yeux ( 6 ) sont ordinairement formés d'une réunion d'yeux lisses, et si, dans les autres, ils offrent une cornée à facettes, ces lentilles sont néanmoins proportionnellement plus gran- des, plus rondes et plus distinctes que celles des yeux des insectes. Les stigmates sont souvent très petits , et leur quantité, à raison de celle des anneaux, est ordi- nairement plus considérable que dans ces derniers, où elle n'est au plus que de dix-huit ou vingt. Le nombre de ces anneaux et celui des pieds augmentent avec l'âge, caractère qui distingue encore les myriapodes des in- sectes, ceux-ci naissant toujours avec le nombre de segmens qui leur est propre , et toutes leurs pattes à crochets ou proprement dites, se développant à-la-fois, i PI. 1 1, ttj. i «. 2«, etc.; pi. 12, fig. \b. (/>) PI. n et 12, passim. 4ti INSECTES MYRIAPODES. soit à la même époque, soit lorsqu'ils passent à l'état de nymphe. M. Savi, fils, professeur de minéralogie à Pise , qui a fait une étude particulière des iules , a ob- servé qu'ils sont privés, à la sortie de l'œuf, de ces or- ganes : ces animaux éprouvent donc une véritable mé- tamorphose. Dans les uns , les organes sexuels mascu- lins sont toujours placés immédiatement après la septième paire de pattes (") , sur le sixième ou septième segment du corps , et ceux de la femelle près de l'origine des seconds pieds; dans les autres, ces deux sortes d'organes sont situées, comme d'ordinaire, à l'extrémité postérieure du corps. La position des parties masculines des premiers, comparée avec celle qu'elles ont dans les crustacés et les arachnides , semblerait indiquer la sé- paration du tronc et de l'abdomen; à l'égard des autres myriapodes, ou les organes sexuels sont postérieurs, l'on remarque qu'il s'opère dans une portion analogue du corps de certaines espèces [scolopendra morsitans), un inversion dans l'ordre successif des stigmates, ce qui paraîtrait annoncer la même distinction. Les myriapodes vivent et croissent plus long-temps que les autres insectes, et suivant M. Savi il faut au {a) PI. ii, ti£. 2 . FAMILLE DES CHILOGNATHES. 47 moins deux ans à quelques-uns (les iules), pour que les organes génitaux deviennent appareils. De cet ensemble de faits , l'on peut conclure que ces animaux se rapprochent dune part des crustacés et des arachnides, et de l'autre des insectes ; mais sous la con- sidération de la présence, de la forme et de la direction des trachées, ils appartiennent à la classe des derniers. Nous les partagerons en deux familles, parfaitement distinctes, tant à raison de leur organisation , que de leurs habitudes , et composant dans Linnseus , deux cou- pes génériques. La première famille des myriapodes , celle DES CHILOGNATHES ( Chilognatha. Latr. ), ou le genre des IULES ffulusj de Linnaeus, ( Planche il, fig. I, i, i, 4 et 5. ) ' A le corps généralement crustacé et souvent cylin- drique ; les antennes (a) , un peu plus grosses vers le (a) PI, 1 1, fig. la. •48 INSECTES MYRIAPODES. bout ou presque d'égale grosseur, et composées de sept articles; deux mandibules "' épaisses, sans palpes, très distinctement divisées en deux portions par une arti- culation médiane , avec des dents imbriquées et im- plantées dans une concavité de son extrémité supérieure une espèce de lèvre (languette) (i), située immédiatement au-desssous d'elles, les recouvrant, crustacée, plane, di- visée à sa surface extérieure par des sutures longitudi- nales et des échancrures, en quatre aires principales, tu- berculées au bord supérieur, et dont les deux intermé- diaires plus étroites et plus courtes, situées à l'extrémité supérieure d'une autre aire , leur servant de base com- mune; les pieds très courts, et toujours terminés par un seul crochet '", quatre pieds situés immédiatement au-dessous de la pièce précédente , de la forme des sui- vans , mais plus rapprochés à leur base , avec l'article radical proportionnellement plus long ; et la plupart des autres, attachés par double paire à un seul anneau. Les organes génitaux masculins^ sont situés immédiatement (i) Lèvre inférieure composée des deux paires de mâchoires des Crustacés, selon M Savigny. (a) PI. n, li-, > h, ïA', etc. Toutes les ('') PI. u, fig • ,/. pièces de la bouche. (e) PI. 1 1, (ig. ■> <\ FAMILLE DES CHtLOGNATHES. 4» après la septième paire de pieds, et ceux de l'autre sexe derrière les seconds. Les stigmates sont placés alter- nativement, en dehors de l'origine de chaque paire de pieds, et très petits. Les chilognathes marchent très lentement ou se glis- sent, pour ainsi dire , sur le plan de position, et se rou- lent en spirale ou en boule. Le premier segment du corps, et dans quelques-uns le suivant, est plus grand, et présente la forme d'un corselet ou d'un petit bouclier. Ce n'est guère qu'au quatrième dans les uns, qu'au cin- quième ou au sixième dans les autres, que la dupli- cature des paires de pieds commence; les deux ou quatre premiers pieds sont même entièrement libres jusqu'à leur naissance , ou ils n'adhèrent à leurs segmens res- pectifs, que par une ligne médiane ou sternale. Les deux ou trois derniers anneaux sont apodes. On voit de cha- que côté du corps une série de pores, qu'on avait pris pour des stigmates , mais qui , d'après M. Savi sont sim- plement destinés à la sortie d'une liqueur acide et d'une odeur désagréable, qui parait servir à la défense de ces animaux; les ouvertures propres à la respiration (a \ et dont on lui doit la découverte, sont placées sur la pièce a) PI il, (ig. 1,1. INSECTES. B() INSF.CTES MYRIAPODES. sternale de chaque segment, et communiquent intérieu- rement avec une double série de poches pneumatiques disposées en chapelet, tout le long du corps, et d'où partent des branches trachéennes qui vont se répandre sur les autres organes. Suivant une observation de M. Straus, les poches ou trachées vésiculeuses ne sont point liées les unes aux autres , ainsi que de coutume, par une trachée principale. Aux environs de Pise , où M. Savi a recueilli les ob- servations précitées, les amours de l'iule commun com- mencent vers la fin de décembre et finissent vers la mi- mai. Les organes copulateurs du mâle sont placés dans cette espèce sous le sixième segment, mais ils ne se mon- trent sous cette forme que lorsque l'individu est parvenu environ au tiers de sa taille ordinaire; jusqu'alors cette place est occupée par une paire de pattes, la quinzième, qui existe toujours dans les femelles; ici, l'orifice des parties sexuelles est placé entre le premier et deuxième segment. Des gloméris et des iules femelles m'ont offert par derrière la naissance de la seconde paire de pattes, deux petits mamelons convexes qui paraissent caracté- riser ce sexe; celui des mâles consiste aussi en deux mamelons , mais terminés chacun par un crochet écail- leux et contourné. Dans l'accouplement, ces insectes re- dressent et appliquent l'une contre l'autre, lace à face, les extrémités antérieures de leurs corps, cl s'entrelacent FAMILLE DES CHILOGNATHES. M inférieurement. Le corps des individus venant de naître est en forme de rein , parfaitement uni et sans appen- dices. Dix-huit jours après, ils subissent une première mue, et ils prennent seulement alors la forme des adultes; mais ils n'ont encore que vingt-deux segmens, et le nom- bre total de leurs pattes est de vingt-six paires. M. Savi paraît contredire l'assertion de De Géer, qui dit n'en avoir compté que trois paires et que huit anneaux dans les jeunes individus ; mais est-il bien certain que la mue dont parle M. Savi soit réellement la première , et ne doit-on pas, au contraire, présumer que ces jeunes indi- vidus ne passent pas subitement d'un état où ils n'offrent aucun appendice locomotile, à celui où ils en montrent jusqu'à vingt-six paires , ou qu'en un mot d'autres chan- gemens de peau, mais qui ont pu échapper à M. Savi , ont eu lieu et ont développé successivement ce nombre de pattes? Les observations du Réaumur suédois ne confirment-elles pas ces transitions graduelles? Quoi qu'il en soit, selon M. Savi , les dix-huit premières paires de pattes servent seules à la locomotion; à la seconde mue l'animal en offre trente-six paires et à la troisième quarante-trois; le corps alors se compose de trente seg- mens. Enfin dans l'état adulte, le mâle en a trente-neuf et la femelle soixante-quatre; deux ans après, ilsmuenten- core, et c'est alors seulement qu'apparaissent les organes de la génération. Depuis la naissance, qui a lieu en mars 52 INSECTES MYRIAPODES. jusqu'en novembre , époque où M. Savi a cessé ses ob- servations , ces changemens de peau se renouvellent à- peu-près de mois en mois. On découvre dans la dépouille jusqu'à la membrane qui tapisse intérieurement le canal alimentaire et les trachées. Les organes de la bouche sont les seules parties que M. Savi n'a pu retrouver, (i) Ces insectes se nourrissent de substances soit végé- tales , soit animales , mais mortes et décomposées , et pondent dans la terre un grand nombre d'oeufs. Ils ne forment dans Linnaeus, qu'un genre: LES IULES (iulus. L.) Que nous divisons comme il suit : Les uns ont le corps crustacé, sans appendices au bout, et les antennes renflées vers leur sommet. (i) Voyez le Bulletin général et universel servire alla sturia di una specie di juins de M. le baron de Férussac, décembre i8î3. communissima , Bologna , 18 17. T.r même Les observations de M. Savi, <)< >n t ce savant en a publié un autre , en i8iy,sur journal offre uu extrait, sont consignées le Julus faetidUsimus, dans le mémoire suivant : Osservazioni per FAMILLE DES CHILOGNATHES. S5 LES GLOMÉRIS, (GLOMERJS. Latr.) (PI. ii, fig. i, i a, etc.) Semblables à des cloportes, ovales, et se roulant en boule. Leur corps convexe en dessus et concave en dessous, a , le long de cha- cun de ses côtés inférieurs, une rangée de petites écailles, analogues aux divisions latérales des trilobites. Il n'est composé, la tête non com- prise, que de douze segmens ou tablettes, dont le premier , plus étroit , forme une sorte de collier en demi-cercle transversal, et dont le suivant et le dernier sont les plus grands de tous; celui-ci est voùlé et arrondi au bout Le nombre des pattes est de trente-quatre dans les femelles , et de trente- deux dans les mâles, les organes sexuels remplaçant la paire qui manque. Ces animaux sont terrestres et vivent sous les pierres dans les terrains montueux. 1 LES IULES propres (IULUS.Lin.) ( PI. 1 1, fig. a, 2 a, etc.) Qui ont le corps cylindrique et fort long, se roulant en spirale, et sans saillie en forme d'arête ou de bord tranchant sur les côtés des anneaux. (i) Iulus ovalis. Lin.; Gronov. , Zooph., germ. , IX, xxm ; Glomeris marginata , pi. xvn, 4,5; Leacli,Zool. miscell., cxxxn ; Oniscus zonatus, Panz. , Faun., Insecl. Oniscuspustulatus l Vàb.;'Panz.,ibid'.,xxii. M INSECTES MYRIAPODES. Les plus grandes espèces vivent à terre, particulièrement clans les lieux sablonneux, les bois, et répandent une odeur désagréable. Les plus petites se nourrissent de fruits, de racines ou de feuilles de plantes potagères. On en trouve quelques autres sous les écorces d'arbres, dans la mousse, etc. Ulule très grand{/. maxitnus. Lin.) Marcg., Bras., p. 255. Propre à l'Amérique méridionale , a jusqu'à sept pouces de long. Ulule des sahles{I. sàbulosus, Lin.) Schœff., Elem., entom., lxxiii. — /. fasciatus, De G., Insect., VII, xxxvi, 9,10; Leacb., Zool., mis- ccll., cxxxtn; long d'environ seize lignes, d'un brun noirâtre, avec deux lignes roussâtres le long du dos: cinquante-quatre segmens, dont l'avant-dernier terminé par une pointe forte, velue et cornée au bout. — En Europe. Ulule terrestre [l. lerrestris. Lin.) Geoff., Insect., II, XXII, 5; d'un quart plus petit, cendré bleuâtre, entrecoupé de jaunâtre clair; qua- rante-deux 5 quarante-sept segmens. — Avec le précédent. (1) LES POLYDEMES, tl'OLYUESMUS. Lai. (l'I. u.fig. 3 Semblables aux iules par la forme linéaire de leur corps et l'habitude de se rouler en spirale, mais dont les segmens sont comprimés sur les côtés inférieurs, avec une saillie en forme de rebord ou d'arèle au- dessus. (i) Voyez les deux Mémoires précités de lutin Indus, Lin. ; De G., VII, x un M.Savi, et leZoolog. misceljdeM. Leacb, Séb., Mus. Il, xsi\ . i. ."> ; 1 III, à l'égard de ces deux espèces Seb., Mus.I, lxxxi, 5. cl de quelques autres d'Angleterre. Ajoute?; Schrat., Abbandl., I, ni, - FAMILLE DES CHILOGlUTHtS. Sa On les trouve sur les pierres, et le plus souvent dans les lieux hu- mides. (1) Les espèces qui ont des yeux apparens forment le genre Craspedosome(a) de M. Leach. (2) Les autres ont le corps membraneux, très mou, et terminé par des pin- ceaux de petites écailles. Leurs antennes sont de la même grosseur. Tels sont : LES POLLYXENES, rOLLYXENUS. Lalr.) (l'I. u.fig. 5, 5 a, etc.) Qui ne comprennent encore qu'une seule espèce, rangée avec les Sco- lopendres {Se. laijura. L.) par Linnœus , Geoffroy etFabricius. C'est le Iule à queue en pinceau de De Geer, Insect., VII, xxxvi, 1, 2, 3; Zool. miscell., cxxxv, B. Cet insecte est très petit, oblong, avec des ai- grettes de petites écailles sur les côtés, et un pinceau blanc à l'extré- mité postérieure du corps. Il a douze paires de pieds, placées sur autant de demi-anneaux. Il se lient dans les fentes des murs et sous les vieilles écorces. (i) Les Iules comptanatiis (Zool. misée/., (2) Les espèces, inconnues avant M. Leacli cxxxv, A) depressus , stigma , tridentatus paraissent propres à la Grande-Bretagne. INSECTES MYRIAPODES. LES LITHOBIES, (LITHOBIUS. Leach.) (Planche I2,tig. 2.) Qui ont les stigmates latéraux, le corps divisé, tant en dessus qu'en dessous, en un pareil nombre de segmens, portant chacun une paire de pieds, et les plaques supérieures alternativement plus longues et plus courtes, en recouvrement jusque près de l'extrémité postérieure. Le Lilhohie fourchu (Scolopendra forfirata, Lin.) Fabr., De G.; GeofC, Hist. des insect. II, xxn, 3; Panz., Faun., insect. Germ. L., xm; Leach., Zool., miscell., cxxxvu (1). Les autres ont au moins vingt-et-une paires de pattes et les segmens sont, tant en dessus qu'en dessous, de grandeur égale el en môme quantité. LES SCOLOPENDRES propres. v SCOLOPENDRA. Lin.) (Planche 12, fîg. 3, etc. ) Celles qui à partir des deux pieds venant immédiatement après les deux crochets formant la lèvre extérieure, n'en offrent que vingt-et-une paires, (1) L. variegatus , lœvilabrum, Leach, sième volume do soit Zooloçtca! miscel- Traits, linn. Soc., M Voyez aussi le troi- lany. FAMILLE DES CHILOPODES. 61 et dont les antennes (a) ont dix-sept articles , composent les genres Scolo- pendre et Crytops de M. Leach. Les yeux (b) sont distincts, au nombre de huit, quatre de chaque côté, dans le premier et celui qui comprend les plus grandes espèces ; ils sont nuls ou très peu visibles dans le second. Les départemens les plus méridionaux de la France et d'autres contrées du sud de l'Europe nous offrent une espèce ( Scolopendra cingulata, Latr.; Se. morsitans, Vill., entom., tom. IV, xi, 17, 18) pres- que aussi grande quelquefois que l'espèce ordinaire des Antilles, mais ayant le corps plus aplati. (1) Les Crytops (c) ont leurs antennes plus grenues que les scolopendres et les deux pieds postérieurs plus grêles. Le docteur Leach en mentionne deux espèces trouvées dans les environs de Londres. (2) Dans les Scolopendres composant le genre Géophtle (d) ( Geophilus ) du même, le nombre des pieds est au-dessus de quarante-deux et souvent très considérable. Les antennes n'ont que quatorze articles et leur extré- mité est moins amincie; le corps est proportionnellement plus étroit et plus long. Les yeux sont peu distincts. Quelques espèces sont électriques. (3) (i) Scolopendra mersitans , Lin. ; De Géer, Insect., Y1I , xliii , i. l'oyez, pour d'autres espèces, le troisième vol. du Zoo- log. miscellany du docteur Leach; La Scolopendra gigantea de I i liii.i :us (Brown., Jam., mi, 4), et d'autres gran- des espèces, mais incomplètement dé- crites. (a) Crytops Iwrtensis, Zool. mise., cxxxix ejusd., ib. ; Crytops Savignii. (3) S. electrica, Lin.; Frisch., Insect., XI, VIII, I; S. occidentalis, Lin.; List. itin.,vi; S. pliosphorea , Lin, Tombée du ciel sur un vaisseau, à ioo milles du continent. l'oyez le tome troisième du Zool. miscel- lan. de M. Leach. Geophilus maritimus , cxl, i, a; G. longicornis, Tab. ead., 3-6, et quelques autres espèces. («<) PI. 12, 6g. 3 />. MPI. I2.fig.4- (J)Pl.ia,fig.3«. (./) PI. 12, 6g. 5, etc. LE SECOND ORDRE DES INSECTES, LES THYSANOURES, (thysanoura). ( Planche i3.) Comprend des Insectes aptères , portés seulement sur six pieds, sans métamorphoses, et ayant de plus, soit sur les côtés , soit à l'extrémité de l'abdomen, des organes particuliers de mouvement. La famille première des thysanoures, celle DES LÉPISMÈNES, ( LEPISMENïE. Lat.) (PI. i3, fig. iet2.) A les antennes en forme de soies, et divisées, dès leur tf-i INSECTES THYSANOURES. naissance, en un grand nombre de petits articles; des palpes très distincts et saillans à la bouche ; l'abdomen muni de chaque côté, en dessous , dune rangée d'appen- dices mobiles, en forme de fausses pattes, et terminé par des soies articulées , dont trois plus remarquables ; et le corps toujours garni de petites écailles luisantes. Elle ne comprend qu'un genre de Linnœus. LES LÊPISMES. (lepisma. L.) (Planche i3, fig. i et 2.) Leur corps est allongé et couvert de petites écailles, sou- vent argentées et brillantes , ce qui a fait comparer l'espèce la plus commune à un petit poisson. Les antennes sont en forme de soies, et ordinairement fort longues. La bouche "' est composée d'un labre, de deux mandibules presque mem- braneuses, de deux mâchoires à deux divisions, avec un pal- pe de cinq à six articles, et d'une lèvre à quatre découpures et portant deux palpes à quatre articulations. Le thorax est de trois pièces. L'abdomen w , qui se rétrécit peu-à-peu vers son extrémité postérieure, a, le long de chaque côté du ven- .1) PI. il, lij;. 1 /', ■>■ I', ■' '•'. etc. (//) PI. 1 i, fi-. ■} . . FAMILLE DES LÉPISMÈNES. Gii tre, une rangée de petits appendices portés sur un court ar- ticle, et terminés en pointes soyeuses; les derniers sont plus longs; de l'anus sort une espèce de stylet écailleux, comprimé et de deux pièces ; viennent ensuite les trois soies articulées, qui se prolongent au-delà du corps. Les pieds sont courts, et ont souvent des hanches très grandes, fortement comprimées et en forme d écailles. Plusieurs espèces se cachent dans les fentes des châssis qui restent fermés , ou qu'on n'ouvre que rarement , sous des planches un peu humides, dans les armoires. D'autres vivent retirées sous les pierres. Ces insectes courent très vite ; quelques-uns sautent par le moyen des filets de leur queue. On en fait deux sous-genres. LES MACHILES. (MACHILIS. Latr. — Petrobius. Leach. ) (PL i3, fig. i.) Dont les yeux(o) sont très composés , presque continus, et occupent la majeure partie de la tèle; qui ont le corps convexe et arqué en dessus, et l'abdomen terminé par des petits fdets propres pour le saut, et dont celui du milieu , placé an-dessus des autres, est beaucoup plus long. Les palpes maxillaires (£) sont très grands et en forme de petits pieds. (a) PL li, fig. I a. («) PI. O, fig. i b. IHSECTES. g 60 INSECTES THYSANOURES. Le thorax est étranglé, avec son premier segment plus petit que le second et en voûte. Ces insectes sautent très bien et fréquentent les lieux pierreux et cou- verts. Toutes les espèces connues sont d'Europe. (1) LES LEPISMES, (LEP1S1Y1A. Linn. — F orhicina . Geoff . Leach.) («) (PI. l3, fig. 2.) Qui ont les yeux très petits, fort écartés, composés d'un petit nombre de grains ; le corps aplati, et terminé par trois filets de la même longueur, insérés sur la même ligne , et ne servant point à sauter. Leurs hanches sont très grandes. La plupart des espèces se trouvent dans l'intérieur des maisons. Le Lèpisme du sucre ( L. saccharina , Lin.J , — la Forhicine plaie., Geoff., Insect., II. xx, 3; Schœff. Elem. entom. , lxxv; long de qua- tre lignes , d'une couleur argentée et un peu plombée , sans taches, est, dit-on, originaire de l'Amérique, et devenu commun dans nos mai- sons. On trouve souvent avec lui et dans les mêmes lieux le Lèpisme ruhannè (viltala , Fab.j, qui a le corps cendré, pointillé de noirâtre, avec qua- tre raies de cette dernière couleur le long du dos de l'abdomen. Il y en a d'autres espèces sous les pierres. (i) Lepisma polypoda, Lin.j L. saccha- Lepîsma tliezeana, Fab.; rina, Vi!l. Entom., Lin., IV, xr, î; Rocm., Petroblus waritimus, Leach, /.oolog. mis- Gener., insect., xxix, i; Forbicine cyllntlri • cellan., cxi.v. ijiie, Geoff.; («) PI. i i, fi;;. ■> a. FAMILLE DES LÉPISMÈNES. 67 La seconde famille des thysanoures, celle DES PODURELLES, (PODURELLiE. L.) (Planche i3, fig. 3 et 4.) {a) Dont les antennes sont de quatre pièces, dont la bou- che n'offre point de palpes distincts et saillans , et qui a l'abdomen terminé par une queue fourchue, appli- quée, dans l'inaction, sous le ventre, et servant à sauter, ne forme aussi dans Linnaeus qu'un genre, DES PODURES. (PODURA. L.) Ces insectes sont très petits , fort mous , allongés , avec la tète ovale et deux yeux formés chacun de huit petits grains. Leurs pieds n'ont que quatre articles distincts. La queue est molle, flexible et composée d'une pièce inférieure , mobile à (a) Consultez l'explication des planches. 08 INSECTES THYSANOL'RES. sa base, à l'extrémité de laquelle s'articulent deux tiges, sus- ceptibles de se rapprocher , de s'écarter ou de se croiser , et qui sont les dents de la fourche. Ces insectes peuvent redres- ser leur queue , la pousser avec force contre le plan de po- sition, comme s'ils débandaient un ressort, et s'élever ainsi en l'air, et sauter, de même que les puces , mais en une hauteur moindre. Ils retombent ordinairement sur le dos , la queue étendue en arrière. Le milieu de leur ventre offre une partie relevée, ovale et divisée par une fente. Les uns se tiennent sur les arbres, les plantes, sous les écorces ou sous les pierres; d'autres, à la surface des eaux dormantes, quelquefois sur la neige même , au temps du dé- gel. Plusieurs se réunissent en sociétés nombreuses , sur la terre, les chemins sablonneux, et ressemblent de loin à un petit tas de poudre à canon. La multiplication de quelques espèces paraît se faire en hiver. LES PODURES proprement dites (PODURA. Latr.) (PI. ,3,fig. 3.) Ont les antennes de la môme grosseur etsans anneaux ou petits articles à la dernière pièce. Leur corps est presque linéaire ou cylindrique ; avec le tronc distinctement articulé , et l'abdomen étroit et oblong. (1) (i) Podura arborea, Lin.; De Ceci, In- /'. plumèea, Lia.; De G., ibid., m, i-4 ; sect., VII, ii, 1-7; P. ambulant, Lin.; De ('.., ibid., 5-6; P. nivalis, Lin.; De G. ibid, 8-10. P. aquatica grisea, DeG.,W., il, 18, ai. /'. aquatica. Lin. ; De G., ibid.. 11-17 ; lis podures vaga, villosa , ti/n/a, an- FAMILLE DES LÉPISMÈNES. «9 LES SMYNTHURES (SMYNTHURUS. Latr. (PI. i3, fig. 4.) Ont les antennes plus grêles vers leur extrémité, et terminées par une pièce annelée ou composée de petits articles. Le tronc et l'abdomen sont réunis en une masse globuleuse ou ovalaire. (1) nulata , piailla, lignorum , fimetaria , de m, 7-14; les Podures viridis, polypoda , Fabricius. minuta, signala, de Fab. (1) Podura atra, LiD. ; De Géer, ibid. , ■9® LE TROISIÈME ORDRE DES INSECTES, LES PARASITES, ( parasita. Latr. — Anoplura. Leach. ) (Planelie 14, fig. 1, 2, 3 et 4.) Ainsi nommés de leurs habitudes (Voyez plus bas), n'ont que six pieds , et sont aptères de même que les thysanoures ; mais leur abdomen n'a point d'appendices articulés et mobiles. Ils n'ont , pour organes de la vue , que quatre ou deux petits yeux lisses; leur bouche est en grande partie intérieure , et présente au dehors soit un museau ou un mamelon avancé renfermant un suçoir rétractile {a \ soit deux lèvres membraneuses et rappro- (a) PI. 14, fig. la. 72 INSECTES PARASITES. chées, avec deux mandibules en crochets^. Ils ne foi ment dans Linnreus que le genre des POUX. ( PEDICULUS. L. ) Leur corps est aplati, presque transparent , divisé en douze ou onze segmens distincts , dont trois pour le tronc , portant chacun une paire de pieds. Le premier de ces segmens for- me souvent une espèce de corselet. Les stigmates sont très distincts. Les antennes sont courtes, de la même grosseur, composées de cinq articles et souvent insérées dans une échancrure. Chaque côté de la tête offre un ou deux petits yeux lisses. Les pieds sont courts et terminés par un ongle très fort ou par deux crochets, dirigés l'un vers l'autre '''. Ces animaux s'accrochent ainsi facilement, soit aux poils des qua- drupèdes, soit aux plumes des oiseaux , dont ils sucent le sang, et sur le corps desquels ils passent leur vie et se multi- plient. Ils attachent leurs œufs à ces appendices cutanés. Leurs générations sont nomhreuses et se succèdent très rapi- dement. Quelques causes particulières, et qui nous sont in- connues, les favorisent d'une manière extraordinaire, et c'est ce qui a lieu, par rapport au pou de l'homme , dans la maladie pédiculaire ou phtiriase , et même dans notre enfance. Ces [a) Planclir 14. fig. 3 a. {!>) PI. U lig. i !>, et 3 b. INSECTES l'ARASITES. 77, insectes vivent constamment sur les mêmes quadrupèdes et sur les mêmes oiseaux , ou du moins sur des animaux de ces classes qui ont des caractères et des habitudes analogues. Un oiseau en nourrit souvent de deux sortes. Leur démarche est, en général, assez lente. Les uns (Pedieulea, Leach.), tels que LES POUX proprement dits (PEDICULUS. Deg.) (PI. ■',, fig. i et 2.) Oui pour bouche un mamelon très petit , lubulaire, situé à l'extrémité antérieure de la tête, en forme de museau, et renfermant , dans l'inaction , un suçoir. Leurs tarses sont composés d'un article dont la grosseur égale presque celle de la jambe , terminé par un ongle très fort , se re- pliant sur une saillie, en forme de dent de la jambe, et faisant avec cette pointe l'office de pince. Ceux que j'ai observés ne m'ont offert que deux yeux lisses , un de chaque côté. L'homme en nourrit de trois sortes ; leurs œufs sont connus sous le nom de lentes. Dans les deux espèces suivantes , le thorax est bien distinct de l'abdo- men , de sa largeur et de longueur moyenne. Elles forment le genre pedi- culus, proprement dit, du docteur Leach. (1) Le Pou ki/main du corps (P. hiimanus corporis, De G., Insect., VII, 1, 7). D'un blanc sale sans taches , avec les découpures de l'abdomen moins saillantes que dans la suivante. Elle vient uniquement sur le corps de (i) Zoolog. misct-I'aD., III. INSECTES. JO î INSECTES PARASITES. l'homme, et pullule d'une manière effrayante dans la maladie pédicu- laire. Le Pou humain de la tête [P. humanus rapilis , De G., Insecl. , VII , 1,6). Cendré , avec les espaces où sont situés les stigmates bruns ou noirâtres ; lobes ou découpures de l'abdomen arrondis. — Sur la tête de l'homme, et particulièrement des enfans, Les mâles de cette espèce et de la précédente ont , à l'extrémité pos- térieure de leur abdomen , une petite pièce écailleuse et conique en forme d'aiguillon , probablement l'organe sexuel. Les llollenlols , les Nègres, différens singes mangent les poux, ou sont phlhirophaijes. Oviédo prétend avoir observé que cette vermine abandonne , à la bailleur des Tropiques , les nautonniers espagnols qui vont aux Indes, et qu'elle les reprend au même point, lorsqu'ils re- viennent en Europe. On dit encore que dans l'Inde , quelque sale que l'on soit, l'on n'en a jamais qu'à la tète. Il fut un temps où la médecine employait le pou de l'homme pour les suppressions d'urine , en l'introduisant dans le canal de l'urètre. Le docteur Leach forme un genre propre , phthirus , avec le Pou du pubis {P. pubis, Lin.), Red., Exp.,xix, 1; qui a le corps arrondi et large le thorax très court, se confondant presque avec l'abdomen, et les quatre pieds postérieurs très forts. On le désigne vulgairement sous le nom de Morpion. Il s'attache aux poils des parties sexuelles et des sourcils. Sa piqûre est très forte. Consultez, pour ces espèces vivant sur l'homme, le beau traité des maladies de la peau du docteur Alibert, médecin du roi. Redi a figuré, mais grossièrement , plusieurs autres espèces , qui se trouvent sur divers quadrupèdes. Celle qui vit sur le porc a le thorax très étroit, avec l'abdomen fort large. Elle est le type du genre flœmato- pinns de M. Leach (1). Le Pou du buffle, figuré par De Géer (Insect., VII, 1 , 12) , présente des caractères plus importans. (î) Zoolog. miscellaii. , cxiu ; P.. suis, lient au genre Mélophage , Je l'ordre des Pan/.. , Faun. insecl. Germ., 1,1, xvi. Diptères. Le Pou du cerf. Pan/., ih'ul.. xv, appar- INSECTES PARASITES. 7g Les autres {iïirmidea, Leach) , lels que LES RICINS (RICINUS. De G.; — Nirmus , Herm., Leach), (Planche 14, iig- 3 et 4-) Ont la bouche intérieure, et composée à l'extérieur de deux lèvres et de deux mandibules en crochet(«). Leurs tarses sont très distincts , articulés et terminés par deux crochets égaux, (b) A l'exception d'une seule espèce, celle du chien, toutes les autres se trouvent exclusivement sur les oiseaux. Leur tète est ordinairement grande, tantôt triangulaire, tantôt en demi-cercle ou en croissant, et a souvent des saillies angulaires. Elle diffère quelquefois dans les deux sexes , de même que les antennes. J'ai aperçu , dans plusieurs , deux yeux lisses rapprochés de chaque côté delà tète. Suivant des observations que m'a communiquées M. Savigny , ces insectes ont des mâchoires avec un palpe très petit sur chacune d'elles , et cachées par la lèvre inférieure, qui a aussi deux organes de la même sorte. Ils ont encore une espèce de langue. M. Leclerc de Laval m'a dit avoir vu, dans leur estomac, des parcelles de plumes d'oiseau, et croit que c'est leur seule nourriture. De Géer assure cependant avoir trouvé l'estomac du ricin du pinçon rempli de sang, dont il venait de se gorger. L'on sait aussi que ces insectes ne peuvent vivre long-temps sur les oiseaux morts. On les voit alors se promener avec in- quiétude sur leurs plumes , particulièrement sur celle de la tête et des en- virons du bec. Kédi en a aussi représenté un grand nombre d'espèces. '•• PI. M. I 7fi INSECTES PARASITES. Les unes ont la bouche située près de l'extrémité antérieure de la tête. Les antennes sont insérées à côté , loin des yeux, et très petites. (1) Dans les autres, la bouche est presque centrale ; les antennes sont pla- cées très près des yeux, et leur longueur égale presque la moitié de celle de la tète. (2) Un célèbre naturaliste allemand , le docteur Nitzsch, professeur à Halle, a fait une étude très approfondie de l'organisation tant intérieure qu'exté- rieure de ces animaux, ainsi que l'atteste son Mémoire sur les insectes épizoiques, inséré dans le Magazin entomologiquedeM. Germar. Le genre jtcdiculits proprement dit, ou celui dont les espèces sont munies d'un su- çoir, est rangé , par lui , avec les hémiptères épizoiques. Les ricins de Uc Géeret d'autres , ou les nirmes d'Hermann fils, c'est-à-dire les espèces pourvues de mandibules , de mâchoires, sont rapportées à l'ordre des or- thoptères, et désignés collectivement parla dénomination àernallophagcs. Deux genres de cette division se rapprochent des précédens, en ce que ces animaux vivent aussi sur des mammifères, tels sont ceux de tricho- decte (Trichodectes) et de GYRorE {Gyropus). Dans le premier, les palpes maxillaires sont nuls ou indistincts , et les antennes sont filiformes et de trois articles. Les espèces se trouvent sur le chien, le blaireau, la belette la fouine, etc. Dans le second, les palpes maxillaires sont appareils, les antennes sonl plus grosses vers le bout , cl de quatre articles. Ses mandi- bules n'ont point de dents , les palpes labiaux sont nuls et les quatre tar- ses postérieurs n'ont qu'un seul crochet au bout. Ces derniers caractères le distinguent d'un autregenre ayant aussi des palpes maxillaires visibles, des antennes de quatre articles et plus grosses vers le bout , et la bouche antérieure, celui de liothée [Liotheurri). Ici les mandibules sont bidenlées les palpes labiaux sont distincts , et tous les tarses sonl terminés par deux (r) Pediculus sternes hirundinis, Lin.; De fi. em&eri&œ, De G. ibitl , 9; G., luseet., VII, iv, 12; fi. mergi, De G., ilùil., i*î, i \: Pediculus corvi coracis, Lin.; DeG. ibid.\ fi. ca//;s, De G., ibid. t if»; 1 1 ; Pediculus pavonis, l'.in/., ibid., xix ; Latr., Ricinus fringillœ , De G. , ibid., 5, Ci, 7 . Hist. liât, des Fourni., 389, xir, 5. ' ' Pediculus tinnunculi t Vsm. t ibid., xvn. encore Pauzcv ibid., pi. xx— xxiv. Son Pediculus ardece, wui. parait «'lie le min 2) Ricinus gallinœ, De G.,ibid t , i5 sur que le Ricin 'in plongeon de De '■. , n. la poule, les perdrix et les faisans; <■ '• INSECTES PARASITES. 77 crochets. les espèces se trouvent sur divers oiseaux , au lieu que les gy- ropes vivent sur les quadrupèdes nommés vulgairement Cochons d'Inde. Un quatrième et dernier genre , dont les espèces sont exclusivement pro- pres aux oiseaux , est celui de philoptère {Pkilojiterus). Les antennes ont cinq articles , dont le troisième offre souvent, dans les mâles , un rameau , lormant avec le premier une pince; ces organes sont filiformes. Les pal- pes maxillaires sont invisibles. Les tarses ont deux crochets à leur extré- mité, mais non divergens , comme le sont ceux des liothées. Ici, d'ail- leurs, les mâles ont six testicules, trois de chaque côté, et leurs quatre vaisseaux biliaires sont épaissis vers le milieu de leur longueur. Ceux des trichodectesetdes philoptères n'offrent point ce renflement et leurs testicu- les ne sont qu'au nombre de quatre, deux de chaque côté. Dans ces deux genres, encore , il y a dix ovaires , cinq de chaque côté ; dans les liolhées femelles , où ce savant a pu les observer, il n'en a vu que six, trois de chaque côté. Il n'a point de connaissance positive sur le nombre de ceux des gyropes femelles et celui des testicules de l'autre sexe. Dans tous ces genres , le thorax est biparti , c'est-à-dire que le prothorax et le mé- sothorax composent le tronc apparent, et que sa troisième division ou le métathorax se réunit et se confond avec l'abdomen. M.Kirby avait le pre- mier, à ce que je crois, désigné ainsi ce segment; mais M. Nitzsch me parait avoir aussi employé, le premier les deux autres dénominations {voyez les généralités de la classe des insectes). Les limites de cet ouvragenous inter- disent l'exposition des sous-genres qu'il a établis. Nous remarquerons seu- lement que celui qu'il nomme Goniodcs , le quatrième du genre philoptère , est uniquement propre aux gallinacés. Dans le recueil de mémoires qui termine notre histoire des fourmis, nous avons décrit avec détail une es- pèce de ricin {Philoptère . M. Léon Dufoiir a formé avec le pou de la mèlitte de M. Kirby déjà très bien observé par De Géer, qui le prend pour la larve du méloë proscara- bée , ainsi que par ce célèbre entomologiste anglais, un nouveau genre (Triongulin des andrenettes) , dont il a publié et représenté les caractères dans le tome treizième (9, 11.) des Annales des sciences naturelles. Si cet insecte n'était point la larve de ce méloë, ainsi que le pense M. Kirby, nul doute qu'il ne formât , dans l'ordre des parasites , un sous-genre propre : mais, d'après les recherches de MM. Lepellelier et Serville, le sentiment de De Géer est confirmé. g I] » -. -- - - - y - s g gs@-s»,@'gg»s ----- - »9@@9©@.@i§>,t: ---------- ^, LE QUATRIÈME ORDRE DES INSECTES, LES SUCEURS, (suctoria. De G.; — Siphonaptera. Latr.) (PI. 14, fig. 5 et 6.) Qui composent le dernier des insectes aptères , ont pour bouche w un suçoir de trois (i) pièces, renfermées (i) Rcesel n'en représente que deux ; écailles , recouvrant la base du bec, sont mais MM. Kirby et Straus en ont observé des palpes, une de plus. Suivant celui-ci, les deux (a) PI. I',, fi». 5a. 80 INSECTES SUCEURS. entre deux lames articulées, formant, réunies, une trompe ou un bec, soit cylindrique, soit conique, et dont la base est recouverte par deux écailles. Ces caractères distinguent exclusivement cet ordre de tous les autres, et même de celui des hémiptères , dont il se rapproche le plus sous ces rapports, et dans lequel Fabricius a placé ces insectes. Les suceurs subissent en outre de vérita- bles métamorphoses, analogues à celles de plusieurs in- sectes à deux ailes, comme les tipulaires. Cet ordre n'est composé que d'un seul genre, celui DES PUCES. fpULEX. Ti.) Leur corps est ovale, comprimé, revêtu d'une peau assez ferme, et divisé en douze segmens , dont trois composent le tronc, qui est court, et les autres l'abdomen. La tête w est petite, très comprimée , arrondie en dessus, tronquée et ciliée en devant ; elle a, de chaque côté , un œil petit et arrondi , derrière lequel est une fossette où l'on découvre un petit corps mobile, garni de petites épines. Au bord antérieur, près [a) PI. l'i.iig- 5a. — Voir l'Explical des Plancbes INSECTES SUCEURS. S1 de l'origine du bec , sont insérées les pièces que l'on prend pour les antennes, cpii sont à peine de la longueur de la tête et composées de quatre articles presque cylindriques. La gaine ou bec est divisée en trois articles. L'abdomen est fort grand, et chacun de ses anneaux est divisé en deux ou formé de deux lames, l'une supérieure et l'autre inférieure. Les pieds sont forts, particulièrement les derniers, propres pour le saut, épineux, avec les hanches et les cuisses grandes, et les tarses composés de cinq articles, dont le dernier se termine par deux crochets allongés; les deux pieds antérieurs sont presque insé- rés sous la tète, et le bec se trouve dans leur entre-deux. Le mâle est placé, dans l'accouplement, sous sa femelle, de manière que leurs tètes sont en regard. La femelle pond une douzaines d'œufs, blancs et un peu visqueux; il en sort de petites larves sans pieds, très allongées, semblables à de petits vers, très vives, se roulant en cercle ou en spirale , serpentant dans leur marche; d'abord blanches et ensuite rougeâtres.Leur corps est composé d'une tète écailleuse, sans yeux, portant deux très petites antennes , et de treize segmens, ayant de pe- tites touffes de poils, avec deux espèces de crochets au bout du dernier. Leur bouche offre quelques petites pièces mobiles, dont ces larves font usage pour se pousser en avant. Après avoir demeuré une douzaine de jours sous cette forme , les larves se renferment dans une petite coque soyeuse , où ell.±s deviennent nymphes, et dont elles sortent en état parfait au bout d'un espace de temps de la même durée. Chacun connaît la Puce commune {Pulex irritans , L.), Kœs. , Ins., n, iv («), qui se nourrit du sang de l'homme, du chien, du chat ; sa larve ha- hile parmi les ordures , sous les ongles des hommes malpropres , dans M n i4, fig, 5. 1 N s i < ( t 6 . 82 INSECTES SUCEURS. les nids des oiseaux , surtout des pigeons , s'attachant au cou de leurs petits , et les suçant au point de devenir toute rouge. La Puce pénétrante (Pul. penctrans , L.), Calesb., Carol., III, x, 3 (1) («), forme probablement un genre particulier. Son bec est de la longueur du corps. Elle est connue en Amérique sous le nom de Chique. Elle s'in- troduit sous les ongles des pieds et sous la peau du talon , et y acquiert bientôt le volume d'un petit pois par le prompt accroissement des œufs qu'elle porte dans un sac membraneux sous le ventre. La famille nombreuse à laquelle elle donne naissance occasionne , par son séjour dans la plaie, un ulcère malin difficile à détruire , et quelque- fois moi tel. On est peu exposé à cette incommodité fâcheuse si on a soin de se laver souvent , et surtout si l'on se frotte les pieds avec des feuilles de tabac broyées, avec le roucou et d'autres plantes acres et amères. Les Nègres savent extraire avec adresse l'animal de la partie du corps où il s'est établi. Divers quatrupèdes et oiseaux nourrissent des puces qui paraissent dif- férer spécifiquement des deux précédentes. (i) M. Diimcril a donné une excellente classe dos insectes; et dans le Dictionnaire figure de cet animal, dans son ouvrage in- des sciences naturelles. titillé : Considérations générales sur la (.<; PI. il. fig (i ■j»«a&*'i»â&î*'84*âUtfa8»aM | »4*s>s»8 : 8SS®-39®'Ba-8'-8'*i*id LE CINQUIÈME ORDRE DES INSECTES, LES COLÉOPTÈRES, ( coleoptera ; — Eleutherata. Fab. ) Ont quatre ailes, dont les deux supérieures crustacées, en forme d'écaillés, horizontales, et se joignant au bord interne par une ligne droite; des mandibules et des mâchoires; et les ailes inférieures pliées seulement en travers et recouvertes par les deux autres, qui leur for- ment des sortes d'étuis, et que l'on désigne sous ce nom ou par celui d'élytre. (i) (i) Voyez, pour les caractères anatomi- des sciences naturelles, tome VIII, pag. 36, ques des insectes de cet ordre, les Annales où M. Dufour en présente un résumé. 84 INSECTES COLÉOPTÈRES. Us sont, de tous les insectes, les plus nombreux et les mieux connus. Les formes singulières, les couleurs brillantes ou agréables que présentent plusieurs de leurs espèces, le volume de leur corps, la consistance plus solide de leurs tégumens, qui rend leur conserva- tion plus facile, les avantages nombreux que l'étude retire de la variété de formes de leurs organes exté- rieurs, etc., leur ont mérité l'attention particulière des naturalistes. Leur tète offre deux antennes de formes variées, et dont le nombre des articles est presque toujours de onze; deux yeux à facettes, point d'yeux lisses (i); et une bouche (") composée d'un labre, de deux mandi- bules, le plus souvent de consistance écailleuse, de deux mâchoires, portant chacune un ou deux palpes, et d'une lèvre formée de deux pièces, le menton et la languette, et accompagnée de deux palpes, ordinaire- ment insérés sur cette dernière pièce. Ceux des mâ- choires, ou leurs extérieurs, lorsqu'elles en portent (i) On a aperçu dans quelques liraché- d'autant plus que les follicules, genre d'or- Utres deux petits points jaunâtres , que thoplères le plus voisin des coléoptères, l'on a pris pour des yeux lisses, mais, à ce n'en offrrnl point, que je pense, sans examen approfondi. (a) IM. l't, fij;. lit, i A, tçi rie. INSECTES COLÉOPTÈRES. 8:i deux, n'ont jamais au-delà de quatre articles; ceux de la lèvre n'en ont ordinairement que trois. Le segment antérieur du tronc ("), ou celui qui est au-devant des ailes, et qu'où nomme habituellement le corselet, porte la première paire de pieds, et surpasse de beaucoup, en étendue, les deux autres segmens (1). Ceux-ci s'unissent étroitement avec la base de l'abdomen, et leur partie inférieure, ou la poitrine, sert d'attache aux deux autres paires de pieds (2). Le second, sur le- quel est placé l'écusson , se rétrécit en devant, et forme un court pédicule qui s'emboîte dans la cavité intérieure du premier, et lui sert de pivot dans ses mouvemens. Les élytres et les ailes prennent naissance sur les bords latéraux et supérieurs de l'arrière -tronc. Les élytres sont crustacées, et, dans le repos, s'appliquent l'une contre l'autre, par une ligne droite, le long de leur bord interne, ou à la suture, et toujours dans une position horizontale. Presque toujours elles cachent les ailes, qui sont larges et pliées transversalement. Plusieurs (1) La membrane iulérieure olfre, de (2) Le mésothorax es! toujours court et chaque côte, par derrière, un stigmate, étroit, et le niétathorax, souvent spacieux, c aractère qu'on n'avait pas encore, à ce que est sillonné lougiludinalement dans son mi- je crois, remarqué, mais dont l'existence lieu. élait présumai)!?. («) PI. i5, li«. .. KG INSECTES COLÉOPTÈRES. espèces sont aptères, mais les ély très existent toujours. L'abdomen (") est sessile ou uni au tronc par sa plus grande largeur. II est composé, à l'extérieur, de six à sept anneaux, membraneux en dessus, ou d'une con- sistance moins solide qu'en dessous. Le nombre des articles des tarses varie depuis trois (i) jusqu'à cinq. Les coléoptères subissent une métamorphose com- plète. La larve ressemble à un ver, ayant une tête écail- leuse, une bouche analogue, par le nombre et les fonc- tions de ses parties, à celle de l'insecte parfait, et ordinairement six pieds. Quelques espèces, en petit nombre, en sont dépourvues, ou n'ont que de simples mamelons. La nymphe est inactive, et ne prend pas de nourri- ture. L'habitation, la manière de vivre et les autres habitudes de ces insectes, soit dans leur premier âge, soit dans le dernier, varient beaucoup. Je divise cet ordre en quatre sections, d'après le nombre des articles des tarses. La première comprend \espentamères, ou ceux dont ( i ) A en juger par analogie , les roléop- miers s'échappent à la vue; celle section el tères dils monomères ont probablement trois celle des dimères ont été supprimées, articles aux tarses, mais dont les deux prê- ta) l'I. l 5,Dg. i FAMILLE DES CARNASSIERS. 87 tous les tarses ont cinq articles, et se compose de six familles, dont les deux premières distinguées des autres par l'existence d'un appareil excrémentiel double, (i) La première famille des coléoptères pentamères , LES CARNASSIERS, Cuv. (carnivora. — Adéplmges. Clairv. ) (2) A deux palpes à chaque mâchoire ("'), ou six en tout. Les antennes sont presque toujours en forme de fil ou de soie, et simples. (*) Les mâchoires se terminent par une pièce écailleuse, en griffé, ou crochue, et le côté intérieur est garni de cils ou de petites épines ('). La languette est enchâssée dans une échancrure du menton (''). Les deux pieds an- (1) D'après M. Dufuur, les boucliers ou ber, Clairville et Bonelli, sortira enfin du Silpha, genre de la qualrièrne famille, en chaos, sous le rapport des espèces, si M. le offrent aussi un, mais unique, ou sur un comte Dejean continue le Spccies &esco\koa- scul eôlé. lères de sa collection, dont il a publié deux (2) Cette famille , l'une des plus considé- volumes, ouvrage remarquable par l'exacti- rables des coléoptères, déjà illustrée, quant Inde des descriptions. à la méthode, par les travaux de MM. We- («) PI. 16, fig. ii, 4e; etc. (h, PI ,(',, lig. 4 e . (<■) PI. i(J, fig. ! J, ', c ; pi. 17, fig. 2. etc. (,/) PI. i 7 . fig. vu . 8H INSECTES COLÉOPTÈRES. térieurs sont insérés sur les côtés d'un sternum comprimé et portés sur une grande rotule; les deux postérieurs ont un fort trochanter à leur naissance; leur premier article est grand, paraît se confondre avec l'arrière- poi tri ne, et a la forme d'un triangle curviligne, avec le côté extérieur excavé. Ces insectes font la chasse aux antres, et les dévorent. Plusieurs n'ont point d'ailes sous leurs élytres. Les tarses antérieurs de la plupart des mâles sont d iatés ou élargis. Les larves sont aussi très carnassières. Elles ont, en général, le corps cylindrique, allongé, et composé de douze anneaux ("); la tête, qui n'est pas comprise dans ce nombre, est grande, écailleuse, armée de deux fortes mandibules recourbées à leur pointe, et offre deux an- tennes courtes et coniques, deux mâchoires ( 6 ) divisées en deux branches, dont l'une est formée par un palpe, une languette portant deux palpes plus courts que les précédons, et six petits yeux lisses de chaque côté ( c ). Le premier anneau est recouvert d'une plaque écailleuse; les autres sont mous ou peu fermes. Les trois premiers portent chacun une paire de pieds, dont l'extrémité se courbe en avant. (a) PI. .6, f. K . .',/. (A) PI i(i, fis- 4*. ■ (e) PI. i6,fig ;/. FAMILLE DES CARNASSII RS. 89 Ces larves différent selon les genres. Celles des cioin- dèles et de l'ariste bucéphaie ont le dessus de la tète très enfoncé dans son milieu, en forme de corbeille, tandis que sa partie inférieure est bombée. Elles ont, de chaque côté, deux petits yeux lisses beaucoup plus gros, et sem- blables à ceux des lycoses ou des araignées-loups. La plaque supérieure du premier segment est grande, et en bouclier demi circulaire. Le huitième anneau a sur le dos deux mamelons à crochets; le dernier n'a point d'ap- pendices remarquables. Dans les autres larves de cette famille qui nous sont connues, à l'exception de celle des omophrons, la tête est moins forte et plus égale. Les yeux lisses sont très petits et semblables. lia pièce écailleuse du premier an- neau est carrée, et ne déborde point le corps. Le hui- tième n'a point de mamelons, et le dernier est terminé par deux appendices coniques, outre un tube membra- neux formé par le prolongement de la partie du corps où est l'anus. Ces appendices sont cornés et dentés dans les larves des calosomes et des carabes. Ils sont charnus, ar- ticulés et plus longs dans celles des harpales et des licines. Le corps des avant-dernières est un peu plus court, avec la tète un peu plus grosse. La forme des mandibules des unes et des autres se rapproche de celle qu'elles ont dans l'insecte parfait. La larve de l'omophron bordé, d'après 1X-I < ï l-S. 00 INSECTES COLÉOPTÈRES. Jes observations de M. Desmarest, a une forme conique, une tête grande, avec deux très fortes mandibules, et n'offre que deux yeux; l'extrémité postérieure du corps, qui se rétrécit peu-à-peu , se termine par un appendice de quatre articles. Je n'en ai compté que deux à ceux des larves des lieines et des harpales. Cette famille a toujours un premier estomac court et charnu (°); un second allongé, comme velu à l'extérieur à cause des nombreux petits vaisseaux dont il est garni , un intestin court et grêle. Les vaisseaux hépatiques, au nombre de quatre, s'insèrent près du pylore. 11 y en a de terrestres et d'aquatiques. Les terrestres ont des pieds uniquement propres à la course, et dont les quatre postérieurs sont insérés à égales distances, les mandibules entièrement découvertes ('), la pièce terminant les mâchoires, droite inférieurement, et seulement courbée à son extrémité, et, le plus souvent, le corps oblong, avec les yeux saillans. Toutes leurs tra- chées sont tabulaires ou élastiques. Leur intestin (') se termine par un cloaque élargi, muni de deux petits sacs qui séparent une humeur acre, (i) (') M. Léon Dufuur a présenté, dans les anatomiques des insecles de relie division. Annales des seiences naturelles (VIII ; « Les carabiques sonl chasseurs et cni- n, 30), le résumé suivant des caractères nassiers. La longueur de leur tube digestif [a] PI. 5, fig. (5. (/') 'PI. 16, fît:, i, ? , art, 3, 3ff, etc, '' < > . pour les exceptions, PI. 17, fig 3, ". 6). (.-) PI. 5, fig. i5. FiMILLE DES CARNASSIERS. Ils se divisent en deux tribus. !'l La première, celle des cicindélètes {Cicindeletœ , La t."), comprend le genre DES CICINDÈLES, (cicindel.4. Lin.) Qui a, au bout des mâchoires - , un onglet crut s'articule, par sa base, avec elles. (") ne surpasse pas plus de deux fois celle de leur corps. L'œsophage est court ; il est suivi Sun jabot musculo-membraneux bien développé, très dilatable; puis vient un gésier ovale ou arrondi, à parois celluleuses et élastiques, armé intérieurement de pièces cornées mobiles, propres à la trituration , et muni d'une valvule à ses deux oriGces. Le ventricule chylifique, qui lui succède, est d'une texture molle et expansible, con- stamment hérissé de papilles plus ou moins prononcées, et rétréci en arrière. Vintet- tin grêle est assez court. Le cœcum a la forme du jabot. Le rectum est court dans les deux sexes. Les vaisseaux liépaliques ne sont qu'au nombre de deux , en arc diver- sement reployé et s'implantent, par quatre inserlions isolées, autour de la terminaison du ventricule chylifique. Les testicules sont foi mes chacun par les circonvolutions agglo- méréesd'un seul vaisseau spermatique, lau- tôl presqu'à nu , tantôt revêtus d'une cou- che adipeuse, d'une sorte de tunique va- ginale. Les canaux dèfèrens sont souvent repliés en épididyme. Les vésicules sénii' nales au nombre de deux seulement , sont filiformes. Le conduit êjaculateur est court, la verge est grêle et allongée, Xarmure co- pulalrice plus ou moins compliquée. Les ovaires n'ont que sept à douze gaines ovigères à chacun, multiloculaires, réunies en un faisceau colloïde. Voviducte est court. La glande sébacée , composée d'un vaisseau sécréteur, tanlol filiforme, tantôt renflé à [a) PI. i('.,lig. ti, ; < 02 INSECTES COLÉOPTÈRES. Leur tète est forte , avec de gros yeux, des mandibules très avancées et très dentées ("), et la languette fort courte, cachée derrière le menton. Leurs palpes labiaux sont composés dis- tinctement de quatre articles ( 4 ); ils sont généralement velus, ainsi que les maxillaires ( c ). La plupart des espèces sont exo- tiques. Les unes ont une dent au milieu de l'échancrure du meii- t jn(''); lespalpes labiaux écartés à Leur naissance, avec le premier article presque cylindrique , sans prolongement angulaire à son extrémité; et les palpes maxillaires extérieurs manifeste- ment avancés au-delà du labre. Ici les tarses sont semblables et à articles cylind riques dans les deux sexes; l'abdomen est large, presque en formelle cœur, et entièrement embrassé par desélytres soudées, et dont le bord extérieur forme une carène. son extrémité, et d'un réservoir. La vulve s'accompagne de deux crochets réiracliles. Les œufs sont ovale — oblong. L'existence d'un appareil de sécrétion excrèmentitielle est un des traits anatumiques les plus sait— lans de tous les Carabiques. Il consiste en une ou plusieurs grappes A'utricules secré- taires dont la forme varie selon les genres , en un long canal effarent , en une vessie ou réservoir contractile, en un conduit excré- teur dont le mode d'excrétion varie, en un- liquide excrété qui a des qualités ammonia- cales. Vorgane respiratoire A des stigmates ou boutons bivalves, et des trachées lotîtes tabulaires. Le système nerveux ne diffère pas de celui des Coléoptères en général ». ('i) l'I. i(>, (i£. i a, in , 'Sa, ele. (,) l'I. I0\ fig. ./,,.',,-, etc. (A) l'I 16, H», i c, .',,/, ele (,/) l'I. |6, Hg. ic. FAMILLE DES CARNASSIERS. LES MANTICORES, (MÀNTICORA. Fab ) (1*1. .('>, %. 2.) Les deux feules espèces (1) connues habitent exclusivement la Cafre- rie : ce sont les plus grandes du genre. L'une d'elles [Mantieora jiallï/a, Fab.) est rapportée, avec doute, par M. Villiams Mac-Leay , à un nou- veau genre, qu'il nomme platvcuile [Plalyc-hilc), et qui ne nous parait guère différer des inanlicores qu'en ce que les élytres ne sont point soudées (2J. La les trois premiers articles des deux tarses antérieurs sont sensible- ment plus dilatés ou plus larges dans les maies que dans les femelles (/j). Tantôt le corps est simplement ovale ou oblong, avec le corselet presque carré, subisométrique, ou plus large que long, et point globuleux, ni eu forme de nœud (<;. Le troisième article des tarses antérieurs des mâles ne s'avance point intérieurement, et le suivant est inséré à son extrémité. Parmi celles-ci , les espèces dont les palpes labiaux sont sensiblement plus longs que les maxillaires externes, avec le pénultième article plus long que le dernier, forment deux sous-genres. (i) ilanlicora maxillosa , Fui)., Oliv., Manlicora pallii/a, Fal). roi. III, 3y . 1, 2; Hisl. nat. des colûopt. (2.) Annulosa javauica , I, pag, ), et dont le premier ar- ticle des palpes labiaux n'est pas beaucoup plus long que le suivant, et ne dépasse point l'échancrure du menton (2). (i) Cicindela megalucephala, Fal) ;Oliv., II, 33,n, 12; C. carolïna , Oliv., ibid. xi , 22 ; (a) Magacepliaia etiphratica , Hist. ii.ilin des coléopt. d'Eue, I, i, 2. Voyez, pour les autres espèces, le Species général des coléopt. de M. le coinle Dejean, lom. I, pag. G el suiv. (2) Cicindela trislis, Fab. , Oliv. Co- léopt., II, 33, m, 35; Oxyclieila tris- lis , Dej ., Species génér, des coléopt,, 1, pag. i6;(c) Cicindela bipustulata , I.atr. ; Voyag. de MM. Humb. et ISonpl ; Observ. d'anat. el de zool. , n° i3, xvr, r. •.•. («) PI. 16, fis (h) PI. ifi, fig. 3,i. (0 pi. .c, fi g FAMILLE DES CARNASSIERS. OS Dans les espèces suivantes, les palpes labiaux sont lout au plus de la longueur des maxillaires externes, avec le dernier article plus long que le précédent. Elles composent aussi deux sous-genres. LES EUPROSOPES, (EUPROSOPUS. I.al., Dej.j (PI. i 7 , fig. ,.) Où le troisième article des palpes labiaux est plus épais que le dernier («), et dont les trois premiers articles des larses antérieurs des maies sont peu allongés, aplatis, carénés en dessous, et également ciliés des deux côtés. Les yeux sont très gros, ces insectes se tiennent sur les arbres (1). LES CICINDELES propres (CICINDELA. Lat.) (in. .r, fig. 4.) Ne s'éloignant guère des euprosopes qu'en ce que le troisième article des palpes labiaux n'est pas notablement plus épais que le suivant (e); et par leurs tarses antérieurs, dont les trois premiers articles sont, dans les ma- ies, fort allongés, plus fortement ciliés au côté interne qu'à l'opposé, et sans carène en dessous, (d) (1) Cicindela 1^-notata , Hisl. natnr. des tutus Dej., Spec. génér. des coléopt , I , coléopt. d'Eur., I, 1, 6; Euprosoous 4-7/0- pas. i3i.(/5. (a) I'!. I7 , (",£. 1 b. . (/,) !>|. 17, (ig. 1. ■yC) PI. Ili, fig. .',,/. (,/) PI. [G, flg. ,/. !)G INSECTFS COLEOl'l KKl-.S. Leur corps est ordinairement d'un vert plus ou moins foncé, mélangé de couleurs métalliques et brillantes, avec des lâches blanches sur les éluis. Elles fréquentent les lieux secs, exposés au soleil, courent trt's vite, s'envolent dès qu'on les approche, et prennent terre à peu de distance. Si on continue de les inquiéter, elles ont recours aux mêmes moyens. Les larves («) des deux espèces indigènes, les seules qu'on ait observées, se creusent dans la terre un trou cylindrique assez profond, en employant leurs mandibules et leurs pieds. Pour le déblayer, elles chargent le dessus de leur tèle de molécules de terre qu'elles ont détachées, se retournent, grimpent peu-à peu, se reposent par intervalles, en se cramponnant aux parois intérieures de leur habitation, à l'aide des deux mamelons de leur dos, et arrivées à l'orifice du trou, rejettent leur fardeau. Dans le moment qu'elles sont en embuscade, la plaque de leur tète ferme exactement et au niveau du sol l'entrée de leur cellule. Elles saisissent leur proie avec leurs mandibules, s'élancent même sur elle, et la précipitent au fond du trou, en inclinant brusquement et par un mouvement de bascule, leur tête. Elles y descendent aussi très promptement, au moindre danger. Si elles se trouvent trop a l'étroit ou que la nature du terrain ne leur soit point favorable, elles se font un nouveau domicile. Leur voracité s'étend jusqu'aux autres larves de leur propre espèce qui se sont établies dans les mêmes lieux. Elles bouchent l'ouverture de leur demeure, lorsqu'elles doivent changer de peau ou se métamorphoser en nymphe. Une partie de ces observations m'a été communiquée par feu M. Miger, qui a étudié avec beaucoup de soin un grand nombre de larves de coléoptères, et en a dé- couvert plusieurs qui avaient échappé aux recherches des naturalistes. La C. champêtre { C. campestris , Lin.), I'anz. , Faun. Insect , Germ., LXXXV, m (A). Longue d'environ six lignes, d'un vert-pié en dessus, avec le labre blanc, faiblement unidenléau milieu. Cinq poiiVs Lianes sur chaque élytre. Très commune en Europe, an printemps. La C. hybride (C. hybrida, Lin.), Panz., ibid., IV, qui a sur chaque élytre deux taches en croissant et une bande blanche; une de ces taches située à la base extérieure et l'autre au bout ; suture cuivreuse. — Dans les saisonnières, ne se mêlant point avec la précédente (1). fi) Aj. Cïcîndela syfoatica, Lin.; Cl. in., Eiilum. Iulv., II, xxiv, A; C. sinuala , Fab. , Clairv. /A/./, Il, l>; ('. qevmanica, Lin,, Pan/., Faun. in- (a) PI. i(i, fi-. .', g. etc. (/') PI ili. fi.- ;. FAMILLE DES CARNASSIERS. 97 Une autre espèce de noire pays, la Cicindclc germanique [Cicindela ger- trianiea, Lin.), et quelques autres, ont une forme plus étroite et plus allongée, et semblent former une coupe particulière. Elle ne s'envole pas, ainsi que les précédentes, dès qu'on veut la saisir, mais s'échappe, en courant très vile. M. Gollh. Fischer, dans sonEntomog. de la Rus- sie, en a placé une espèce du Brésil dans le sous-genre Thérale ( T. marginatus). Toutes ces espèces ont des ailes ; mais on en connaît d'aptères, dont l'abdomen est d'ailleurs plus étroit et ovalaire, et dans lesquelles ladenl de l'échancrure du menton est très petite, à peine sensible («). Telle est celle que nous avons représentée dans notre Hist. nalur. de coléopl. d'Europe (I, 1, 5), sous le nom de coarctata. M. le comte Dejean (Spec. gén. des Col , II, p. 434) a formé avec elle un nouveau genre, celui de Dromica. Tantôt le corps est long et étroit, avec le corselet allongé , en forme de nœud, rétréci en devant (/<). Le troisième article des deux tarses an- térieurs des mâles est en forme de palette et avancé intérieurement; le suivant est inséré extérieurement près de sa base, (c) LES CTENOSTOMES, (CTENOSTOMA. Kliig. — Caris. Fisch.) (PI. 17, fig. 3.) Ce sous-genre paraît être jusqu'ici particulier aux contrées inlra-tropi- cales de l'Amérique méridionale. La tète est grosse , avec les antennes sert. Oerni, , VI, v. Voyez aussi, pour ces tant pour les mêmes que pour un grand espèces et les autres d'Europe, l'HisI. nalur. nombre d'exotiques, le Species génér. de des coléopt. d'Eur. par MM. Lalreille et le ce dernier savant, comte Dejean. fasc. I, pas;. Î7 et suiv. ; el («) PI. i7.lig. ->.a. [!>) PI. 17, Cg. 3, ',, 5,(1. c) PI. 17, 11-. 3,/, 5./. [NSI- Cl F.S. 1 3 98 INSECTES COLEOPTERES. presque aussi longues que le corps et presque sétaeées ; les palpes exté- rieurs très saillans et terminés par un article plus gros, en forme de poire allongée («);le pénultième article des maxillaires externes plus court que le suivant ; les deux premiers des labiaux fort courts, et le lobe terminal des mâchoires sans onglet sensible au bout (4,. L'abdo- men est ovalaire, étranglé à sa base et pédicule. Les pattes sont lon- gues et déliées. Les Cténostomes se rapprochent, sous le rapport de la grandeur des palpes, des Mégacéphales et à d'autres égards des Tricondyles et des Thérates. (!) Les autres n'ont point de dent au milieu de l'échancrure du menton (c). Les palpes labiaux sont contigus à leur naissance, avec leur premier ar- ticle obeonique ou en forme de pyramide renversée, et dilaté ou prolongé intérieurement, à son extrémité, en manière d'angle ou de dent; les maxillaires extérieures ne dépassent guère le labre. Ces espèces ont élé réparties dans trois sous-genres. F -ES THERATES (THERATES. Latr. — Eurychile, Bonelli. (PL ,7. fig. ',.) Semblables, pour la forme générale, aux cicindèles propres, mais qui s'en distinguent, ainsi que de tous les sous-genres analogues, par leurs (i) T'oyez Y Eiitomolog'ur Itrasilianœ spe- loin. II; l'ttisl. liallir. des coléopt. d'Eur., cimen de M. Klug; le Speries général îles Fase. I, pag. 35; lTEntomographie de la coléopt. d'Eur. de M. le comte Dejean , Russie, de M. Golllielf Fischer^ lom. I; loin. i;pag. i5i etsuiv. , et leSuppl. du Gêner, insect, , pag. 98. (a) PI. 17, fig. 3c. (/,) PI, , 7 ,fig. il: (r) PI. i 7 , fig. 4 A. FAMILLE DES CAKNASSIERS. »!> palpes maxillaires internes très petits, et d'une forme aciculaire («). Les tarses sont semblables dans les deux sexes, avec le pénultième article en l'orme de cœur, sans échancrure , et simplement creusé en dessus pour l'insertion du dernier. Ces insectes sont exclusivement propres aux iles les plus orientales de l'Asie, comme Java, celles de la Sonde, et celle qui sont au nord de la Nou- velle-Hollande. (1) Dans les deux sous-genres suivans, et tous propres aux Indes orien- tales ou aux iles plus reculées vers l'est , le corps est étroit et allongé , avec le corselet presque cylindrique ou en forme de nœud. Le troi- sième ou le quatrième article des tarses est prolongé intérieurement en manière de lobe, {b) LES COLLIURES, (COLLIURIS. Latr. — Collyris, Fab ) (PI. 1.7, fig- 5.) Ils sont ailés. Les antennes sont plus grosses vers le bout. Le dernier article des palpes labiaux est presque en forme de hache, et le précédent souvent courbe (c). Le corselet est presque cylindrique, rétréci et étranglé en devant, avec le bord antérieur évasé. L'abdomen, qui est aussi presque cylindrique, s'élargit et s'agrandit postérieurement. Les tarses (|. i 7 , lig. 5,1. [c) PI. .7, fig. 5r. [J) PI. , 7 ,fig. 5rf. 100 INSECTES COI.ÉOP1ÈKES. quement, au côté interne, aussi grand que le précédent, et celui-ci en forme de triangle renversé, avec les angles aigus. (1) LES TRICON DYLES. (TRICONDYLA. Latr.) (l'I. 17, fig. G.) Ici les ailes manquent, les antennes sont filiformes, et l'avant-dernier article des palpes labiaux est le plus long et le plus épais de tous (1). Le corselet est en forme de nœud, subovoïde, étranglé, tronqué et rebordé aux deux bouts. L'abdomen est ovalaire, oblong, rétréci vers sa base, et un peu gibbeux postérieurement. Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont dilatés dans les maies ; le troisième est prolongé oblique- ment, au côté interne, en manière de lobe; le suivant est presque sembla- ble, mais beaucoup plus petit et moins prolongé. (2) La seconde tribu, celle des carabiques {Carabici , Latr.), comprend le genre CARABE , (carabus. Lin.) Qui a les mâchoires terminées simplement en pointe ou eu crochet, sans articulation à son extrémité. (') (1) Voyez les mêmes ouvrages que ci- CoUiuris emarg'mata de M, Dejean, Snect. dessus. L'espèce que j'ai décrite et figurée génér., ] , pag. i55. sous le nom de luiigicollis est distincte de (?) lient. celle que Fabricius désigne ainsi ; c'est le (.1) PI. 17, fi K . 6a. (/■) l'I. iS, fig. ,.. FAMILLE DKS CARNASSIERS. 101 Leur tète est ordinairement plus étroite que le corselet, ou tout au plus de sa largeur; leurs mandibules, à l'exception de celles d'un petit nombre, n'ont point, ou que très peu de den- telures ("); la languette (') est ordinairement saillante, et les palpes labiaux n'offrent que trois articles libres (i). Beaucoup sont privés d'ailes et n'ont que des élytres. Ils répandent sou- vent une odeur fétide, et lancent par l'anus une liqueur acre et caustique. Geoffroy a présumé que les anciens les avaient désignés sous le nom de Buprestes, insectes qu'ils regardaient comme un poison très dangereux, particulièrement pour les bœufs. (2) Les carabes se cachent dans la terre, sous les pierres, les écorces des arbres, et sont, pour la plupart, très agiles. Leurs larves ont les mêmes habitudes. Celte tribu est très nombreuse, et d'une étude difficile. Nous composerons une première division générale avec ceux dont les palpes extérieurs ne sont point terminés en manière d'alêne (') ; leur dernier article n'est point réuni avec le pré- cèdent pour former un corps soit ovalaire et très pointu au bout, soit conoïde, avec une pointe grêle et aciculaire au bout. Ces carabes peuvent se subdiviser en ceux dont les deux jambes antérieures ont au côté interne une forte échancrure séparant les deux épines , qui , d'ordinaire , sont placées l'une près de l'autre, à l'extrémité de ce côté('); et en ceux où les (1) Dans les Cicindéles, l'arlicle radical meut adhérent, et ne forme qu'un support est dégagé, et c'est puur cela r[ue les palpes dont on ne tient pas compte, ont quatre articles ; mais ici il est entière- (2) Voyez le genre Méloë. («) l'I. 18, fig. 1 b. (A) PI. ,8, fig. , ,/. (•■) PI. iS, fi-. ,c. (,/j P| ,8, fig. 1e. I0'2 INSECTES COLÉOPTÈRES. jambes n'ont point d'échancrure, ou ne présentent qu'un canal oblique, linéaire, n'avançant point sur le coté antérieur de ces jambes. Nous partagerons cette subdivision en plusieurs sections. i" Les étuis-tronqués (Truncalîpennes) , ainsi nommés à raison de leurs élytres presque toujours tronquées à leur extré- mité postérieure {"). La tète et le corselet sont plus étroits que L'abdomen, La languette (') est le plus souvent ovale ou carrée, et rarement accompagnée, sur les côtés, de divisions (para- glosses) saillantes. Les unes ont les crocbels des tarses simples ou sans dente- lures, disposées en manière de peigne. ( c ) Nous commencerons par ceux dont la tète n'est point ré- trécie brusquement à son extrémité postérieure, et ne tient point au corselet par une sorte de cou formé brusquement, ou par une espèce de rotule. Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. Les palpes extérieurs ne sont jamais terminés par un article beauconp plus gros et en forme de bacbe. Les deux tarses antérieurs des mâles ne sont point ou que très peu dilatés; le pénultième article de ces tarses et des autres, n'esl jamais profondément bilobé. Les trois sous-genres suivans oui un caractère négatif commun , celui d'élre privés d'ailes. LES ANTHIKS AKTHIA. Web. . Fab. ) (PI. ■S.fig. i.) <>ni une languette cornée, pvale, et s'avançant entre les palpes, jusque pics de leur extrémité. (-0 PI .S, li-. ,, a, etc. l»l, iS, (ig. 1 il, cl, . I l'I. iS, lig , e FAMILLE DES CARNASSIERS. 10.-, Le labre est souvent grand et dénié ou anguleux, (a) Leurs palpes extérieurs sont filiformes, avec le dernier article presque cylindrique ou en cône renversé et allongé^). L'échancrure du menton n'offre point de dent. L'abdomen est ovalaire, le plus souvent convexe , et les élytres sont presque entières ou peu tronquées. Ces insectes , ainsi que ceux du sous-genre suivant, ont le corps noir , tacheté de blanc, couleur formée par un duvet, et habitent les déserts ou des lieux semblables de l'Afrique (1) et de quelques parties de l'Asie. Les anthies, d'après une observation de feu Leschenault de Latour, jettent, par l'anus, lorsqu'on les inquiète, une liqueur caustique. Les espèces sont généralement grandes , et dans les mâles de quelques-unes , le thorax se dilate plus ou moins en arrière et se termine par deux lobes. (2) LES GRAPHIPTERES, (GRAPHIPTERUS. Lat. — Anlhia Fab. (PI. lS, fig. 2.) Qu'on avait confondu avec les précédens, mais qui en diffèrent par leur languette entièrement membraneuse, à l'exception du milieu(c); par leurs antennes comprimées et dont le troisième article est beaucoup plus long que les autres () PI. iS, fig. ic. MPI. 18, fig. 2a . (,/, p| , Si fig 7/j lO'l INSECTES COLÉOPTÈRES. laire, et Time des Jeux épines terminant les jambes postérieures est beau- coup plus grande que l'autre , et en forme de lame. Les espèces de ce sous-genre sont exclusivement propres à l'Afrique, et plus petites que les précédens. (1) LES APTINES (APTINUS. Bon. — Brachinus, Web., Fab.) Ont le dernier article des palpes extérieurs un peu plus gros, celui des labiaux surtout , et une dent au milieu de l'échancrure du menton (a). Leur languette ressemble d'ailleurs à celle des graphiptères, mais les divi- sions latérales ou paraglosses forment une petite saillie pointue. Mais ce qui les distingue plus particulièrement , ainsi que le sous-genre suivant, est que leur abdomen ovale est assez épais , renferme des organes sécrétant une liqueur caustique, sortant avec explosion par l'anus, se vaporisant aussitôt, et d'une odeur pénétrante. Cette liqueur, lorsqu'on tient l'ani- mal entre les doigts, produit sur la peau une tacbe analogue à celle qu'y ferait de l'acide nitrique , et même , si l'espèce est assez grande , une brû- lure, avec douleur. M. Léon Dufour nous a fait connaître (2) les organes qui la sécrètent. Ces insectes se trouvent, et souvent rassemblés en société, du moins au printemps, sous les pierres. Ils font usage de ce moyen de défense pour épouvanter leurs ennemis, et peuvent réitérer l'explosion un assez grand nombre de fois. Les plus grandes espèces se trouvent entre les tropiques et dans les autres pays ebauds , jusqu'aux limites de la zone tempérée. (i) l'oyez le second fascicule de l'Hisl. nal., tom. X. E, i, 7, sous le nom de tri- nat. des coléop. d'Eur., cl le premier volu- linée, me du Species de M. le comte Dejeau ; (2) Mcm. sur \& Braclùne tirailleur, Ann. VJnthia exclamationis de Fabricius est un du Mus. d'hisl. natur., XVII, 70, v, cl les Graphiplèrc figuré dans le Dict. d'histoire Ann. des sciences naturelles, VI, p. 3io. („) PI. iS. fig. ;. FAMILLE DES CARNASSIERS. 103 Nous citerons, 1° l'Aptine tirailleur (Bracliituis displosor, Duf. ; Apti- nus halisia, Dej., Hist. natur. des Coléopl. d'Eur., Il, vm, 1). Il est long de cinq à huit lignes, noir, avec le corselet fauve et les élytres sillonnées. Dans la Navarre, diverses contrées de l'Espagne et en Portugal. 2" L'Aptine des Pyrénées {Aplinus Pyrenœus, Dej., Hisl. natur. des Co- léopl. d'Eur., II, vin, 3). 11 est long de trois à quatre lignes, d'un noir foncé, avec les antennes et les palpes fauves , et les pattes d'un jaune roussâlre. Les élytres sont sillonnées. Il a élé découvert dans le dépar- tement des Pyrénées-Orientales par M. le comte Dejean. (il LES BRACHINRS \BRACHINUS. Web. Fa)).) (PI. '8, fig. 40 Ne diffèrent guère des aptines qu'en ce qu'ils sont pourvus d'ailes , et que l'échancrure du menton n'offre point de dents. («) Les uns, et généralement plus grands, et pour la plupart exotiques, ont les élytres très distinctement sillonnées ou à côtes, et de ce nombre est une espèce commune aux Antilles et à Cayenue. Le Brachine aplati ( lirachinus complanaliis , Fab. ; Carabus planas, Oliv., III, vi, 63). Son corps est long de six à huit lignes , d'un jaune roussatre , avec les élytres noires, et offrant un point humerai, une bande sinuée , traversant leur milieu , et une tache à leur extrémité , de la couleur du corps ; c'est aussi celle de leur bord extérieur. Les angles postérieurs du corselet se prolongent en pointe. Les autres Brachines ont les élytres unies ou légèrement sillonnées. (i) Voyez le second fascicule de l'Hist. natur. des coléopl. d'Eur., et le premier volume du Species de M. le comte Dejean. (a) PI. iS.fig. t>,l. INSKCTES. 14 I0<> INSECTES COLÉOPTÈRES On trouve communément aux nuirons de I'aris les espèces suivantes : Le Brachine pétard (Brm hintis crépitons, Fab. ; Hist. natur. des Co- léop. d'Eur., II, vin, 6 ; Panz., Faun., insecl. gerin., XX, 5) (o\ Sa lon- gueur moyenne est de quatre lignes. Il est fauve, avec les élytres tantôt d'un bleu l'once, tantôt d'un vert bleuâtre, faiblement sillonnées, et les antennes fauves; mais ayant le troisième et le quatrième article noirâtres. La poitrine, à l'exception de son milieu , et l'abdomen , sont de cette couleur. On avait confondu avec cette espèce celle que M. Duft- schmid a nommée explodens (Hist. natur. des Coléop d'Eur , II, vin, 1), et qui est aussi très commune. Elle est de moitié plus petite , avec les élytres bleues et presque lisses. Celle que M. Bonelli a distinguée sous le nom de glabratus n'en diffère que par le défaut de taclies aux antennes. Le Brachine pistolet {Brarhinus sclopeta, Fab. ; Hist. natur. des Co- léopt. d'Eur., Il, IX, 3), ressemble tout-à-fait à la dernière, mais s'en distingue, ainsi que des précédentes , par la suture des élytres, qui est d'un rouge fauve, depuis la base jusqu'au milieu. Le corps est aussi proportionnellement plus large et de la même couleur, tant en dessus qu'en dessous. Une autre espèce , le Braehînc bombarde (Brarhinus bombarda, lllig. ; Hist. liât, des Coléopt. d'Eur., II, ix, 2\ tient le milieu entre la der- nière et la première. Les élytres ont autour de l'écusson une tache fauve, mais qui ne se prolonge pas le long de la suture. Le département de l'Hérault nous olfrc deux autres jolies espèces , l'une (exhalons) ayant les élytres d'un bleu obscur, avec quatre points jaunâtres, el l'autre (causlicus) toute fauve, avec une bande le long de la suture et une tache postérieure noirâtre. (1) Nous avions d'abord ( Hist. nat. des Coléopt. d'Eur. ) placé le genre Catascopus de M. Kirby après les brachines. Nous pensons , d'après un nouvel examen . qu'il appartient plutôt à la section des simplicimanes. i) Voyez 1rs ouvrages cités aux sourf-genves pvécédens H PI. 18, Cg. 4. FAMILLE DES CARNASSIERS. 107 L'extrémité postérieure des élylres offre bien une échancrure profonde , mais elle se termine en pointe, du côté de la suture, et n'est point tron- quée. Plusieurs espèces de cette division présentent aussi le même sinus , quoique cependant moins profond et moins aigu. Entre les Brachines et les Catascopes, M. le comte Dejean (Spect., I, p. 226; place le genre Corsyra de M. Sleven, qui a pour type le Cymnidis fusula de l'Entomographie de la Russie par M. Fischer (I, xii, 3). Il diffère de ce dernier par ses tarses, dont les crochets sont simples. Le corps est d'ail- leurs aplati, comme dans le précédent et autres sous-genres voisins, court, assez large, avec les palpes filiformes, le menton unidenté, le labre transversal , le corselet plus large que la léte et presque demi orbi- culaire. On n'en connaît qu'une seule espèce. Les autres Carabiques de la même division , et dont les crochets sont pareillement simples, s'éloignent des précédens parla forme de leur tète, qui est resserrée brusquement dès sa naissance, et présente l'apparence d'un cou ou d'une rotule. Viendront d'abord ceux dont les tarses sont presque identiques dans les deux sexes , subcylindriques ou linéaires , et dont le pénultième article au plus est profondément échancré ou bilobé. {a) Tantôt les palpes extérieurs sont filiformes ou peu renflés au bout, avec le dernier article presque ovalaire '/<) ; la tète a la même tonne, et se rétrécit graduellement en arrière des yeux. Le premier article des anten- nes est toujours court ou peu allongé. Le corselet est toujours étroit et allongé. Le corps est assez épais. L'échancrure du menton offre une dent dans son milieu. La languette est presque carrée, avec les paraglosses saillantes et allant en pointe, (c) a) PI. t.S, lig. -n. (A) PI. iS, fig. 7 c. (r) PI. 18, fig. - ,/. 108 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES CASNONJES, (CASNONIA. Latr. ; — Ophionœa- Klug.) (I'l. .S.lig. 5.) Dont le corselet a presque la forme d'un cône tronqué ou d'un cylindre rétréci antérieurement. (1) LES LEPTOTRACHÈLES , (LEPTOTRACHELUS. Lalr.) (Pl.18, fig.6.) Où cette partie du corps est à-peu-près cylindrique , sans rétrécisse ment sensible en devant ; où les élytres ne sont point tronquées, et dont les tarses ont leur pénultième article bilobé. (2) LES OD ACANTHES (ODACANTHA. Payk.. Fab.) (I'l. iS, lig. 7.) Semblables, quant au corselet, mais à élytres tronquées el à articles des tarses entiers. (1) Consultez l'Enlomol. brasil. de M. Kliij; , le Species général de M. le comte Dejean. lom. I, pag. 170; l'Hist. nat. des coléopt. d'Eur., fase. II, vu, (i. L'espèce <|ui est figurée (cjrariocepfiala) forme, à raison du pénultième article des tarses, une division particulière. Elle se trouve au Kengale. Toutes les autres, el dont la principale est Vattelabus pensylva- nicus de l.iuna-us , sont américaines , et ont tous les articles. des tarses entiers. ( .' Odacantha dorsalis, Fab. FAMILLE DES CARNASSIERS. 100 L'espèce servant de type au genre , l' Odaranlhc mèlanure {Odacantha melanura , Fab. ; Clairv., Enlom. Helv. II. v. ; Hist. nat. des coléopt. d'Eur., Il, x. 6) (a), est longue de trois lignes, d'un bleu verdâtre, avec les élylres, leur extrémité exceptée, d'un jaune roussâtre. La base des antennes, la poitrine et la majeure partie des pattes sont aussi de cette couleur. Le bout des élytres est d'un bleu noirâtre. Cette espèce fré- quente les lieux aquatiques , et habite plus particulièrement les dépar- temens du nord de la France , l'Allemagne et la Suède. (1) Tantôt les palpes extérieurs sont terminés par un article plus gros, en forme de cône renversé ou triangulaire {&) ; la tête, immédiatement après les yeux, est brusquement rétrécie , et d'une forme triangulaire ou de celle d'un cœur. Les uns, dont le corps est aplati, et que Fabricius a placés avec ses Galerites, ont tous les articles des tarses entiers, le corselet en forme de cœur, tronqué postérieurement, et les mandibules ainsi que les mâ- choires de longueur ordinaire ou peu saillantes. Le premier article des antennes est en cône renversé et allongé (c). La languette est carrée , et ses divisions latérales sont le plus souvent aussi longues qu'elle (.; Clairv., En- («) PI. 18, fig. 7. (A) PI. 18, fig. 8 a. (c)Pl. 18, fig. 8c. (,/) PI. ,8, fig. S/.. 110 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES POLISTIQUES, (POLISTICHUS. Bon.) (PI. 18, lig. y.) Où, comme dans le sous-genre suivant, le premier article des antennes est plus court que la tète, et où les palpes maxillaires sont de longueur ordinaires (o); mais dont les second , troisième et quatrième articles des tarses, ceux des deux antérieures surtout, sont courts, presque orbicu- laires(*), et dont la languette terminée supérieurement par un bord droit, a ses divisions latérales saillantes, en forme d'oreillettes arquées, étroites et pointues (c). (i) LES 1IELLUO, (HELLUO. lion.) (l'I. .8, Cg. 10.) Qui ne se distinguent guère du sous-genre précédent que par leur lan- guette entièrement cornée , arrondie au bout supérieur, et sans divisions distincles() llelluo costalus , Hist., Hat. des co- lécipt. d'Eur., fasc. II, vi, 5; (a) l'I. 18, fig.ga. (<-)l'l. l8,fig. 9 4. Galerita liirta, Fait, fuyez le Species génér. de M. le comte Dejean. I, pag. 283. Un Helluo inédit du Brésil nie paraît de- voir former un nouveau sous -genre, à raison do ses palpes filiformes, et dont le dernier article est cylindrique. (A) l'I. ix, lig. ,,,, {,!) l'I. iS, (ig. mu FAMILLE DES CARNASSIERS. 111 Les autres, et qui, avec ceux qui suivent immédiatement, paraissent se rapprocher beaucoup des brachines(i) , ont le pénultième article de tous les tarses profondément bilobé ; les mandibules («) et les mâchoires longues (/<), étroites et avancées ; le corps assez épais, avec la tête en forme de triangle étroit et allongé , et le corselet presque cylindrique , un peu rétréci postérieurement. Le premier article des antennes est fort long et rétréci à sa base. Le menton est presque en forme de croissant, sans dent au milieu de l'é- chancrure. La languette est saillante, étroite , presque linéaire, et termi- née par trois épines, et accompagnée de deux petites paraglosses(<-). Le dessous des tarses est garni de duvet. Tels sont les caractères des DRYTES. (URYl'TA. Lalr. , Fab. (PI. 19, '■) Toutes les espèces connues sont de l'ancien continent ou de la Nou- velle-Hollande. On en trouve deux en Europe , et toujours à terre. La plus commune et la Dryptc èehancrèe {Drypta emarginata{d) t Fab. ; Clairv., Entom. Tlelv., II, xvn; Histoire naturelle des coléoptères d'Eu- rope , fasc. II, x, 1); elle est longue d'environ quatre lignes , d'un beau bleu azuré , avec la bouche, les antennes et les pattes fauves. L'extré- mité du premier article des antennes cl le milieu du troisième sont noirâtres. Les élytres ont des stries pointillées ; elle est plus commune clans le midi de la France qu'au nord. M. Blondcl fils l'a trouvée ce- pendant en abondance dans une localité de environs de Versailles. (2) (1) 1rs Dryples ont aussi des rapports avec les Cychrus , et paraissaient lier les Cicindelèles avec la section des Carabiques grandipalpes. Plusieurs sections de celle famille semblent se rat tacher, comme aulant de rameaux, aux Cicindèles. La plupart des autres familles d'insectes sont dans le même M pl - ><)• fi K- '"■ (r) PL 19, fig. ic. cas, ou forment des troncs ramifiés. En un mot, des séries continues n'existent pas dans la nature. (2) Voyez, pour les autres espèces , l'Hist. nat. des coléopt. d'Eur., fasc. II, \, a, et le Species génér. de M. le comte Dejean, lom. I, pag. 182. (A) PI... 9, fig. x!,. {cl) PI. I 9 , fig. ,. 112 INSECTES COLEOPTERES. Succèdent maintenant des carabiqucs très analogues aux précédens par leurs caractères divisionnaires, mais qui s'en éloignent par la forme des tarses. Les quatre premiers articles , ou du moins ceux des tarses antérieurs des mâles, sont très dilatés et bifides; le pénultième de tous est dans les deux sexes constamment échancré ou dilaté. Les palpes exté- rieurs et le premier article des antennes sont toujours longs. LES TRICHOGNATHES (TR1CHOGNATHA. Latr.) (PI. i<>, «s- '-•) Ont le dernier article des palpes extérieurs en forme de cône renversé et allongé, et une saillie triangulaire et velue au côté extérieur des mâ- choires (a). Les palpes sont fort longs. Le labre offre deux crénelures et trois dents obtuses(i). Le sommet delà languette est armé de trois épines (c). Les quatre tarses postérieurs ne sont point dilatés, du moins dans les femelles. L'insecte (marginipennis) (cl), servant de type a été apporté du Brésil , par le célèbre botaniste M. de Saint-Hilaire. LES GALÉRITES, (GALEMTA. Fab.) (I>l. .9, fig. 3.) Qui dill'èrent des sous-genres précédens par leurs palpes extérieurs, dont le dernier article est triangulaire, ou en forme de hache, et par leurs mâchoires non dilatées au coté extérieur, (c) (a) PI. 19. %. oc. (/>) PI. 19. %. 20. (r) PI. Il), fig. ■>.<{. [d) PI. 19, fig. 2. f) 1*1 19, fig.3fl FAMILLE DES CARNASSIERS. H.T Les deux tarses antérieurs des mâles sont élargis ; les échancrures des quatre premiers articles sont aiguës, et leurs divisions internes sont plus grandes et plus prolongées que les extérieures (a). La languette est triden- tée au sommet et ses paraglosses sont très distinctes. L'échancrure du menton est unidentée. (/') Quelques espèces (Gulerita occidentalis, Dej. ; — G. africaim, ejusd.), tonnent par leur tête ovalàire, leur corselet plus allongé et plus étroit, une division particulière La plupart sont américaines. (1) [.ES CORDISTES (CORDISTES. Latr. — Cnlophœnn. Klug. — Odacantha. Fab. (PI. 19, 6g. 4.) Ont les palpes extérieurs filiformes et terminés par un article ovalàire et pointu, (c) Les quatre premiers articles de tous les tarses sont dilatés. Le premier est en tonne de cône renversé et allongé ; les lobes des deux suivans sont égaux , étroits et pointus ; le quatrième est en forme de cœur ou de triangle renversé, sans écbancr'ure; sa face supérieure est excavée, pour l'insertion du suivant. La tête est presque ovalàire. (2) Nous terminons cette section par ceux dont les crochets des tarses sont dentelés en dessous, en manière de peigne , et nous commencerons par ceux dont la tète ovalàire ou ovoïde est séparée du corselet par un ;i) l'oyez le second fascicule de l'Hist. lurae du Spec. génér. de M. le comte De— nalur. des cléopt. d'Eur., et le premier jean, et principalement l'Entom., brasil. , volume du Spec. génér, de M. le comte spécimen de M. le docteur Klug. Toutes Dejeau. les espèces décrites sont de l'Amérique mé- (2) Vo-) ez le second fascicule de l'Hist. ridionale. natnr. des coléopt. d'Eur. ; le premier vo- (a) PI. 19. tig. 3 c. {!>) PI. 19- 6g. 3*- [c) PI. 19, 6g. 43. INStCTES. l5 114 INSECTES COLÉOPTÈRES. étranglement brusque, très prononcé, formant une sorte de nœud ou de rotule. Le pénultième article tic leurs tarses est toujours divisé jusqu'à sa hase en deux lobes; les précédens soul larges, eu forme île cœur ou de triangle renversé («}. Le premier article des antennes est peu allongé. Toutes les espèces connues sont du nouveau continent. LES CTENODACTYLES. (CTENODACTYLA. Dej.) (m. .,,. r,g.5.) leurs palpes extérieurs sont filiformes, avec le dernier article ova- laire (*). Le corps est peu allongé, aplati, avec le corselel presque en tonne de cœur allonge et tronqué postérieurement. (1) LES AGRES lAGIÎA. Fab. (PI. 19, fig. 6.) Les palpes maxillaires extérieurs sont filiformes, et les labiaux se terminent par un article plus grand, sécuriforme ou triangulaire (.). Le corps est long, étroit , avec le corselet eu forme de cône allongé . rétréci en devant. Le menton est suborbiculaire, avec une dent au milieu de l'échan- (1) Ctenodacl)la Çhcvrolatii , Dej., Spcc. , I,pag. 227; *!<■ Cavcnnt*. (a) PI. i,),l,p. 0*. (A) PI. 19, h- . . ('•) PI. Ml. Il:: G I'AMILl.K Dl'.S CARNASSIERS. 1 1: crure. La languette est presque cylindrique , sans paraglosses bien dis- tinctes («). (i) Maintenant la tête n'est point distincte du corselet par un étranglement très brusque, en forme de nœud ou de rotule (2). Lesarticlesd.es tarses sont entiers dans plusieurs, et les premiers sont rarement dilatés. Le corps est toujours aplati. Les paraglosses ne sont jamais saillantes . el forment simplement une marge membraneuse , arrondie ou obtuse au bout. Ici le corselet est isométrique ou plus long que large , eu forme de cœur, tronqué postérieurement. Le corps est allongé. Tels sont LKS CYMINDIS, Cl MINDIS. Lalr. — Cymiiidis, Anomœus Fisch. — J'unis Clairv Carabus. Fab.) (pi. .,,, fi g . :0 Qui ont les palpes maxillaires extérieures filiformes ou guère plus gro . à leur extrémité , avec le dernier article presque cylindrique (&) ; et le même des labiaux plus grand, presque en forme de hache ou de triangle renversé, dans les mâles au moins 0), dont la tète n'est point rétréeie pos- térieurement, el dont tous les articles des tarses sont entiers el presque cylindriques (t u< "'- (5) Dfj. . Spcc., I, |>. 279, espèces M. Kailri (Linn. , Trans., XIV). toutes exotiques; près de ce sous-genre doit iftlUl lit' FAMILUi DKS CARNASSIERS. II!» des quatre larses postérieurs étroits, presque filiformes, et le pénultième de tous bifide, mais non divisé en deux lobes. Toutes les espèces mention- nées par M. le comte Dejean (Spec. I, pag. 273) sont étrangères et pour la plupart américaines. 2" La seconde section, celle des bipartis {Bijiarliti. — Scarilides. Dej.), que l'on pourrait, sous les rapports des habitudes, appeler aussi celle des fouisseurs, est formée de carabiques à élvtres entières ou légèrement si- nuées a leur extrémité postérieure; ayant des antennes souvent grenues et coudées, la tète large, le corselet grand, ordinairement en forme de coupe, ou presque demi orbiculaire, séparé de l'abdomen parmi inter- valle, ce qui fait paraître celui-ci pédicule; les pieds généralement peu allongés, avec les tarses le plus souvent courts, semblables ou peu diffé- rens dans les deux sexes, sans brosses en dessous et simplement garnis de poils ou de cils ordinaires. Les deux jambes antérieures sont dentées exté- rieurement, comme palmées ou digilées, dans plusieurs, et les mandibules sont souvent fortes et dentées. L'échancrure du menton offre une dent. Ils se tiennent tous à terre, se cachent soit dans des trous qu'ils y creusent, soit sous des pierres, et souvent ne quittent leur retraite que pendant la nuit; leur couleur est généralement d'un noir uniforme. La larve du Di- tome bucéphale, la seule que l'on ait observée, a la forme et la manière de vivre de celles des cicindèles. Ces insectes habitent plus particulièrement les pays chauds. Trois sous-genres, et par lesquels nous débuterons, forment a raison de leurs palpes labiaux terminés par un article plus grand, en forme de hache ou triangulaire, un groupe particulier; le dernier de ces sous-genres nous conduit aux scariles, tandis que le premier, qui, à l'égard de l'absence d'é- chancrure au côté interne des deux jambes antérieures, fait exception, semble se lier avec les premiers sous-genres de la famille. Ils ont tous des mandibules fortes et dentées. Les palpes maxillaires extérieurs se terminent par un article un peu plus gros ; le corselet est en forme de coupe, ou de cœur tronqué ; l'abdomen est pédicule. Deux de ces sous-genres forment dans ce groupe une subdivision spé ciale. Leurs jambes antérieures ne sont point palmées. Leurs antennes se composent d'articles presque cylindriques ou en forme de cône renversé. Le menton recouvre presque tout le dessous de la tête jusqu'au labre, e] souvent n'offre point de suture transverse à sa base Le corps est très apla ti,et dépourvu d'ailes dans plusieurs. Ils sont tous de l'ancien continent ou de la Nouvelle-Hollande. IliO INSECTES COLEOPTERES. LES ENCELADES. (ENCELADUS. Bon.) (PI. ao, fig. 3.) Leurs jambes antérieures n'ont point d'échancrure au côté interne. Le premier article de leurs antennes est peu allongé et presque cylindrique; le troisièmeest plus court que le second (a). Le milieu du bord supérieur de la languette est avancé en manière d'angle ou de dent. Le corselet est pres- que en forme de cœur, largement tronqué, avec, les angles postérieurs un peu dilatés et pointus. Le labre est éehancré ou presque bilobé. La seide espèce décrite, Y Encelade géant (Euceladits yigas, Bon., Mém. de l'Acad des sciene. de Turin), est de la côte d'Angole. LES SJAGONES (SIAGONA. Latr. — Cuciijus, galerila. Fab. (PI. 20, fig. 40 Ont une échancrure bien prononcée au côté interne des deux jambes an- térieures; le premier article des antennes allongé, en cône renversé, et le second plus court que le troisième ; le sommet de la languette droit, sans avancement; le corselet presque en forme de coupe, presque aussi long que large et sans saillies postérieures, et le labre dentelé. Les unes ont l'abdomen ovale et sont aptères (1) Dans les autres il est (i) Siagona rufipes, Latr., Gêner, crust. Siagona fuscipes, Dej., Spec, 1 , [>. 35;). et inseet., 1, vu, 9; Cucujus rufipes, Fab. (a) PI. ao, fig. i a. FAMILLE DIS CARNASSIERS. 1-21 ovale, tronque à sa base, et ces espèces sont ailées. M. Lefèbvre en a décou- vert une nouvelle en Sicile. Toutes les autres, tant de cette division que de la précédente, habitent l'Afrique septentrionale ou les Indes orien- tales. (I) Le troisième sous-genre, par ses antennes moniliformes f«), les dents du côté extérieur de ses deux premières jambes, les proportions ordinaires du menton, la forme générale du corps, se rapproche évidemment des scarites. LES CARENUMS. (CARENLM. Bon.) (PI. -..o, lis. 5.; Les mâchoires sont droites, sans crochet terminal. La languette est arron- die à son sommet. Le dernier article des palpes maxillaires extérieurs est renflé et une fois plus long que le précédent. La seule espèce connue (Scariles cyanens, Fab.) habite la Nouvelle- Hollande Aucun des autres Carabiques de cette section n'offre de palpes labiaux terminés par un article plus grand et sécuriforme ; le dernier est en (orme de cône renversé et allongé, ou presque cylindrique et aminci à sa base ; le même des maxillaires extérieurs est aussi presque cylindrique ; tous ces palpes sont-à-peu près de la même grosseur partout, ou quelquefois amin- cis à leur extrémité. Une première subdivision très naturelle, et qui comprend les Scarites de Fabricius, moins l'espèce précédente, se composera de Carabiques bipartis, dont les deux jambes antérieures sont palmées, ou du moins digitées au bout, c'est-à-dire terminées extérieurement par une longue pointe, en forme d'épine, opposée à un éperon interne très fort (/ . Leurs antennes sont grenues, avec le second article aussi long et souvent même plus long que le suivant (c). Les mandibules, celles d'un petit nombre excepté, sont (r) Les Siagones atrala , drpressa (Ga- fîesus , Fab.), Sc/itippe/ii , Dej,, ïbid.j Irrita depressa , Fab.) , jle.uts ( Calrritn Siaiitrs tcrvigalits, Herbst. col ci.xxv, fi. (a) PI. 20, fig. 5 (A) PI. 20, fig. .S/ {c) PI. 20, tig. S e. INSFCTFS. ' I fi l'2'2 INSECTES COLEOPTERES. robustes, avancées, anguleuses ou dentées au côté interne (o). Le labre est très court, transversal et crustacé(A) La languette est le plus souvent en- tièrement cornée, hérissée de poilsou de cils, largement échancrée ou éva- sée au sommet, avec les angles latéraux avancés, (c) Les uns ont les mandibules très fortes, avancées et ordinairement den- tées (rfi ; le labre crustacé, très denté au bord antérieur ; la languette courte, point saillante au-delà du menton, entièrement cornée ou crustacée, hé- rissée de poils, évasée au bord supérieur. Leurs jambes antérieures sont toujours palmées. Les espèces sont généralement grandes. L'un de ces sous-genres, celui DE PASIMAQUE, (PASIMACHUS. Bon.] (Pi. »o. (ig.fi.) Se rapproche du dernier relativement aux mâchoires, qui sont droites et sans crochet terminal, (e) Les antennes sont d'égale grosseur (/). Le corps est très aplati, ovale, avec le corselet en forme de cœur, largement tronqué en arrière, presque aussi large à son bord postérieur qu'en devant et que la base des élytres ; ce bord est presque droit et simplement un peu concave dans son milieu. Ce sous- genre est propre à l'Amérique (1) Selon M. le comte Dejean (Spec , II, pag 471), après les Pasimaques doit venir le genre qu'il a formé sous la dénomination de SCAPTÈRE (Scaplcrus) et sur une espèce des Indes orientales qui lui a été communiquée par l'un de nos plus zélés entomologistes, M. Guérin, auquel elle est dédiée. J'i- gnore si les mâchoires ressemblent à celles du sous-genre précédent, mais (i) Rapportez à ce sous-genre les Scn- les Observations entomologiques de M. Ro- riles depressus et marginatus de Fabricius nelli , et l'ouvrage de Palisot de Beaurois et d'Olivier. Voyez le premier volume du sur les insectes recueillis par lui en Amé- Species de M. le comle Dejean , pag. /,o5: rique et en Afrique. r» PI. 20, fig. S b, S V. (b) PI. 20, Cg. 8 ,;. (c) PI. 20, (ig. 8 d. (,/j PI. ,0, fl s . 6 a, fi «'. (*) PI. 20, fig. 6b. ,'_/) PI. •..,,, fig. f. r. FAMILLE DES CARNASSIERS. \<>r, le corps a des proportions différentes; il est allongé et cylindrique. Les an- tennes sont proportionnellement plus courtes que d'ordinaire; le second article est carré, un peu plus gros que les autres, qui sont courts, presque carrés, et vont en grossissant. Les suivans ont les mâchoires arquées et crochues au bout. Les antennes grossissent insensiblement vers le bout. Le corselet est toujours sépare postérieurement de la base des élytres par un vide ou par un angle rentrant bien prononcé. Ici les palpes extérieurs sont terminés par un article presque cylindri- que, point rétréci en pointe, au bout. LES ACANTHOSCÈLES (ÀCANTHOSCLLIS. I.atr. (Pl.,.o, fig.;.) Sont remarquables par leurs quatre jambes postérieures («), qui sont en forme de palette allongée, arquées, planes et un peu concaves a leur face interne , convexes , chargées de petits grains et de petites épines sur la face opposée, avec la tranche supérieure dentée, et les dents postérieures grandes et comprimées; le trochanter des deux cuisses postérieures est fort grand. Le corps est court, large, convexe en dessus, avec le corselet transversal, arrondi latéralement, sinué au bord postérieur ; les éperons des jambes antérieures fort longs et les autres presque en forme de lames. La seule espèce connue (Scctrites ruficornis, Fab.) habite le Cap de Bonne-Espérance. LES SURITES (SCARITES. Fab.) (PI. 20, fig. S.) Ont les quatre jambes postérieures étroites, généralement unies, n'offrant de petites épines que sur leuis arêtes (*) ; les intermédiaires ont au plus sur le côté extérieur une ou deux dents ; le trochanter des cuisses posté- rieures est beaucoup plus petit qu'elles Les mandibules sont en forme de {a; PI. 9,c>, fig. - (t) PI. 20, fig. S g. !'2i INSECTES COLEOPTERES. Lriaiigle allongé, el fortement dentées à leur base («). Les second et troi- sième articles des antennes sont en forme de cône renversé, presque de la même épaisseur, et les suivans sont grenus, (b) Les uns ont deux dents au côté extérieur des jambes intermédiaires. Le Seariles jmraemon [c] (Scuritcs pyracmon, Ronelli ; Dej., Spec, I, p. 367 ; Seariles ijiyus, Oliv., col. III, 11° 36 ; I. l;Clairv., Kntom., Helv. II, ix. a). Il est long d'environ un ponce, sans ailes, aplati, d'un noir luisant, avec les élytres un peu élargies postérieurement, marquées de stries très lines, légèrement ponctuées, et dont la troisième offrant près de l'extrémité deux points enfoncés plus distincts. La tête, selon M. De- jean, est beaucoup plus grande dans le maie que dans la femelle; elle a deux impressions et de petites rides sur le front. Le corselet a postérieu- rement une dent dé chaque côté. On en compte trois aux jambes anté- rieures. Il se trouve sur les bords de la Méditerranée, dans le midi de la France, el la partie orientale de l'Espagne. M. Lefebvre de Cerisy, officiel- distingué de marine el très bon entomologiste, a publié quelques obser- vations sur ses habitudes. Le Scarile terricole (Scuritcs terricola, Bonelli ; Dej., Spec. I, p. 398). Son corps est ailé, long de huit à neuf lignes, et noir. Les jambes anté- rieures ont trois fortes dents, suivies de trois autres très petites ; le côté extérieur des deux jambes suivantes n'en offre qu'une. Les élytres sont allongées, striées et un peu rugueuses, et ont deux points enfoncés près de la troisième strie- Il se trouve avec le précédent Le Si'nrùc des sables (Seariles sabulosvs, Oliv., col. 111, 36, 1,8; Clairv., Entom. Helv., II, ix, ; Seariles lœvigatus, Fah, Dej), ressemble beau- coup au précédent , mais il est un peu plus petit, plus déprimé , sans ailes , avec les élytres faiblement striées. Les jambes antérieures n'ont que deux dentelures, après les trois dents ordinaires. Il habite encore les mômes localités que le premier, el se trouve aussi en Sicile, d'où il a été rapporté par M. Lefebvre. LES OXYGNATHES, ;OXYGNATHLS. Dej.) Semblables essentiellement, quant aux antennes et aux palpes, aux Séa- ntes, mais ayant, ainsi que les deux sous-genres suivans , des mandibules (1) PI. 20, lig. S /,, S /.'. (b) PI. 2 n, fig. 8 « '; PI. 10. I FAMILLE DIS CARNASSIERS. 1 !i;'» longues, élroiles, sans dents, se croisant fortement en manière de pince; et le corps étroit, allongé et cylindrique. Les antennes sont plus courtes (pie la tète et les mandibules réunies. Le labre est peu distinct. Le corselet est presque carré. L'espèce servant de type {Srnrites elongalus, Wiedem; Oxygnalhus cloiiyalus, Dej., Spec , II, p. 474) est des Indes orientales. Là, les quatre palpes extérieurs, ou les labiaux au moins, se terminent par un article en tonne de fuseau et finissant eu pointe. Le corps est allongé et cylindrique, et les mandibules sont longues, étroites, sans dents notables, ainsi que celles des Oxygnalhes. LES OXYSTOMES, (OXYSTOMLS. Latr.) (PI. 20, fig. 9.) Dont les palpes labiaux, presque aussi longs que les maxillaires exter- nes, sont recourbés, avec le premier article saillant, cylindrique, le sui- vant peu allongé et le dernier, en fuseau, long et très pointu au bout; les antennes sont parfaitement moniliformes, à partir du milieu de leur lon- gueur, avec le premier article aussi long que les trois suivans réunis. (1) LES CAMPTODONTES , (CAMPTODOINTUS. Dej.) Où les palpes labiaux sont sensiblement plus courts que les maxillaires externes, non recourbés, et terminés, ainsi qu'eux, par un article en fuseau, et dont les antennes sont composées en majeure partie d'articles en forme de cône renversé ; la longueur du premier ne surpasse guère celle des deux suivans pris ensemble. (2) Les autres, et dont les jambes antérieures ne sont point dentées exté- rieurement, mais simplement didaclyles au bout, ont des mandibules (1) Oxystomus cylindricus, Dej., Spec, (ï) Camptodontus cay ennemis, ilnd . I, p. 410, du Brésil. U, pag. 477. 1-20 INSECTES COLÉOPTÈRES. courtes (a), peu avancées au-delà du labre ; le labre coriace, entier; la lan- guette saillante au-delà de l'échancrure du menton, glabre ou peu velue, avec des paraglosses séparées, saillantes et membraneuses ; les palpes extérieurs sont terminés par un article ovalaire, acuminé au bout. [/>) Ces Carabiques sont petits, fréquentent les lieux humides, et ne sont pas étrangers aux régions septentrionales. LES CLIVINËS (CLIVINA. Utr.) CIM. ai, fig. i.) Ont trois fortes dents au côté extérieur des deux jambes antérieures (c) et une à celui des deux suivantes. ■! ) LES DYSCHIRIES, (DYSCHIRIUS. Bon. — CLiviim, Dej ) (PI. ai, fig. i.) Qui n'ont au plus que des dentelures ou de petites épines très peu dis- tinctes, au côté externe des deux jambes antérieures, et où ce côté se pro- longe ordinairement à son extrémité en une longue pointe, en forme d'épine ou de doigt, et opposée à un autre doigt constitué par un tort éperon du côté interne [d). Le dernier article des palpes labiaux est pro- portionnellement plus gros que le même des divines, et presque en massue sécuriforme. Le corselet est ordinairement globuleux. (2) Notre seconde et dernière subdivision des bipartis comprendra ceux (i) Tenebrio fossor, Lin. ; Scarltes arc- fa) Clirincs, n° s S-ai, de M. le comte narius, Fab. ; Clairv., Entom. Helv., II, Dejean ; mais la huitième, l'arctica, sem- vnr, A, a, espèces; les divines de M. De- Me offrir les caractères des Céphalotes, iean Spec I. png. 411), 1-7. M PI ai, f K 1-7. (£) Pl.ai.fig. il: (c) PI. ?.t, fig. 1 ,/. (d) PI. 2i, fig. a. FAMILLE DES CARNASSIERS. 127 dont les jambes antérieures ne sont ni dentées extérieurement ni bidigil- lées au bout (a), et dont le second article des antennes est sensiblement plus court que le suivant ). Ils se rapprochent beaucoup, quant aux organes de la manducalion, des deux derniers sous-genres, et ils avaient été confondus par quelques auteurs avec les Scarites, dont ils ont, en effet, le port et les habitudes. Les uns ont le corps étroit, allongé, presque parallélipipède, avec le corselet presque carré; les antennes en tout ou en partie grenues; le dernier article des palpes extérieurs presque cylindrique, et le même des labiaux presque en forme de cône renversé ou de hache. Ils sont tous exotiques. LES MORIONS (MORIO. Lat.) (PI. ai.llg. 3.) Ont des antennes d'égale grosseur partout, le labre profondément échancré, les palpes extérieuis filiformes, les cuisses ovales et les jambes triangulaires. (1) Dans LES OZÈNES, (OZ^NA. Oliv.) (PI. ai, fig. 4.) Les antennes sont plus grosses ou renflées à leur extrémité (c), le labre est entier, les palpes labiaux se terminent par un article plus large, presque en forme de hache ou de triangle; les cuisses et les jambes sont étroites et allongées. (2) (i) Harpalusmonilicornis, Latr., Gêner. (2) Ozœna dentipes, Oliv., Eneyclop. crust. etinsect., I, p. 206; Morio monili- méthod. ; cornu, De]., Spec. I, p. 43o ; Scarit. Ozœna Rogerii, Dej., Spec, p. 43.', ; Georgiœ, Palis, de Beauv., VII, xv, 5 ; Ozœna brunnea, ejusd., ibid. ; Morio brasiliensis, Dej., ibid.; Ozœna Gyllenhaiii, ejusd.. ibid. Morio orientalis, ejusd., ibid. (a) PI. ai, fig. 5 rf. (b) PI. ar, fig./,«et 5c. [c) PI. ai, fig. 4a. 128 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les autres ont le corps ovale ou oblong, avec le corselet soil presque en forme de coupe ou de cœur, soit presque orbiculaire; les antennes filiformes, composées d'articles, pour la plupart presque cylindriques, surtout les derniers («) (les autres plus amincis à leur base, presque en forme de cône renversé), et le-dernier article des palpes extérieurs pres- que ovalaire ou en fuseau. Le labre est échancré Ceux-ci sont propres aux pays chauds et sablonneux des contrées occi- dentales de l'ancien continent. LES DITOMES, (D1TOMUS. Bon. — Carabus , Calosomu, Scaurus, Fab.) (PI. 21, Cg. 5.) Dont les palpes sont plus courts que la télé ; dont le corselet est en forme de coupe ou de cœur, et dont les tarses sont courts. (/>) Quelques espèces, celles auxquelles M. Ziégler restitue la dénomination générique de Ditomus, ont le corps plus allongé, de la même largeur, avec la tête séparée de chaque côté du corselet par un angle rentrant, et ordi- nairement armée, dans les maies, d'une ou de deux cornes. (I) Les autres, ou celles qui composent le genre Arisius, du même, ont le corps plus court, plus large en devant, avec la tête presque continue avec le corselet, s'y enfonçant jusqu'aux yeux; ses angles antérieurs sont pointus. i2) (i) Dej., Spec, I, pag. 4^0- première division des Ditomes. Le Carabus calydo- niiis de Fabricius-, d'après une étiquette mise par lui sous un individu provenant de lacolleclion de M. Desfontaines, forme une espèce très distincte du Ditomus calvdonlus de M. le comte Dejean. Le mâle a les man- dibules fourchues ou comme partagées en deux cornes ; la corne du milieu se termine en pointe, ou plutôt en fer de lance. Le Calosoma /ongiconiis de Fabricius est pro- bablement la femelle de cette espèce ou d'une autre très voisine. (2) Seconde division des Ditomes de M. le comte Dejean, ibld., p. .',44. I» PI. 21, fie. 5c. {/>) PI. ■. fig. 5,1. [• vMIl.l.F. DES CARNASSIERS. 12!) LES APOTOMES, (APOTOMUS. Holfm. — Scarites, Ross.) (i»i. 21, r,^. (i) Donl les palpes antérieurs sont fort longs («), dontle corselet est orbicu- laire, cl dont les tarses sont filiformes et allongés. Les palpes maxillaires extérieurs sont beaucoup plus longs que la léte, et terminés par un article ovoïdo-cylindrique ; le même des labiaux est en forme de fuseau allongé, .le n'ai pas aperçu de dent dans l'écliancrure du menton. (1) 3° Notre troisième seclion des carabiques, celle des quadiumx.xes {Qun- drimani — Harpaliens), Dej. (2;, renferme ceux qui, semblables d'ailleurs aux derniers parleurs élylres terminées postérieurement en pointe, ont, dans les maies, les quatre tarses antérieurs dilatés; les trois ou quatre premiers articles sont en forme de cœur renversé ou triangulaires, et presque tous terminés par des angles aigus (/<) ; leur dessous est ordinaire- ment (les Ophones exceptés) garni de deux rangées de papilles ou d'écaillés, avec un vide linéaire, intermédiaire. Le corps est toujours ailé, généralement ovalaire et arqué en dessus ou convexe, avec le corselet plus large que long, ou tout au plus presque isométrique, carré ou trapézoïdal. La télé n'est jamais brusquement i é- trécie postérieurement. Les antennes sont de la même grosseur partout, ou un peu el insensiblement épaissies vers le bout (<.'}• Les mandibules ne sont jamais très fortes {(> INSECTES COLEOFTEUES. Les pieds sont robustes, avec les jambes épineuses elles crochets des larses simples. Les tarses intermédiaires, dans les femelles mêmes, sont courts, et, à la dilatation près, conformés à-peu-près ainsi que les précé- dens. Ces Carabiques se plaisent dans les lieux sablonneux et exposés au soleil. Celte section se compose du genre HarpaU, Ici que M. Bonelli l'a res- treint dans le tableau présentant la distribution générale des Carabiques. De nouvelles coupes en ont encore depuis diminué l'étendue. Elles sont subordonnées aux trois divisions suivantes. La première aura pour caractères : éehancrure du menton unidentëe (I), labre éebancié , tète et extrémité antérieure du corselet aussi larges ou pins larges que l'abdomen (2). Elle comprend trois sous-genres. LES ACINOPES, (ACINOPUS. Ziégl., Dej.) (IM. ïi. fi K . 7 .) A antennes filiformes, composées d'articles courts, mais cylindracés («', et à corselet rétréci insensiblement de devant en arrière, avec les angles postérieurs très obtus ou arrondis. Le labre est fortement échancré; les mandibules n'ont point de dents; celle du milieu de l'échancrure du menton est largement tronquée. (3) (i) Si les Cyclosomes (voy . la pag. i36) tarses intermédiaires des mâles un peu ont les quatre tarses antérieurs dilatés, ils moins dilatés que les antérieurs, formeront une quatrième division, à raison des deux dents de l'échancrure du menton. (3) Harpalus megacephalus , l.alr. , (2) Tète forte, paraglosses assez larges. Gêner, crust. et iiisert., I, p. 206; Cara- comparativement à la languette propre, et bus megacephalus, Fal».; Ross.. Faun. arrondies au bout; second article des an- étrusc., Append., lab. III, 1!; Ac'mopus tennes un peu plus court que le suivant; megacephalus t Dej., Catal. 'a) PI. 91, fi^. - n. FAMILLE DES CARNASSIERS. 131 LES DAPTES, (DA.PTUS. Fisch. — Acinopus. Utj.) (l'I. Jl , Gg. 8.) A antennes, à commencer au cinquième article, moniliformes(«); à corselet rétréci brusquement vers ses angles postérieurs, qui se terminent en pointe. L'une des mandibules est avancée et très pointue (A). Les quatre jambes antérieures, surtout celles des mules, sont très garnies de petites épines, (c) (1) Près des Daples parait devoir venir le genre Pangns de M. Megerle, mentionné par M. le comte Dejean dans le catalogue de sa collection de coléoptères. D'après l'étude de l'une [Pennsylvanicus) des deux espèces que celui-ci y rapporte, je n'ai pu découvrir les caractères qui distinguent celte coupe de la précédente. La seconde division se compose d barpales, ayant aussi l'échancrure du menton unidentée, mais dont le corps, plus ou moins ovalaire ou ovoïde, est plus étroit en devant, et dont le labre est entier ou simplement un peu concave {>!). Ce sont : LES IIAHI'ALES propres. (HAIU'ALUS. Dej.l 11*1. ai. «g- il) Une espèce des plus communes dans toute l'Europe est YHarpale bronzé [Carahtis œnci/s, Fab. ; Panz., Faun. insec. Germ., LXXV, 3, 4) (<•); son corps est long d'environ quatre lignes, d'un noir luisant, avec les antennes et les pattes fauves; le dessus du corselet et des élytres le plus souvent vert ou cuivreux et brillant, quelquefois d'un noir (i) Acinopus maculipennis, Dej. ; Dn/>- D. -vittatus, rjusd., iliid., 7, var. lus pictus, Fisch., Entoin. de la Russie, II, Diloma vittiger, Germ. ; xxvi, a, xlvi, 2; D. chloroticus, ejusd., iliid. (a) l'I. il, fig. 8«. (i PI il . Gg. S. (•■) PI. il, Gg. S*, (il PI. ai, Gg. y«. ('•) PI- 2i. %. »• lô'i INSECTES COLÉOPTÈRES. bleuâtre. Le corselet est transversal, rétréci postérieurement, finement rebordé sur les côtés et au bord postérieur, avec un enfoncement poin- tillé de chaque côté, près des angles postérieurs. Les élvlres sont striées, ont une incision près de leur bout, et de petits points enfoncés dans les intervalles des stries extérieurs. On lui a aussi donné le nom de Proléc, à raison des changemens nombreux de ses couleurs. (1) L'absence de toute dent sensible dans l'échancrure du menton dislingue les Carabiques de la troisième et de la dernière division de celle section , cl qui. par la forme du corps et le labre, ressemblent d'ailleurs à ceux de la division précédente. LES OPHONES, (OPHOMJS. Ziégl., Dcj.l (PI. 21, li S . 10). Dont les mules ont les quatre tarses antérieurs follement dilatés (n) ou sensiblement plus larges et généralement garnis en dessons de poils nom- breux et sénés, formant une brosse continue; le pénultième article n'est point bilobé. Le, dernier des palpes extérieurs est tronqué ou très obtus. Le dessus du corps est très finement pointillé. Le corselet est le plus sou- vent en tonne de cœur, tronqué postérieurement. (2; LES STENOLOPHES, (STLNOLOP1IUS. Ziégl., Dej. (PI, ?i , fig. ii.) Qui ne diffèrent des Ophones que par la forme de Pavant-dernier article ([) Voyez, pour les espèces ,1e catalogue celles qu'il nomme : caliginosus, ruficor- île l.i collection de M. le comte Dejean, nis, binotatus, tardas, héros, analis, fla- genre Harpalus, pag. i ', , et, quant à leur vilabris, etc. Les Cara/ms signâtes, hirtipes synonymie, Schœnherr, Synonymia insec- 'le Pauzer font aussi partie île ce sous- /onim, el la Faune d'Autriche île M. Pull- genre. M'iuiiiil. Fabricius n'en a décrit qu'un petit a Voyez le catalogue île M. le comte nombre, et parmi lesquelles nous citerons Dejean, pag i i (iï) PI. •>. i. lig. in ii. FAMILLE DES CARNASSIERS. 1 53 des quatre tarses antérieurs, du moins dans les maies, et même îles pos- térieurs, dans quelques-uns; il est divisé jusqu'à sa base en deux lo- bes («). (1) LES ACUP ALPES, (ACUPALPUS. Lat. — Stenolophm, Dej.) (PI. 21, fig. fi.) Dont les qualre tarses antérieurs des mâles diffèrent peu des posté- rieurs, avec les ariicles intermédiaires arrondis, presque grenus etvelus, et dont les palpes extérieurs se terminent par un article pointu au boul. (/" Ces Carabiques sont très petits et semblent se lier avec les Tréehus. (2) i" La quatrième section, celle des simpligimahes (Simplicimani), se rap- proche delà précédente, quant à la manière dont se terminent les élvlres; mais les deux tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les mâles salls former néanmoins de palette carrée ou orbiculaire; tantôt les trois pre- miers articles sont notablement plus larges, et le suivant alors est toujours beaucoup plus petit que le précédent (c), tantôt celui-ci et les deux précé- dons sont plus larges, presque égaux, en forme de cœur renversé, ou trian- gulaires (rfj : les premiers articles des quatre tarses suivans sont plus gi élcs et plus allongés, presque cylindriques ou en forme de cône allongé et renversé. Les uns ont les crochets des tarses simples ou sans dentelures. Ici le troisième article des antennes est, au plus, une fois plus long que le précédent. Les pieds sont généralement robustes, avec les cuisses épaisses, plus ou moins ovalaires (e) ; le corselet, mesuré dans son plus grand diamètre transversal, est aussi large que les élytre<. Tantôt les mandibules sont évidemment plus courtes que la lélc, et ne dépassent le labre que de la moitié au plus de leur longueur. il) Stenolophus vapovariorum , Dej. . ibid. ; Cuialms, vaporariunim, Lin.; Panz., Faim, iusect. Germ., XVI, 7; Harpa- lus saponarius, Dufour. Du Sénégal. 2 Les Stenolopkes du catalogue de RI. Dejean, à l'exception du précédent. Nous citerons, entre autres, le Carabus meridianus de Linnœus et de Faliricius, et le C. ■vespertinus de Pauzer, XXXVII, 2 1 . («) PI 21, lif 1,1) PI. 22 Gg (t>) PI. 21, lig. 12 a. <■) PI. 22, fig. 5/ (e) PI. 22, lig. 2 a, 3«. 1 3 1 INSECTES COLEOPTERES. Nous commencerons par ceux dont tous les palpes extérieurs sont lili- I or mes. ,«j LES ZABRËS (ZABRUS. Clairv. lion. — Pelor. Hoir) (l'I. 21, fig. i ) Se distinguent des suivans par le dernier article du leurs palpes maxil- laires, qui est sensiblement plus court qup le précédent (A), et par les deux épines qui terminent les deux jambes antérieures {<■). f|) LES POGONES (POGONCS. Ziég., Dej.< (PI. i-i, lig. a.) Qui, dans l'ordre naturel, nous paraissent liés rapprochés des Amena de AI. lionelli, s'éloignent des autres carabiques de cette division par le mode île dilatation propre aux deux tarses antérieurs des maies; les deux pre- miers articles, et dont le radical plus grand, sont seuls dilatés; les deux suivans sont petits et égaux. Leur corps est généralement plus oblong que celui des Amara. Ces insectes paraissent d'ailleurs habiter presque exclu- sivement les bords de la mer ou les bords des étangs salés. (2) Ce n'est guère encore que par un caractère analogue que l'on peut dis- tinguer de ces derniers (i) Carabus gibbus, Fab. : Zabrus gib- bus, Clairv., Eutom.Hclv., II, xi. Voyez, pour les autres espèces, le Calai, de la coll. de M . le comte Dejean, et le troisième vol. de sou Species. Les espèces aptères, telles que le Blaps spinipes, de Fabricius (Panz., l'auu. insect. Germ., xevi, 2), forment le genre Pelor. (2)KortclcCatal. de M. le comte Dejean. M. Germai' en a représenté, dans sa Faune des insectes d'Europe, deux espèces : Po- gonus halophilus, X, 1; Harpalus luridi- pennis, VII, 2, voisine du Pogontts palii- dipenn'n du premier. [a) PI. 2'2, lit;. 1 a. ) Les tarses antérieurs «les maies sont proportionnellement moins dilatés que clans les suivans, leurs premiers articles étant plus étroits et plus allongés, et plutôt en forme de cône renversé qu'en forme de cœur(«). Ces insectes sont propres 5 l'Amérique méridionale. (1) LES FÉRONIES, (FERONIA. Lat.) ( PI, 77 , fig. / t et 5. ) Où les tarses antérieurs des mâles ont leurs trois premiers articles for- tement dilatés, en forme de cœur renversé, et dont le second et le troisième plutôt transversaux que longitudinaux, [h) Ce sous-genre comprendra un grand nombre de coupes génériques, indiquées dans le catalogue de la collection de M. le comte Dejean, tels que les suivantes : Amara (t), Pœcilus [il), Argulor, Omascus, Platysma , Pterostirhiis, Abax, Steropns, Perçus, Molops, Cophosus. Ce savant entomo- logiste a reconnu depuis (troisième volume de son Spcrics) (2) l'impossibi- lité de les signaler, et, à l'exception du premier, qu'il conserve encore, il réunit les autres dans une grande coupe générique, qu'il nomme avec moi, Féronïc. Mais quant aux Amara même, vainement ai-je cherché, dans les antennes, les parties de la bouche, des caractères qui les distin- guassent nettement des autres genres. Celui que l'on lire de la dent du milieu de l'échancrure du menton, sans parler de son peu d'importance, est 1res équivoque; cette dent, dans tous ces carabiques, m'a paru avoir (i) Harpalus circumfusus de M. Oer- (a) Actuellement sous presse et dont il mar, Insect., Species nov., I, îC? m'a communiqué quelques passages. (n) PI. 77, (ig. 3a. {/•) PI. 77, fig. 5/. (e) PI.M.fig. /,. (./)P1. •«, fig. 5. I5G INM'.CI l.S COl.KOPTÏ'.RES. au boni une échancruro", mais nu peu plus distincte ou plus profonde dans les uns que dans les autres. Les antennes de plusieurs sont un peu grenues on composées d'articles relativement plus courts et plus arrondis au sommet; mais on ne peut assigner d'une manière rigoureuse les limi- tes de cette distinction. J'en dis autant de la concavité du bord antérieur du labre et de la forme du corselet. Les Féronies peuvent former trois divisions : i" Les espèces, générale- ment ailées, dont le corps, plus ou moins ovale, est un peu convexe ou arqué en-dessus, avec les antennes plus filiformes, la tétc proportion- nellement plus étroite et les mandibules un peu moins saillantes. Par leurs habitudes, ces espèces se rapprochent des zabres et des harpalcs. Tels sont les amares (Amara) (1)(«), dont le corselet est transversal ; les poeciles {Poscilus) (*), où il est presque aussi long que large, et dont les antennes, assez courtes, ont le troisième article comprimé et anguleux ; et lesAUGUTORS (Aryutor), semblables aux poeciles, mais à antennes propor- tionnellement plus longues, et dont le troisième article n'est point an- guleux. 2° Les espèces généralement ailées, mais dont le corps est droit, plan ou horizontal, en dessus, avec la lète presque aussi large que lui. Elles fréquentent les lieux frais ou humides. Tel est le genre platysme (Plu- ti/smn) de M. Bonelli, auquel nous réunissons relui d'Omasei/s, de MM. Zié- gler et Dejean, et celui de Catadromns, de M. Mac Leay bis. ,2"i [i\ Des espèces plus raccourcies, ilotii le corselet s'élargit de devant en arrière, forment le genre Lcirus de quelques au - leurs. Le Scolvtus Jlexuosus de Fabricius semblerait se rapporter à celle division ; mais, suivant M. le comte Dejean, les qua- tre tarses antérieurs sont dilatés : il m'a paru qu'ils l'étaient plus en dehors qu'en dedans. Cet insecte peut former un sous- genre propre [Cyclosomus). Voyez, quant aux précédens, le troisième volume du Spc- cies de ce naturaliste. (2) Celles dont le corps est très aplati. avec le corselet notablement rétréci posté- rieurement, en forme de cour tronqué, formeront une première division, lel est le Carabus pic'imanus de M. Duftsclimid un le C. m&nticola de quelques autres; Al. le comte Dejean le place avec les Pteroslichm . quelques espèces du Brésil y entreront aussi. M. Germar (Insect. nov. spec., I. pag. 21) en a décrit une sous le nom de Molops Car'wtli'ms. Ceux dont le corps esl presque paralléli- pipede, avec le corselet presque carré, point ou peu rétréci en arrière, formeront nue seconde division. IV ce nombre son! le Platysma nigra de MM. Ronellicl Dejean, \esOmaseiis du dernier (Calai., pag. 12 ,el le Carabin tcnehrioîn'es d'Olivier, type du (a) l'I. 22, Il ; i / IM.22.fi, l'WilLLK DF.S CARNASSIERS. i: 3° La troisième division des Féronies se composera d'espèces analogues h celles de la précédente par l'ensemble de leurs caractères, mais qui en diffèrent par l'absence des ailes. Parmi ces espèces, les unes, cl les plus nombreuses, et dont le corselet n'est pas toujours en forme de cœur tronqué, ont à la base des élytres un pli ou rebord transversal, bien marqué, continu, s'étendanl jusqu'à la suture. Tantôt le corselet est presque carré ou en cœur tronqué, avec les angles postérieurs aigus. Celles dont le corps est en carré long ou cylindrique avec le corselet presque carré, guère plus étroit postérieurement qu'en devant, forment le genre cophose (Cojthosus) de MM. Ziégler et Dejean. 11 a été établi sur une espèce (cylindricus) d'Autriche. (1) Celles dont le corps est généralement ovale, déprimé, ou peu convexe en dessus, avec le corselet grand, presque carré et subisomélrique, tou- jours fortement rebordé latéralement, aussi large ou presque aussi large à son bord postérieur que la base des élytres. composent le genre abax {Abax) de M. Bonelli. L'Allemagne en fournil plusieurs espèces. Celle qu'on a nommée mêlai- licus et le Molops striolatiis de M. le comte Dejean, qui ont les antennes composées d'articles plus courts, ou qui sont presque grenues, ont paru devoir former un nouveau genre, celui de Cheporns. [2) On Irouve souvent dans les parties froides ou humides des forêts de nos environs, Y Abax petites-stries {Carabin slriola, Fab. ; Carabvs depressits, Oliv., col. 111,35, IV, -16.) (3) sous-genre Catadromus de M. Mac Leay lits (Annul. jav., I, pag. iS. t,v), qui ne diffère de celui A'Omaseus que par la dent du menlon, qui est beaucoup plus grande et entière. Ses élytres ont à leur extrémité un grand sinus, ou plutôt une échanerure. C'est une des plus grandes espèces de cette famille. Les Harpales, nigrita, anthracinus et aterrimus de M. Gyllenhall, sont des oma- scus. Le dernier a les angles postérieurs du corselet obtus, ce qui le distingue de tous les autres. On place dans le même sous-genre le Carabusleucophthalmus deFabricius, ou le Melanarius d'IUiger , mais il est aptère. (i) Nous y joindrons YOmaseus melana- rius de M. le comte Dejean, ainsi qu'une autre espèce d'Allemagne, intermédiaire entre les précédentes et le Coplwsus cylin- dricus, et qvii est, je crois, VOmaseus elon- gatus de M. Ziégler. (2) Les Platrsmes, décrits et figurés pai M. Fischer (Entomol. de la Russie, II, xr\, 4 et 5\ sont probablement des abax analogues. (3) Voyez, pour les autres espèces, le Catalogue de M. le comte Dejean, et la Faune d'Autriche de M. Duftschmid. iS !.-,;; INSECTES COLEOPTERES. Tantôt le corseletest toujours terminé postérieurement par deux angles l)ien prononcés ou aigus, et sensiblement rétréci par derrière. Sa coupe se rapproche plus ou moins de celles d'un cœur tronqué. Parmi ces espèces, plusieurs ont le corps déprimé ou plan en dessus, et les antennes composées d'articles assez allongés, plutôt obconiques que turbines. M. Bonelli les dislingue généralement sous le nom de ptérosti- CHE {Plerostichits). Elles habitent plus particulièrement les hautes montagnes de l'Europe et le Caucase. Les environs de Paris n'en fournissent qu'une seule (Carahus oblongo- punclalus, Fab.; l'anz., Faim, in sec t. Germ., LXXIH, 2). (1) D'autres, dont les antennes sont presque grenues, ont le dessus du corps assez convexe, et proportionnellement plus large, avec l'abdomen plus court. C'est le genre molops [Molops) de M. Uonelli, qui conduit évidem- ment à d'autres félonies très analogues, mais dont le corselet est arrondi aux angles postérieurs, et dont l'abdomen est ovalaire, l'angle extérieur de la base des élylres étant obtus ou point saillant. Le corps et les anten- nes sont, en général, proportionnellement plus longs. Ces dernières espèces ont été détachées des plérostiches pour former un nouveau genre, celui de stérope (Stcropits, Meg.). (2) Nous terminerons enfin ce sous-genre par des espèces généralement assez grandes, dont le corselet a presque toujours la forme d'un cœur tronqué, et dont la base des élylres n'a point de pli transversal, ou ne présente au plus qu'un espace lisse, s'effaçant, et sans bord postérieur bien terminé. Tel est le caractère qui me parait le mieux signaler le genre (i) Voyez, pour les autres espèces, le Catalogue Je M. le comte Dejean, et le bel ouvrage de M. Fischer sur les insectes de la Russie (II, p. i?.3, xrx, lig. i ; xxxvn, 8, '; . Je pense a\cc lui que le G. myoso- tlusdeM.. Mégerle ne diffère pas essentielle- inriil de celui de Pterostichus. [•>.) l'oyez, tant pour celui-ri que pour le précédent, le Catalogue de M. te comte Dejean ri M. Germar (Insect. spec. nov., I, p. a6 el suiv.). Quelques espèces, telles que le Molops terricola [Scarites piceus, Panz, Faun. insect. Germ., \l. > : le Molops elatus Scarites gagates, ejusd., "XI. i) ; le Steropus hottentota [Scarites hotten- totus, oliv.. roi. fit, 36, i i. 19), avaienl élé rangés avec les Scarites. Le Carabus mu, h, lus Ai' Fabricius (Faun. insect. On-., V, ?.\ espèce assez commune dans quel- ques départemens méridionaux, est un Sté- rope M. le eonile Dejean forme un nou- veau genre avec le Stérope hottentot, à rai- son de ses pieds antérieurs, dont les jambes sont arquées, el de quelques autres carac- tères. FAMILLE DES CARNASSIERS. l."»i) I'Krcus (Perçus) de AI. Bonclli. Ni la longueur relative des deux derniers articles des palpes maxillaires, ni l'inégalité des proportions des mandi- bules, ni quelques légères différences sexuelles prises des derniers an- neaux de l'abdomen, ne le distinguent nettement des autres sous-genres. Ces espèces habitent exclusivement l'Espagne, l'Italie et les grandes iles de la Méditerranée. Quelques-unes sont aplaties eu dessus, (l) LES M Y AS (MYAS.) (I'!.-,,,. liy.lç. De M. Ziégler, ressemblent aux félonies, avec lesquelles on a formé le genre CAeponis j mais leur corselet est plus dilaté latéralement, rétréci près des angles postérieurs, et offre immédiatement avant eux une petite échancrure. Les palpes labiaux se terminent par un article évidemment plus épais, presque triangulaire. On en tonnait deux espèces, l'une de Hongrie {rha/i/bœns{a)), et l'autre de l'Amérique septentrionale, où elle a été découverte par M. Leconle. (2; Tantôt les mandibules sont aussi longues que la tète, et s'avance forte- ment au-delà du chaperon. Le corps est toujours oblong, avec le corselet en forme de cœur allongé. Les uns ressemblent à des Scariles, et les autres à des Lébies. (i) Cambus PaykuUii, Hoss., t'aiiii. par la forme des palpes labiaux mais à étrusc., niant, r, ln!>. V, f. C. mandibules plus fortes, donl la denl mi- Percus eienus, Char». Hor. Eutom., V, loyenue du menton est beaucoup plus I. Voyez aussi les Annales des sciences grande, cl propres aux Indes-Orientales, naturelles el celles des science, pliy- forment le genre Trigonotoma de M. J)c- siques par MM. Borj de Saint-Vincent, Jean, dont les caractères sont exposés dans Drapiez cl Van-Mous. Je rapporte au le troisième \ohmie de son Specics. Ici même sous-genre VAhax corsicus de M. le encore paraît devoir se placer le genre r " Dejean. Pseudomorplm de M . Kirb) Lin., Traus., [i] Quelques autres espèces, analogues XIV, 98 U) l'I. «., fig. le I 10 INSECTES COLEOPTERES. LES CÉPHALOTES (CEPHALOTES. Bon. - Broscus. Panz.) (PI. 22, fig. 7 ) Ont des antennes tlonl la longueur égale an plus la moitié de celle du corps, composées d'articles courts, et dont le premier plus court que les deux suivans pris ensemble («) ; la mandibule droite fortement unidenlée au côté interne {!>), et le labre entier. (1 LES STOMIS. (STOMIS. Clairv.) (PI. 22. Gg.S ) Où les antennes sont plus longues que la moitié du corps, composées d'articles allongés, et dont le premier plus long que les deux suivans réu- nis (c); dont la mandibule droite offre près du milieu de son côté interne une forte entaille (d) } et dont le labre est échancré. 2) Le sous-genre suivant, celui DE CATASCOPE, (CATASCOPUS. Kii'b. (PI. il bis. fig. i.) Se distingue des deux précêdens, dont il se rapproche d'ailleurs par la longueur relative du troisième article des antennes [e , en ce que le corps est aplati, proportionnellement plus large, avec le corselet plus court, les (i) Carabui cephalates, Fab. ; Pan/., (a) Stomis pumicatus, Clairv., Knloin. Faim, insect. Germ., Lxxxtit, i; 1ml. Iielv., II, vi. eutom., p. 6a. ;. {•!) PI. 22, fig 8a '<■) PI. aaii'j.fig. la. FAMILLE DFS CARNASSIERS. l'il élylres fortement éehancrées latéralement à leur extrémité postérieure, et que le labre est allongé. Les yeux sont grands etsaillans. Ces inseetes ont des couleurs brillantes, et ressemblent, au premier aspect, à des Cicindèles ou a des Elaphres. (1) Là, la longueur du troisième article des antennes est triple, ou peu s'en faut, de celle du précédent. Ces organes ainsi que les pieds sont générale- ment grêles. Dans ceux-ci, les quatre premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont larges, et le pénultième est bilobé. LES COLFODES. (COLPODES. Mac— L.) Ce sous- genre, établi par M. Mac Leay fds (Annul. javan., I, p. 17, t. 1, (ig. 3), parait avoir de grands rapports avec le précédent et les suivans. (i) Ce sous- genre a été établi par M. Xir- h\ sur uneespèce deCarabique(Catascopus llanLvickii, Trans. lin. soc, XIV, m. i; Hisl. nat. des coléopt. d'Eur.. II. vu, S dis Indes-Orientales, ayant la tète et le corselet verts, les élytres d'un bleu verdà- tre, avec des stries ponctuées, et le dessous du corps presque noirâtre. M. Mac Leay fils (Annul. javan., I, p. 14) place les Catascopcs dans sa famille des Harpalides, immédiatement après les Chhenies, et y rapporte le Carabe élégant de Fabricius, rangé avec les Élaphres par M. Weber. Il les distingue d'un autre sous-genre très voisin, qu'il établit sous la dénomination de Pericalus, par ses antennes, dont le se- cond et le troisième articles sont presque de longueur égale, tandis qu'ici le troisième est plus long ; par les mandibules, qui sont courtes, épaisses et courbées, au lieu d'être avancées et presque parallèles; à raison encore des palpes, qui sont courts, épais. avec le dernier article ovoïde, presque tronqué, tandis que ceux des Péricales sont grêles et cylindriques ; eniin parce qu'ici la tète est plus large que le corselet, ce qui n'a pas lieu dans les Catascopes. Les yeux, 111 outre, sont très saitlans et globuleux dans les Péricales, ce qui leur donne quel- que ressemblance avec les Élaphres et les Cicindèles. Il n'en décrit qu'une espèce [Pericalus cicindeloides, 1,2); mais nous ignorons encore quelles sont les différences sexuelles, surtout relativement aux tarses. La forme de la languette des Catascopes et celle de leurs jambes les éloignent des Ela- pbres et des ïacbys. Ces inseetes se rap- prochent beaucoup plus des Cblœnies, des Ancbomènes, des Sphodres, etc. Plusieurs Carabiques simplicimanes ont l'extrémité de leurs élytres fortement sinuée au bout, et se distinguant à peine, sous ce rapport, des Troncatipennes . 142 INSECTES COLÉOPTÈKES. Suivant lui, le labre est en carré transversal et entier. L'échancrure du menton est simple ou sans dent. La tête est presque de la longueur du corselet. Celui-ci est presque en forme de cône tronqué, échancré en devant avec les côtés arrondis et un peu rebordés. Les élvtres son! un peu ëchancrées. Les lobes du pénultième article des tarses antérieurs du mâle sont plus giands. Le corps est un peu convexe. 11 ne cite qu'une seule espèce (bninneits). Dans ceux-là, tous les articles des tarses «les deux sexes sont entiers, i LES MORMOLYCES. (MORMOLYCE. Ilagenb.) [PI. l'ibis, lig. 2 ) Le corps est 1res aplati, foliacé, el beaucoup plus étroit dans sa moitié antérieure. La tète est fort longue, très élroile, presque cylindrique. Le corselet est ovalaire cl tronqué aux deux bonis. Les él\ 1res sont liés dila- tées el arquées extérieurement , avec une éuliancrure profonde au côté interne, près de leur extrémité. La seule espèce connue {phi/llodes [/>)) a été l'objet d'une monographie particulière publiée par JM. Hagenbach, et se trouve à Java. LES SPIIODKES Sl'HODKUS. Clail'V, lion. — Lœmoslhenits, Bon.— Car abus. Lin j (I'l. 22 bis, fig. I et v) Ont le corps déprimé, mais non foliacé, avec la léle ovoïde, le corselel en forme de cœur et les élylres sans dilatation extérieure ni échancrure interne. Plusieurs de ces insectes se tiennent dans les caves. (1) (i) Carabus leucopkthalmus,\Àu.\Car l p- \\\V. i;, i .> ; \ les crochets des tarses l>u\ jï/antts, r.ili. ; Panz . Faim, insecl. offrenl quelques petites dentelures, comme r.'ini , \l, ;. Dans le Sphodrm terrico/a dans le sous-geure suivant. [Carabus tcrricola, Payl» ; i>l^ Col. 111, -, I'l. . :bis, (ig. ?.e. | PI. ■■ ibis, Ii« ■. FAMILLE DES CARNASSIERS. I Les derniers simplicimanes se distinguent de tous les autres par les dentelures intérieures des crochets du bout de leurs tarses. Les uns ont tous leurs palpes extérieurs filiformes, et le corselet soit en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement, soit en trapèze et s'élargissanl de devant en arrière. LES CTENIPES, (CTENIPUS. Latr. — Lœmosthenus, Bon.) Dont le corps est droit, allongé, avec le corselet en forme de cœur, rétréci et tronqué postérieurement. Le troisième article des antennes est allongé, (i) LES CALATHES, (CALATHUS. Bon.) (PI. 1-i.bh. fig. 5.) Dont le corps est ovale, arqué en dessus, avec le corselet carré ou trapé- zoïdc, plus large postérieurement. (2j Les autres ont les palpes labiaux terminés en massue, en forme de toupie ou de cône renversé («), et le corselet presque orbiculaire. (i) Les Sphodres jantlùnus, complana- tus, et plusieurs autres de M. le comte De- jean, qui se distinguent des vrais Sphodres par le raccourcissement du troisième article des antennes et les dentelures des crochets des tarses. Ces deux sous-genres se con- fondent presque insensiblement. M. Fischer a figuré plusieurs espèces de l'un et de l'autre, sous la dénomination générique de (a) PI. 11 bis, fig. (j. Sphodre, dans le second volume de son Entomographie de la Russie. (2) Carabus melanocephalus , Fab. Panz. , Faun. inseot. Gerra., XXX, 19 ; C. cistelo'idcs, ibid., XI, 12 ; C. fusais, Fab. ; L\ frigidus, ejusd. Voyez le Calai, delà coll. de AI. le comte Dejean, et M. Ger- mai. Insect. Spec. nov., I, pag. t3. H1 INSECTES COLÉOPTÈRES LES TAPIIHIES (TAPHR1A. Bonelli. — Synvchus. Gyllenh.) (PI. 22 bis, fig.O.) L'échancrure du menton est bidentée, ainsi que dans le sous-genre précédent. (1) 5° La section cinquième, celle des patellimases {PatellimaniJ, n'est distinguée de la précédente que par la manière dont se dilatent dans les maies les deux tarses antérieurs; les premiers articles (ordinairement les trois premiers, le quatrième en sus ou les deux premiers seulement dans d'autres), tantôt carrés, tantôt en partie de cette forme, et les autres en forme de coeur ou de triangle renversé, mais toujours arrondis à leur extrémité, et point terminés comme dans les sections précédentes, par des angles aigus, forment une palette orbiculaire ou un carré long, dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées, sans vide au milieu, (a) Les pieds sont ordinairement grêles et allongés. Le corselet est souvent plus étroit dans toute sa longueur que l'abdomen. Ils fréquentent, pour la plupart, les bords des rivières ou les lieux aquatiques. Nous partagerons les patellimanes en ceux dont la tète se rétrécit insen- siblement par derrière ou à sa base, et en ceux où le rétrécissement se forme brusquement derrière les yeux, de manière que la tète semble être portée sur une espèce de cou ou de pédicule. Les premiers peuvent aussi se subdiviser en deux. Les uns, dont les mandibules se terminent toujours en pointe (M, et dont la palette des tarses est toujours étroite, allongée, et formée par les trois premiers articles, dont le second cl le troisième carrés (c), ont le labre entier ou sans échancrure notable, et une ou deux dents dans l'échan- crure du menton ; l'extrémité antérieure de la tête n'est point rebordée. Ici le dessous de la palette des tarses offre, comme dans les précédens, deux séries longitudinales de papilles ou de poils, avec un vide intermé- diaire, et non une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs sont (i) Carabus vivalis, I il ip; ; l'.ui/ .. ibid., XXXVII, 19. (a) PI. ■/>, fij,'. i cl ■>. {/') PI. cl. lis ; n. c) PI. ,1, fig. ; b. FAMILLE DES CARNASSIERS. 147 toujours filiformes et terminés par un article presque cylindrique ou cylindrico-ovalaire. (a) Tantôt le corps est très aplati. LES DOLIOUES, (DOLIÇHUS. Bon.) (PI 2Ï,fig. ..) Qui se rapprochent des derniers sous-genres et s'éloignent de tous les suivans, par les crochets de leurs tarses dentelés en dessous {/>). Leur cor- selet est en forme de cœur tronqué. (1) LES PLATYNES, (PUTYNUS. Bon.) (PI. 23. Cg. 2.) Semblables, quant à la forme du corselet, mais à crochets des tarses simples, (c) Les ailes manquent ou sont imparfaites dans quelques-uns. (2) LES AGONES, (AGONUM. Bon.) 11'l.aî. fig.3.) Où le corselet est presque orbiculaire. (3) (i) Conduis Jluvicoinis, Fab. ; Preysl., (3) Harpalus vlduus, Gvll. ; iiid., Bohem. insect., I, m, 6, et quelques autres XXXVII, i S ; espèces du cap de Bonne-Espérance. (2) Platynus complanatus, Bon. ; Carabus angustirollis , Fab. ; Panz. Fauu. insect. Geim.. LXXIII, r, ; Platynus blandus, Germ. insect., Spec nov., I, p. 12 , Carabus scrobiculatus, Fab. ; Harpalus livras, Gyll. la) PI. >.S, fig. 5 et (i a. INSECTES. Carabus marglnatus, Fab. ; Panz., ilnd. t XXX, 14 i C. 6-punctatus, Fab.; Panz., ibid., XXX, i3, et XXXVIII, 17? C. parum-punctatus, Fab. ; Panz., ilud., XCII, 4 i ' C. b-punctatus, Fab. ; Oliv., col. III 35, xnr, t53. Voyez le Calai, de M. le (/■) PI. 2J, fig. 1. (c) PI. 23, Cg. 2. '9 141 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES TAPHRIES (TAPHRIA. Bonelli. — Synvchus. Gyllenh.) (i'I. llJ.is, fig.6.) L'échancrure du menton est bidentée, ainsi que dans le sous-genre précédent. (1) 5° La section cinquième, celle des patelmmaines {Pateltimani), n'est distinguée de la précédente que par la manière dont se dilatent dans les mâles les deux tarses antérieurs; les premiers articles (ordinairement les trois premiers, le quatrième en sus ou les deux premiers seulement dans d'autres), tantôt carrés, tantôt en partie de celte forme, et les autres en forme de cœur ou de triangle renversé, mais toujours arrondis à leur extrémité, et point terminés comme dans les sections précédentes, par des angles aigus, forment une palette orbiculaire ou un carré long, dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées, sans vide au milieu, (a) Les pieds sont ordinairement grêles et allongés. Le corselet esl souvent plus étroit dans toute sa longueur que l'abdomen. Ils fréquentent, pour la plupart, les bords des rivières ou les lieux aquatiques. Nous partagerons les patellimanes en ceux dont la tète se rétrécit insen- siblement par derrière ou à sa base, et en ceux où le rétrécissement se forme brusquement derrière les yeux, de manière que la tète semble être portée sur une espèce de cou ou de pédicule. Les premiers peuvent aussi se subdiviser en deux. Les uns, dont les mandibules se terminent toujours en pointe {!>), et dont la palette des tarses est toujours étroite, allongée, et formée par les trois premiers articles, dont le second et le troisième carrés (i), ont le labre entier ou sans éebancrure notable, et une ou deux dents dans l'échan- crure du menton ; l'extrémité antérieure de la tète n'est point rebordée. Ici le dessous de la palette des tarses offre, comme dans les précédens, deux séries longitudinales de papilles ou de poils, avec un vide intermé- diaire, et non une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs sont (i) Carabus vivalîs, Illig. ; l'an/., ilniL, WWI1, ir). (■l) I'I. ■/>, fig. I CI 2. {b) I'I. 1 1. flg - a. c) I'I. .'I. (ig. i b. IWIILLK DES CARNASSIERS. 147 toujours filiformes et terminés par un article presque cylindrique ou cylindrico-ovalaire. (a) Tantôt le corps est très aplati. LES DOLIOUES, (UOLICHUS. Bon.) (PI, 23,fig. I.) Qui se rapprochent des derniers sous-genres et s'éloignent de tous les suivans, par les crochets de leurs tarses dentelés en dessous (/>). Leur cor- selet est en forme de cœur tronqué. (1) LES PLATYNES, (PUTYNUS. Bon.) (PI. 23, lig. 2.) Semblables, quant à la l'orme du corselet, mais à crochets des tarses simples. (<••) Les ailes manquent ou sont imparfaites dans quelques-uns. (2) LES AGONES, (AGONUM. Bon.) llM.»ï, flg.3.) Où le corselet est presque orbiculaire. (3) (i) Corabus jlavicor/tis, Fab.; Preysl., (3) Harpaîus riduus, Gvll. ; ibid.. Bohem. insect., I, ni, 6, et quelques autres XXXVII, iS; espèces du cap de Bonne-Espérance. (2) Platrnus complanatus, Bon. ; Carabus angustîcollis , Fal>. ; Panz. Faim, insect. Germ., LXXIII, gj Platrnus blandus, Germ. insect.. Spec. QOV., I, p. 12 , Carabus scrobiculatus, Fal>. ; Harpaîus livens, Gyll. (a) PI. 9.\ Gg. 5 c( (1 a. INSECTES. Carabus marginatus, Fab. ; Panz., ibid., xxx, 14; C. 6'punctatus , Fa!».; Panz., ibid., XXX, i3,et XXXVIII, 17? C. parum-punctutus, Fab.; Panz., ib'id., xcn, 4 ; ' C. ti-punctalus, Fab. ; Oliv., col. III, 35, xiii, i53. VoyezXe Catal. de M. le (/-) PI. 2 3, lig. 1. (c) PI. 23, fig. 2. •9 I'l8 INSECTES COLÉOPTÈRES. Tantôt le corps est d'une épaisseur ordinaire. Le corselet toujours en (orme de cœur tronqué. LES ANCI10MÈNES. (ANCHOMENUS. Bon.)(l) (PI. 2i, lig. \.) Là, le dessous de la palette des tarses est garni d'une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs et surtout les labiaux sont, dans plusieurs, terminés par un article plus épais ou plus large, en forme de triangle renversé. Nous commencerons par ceux où ils sont filiformes. LES CALLISTES (CALLISTUS. Bon.) (IM. a3. Gg. 5.) Ont la dent de l'échancrure du menton entière, les palpes extérieurs terminés par un article ovalaire et pointu au bout(n), et le corselet en forme de cœur tronqué. (2) LES OODES (OODES. Bon.) (Pi. a3, fi-. fi.) Hessemblent aux callistes quant à la dent de l'échancrure du menton, m, us oui le dernier article des palpes maxillaires extérieurs cylindrique (4), comte Dejean. "VA, rotundatum et quel- LXXIII, 7; ques autres forment, pour lui, un nouveau C.oblougits, Fab.îPanz.jM/W.jXXXIV. genre. 3. (1) Carabuspvasinus, Fab.; Pan/.., i/>r,/., (^a) Carabtts lunatus, Fab.: Pau/.. Fann, XVI, (i ; iiim-.I. C.inii. \\T. ", ; IV|.. Spcc, II. Carubut albipes, Fab.j l'an/,.. // agfi. (a) PI. aï, fi K . 5. (/,) pi. 2 J, i lf .. ,;„. FAMILLE DES CARNASSIERS. 14!) et le même des labiaux en ovale tronqué. Le corselet est trapézoïdal, plus étroit en devant, et de la largeur de la base de l'abdomen à son bord pos- térieur. (1) LES CIIL/ENIES, (CHUENIUS. Bon.) (PI. 23, tig. -.) Où la dent de l'échancrure du menton est bifide; qui ont les palpes maxillaires extérieurs terminés par un article presque cylindrique, un peu aminci à sa base («j, et le dernier des labiaux en forme de cône ren- versé et allongé. (/') Le Carabe savonnier d'Olivier (col. III, 36, lu, 26), dont on se sert au Sénégal en guise de savon , est de ce sous-genre. (2) Dans les suivans les palpes extérieurs sont terminés par un article plus large, comprimé, en forme de triangle renversé ou de bâche , et plus dilaté dans les mâles (c). La dent de l'échancrure du menton est toujours bifide. LES ÉPOMIS , (EPOMIS. Bonelli.) (PI. 2 3, Cg. 8.) Auxquels nous réunirons les dihodes (Dinodes), dont le dernier article des palpes est un peu plus dilaté (3) i C. helopioides, Fab.; Pau/..; ibid., XXX, ir. T'oyez le second volume du Species de M. le conile Dejean, pag. 3 74. (2) C. cinctus, Fab., Herbst., Archiv., XXIX, 7; C.festivus,Yn\s. Pauz., ibid. XXX, i5; >:.spoliatus, Fab.; Panz.,//'., XXXI, (> ; Chlœnius velutinuSj'De].', Car-abus cinc- tus, Oliv., col. III, 35, m, 2S ; C. holosericeus,¥ab.; Panz.,ii.,XI,g,a; («) PI. 2), tig. ',!>. C. nigricornis, Fab. ; Panz., ibid. , XI, C. agrorum, Oliv., ibid., XII, 144; C. \-sulcatus, Payk., et plusieurs autres espèces exotiques de Fabricius , telles que les "suivantes : tenoicoUis, oculatus, posti- cus, micanSj (iitadricolor, sligma, amnwri, carnifeXj etc. Voyez\e second vol. du Spec. de M. Dejean, pag. 297 et suiv. (3) Dinodes rufipes, lion. ; Dej., Spec, {/>) Pt. 23, fig. 7 c. (c) PI. 23, lig. S. 150 INSECTES COLÉOPTÈRES. Le genre Lissaiichenus , de M- Mac-Leay fils (Annul. javan. I, i, 1) , nie parait peu différer du précédent. Les autres ont le plus souvent les mandibules très obtuses («), ou comme tronquées et fourchues ou bidentées à leur extrémité. Leur labre est dis- tinctement échancré ou bilobé, et la portion antérieure de la tête, qui lui donne naissance, est rebordée et souvent concave. L'échancrure du menton n'offre point de dent. La palette des tarses de plusieurs est large, presque orbiculaire. Ceux-ci ont les mandibules terminées en pointe , sans échancrure ni dent au-dessous d'elle. La palette des tarses des maies est formée par les trois premiers ar- ticles. LES REMBES. (REMBUS. Latr.) (PI. «3, fig. g.) Le labre est bilobé. Les palpes maxillaires extérieurs sont filiformes, et le dernier article des labiaux est un peu renflé, en forme de cône ren- versé et allongé. {/') La léle est étroite, relativement à la largeur du corps. Les antennes et les palpes sont grêles. (1) LES DIC/ELES. (D1C/ELLS. lion.) (PI. 23, f.g. .,..) Le labre est simplement échancré , avec une ligne imprimée et longi- tudinale au milieu. Le dernier article des palpes extérieurs est plus grand et presque en forme de hache. II, pag. 372; Cnrabus azureus, Duft. ; Carabus crcesus.T&b. Chlœnïus azureus, Slurm., V, cxxvir ; (1) Rembus politns, Dej, ; Carabus po/i- Epomis circumscriptus, Dej., Spec, II, tus, Fali.; Herbst., Archiv., \\l\, 2; p. 36g; Carabus cinctus, Ross., Faim. R. impressus, Dej. ; Carabus impressus, etrusc, I, iv, 9 ; Fal>. (a) PI. 2'., iig. 11,1. (/-) PI.-/Ï, [\£ <,. FAMILLE DES CARNASSIERS. liîl Le corps esl presque parallélipipède , avec la télé presque aussi large que le corselet , et les élylres fortement striées et souvent carénées laté- ralement. Les mandibules sont arquées inférieurement, au bord interne, et comme tronquées ensuite et terminées en pointe. Les espèces connues sont américaines. (1) Ceux-là ont des mandibules très obtuses («), écbancrées à leur extré- mité, ou unidenlées en dessous. LES LICINES (LICINUS. Latr.) (PI. aï, lig. i..) Ont le dernier article des palpes extérieurs plus grand, presque en forme de hache (*). La palette des tarses des mules est large, suborbicu- laire et formée par les deux premiers articles , dont le basilaire fort grand. (-2) LES BADISTER , (11ADISTER. Clairv. Amblychus. Gyllenh.) (1*1. 2Î, C;;. i?.) Où le dernier article des palpes extérieurs esl ovalaire {c) ; celui des labiaux est simplement un peu plus gros (terminé souvent en pointe aiguë). La palette des tarses est en carré long et formée par les trois premiers articles. (3) Les derniers patellimanes, ou ceux qui composent leur seconde division (i) Voyez le Spec. gen. des eol. deM.le C. Hoffmanseggii, Panz., Faim, insect. comte Dejean., II, 2 S3. Germ. , LXXXIX, 5. Voyez le Speeies de (2) Carabus agricola, Oliv., col. III, 35, M. le comte Dejean, II, pag, 392-401. V, 53; C. silphoides,Vàb.\ Sturm.III.i.xxiv, a; (3) Caralms bipustulatus, Fab.; Clairv.. C. emarginatus, 0\w.,ibid., XIII, i5o; Entom. Helv., II, xm; Carabus cassideus, Fab. ; C. peltatus , lilig. , Panz. , ibid. C. depressus , Pajk. ; Slurm., ibid., XXXVII, 20. Voyez le second volume du LXXIV. 0, O; Spec.deM.lecomteDejean,nag.4o5-4n. (a) PI. 33, fig. lin. (/') PI. 23, Cg. il // (11). (c) VI. 23,11g. 12 a. 13*2 INSECTES COLÉOPTÈRES. générale , ont leur lèle rélrécie brusquement derrière les yeux , et comme distinguée du corselet par une espèce de cou ou de pédicule. Elle est souvent petite , avec les yeux saillans. Dans plusieurs , la languette est courte et s'avance peu au-delà de l'échancrure du menton. Ici cette échancrure n'a point de dent ; les mandibules sont fortes, et le labre est fortement échancré et presque bilobé. Tels sont LES PÉLÉCIES. (PELECIUM. kirby.) (Pl. 24. Cg- '•) Le dernier article des palpes extérieurs est en forme de hache. La languette est courte. Le corps est oblong , plus étroit en devant. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs des maies sont en forme de triangle renversé, garnis de brosse en dessous, et le quatrième est bifide, (a) Les espèces de ce sous- genre et du suivant sont propres a l'Amérique méridionale. (1) Là, l'échancrure du menton offre une dent; les mandibules sont gé- néralement petites et moyennes dans les autres. Le labre est entier ou faiblement échancré. Quelques-uns se rapprochent des pélécies à l'égard des palpes exté- rieurs , terminés aussi par un article plus grand , en forme de hache ou de triangle renversé. Leur tète est toujours petite, et le corselet est orbi- culaire ou trapézoïde. LES CYNTIIIES. (CYNTHIA. — Aupar. Microcephalus, Lat) Dans les mâles desquels les premiers articles des tarses antérieurs sont en forme de triangle renversé et composent la palette ; ils sont garnis de brosse en dessous, et le quatrième est bifide. La lèle et les mandibules sont proportionnellement plus fortes que dans le sous-genre suivant. Les palpes extérieurs sont moins allongés , 1 Pelecium cyanipes, Kirh.. Transact. liim. .so<\. XII, xxi, (a) Pl. ,.„ lig la. FAMILLE DES CARNASSIERS. 15." niais plus comprimés au bout. Le corps est ovale , avec le corselet trapé- zoïdal , plus large postérieurement , plan , rebordé, sillonné longitudina- lement. ;i) LES PANACEES, (PANAG/EUS. Lai.) (l'i. i\, fig. ».) Dont la palette des tarses, propre aux maies , n'est formée que par les deux premiers articles. La léte est très petite , comparativement au corps, avec les yeux glo- buleux. Les mandibules, les mâchoires et la languette sont aussi très pe- tites. Le corselet est le plus souvent suborbiculaire. (2) Dans les sous- genres suivans , et qui terminent cette section, les palpes extérieurs sont filiformes j le dernier article des maxillaires est presque cylindrique et le même des labiaux est presque ovalaire ou presque en cône renversé et allongé. Le premier sous-genre, celui DE LOKICÈRE, (LORICERA. Lat.) (pi. ■>/,, fig. :;.) Est très remarquable. Ses antennes sont sétacées , courbes , avec le se- cond article et les quatre suivans plus courts que les derniers et garnis de faisceaux de poils. Les mandibules sont petites. Les mâchoires sont barbues extérieurement. Le labre est arrondi en devant. Les palpes la- biaux sont plus longs que les maxillaires. Les yeux sont très saillans. Le corselet est presque orbiculairu ou en l'orme de cœur , largement tronqué et arrondi aitx angles postérieurs. Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont ddalés dans les maies. (3) (i) Sous genre établi sur des espèces il 1 1 Cavabus angulatus, Fal>. ; Oliv., il>i,l., Brésil, ayant, ainsi que les Dicèles, le port vu, -l'y ; des sibax deM. Ronelli. . Panagc'e à quatre taches, Cuv., Reg. (2) Carabus crux-majoi\ Fal>. ; Clairv., anim., IV, xiv, 1, Voyez L'article Partager Eutom. Itelv. , II. \ï; de l'Eucjclop. métliod., et le second vo Carabus notulatus, Fal). lunie du Species de M. le comte Dejean, Cychrus reflexus, Fal).; Oliv., col. III, pag. 233 et suir. 35, vu, 77 ; (3) Lor'iccra aura, l.alr. ; Carabus piti- 184 [INSECTES COLÉOPTÈRES. LES PATROBES (l'ATROBUS. Mes) (PI. 24, Cg. 4.) Ont des antennes filiformes , droites, sans faisceaux de poils, avec le quatrième article et les suivans égaux , presque cylindriques ; les mandi- bules de grandeur ordinaire ; le labre en carré transversal , avec le bord antérieur droit. La longueur des palpes labiaux n'excède pas celle des maxillaires. Le corselet est en forme de cœur tronqué , avec les angles postérieurs aigus. Les deux premiers articles des tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les maies. Les yeux sont moins saillans et le cou est moins élroit que dans le sous-genre précédent. (1) Nous passerons maintenant aux carabiques dont les jambes antérieures n'ont point d'échancrure au côté interne, ou qui en offrent une , mais commençant très près de l'extrémité de ces jambes, ou ne s'avançant point sur leur face antérieure et ne formant qu'un canal oblique et linéaire (a). La languette est souvent très courte, terminée en pointe au milieu de sou sommet , et accompagnée de paraglosses allant aussi en pointe. Les man- dibules sont robustes (/»). Le dernier article des palpes extérieurs est ordi- nairement plus grand, comprimé en forme de triangle renversé ou de hache dans les uns, presque en forme de cuiller dans les autres (c) (2). Les yeux sont saillans. Les élytres sont entières ou simplement sinuées à leur extrémité postérieure. L'abdomen est ordinairement volumineux, com- parativement aux autres parties du corps. Ces carabiques sont, pour la plupart, de grande taille, ornés de couleurs métalliques brillantes, cou- rent très vite et sont très carnassiers. Ils composeront une section parti- culière , la sixième du genre , et que nous nommerons grakdipalpes {Grandipalpi). (3) cornis, Fa!). ; Panz., Faim, insccl. C.eim., l'une du Portugal el l'autre de l'Amer. XI, 10 ; Oliv. ; col.III, 35,xr, ng;Dej., septent. Spec. II, pag. it/S. ' il est souvent plus dilaté dans les mâles ; cela est surtout très sensible dans (1) Cambusru/îpes,Fab.; C. excamtus, les Procerus. Payk.; Panz., ibid., XXXIV, 2. M. le ■ Dénomination plus caractéristique comte Deiean, dans le Catalogue de sa col- que celle d' abdominaux, que nous lui avions lection, en mentionne deux autres espères, donnée auparavant. («) PI. ■>.', , (ig. 5a et S. (A) PI. ai, lig. 5 et 12 b. (<:) PI. 2 1, lig. 12 e. FAMILLE DES CARNASSIERS. ^$S Une première division aura pour caractères: corps toujours épais, sans ailes; labre toujours bilobé ; dernier article des palpes extérieurs toujours 1res grand ; échancrure du menton sans dent ; côté interne des mandi- bules entièrement ou presque entièrement dentelé dans sa longueur, (a) Ici les mandibules sont arquées, fortement dentées dans toute leur longueur, et l'extrémité latérale et extérieure des deux premières jambes est prolongée en une pointe (b). Le dernier article de leurs palpes exté- rieurs est en demi-ovale , longitudinal , avec le côté interne arqué ; les palpes maxillaires internes sont droits , avec le dernier article beaucoup plus grand que le premier et presque ovoïde. L'échancrure du menton est peu profonde. Tels sont les caractères DES PAMBORES, (PAMBORUS. Latr.) PI. 2,',, fig. 5. On n'en connaît encore qu'une seule espèce , le Pambore alternant (Cuv., Règ. anim., V, xrv, 2 ; Dej., Spec, II, p.' 18, 19), et qui a été ap- portée de la Nouvelle- Hollande par Peron et M. Lesueur. Là les mandibules sont droites , simplement arquées ou crochues et dilatées 5 leur extrémité. Les deux jambes antérieures ne se prolongent point en manière d'épine à leur extrémité latérale. Le dernier article des palpes extérieurs est beaucoup plus large que les précédens , concave en dessus, presque en forme de cuiller. Le menton est profondément échan- ccé, proportionnellement plus allongé que dans les sous-genres suivans , épaissi sur les côtés dans la plupart, et comme divisé longitudinalement en trois espaces. Les élytres sont soudées, carénées latéralement, et em- brassent une partie des côtés de l'abdomen. Ces carabiques composent le genre Cijchms de Paykull et de Fabricius , mais qu'on a modifié depuis , de la manière suivante: Ceux dont les tarses sont semblables dans les deux sexes , dont le cor- selet est en forme de cœur tronqué, plus étroit postérieurement, ou presque orbiculaire, et point relevé sur les côtés, avec les angles posté- rieurs nuls ou arrondis , ont seuls conservé la dénomination générique (a) PI. a4, fig. 5. (/,) PI. 24, fig. 5a. INSECTES. 20 156 INSECTES COLÉOPTÈRES. DE CYCHRUS. (CYCHRUS. Latr., Dej.)(l) PI. 24, «g. 6. Ceux où les maies ont les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés , niais faiblement et sous forme de palette , et dont le corselet est en trapèze, large, échancré aux deux bouts, relevé sur les côtés avec les angles postérieurs aigus et recourbés , composent une autre coupe géné- rique , celle DES SCAPHINOTES. (SCAPHINOTUS. Latr., Dej.) (2) Pl. 24, fig. 7- D'autres espèces enfin , ayant le port des cychrus, mais dont, les tarses antérieurs ont , dans les maies , les deux premiers articles très dilatés et formant avec le suivant , qui l'est moins, et dont la figure est celle d'un cœur , une palette {a), sont , pour M. le comte Dejean, DES SPHiERODÈRES. (SPHmODERUS). (3) PI. 24, fig. 8. Les espèces de ces deux derniers sous-genres sont particulières à l'Amé- rique. La seconde division de cette section nous offrira des carabiques ayant aussi comme les précédens le corps épais , le plus souvent privé d'ailes , (i) Cychrus rostmtus, Fab.; Panz., (Mém. de l'Acad. de Turin). Voyez, pour Fann. insect. Germ., LX.XIV, 6 ; Clairv., les autres espèces, Sr.ec. de M. le comle Enlom. Helv., II, aux, A ; Dejean, II, pag. .', et suiv. C. attenuatus, Fab.; Panz.; ibid., II. (2) Cychrus elevatus , Fab. ; Kuocli, 3 ; Clairv., ibid., xix, I! ; Beytr. .1, vin, ij ;Dej.,Spec, II, pas. 1 ?. c. italiens, Bonel., Observ. entom. ; Dej., Spec, [I, pag. i, et suiv. {<>) PI. 24, f'g- 8. FAMILLE DES CARNASSIERS. 1 S7 mais dont le menton est muni, au milieu de son échancrure, d'une dent entière ou bifide, et dont les mandibules sont, au plus , aimées d'une ou de deux dents et situées a leur base, (a) Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. L'abdomen est le plus souvent ovalaire. Les uns , dont le labre est quelquefois entier, ont tous les tarses iden- tiques dans les deux sexes. LES TEFFLUS (TE FF LUS. Leach.) (PI. a6, fig. 9.) Sont les seuls de cette division dont le labre soit entier ou sans échan- crure. Le Tefftus de McgerLc {Carabus Megerlei , Fab. ; Voet., col. II, xxxix , 49) (i), a près de deux pouces de long, et habite la côte de Guinée et l'extrémité orientale du Sénégal. Il est tout noir, avec le corselet ridé , et les élytres divisées par des côtes longitudinales et ayant dans leurs sillons des points élevés. Le dernier article des palpes extérieurs est très grand, en forme de hache allongée, avec le côté interne curviligne. La dent de l'échancrure du menton est petite. Le troisième article des an- tennes est trois fois au moins plus long que le second. LES PROCERUS (PROCERUS. Meg.) (Pi. 24, fig. 10.) Ont le labre bilobé (c). Toutes les espèces connues sont pareillement de grande taille, soit entièrement noires, soit de cette couleur en dessous, et bleues ou verdâtres en dessus, avec les élytres très chagrinées. Elles habi- lent généralement les montagnes des contrées orientales et méridionales de l'Europe, et celles du Caucase et du Liban (1). (1) Carabus scabrosus, Fab. ; C. gigas, 83, décrit et figuré depuis long-temps par Creutz., Entom., I, 11, i3 ; Mouffet, Ins. l/ieath. i5q ; C. scabrosus, Oliv. , col. III, 35 , vu, P. tauricus, Dej., Spec, II, 24 ; Cara- [a) PL 2/,, fig. 12 b. (b) PL 24, fig. 9. (c) PI. 24, fig. 10. 138 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les autres, et dont le labre est toujours divisé en deux ou trois lobes, ont les tarses antérieurs très sensiblement dilatés dans les mâles. Ceux-ci n'ont jamais d'ailes. Leurs mandibules sont lisses, et l'on re- marque à leur base , ou à l'une d'elles au moins , une ou deux dents. Le corselet est en forme de cœur tronqué, subisométrique ou plus long que large. L'abdomen est ovalaire. LES PROCRUSTES, (PROCRUSTES. Bon.) (PI. 24, fig. n.) Dont le labre est trilobé («), et dont la dent de l'écliancrure du menton estbifide (1). LES CARABES, (CARARUS. Lin. Fab. — Tachypus. Web.) (PI. 24, fig. 12.) Où le labre est simplement échancré ou bilobé {!>) , et dont la dent de l'échancrure du menton est entière. M. le comte Dejean en a décrit cent vingt-quatre espèces, qu'il a distri- buées dans seize divisions. Les treize premières comprennent celles dont les élylres sont convexes ou bombées, et les trois dernières, celles où elles sont planes , et dont M. Fiscber forme deux genres, Plerles et Ceehcnus (2), bus scabrosus, Fisch., Entom. de la Russie, I. 11, i.li, d, f: Procerus caucasius , Dej., ibid., p. 2,'ï ; Carabus scabrosus , Fiscll. , ibid., c. , e. M. Labillardière a trouvé, dans le Liban, une autre espèce, mais inédite, (1) Carabus coriaceus , Fab. ; Panz. , Faiin. inserl. Germ., LX.XXI, 1. Voyez le second volume du Speeies de M. le comte Dejean, pag. 2(1 et suiv. (2) Carabus hispanus , Fab.; Germ, Faun. insect. Europ., VIII, 2 ; C. cyaneus, Fab.; Pauz., Faun. insect. Germ., LXXXI, 2; <'. Creutzeri, Fab. ; Panz. , ibid. , CIX, 1; C. depressus, Bonel. ; C. osseticus , Dej. ; Plectes osseticus , Fisch., Entom. de la Russie, II,xxxiu, '!; C. Fabricii, Panz.. ibid., CIX, 6; ('. irregularis, Fab.; Pan/.., ibid., V, 4 ; C. /n minus, Dllfour. I es deux dernières rentrent dans I'' genre Cechenut de M. Fischer Leur tête est pro- porl tellement plus large que celles dis («)PI. 24, fig. 11. (4) PI. FAMILLE DES CARNASSIERS. lilit fondés sur les proportions relatives de la tête et du corselet. La considé- ration de la surface des élytres fournit les autres caractères secondaires de ces divisions, et telle a été la méthode de MM. Clairville et Bonelli. La majeure partie de ces espèces habite l'Europe, le Caucase, la Sibérie, l'Asie mineure, la Syrie et le nord de l'Afrique, jusqu'au trentième degré environ de latitude nord. On en trouve aussi quelques-unes aux deux extrémités de l'Amérique, et il est probable que les montagnes des contrées intermé- diaires en possèdent aussi quelques autres. Parmi les espèces à corps convexe et oblong, l'une des plus communes est le C. doré (a) (C. auratus, Lin.), Panz., Faun. insect. Germ., LXXXI, 4, qu'on nomme vulgairement le Jardinier. Long de près d'un pouce, d'un vert doré en dessus , noir en dessous , avec les premiers articles des antennes et les pieds fauves; élytres sillonnées, unidentées au bord exté- rieur, près de leur extrémité, surtout dans la femelle, avec trois côtes unies sur chaque. Ce carabe disparait au midi de l'Europe , on ne l'y trouve plus que dans les montagnes (1). espèces précédentes ou des plectes de M. Fischer. (i) Ajoutez C. auro-nitens, Fab.; Panz., ibid., IV, 7 ; C.nitens, Fab.; Panz., //»/>/., LXXXV, 2; C. cœlatus, F.; Panz., ibid ., LXXXVII, 3 ; C. purpurascens, F. ; Panz., ib'cd.,Vf, 5. C. catenatus, F. ; Panz. ,;£;>/., LXXXVII, 4 ; C. cateradatus, F. ; Pan/.. , ibid.; IV, 6 ; C. affinis, Panz., ibid., CIX, 3; C. Sclieidleri, ¥.;Vsaz.,ibid., LXVI, 2; C. monilis, F.; Panz., ibid., CVIII, 1; C. consitus, Panz., ibid., 3 ; C. cancellatus , Fal). ; Panz. , ibid., LXXXV, 1 ; C. an-ensis, F.; Panz., ibid., LXXIV, 3; LXXXI, 3 ; C.morbiUosus,Y .; Panz., ibid., LXXXI, 5; («) pi. 2/,, fig. 12. C. granulatus, F.; Panz, ibid., 6; C. violaceus, F.; Panz., ibid., IV, 4; C. marginalis, F.; Panz., ibid., XXXIX , 7 ; C.glabratus, F. ;Panz.. ibid., LXXIV, 4 ; C. coni'cxus, F.; Panz., ibid., 5; C. horiensis , F. ; Panz., ibid.. V, 2 ; C. nodulosus , F. ; Panz., ibid., LXXXIV, 4 ; C. sylvestris, F. ; Panz., ibid , V, 3 ; C. gemmatus, F.; Panz., ibid., LXXIV, 2 ; C. cœruieus, Panz., ibid., CIX, 2; C. concolor, F.; Panz., ibid., CVIII, 2 ; C. Linnœi, Panz., ibid., CIX, 5 ; C. angustatus, Panz., ibid,, 4. y or., quant à la synonymie de ces espèces et quant aux autres du même sous-genre, le second volume du Species de M. le comte Dejean , pag. 30-189. <*>(> INSECTES COLÉOPTÈRES. Ceux-là sont le plus souvent ailés. Leurs mandibules sont striées trans- versalement, sans dénis sensibles au côté interne (a). Le corselet est trans- versal , également dilaté et arrondi latéralement, sans pvolongemens aux angles postérieurs. L'abdomen est presque carré. Leurs palpes extérieurs sont moins dilatés à leur extrémité. Les mâchoires se courbent brusque- ment à leur extrémité [i). Le second article des antennes est court et le troisième allongé. Les quatre jambes postérieures sont arquées dans plu- sieurs mâles. LES CALOSOMES, (CALOSOMA. Web. Fab. Calosoma , Callisthenes, Fischer. (PI. a5, fig. ,.) Ce sous-genre est beaucoup moins nombreux que le précédent, mais ses espèces s'étendent depuis le nord jusqu'à l'équateur. Le C. sycophanlc (Carabits sycophanta Lin.) (c), Clairv. , Entom. Helvet., II, xxi, A. Long de huit à dix lignes, d'un noir violet, avec les élytres d'un vert doré ou cuivreux très brillant , très finement striées , et ayant chacune trois lignes de petits points enfoncés et distans. Sa larve vit dans le nid des chenilles jirocessiotuiaires , dont elle se nourrit. Elle en mange plusieurs dans la môme journée ; d'autres lai ves de son espèce, encore jeunes et petites, l'attaquent et la dévorent, lors- qu'à force de s'être repue, elle a perdu son activité. Elles sont noires, et on les trouve quelquefois courant à terre ou sur les arbres , et sur le chêne particulièrement (1). La troisième et dernière division des grandipalpes nous offre un en- semble de caractères qui la signalent distinctement des précédentes. La plupart ont des ailes. Les tarses antérieurs des mâles sont toujours dila- (i) Ajoutez C. inquisitor, Fab. ; Panz.. xcm; Faun. insect. Germ. , LX.XXI , 7 ; C. calidum, F. ; Oliv., col. III, 35, iv, C. reticulatum, F. ; Panz., ibid., y; 45, et 11 21. C. indagator, F. ; Clairv., Eut. Helv., Le C. porculatum de Fabricius est 1111 II, x.\i , B ; Helops. Voyez le second volume du Species C. scru/aiai\ F. : Leaeli , Zool. mise. , de M. le comte Dejean. pag, 190 et suiv. (ri) PI, 25, lig. 1 a. (/,) PI.' 25, fig. 1 I: (c) PI. 2.J, iig. I. FAMILLE DES CARNASSIERS. 1(i1 tés (a). Le labre est entier (t). Les palpes extérieurs sont simplement un peu dilatés ou un peu plus gros à leur extrémité , avec le dernier article en forme de cône renversé et allongé (<••)• Le côté interne des mandibules ne présente point de dents notables; celle du milieu de l'échancrure du menton est bifide. Le milieu du bord supérieur de la languette s'élève en poinle. Les jambes antérieures de plusieurs ont au côté interne une courte échancrure ou l'un des deux éperons inséré plus haut que l'autre ( £ g- =>*■ (/) PI. 2.5, fig. le. (g) Pl. 25, fig. 2 a. (/,) Pl. 25, fig. 2( .. 1G2 INSECTES COLEOPTERES. rière les yeux, et les articles de leurs antennes sont longs et menus. Toutes les espèces connues sont européennes (1). - LES NÉBRIES , (NEBRIA. Lat.) (PI. 25, fig. 3.) Qui ne diffèrent des pogonophores que par des caractères négatifs , ou en ce que les palpes sont beaucoup plus courts (a), que le côté externe des mandibules est peu ou point dilaté et ne forme plus qu'une très petite oreillette, ne s'avançant point au-delà de la base des mâchoires ; que la languette est courte, et que la tête n'offre point d'étranglement ou de cou. Les antennes sont aussi proportionnellement plus épaisses et composées d'articles plus courts (2). LES ALPEES de M. Bonelli (KhVJEVS.) Ne sont que des nébries aptères , un peu plus oblongues , et qui habi- tent plus spécialement les hautes montagnes (3). Tantôt le corps, bombé ou convexe en dessus , est presque orbiculaire avec le corselet fort court, transversal, très échancré en devant, plus large (i) Carabus spinibarbis,Fah.; Leistuscœ- ru/eus, Clairv., Entom. Helv. , II, xxm, A , ;i ; C. spinilabris , Fab.; l.eistus rufescens, ibid., B. b; C. rufescens, Fab.; Carabus terminatus, Panz., Fauu, insect. Germ.,VII, n. Foi <•:, pour les autres espèces, le second volume du Species de M. le comte Dejean, p. '212 etsuiv. (2) Ncbriaarcnaria, Lalr., Gêner . crusl, et insect. I, 2, tu, 6 ; Carabus brevicoUis, Fab.; Panz., ibid., XI, 8; Clairv., ibid., XXII, B; C. sabulosus, Fab.; Clairv. , ibid. , A ; Panz . ibid., XXXI, 4 ; C. picicornis, Fab. ;Panz.,/7>i7/., XCII. 1 ; C. psammodes, Ross. , Faun. etrusc, manl. I, V. M. (3) Le C. Helwigii de Panzer , ibid. , I.WXIX, 4, est unAlpée. Voyez leSpe- cies deM. le comte Dejean, II, pap. 221 et suiv. (a) PI. 25, fig. 3 a. FAMILLE DES CARNASSIERS. 165 et lobé postérieurement. L'écusson n'est point apparent. Le premier ar- ticle des deux tarses antérieurs des mâles (et quelquefois le même des tarses intermédiaires, comme dans YO. mélangé ) est seul sensiblement dilaté. LES OMOPHRONS. (OMOPHRON. Latr. — Scolytus , Fab.) (PI. 25, fig. 4.) Ce sous-genre se compose d'un petit nombre d'espèces que l'on trouve sur les bords des eaux , en Europe, dans l'Amérique septentrionale , en Egypte et au cap de Bonne-Espérance. M. Desmarest a fait connaître la larve de l'espèce la plus commune. Sa forme se rapproche de celle des larves de Dytiques. Les observations anatomiques de M. Dufour paraissent confirmer ces rapports (1). Les autres, dont le corps est assez épais, ont de grands yeux et très sail - lans; des antennes grossissant un peu vers leur extrémité, et composées d'articles courts, pour la plupart en forme de toupie ou de cône renversé ; l'un des deux éperons de l'extrémité interne des deux jambes antérieures inséré plus haut que l'autre , avec une entaille dans l'entre-deux. Les quatre ou trois premiers articles des tarses antérieurs des mAles sont peu dilatés dans la plupart. Les palpes ne sont jamais allongés. Ces insectes sont riverains et tous d'Europe ou de Sibérie. Tantôt le labre est très court, transversal et terminé par une ligne droite. Le dernier article des palpes extérieurs est presque en forme de cône ren- versé, plus gros et tronqué au bout. Les mandibules s'avancent notable- ment au-delà du labre (a). Les tarses antérieurs des mâles sont sensible- ment dilatés {h). LES ÉLAPHRES, (ELAPHRUS. Fab. — Elaphnis, Blethisa, Pelaphila. Dej.) (PI. 2 5, 6g. 7 .) Les uns, et les plus grands (bi.éthises, Blethisa, Bonelli) , ont le corselet (i) Voyez l'article omophron, d'Olivier. I, 225, vu, 7, et le second vol. du Spec. Encyclop. méthod. ; l'Entomol. Helvet. , de M. le comte Dejean, p. 257 et suiv. II, xxvi ; Latr., Gêner, crust. et insect. , (a) PI. 25, fig. 7 b. (A) PI. 2 5, fig. 5. INSECTES. 2 I 164 INSECTES COLÉOPTÈRES. plus large que long, plan, rebordé latéralement, presque carré, un peu rétréci vers les angles postérieurs. Ici les trois premiers articles des tarses antérieurs sont fortement dilatés et cordiformes dans les mâles (a). Ce sont les pélophii.es {Pclophila) de M. Dejean(l). Là , les quatre premiers articles des tarses antérieurs des maies sont fai- blement dilatés [b] ; ce sont les blétiiises (Blethisa) du même ^2). • Les autres ont le corselet aussi long au moins que large , convexe, en forme de cœur tronqué. Le corps est proportionnellement plus convexe que dans les précédens. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les maies (<■). Ceux-ci composent exclusive- ment son genre élaphre. L'Elaphre uliginaix (C. utiginosus, Fab. ; Elaphrus riparius , Oliv. , col., II, 34, I, 1. A-E) est long d'environ quatre lignes, d'un bronzé noirâtre, très ponctué, avec des impressions ou petites fossettes sur le front et sur le corselet, et d'autres à fond violet, élevées dans leur con- tour et réunies les unes aux autres, sur les élytres. Les tarses sont d'un noir bleuâtre ; mais les jambes sont tantôt de cette couleur, tantôt rous- sâtres. Ces derniers individus ont été considérés comme formant une espèce propre {cupreus), par MM. Megerleetle comte Dejean. Il est très rare aux environs de Paris, mais commun dans d'autres parties de la France, en Allemagne, en Suède , etc. VÉlaphre des rivages (<^) {Cicindela , riparia , Lin. ; Elaphrus riparius , Fab. ; Clairv., Entom. helvet., Il, xxv, A. a. ; Elaphrus, paludosus. Oliv. ; col. II, 34, 1, 4, a b; Panz., Faun. insect. Germ , xx, 1 ). D'un tiers en- viron plus petit que le précédent, très finement pointillé et d'un cuivreux mat et mêlé de vert, en dessus, avec des impressions circulaires, marne lonnées au centre, vertes, disposées sur quatre lignes, et une tache cui- vreuse, polie et luisante, près la suture, sur chaque élytre. Commun aux environs de Paris (3). Tantôt le labre est presque demi-circulaire et arrondi en devant ; les (i) Carabus torealis, Fab. ; Nebria ho- (3) Voyez pour les aulrcs espèces , le realis , Gyllenh. ; Panz. , Faun. insect. second volume du Species de M. le cornu- Germ., l.XXV, 8. Dejean, pas. ï68 ci ). Le premier article des deux tarses antérieurs est dilaté dans les mâles. (i) Cicindcla aquatica , Lin.; Elaphrus M. le comte Dejean rapporte son C. semi- aquaticus , Fab. ; Panz. , Faun. insect. punctatus. Consultez le Speeies de ce der- Germ., XX, 3 ; nier, II, p. 276 et suiv. Elaphrus biguttatus , Fab., et auquel (a) PI. 25, iig. Qrt, 10. (£) PI. 25, fig. 9a. 106 INSECTES COLÉOPTÈRES MM. Ziégler et Megerle ont divisé ce sous-genre en plusieurs autres '1 , mais sans en donner les caractères et en se fondant uniquement, à ce qu'il parait, d'après les changemens de formes du corselet. L'espèce suivante est rangée par M. le comte Dejean avec ses Tachypes. Le B. à picds-jauncs {«) {Cicindela flavipes. Lin.) Panz. Faun. insect. Germ. XX, 2, très semblable à l'élaphre des rivages, long de deux lignes; corselet un peu plus étroit que la tête , en forme de cœur tronqué, aussi long que large ; yeux gros ; dessous du corps d'un vert noirâtre ; dessus (i) Ce sous-genre peut se diviser ainsi. Les uns ont le corselet moins déprimé , aussi long au moins que large , beaucoup plus étroit postérieurement qu'en devant , eu cœur tronqué , à angles postérieurs très courts ou peu prolongés. Ceux où cette partie du corps n'offre aux angles postérieurs aucune impression bien marquée , et dont les yeux sont très gros et font paraître la tète un peu plus large que le corselet, forment le G. Tachy- pus de M. Megerle. Ceux dont les yeux , ainsi que dans tous les suivans , ont moins de saillie , de ma- nière que le corselet n'est pas plus large que la tète, mais offre d'ailleurs les mêmes caractères, sont les Bcmùidiums ]>vo\}remei\l dits de M. le comte Dejean. Avec M. Megerle, il range dans le genre Lophu ceux dont le corselet ayant la même forme et les mêmes proportions , offre , à chaque angle postérieur , une impression bien prononcée , de sorte que ces angles sont bien rebordés. Les autres Bembidious ont le corps plus aplati, le corselet plus large que long , et proportionnellement moins rétréci posté- rieurement ; ses angles postérieurs ont tou- jours une forte impression et une petite carène oblique. Des espèces dont le corselet, quoique ré- tréci près des angles postérieurs, l'est ce- pendant moins que dans les autres , de sorte que le bord postérieur n'est guère plus étroit que l'antérieur , composent le genre Notaphus du même et deM. Megerle. Parmi celles dont le corselet est notable- ment rétréci en arrière , tantôt sa longueur est seulement un peu plus grande que sa largeur et il est en forme de cœur tronqué ; tels sont les Peryphiis de ces savans. Tantôt, beaucoup plus court proportionnellement, sa forme se rapproche de celle d'une coupe ou d'un cœur très évasé ; dans quelques- uns même , il est arrondi aux angles posté- rieurs. Ces espèces constituent , pour eux, le genre Leja. Les Tachypes, à raison de la saillie extraordinaire de leurs yeux , de leurs autres rapports avec les Élaphres , sont assez distincts ; mais il n'en est pas ainsi des autres genres : il est impossible de les signaler par des caractères rigou- reux. Ceux que l'on pourrait tirer des lon- gueurs respectives et comparées des second et troisième articles des antennes m'ont en- core paru incertains. Voyez le Catal. de la coll. des coléopt. île M. Dejean. (a) PI. 25, fig. g. FAMILLE DES CARNASSIERS. I6Y bronzé, marbré de rouge cuivreux ; deux gros points enfoncés prés de la suture, sur chaque étui; base des antennes, palpes et pieds jaunalres. - Très commun aux environs de Paris (1). LES TRÉCHUS, (TRECHUS. Clairv.) (PI. 25, fig. 10.) Qui ont le dernier article de leurs palpes extérieurs aussi long ou plus long que le précédent, de sa grosseur à son origine, de sorte que ces deux articles forment réunis un corps en fuseau (a) (2). (i) Ajoutez Carabus tricolor, Fab. ; Ejusd. , C. modestus , — cursor , — hï- guttatus , — quatuorguttatus , — guttula ; C. minutus, Panz., Faun. insect.Germ., XXXVIII, io; C. pygmœus, F.; Panz., ibid., 1 1 ; C. articulatus, Panz., ibid., XXX, 21 ; Cicindela quadrimaculata , Lin. ; Carabus pulchellus, Panz. , ibid. , XXXVIII, 8 ; XL, 5; C. doris, Panz., ibid., 9 ; Elaphrus rupestris, Fab.; Panz., ibid., XL, 6; C. decorus, Panz., ibid., LXXIII, 4 ; C. ustulatus, Lin.; Panz., ibid., XL, 7, 9; C. bipunctatus, Lin.; Oliv., col. III, 35, xiv, i63 ; Elaphrus ruficotlis , Panz. , ibid. , XXXVIII, 21; Elaphrus impressus , F. ; Panz. , ibid., XL, 8; Elaphrus paludosus, ibid., XX, 4. (2) T rechus rubens , Clairv., Enlom. (a) PI. 25, fig. to. helv., II, 11, B, b, Le Carabus meridianus, qu'il représente même planche. A, a, est un Sténolophe. Carabus micros , Panz. , Faun. insect. Germ., XL , 4. Le G. masoreus de MM. Ziégler et De- jean, me paraît avoisiner celui de Trechus. L'espèce sur laquelle il est fondé est très voisine de VHarpalus collaris de M. Gyl- lenhall. Les palpes maxillaires se terminent, ainsi que ceux des Tréchus, en manière de fuseau ; seulement l' avant-dernier article est beaucoup plus court que le suivant. Les tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les mâles. Cet insecte semble lier les Tréchus avec diverses petites espèces de sténolophes de M. Dejean. Ses blemus [Blemus) des mêmes natura- listes sont des espèces de Tréchus plus étroits et plus allongés, à corselet subisomé- trique, en forme de triangle renversé et tronqué , et à mandibules notablement plus grandes et prolongées au-delà du labre. On les trouve sous des pierres , sur nos cotes maritimes ou dans la mer même. 108 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les coléoptères pentamères carnassiers aquatiques forment une troisième tribu , celle des hydrocanthares (hydrocanthari, Lat.) ou des Nageurs. Elle a des pieds propres à la natation : les quatre der- niers sont comprimés, ciliés ou en forme de lame ("), et les deux derniers sont éloignés des autres; les mandibu- les sont presque entièrement recouvertes; le corps est toujours ovale, avec les yeux peu saillans et le corselet beaucoup plus large que long. Le crochet qui termine les mâchoires est arqué dès sa base; ceux du bout des tarses sont souvent inégaux. Ces insectes composent les genres Dytiscus et Gyrinus de Geoffroy. Ils passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux douces et tranquilles des lacs, des marais, des étangs, etc. Ils nagent très bien et se rendent de temps en temps à la surface pour respirer. Ils y remon- tent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter. Leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur derrière hors de l'eau, soulèvent l'extrémité de leurs étuis ou inclinent le bout de leur abdomen, afin que l'air s'insinue dans les stigmates qu'ils recouvrent, et de là dans les trachées. Ils sont très voraces et se nourrissent des petits animaux qui font, comme eux, leur séjour habi- tuel dans cet élément. Ils ne s'en éloignent que pendant (cl) PI. 26, fig. J d. FAMILLE DES CARNASSIERS. 169 la nuit ou à son approche. Lorsqu'on les retire de l'eau, ils répandent une odeur des plus nauséabondes. La lu- mière les attire quelquefois dans l'intérieur des maisons. Leurs larves ont le corps long et étroit, composé de douze anneaux, dont le premier plus grand, avec la tête forte et offrant deux mandibules puissantes, courbées en arc et percées près de leur pointe, de petites antennes, des palpes, et de chaque côté six yeux lisses rapprochés. Elles ont six pieds assez longs, souvent frangés de poils, et terminés par deux petits ongles. Elles sont agiles, car- nassières, et respirent soit par l'anus, soit par des espè- ces de nageoires, imitant des branchies. Elles sortent de l'eau pour se métamorphoser en nymphes. Cette tribu se compose de deux genres principaux. LES DYTIQUES, (dytiscus. Geoff.) Qui ont des antennes en filets plus longues que la tête, deux yeux , les pieds antérieurs plus courts que les suivans , et les derniers terminés le plus souvent par un tarse comprimé , al- lant en pointe (i). Us nagent avec beaucoup de vitesse, à l'aide (t) Selon M. Léon Dufour, leur jabot se dis que les trachées des autres parties sont termine en arriére par un bourrelet annti- tabulaires. Le tissu adipeux splanchnique laire, caractère qu'on n'observe pas dans la a les caractères d'un véritable épiploon tribu précédente. Leur comim forme une ou d'un mésentère. Leurs stigmates diffè- vessie natatoire. Leur poitrine renferme rent aussi de ceux des carnassiers terres- une ou deux utricules pneumatiques . tan- très. 170 INSECTES COLÉOPTÈRES. de leurs pieds garnis de franges de longs poils, et particuliè- rement des deux derniers. Ils s'élancent sur les autres insectes, les vers aquatiques, etc. Dans la plupart des mâles, les quatre tarses antérieurs ont leurs trois premiers articles élargis et spongieux en dessous ; ceux de la première paire (°) sont surtout très remarquables dans les grandes espèces ; ces trois articles y forment une grande palette, dont la surface inférieure est cou- verte de petits corps, les uns en papilles, les autres plus grands, en forme de godets ou de suçoirs, etc. Quelques femelles se distinguent de leurs mâles par les étuis sillonnés. Les larves ont le corps composé de onze à douze anneaux et recouvert dune plaque écailleuse; elles sont longues, ventrues au milieu, plus grêles aux deux extrémités , particulièrement en arrière, où les derniers anneaux forment un cône allongé, garni sur les côtés d'une frange de poils flottans , avec lesquels l'animal pousse l'eau et fait avancer son corps , qui est terminé ordi- nairement par deux filets coniques, barbus et mobiles. Dans P entre-deux sont deux petits corps cylindriques , percés d'un trou à leur extrémité, et qui sont des conduits aériens, aux- quels aboutissent les deux tracbées, on distingue cependant sur les côtés de l'abdomen des stigmates. La tête est grande, ovale , attachée au corselet par un cou , avec des mandibules très arquées, et sous l'extrémité desquelles De Géer a aperçu une fente longitudinale; de sorte qu'à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de fourmis-lions , et servent de suçoirs; la bouche offre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes. Les trois premiers anneaux por- tent chacun une paire de pattes assez longues , dont la jambe et le tarse sont bordés de poils, qui sont encore utiles à la na- tation. Le premier anneau est plus grand ou plus long, et dé- fendu en dessous , aussi bien qu'en dessus , par une plaque écailleuse. (a) PI. 26, lig. ic. FAMILLE DES CARNASSIERS. 171 Ces larves se suspendent à la surface de l'eau au moyen des deux appendices latéraux du bout de leur queue, et qu'elles tiennent à sec. Lorsqu'elles veulent changer subitement de place , elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire, et battent l'eau avec leur queue. Elles se nour- rissent plus particulièrement des larves de libellules, de celles des cousins et des tipules, et d'aselles. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l'eau, gagnent le rivage et s'enfoncent dans la terre; mais il faut qu'elle soit toujours mouillée ou très humide. Elles s'y pratiquent une cavité ovale et s'y renferment. Suivant Rœsel, les œufs du Dytique bordé éclosent dix à douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq, la larve a déjà quatre à cinq lignes de long , et mue pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d'un in- tervalle de même durée, et l'animal est une fois plus grand. La longueur de deux pouces est le terme de son accroissement. En été, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours, et en insecte parfait quinze ou vingt jours après. Outre le cloaque des insectes de cette famille, les dytiques ont un ccecum assez long, qui s'aperçoit dès l'état de larve. Ce grand genre se subdivise comme il suit . Les uns ont les antennes composées de onze articles distincts (a) , les palpes extérieurs filiformes ou un peu plus gros vers leur extrémité (A) , et la base de leurs pieds postérieurs , ainsi que celle des autres décou- vertes (e). Tantôt l'épaisseur des antennes diminue graduellement depuis leur ori- gine jusqu'à leur extrémité; le dernier article des palpes labiaux est sim- plement obtus à son extrémité, sans échancrure. Tels sont («) PI. 2tl, fig. 5 a. Ib) PI. 26j fig. I b. (c) PI. 2(1, fig. \d. 172 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES DYTIQUES proprement dits, (DYTlSCUS.j (PI. 2(i, fig. I.) Dont Ions les tarses ont cinq articles très distincts , et dont les deux an- térieurs ont, dans les mâles , les trois premiers articles très larges, et for- mant ensemble une palette, soit ovale et transverse , soit orbiculaire (a). LcD. très largc(i) {latissimus, Lin. ),Panz., Faun. ins. Germ. LXXXVf, 1, long de près d'un pouce et demi) et très distinct par la dilatation com- primée et tranchante de la marge extérieure des étuis, dont le rebord est jaunâtre; corselet bordé tout autour de la même couleur ; étuis sillonnés et à côtes dans la femelle. Dans le département des Vosges, au nord de l'Europe et en Allemagne. Le D. bordè{D. marginalis, Lin.),Panz., ibid. , S, d'un quart environ plus petit, ayant aussi une bordure jaunâtre toul autour du corselet, et une ligne de la même couleur sur le bord extérieur et non dilaté des élnis; ceux de la femelle sillonnés depuis leur base jusqu'aux deux tiers environ de leur longueur. Fabricius dit que , renversé sur le dos, il se rétablit , en sautant, dans sa position ordinaire. Esper conservait depuis trois ans et demi , dans un grand bocal de verre, un Dytique bordé et toujours bien portant. Il lui donnait chaque semaine, et quelquefois plus souvent, gros comme une noisette, du bœuf cru, sur lequel il se jetait avec avidité , et dont il suçait le sang de la manière la plus complète. Il peut jeûner au moins quatre semaines. Il tue l'hydrophile brun, quoiqu'une fois plus grand que lui, en le perçant entre la tète et le corselet , la seule partie du corps qui est sans défense. Suivant Esper, il est sensible aux changemens de l'atmosphère, et les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal. Le D. de Rcesct {D. Rœselii , Fab.), Rœs., Insect., II , Aquat., class. I, il, plus étroit ou plus ovale, et plus déprimé que les précédens; bord exté- rieur du corselet et des étuis jaunâtre; ces étuis très finement striés dans la femelle. Aux environs de Paris et en Allemagne. Le D. à antennes en scie (D. serricornis , Payk. , Nov. act. Acad. scient. Slockh., XX, 1, 3) très singulier par la forme anomale des antennes du (,,) pi. -2i;, Gg. i c, i.i. {/') pi. »6, fig. i. FAMILLE DES CARNASSIERS. 173 mâle, dont les quatre derniers articles forment une masse comprimée et dentée en scie (1). LES COLYMBETES , (COLYMBETES. Clairv.) l'I. 2fi, fi S . 2.1 Dont tous les tarses ont aussi cinq articles très distincts , mais dont les quatre antérieurs ont, dans les mâles, leurs trois premiers articles pres- que également dilatés, et ne formant ensemble qu'une petite palette en carré long (a); leurs antennes sont au moins de la longueur de la léle et du corselet. Le corps est parfaitement ovale, a plus de largeur que de hau- teur; les yeux ne sont point ou peu saillans (2). ( i ) Le docteur Leach a fondé sur ce ca- ractère sou genre agabcs(Zoo1. miscell. III, pag. dg et 72). Quelques légères diffé- rences dans la forme et les proportions re- latives des articles des palpes maxillaires extérieurs Tout aussi déterminé a en établir quelques autres , telles que ceux J'byda- ticus (D. Hybneri, transversal™ , stagna- lis, b-vittatus); d'ACiLius [D. sulcatus), et de trogcs (D. lateralis). Le dernier seul pourrait être conservé, à raison de quel- ques-autres caractères. Les pieds posté- rieurs ont les jambes courtes , très larges , et leurs tarses ne sont terminés que par un seul crochet. Aux espèces décrites ci-dessus, ajoutez D. sulcatus, Fab.; Clairv., Entom. lielv., II, xx ; D. costalis, OHv.,col. III, 40, 1,7; D. punctatus, ibid., 1, 6, b, et i, e ; D. aoiculatus, ibid., m, 3o; D. lœvigatus, ibid., 23 ; D. tripunctatus, ibid., 24 ; D. rufcollis, ibid., il, 20 ; D. vittatus , ibid., 1, 5; D. griseus, ibid., u, 12; D. sticticus, ibid., il, 11 ; D. circumjlexus, F. (2) D. fusais , Panz., Faun. insect. Germ., LXXXVI, 5; D. cinereus, F.;Panz.,ii/rf., XXXI, n ; D. zonatus, F.jPanz., ibid., XXXVIII, 3; D. bipunctatus, F.; Panz., i7>;W.,XCI, 6 ; D. fenestratus , F.; Panz., ibid., XXXVIII, 16; D. chalconotus, F.; Panz., ibid., 17 ; D. ater, F.; Panz., ibid., i5; D. guttatus, Payk.; Panz., ibid., XC, 1 ; D. fuliginosus , F. ; Panz., ibid., XXXVIII, 14; D. bipustulatus, F.; Panz.; ibid., CI, 2 ; D. stagnalis, F.; Panz., ibid., XCI, 7; D. transversalis , F. ; Panz. , ibid. , LXXXVI, 6 ; D. abbreviatus, F.;Panz., ibid., XIV, 1 ; D. maculatus, F.; Panz., ibid., 7 ; (a) PI. 2t», fig. 2 a. 174 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES HYGROBIES, (HYGROBIA. Latr. — Bydrachna. Fab., Clairv. — Pœlobius. Schœnh.j (H. 2 6, fig.3.) Qui ont encore des tarses à cinq articles distincts, et dont les quatre an- térieurs dilatés presque également, à leur base , dans les maies, en une petite palette en carré long (à) ; mais dont les antennes sont plus courtes que la tête et le corselet; qui ont le corps ovoïde, très épais dans son mi- lieu , et les yeux saillans (1). LES HYDROPORES. HYDROPORUS. Clairv. - Ilyphi/drus. Latr., Schœnh.) (PI. a6; fig. 4.) Dans les qualre tarses antérieurs , presque semblables et spongieux en dessous, dans les deux sexes , n'ont que quatre articles distincts , le qua- D. agilis, F.; Pau/., ibid., XC , i ; D. adspersus , Fab. ; Panz. , ibid. . XXXVIII, 18 ; D. minutas, F.; Panz., XXVI, 3, 5 ; D. leander, Oliv., ibid., m, ^5 ; D. varius, Oliv., ibid., ir, 17 ; D. bimacuîatus, Oliv., ibid., 18. Voyez Clairville, Entom. helv. , tom. II, genre Colymbetes. Quelques petites espèces n'ayant point d'écusson distinct , et dont les taises anté- rieurs sont peu dilatés dans les mâles , composent le genre LAcormLus du docteur Leach. Il cite les suivantes : D. hyalinus, Marsh. ; D. interruptus, Panz.? /'. minutas, Lin. ; D. marmoreus , Oliv. rayez son Zool. miscell., III, pag. 72. (1) Hydrachna Hermanni, Fab.; Latr., C.en. , crust. et inseet. ; I, vi, 5 ; Clairv.. Entom. helv,, II, xxvir, A, a; //. uîiginosa, Clairv., ibid., B, b. Ces insectes et les Haliples forment, dans la méthode de M. Leach (Zool. miscell., III, pag. 63), nu groupe particulier, ayant pour caractères : un écusson , tous les pieds pro- pres à la marche , cinq articles à tous les tarses, deux crochets au bout du dernier. Les Hygrobies ont les palpes extérieurs un peu renflés à leur extrémité , deux forts épi unis et rapprochés au bout des jambes , cl leurs tarses antérieurs susceptibles de se replier m, us les jambes, dont ils dépendent. {«) PI. 2«, fig, S „. FAMILLE DES CARNASSIERS. I7i> trièrae étant nul ou très petit et caché, ainsi qu'une partie du dernier, dans une fissure profonde du troisième (a). Ils n'ont point d'écusson apparent (I). On pourrait en détacher quelques espèces (2) dont le corps est très bombé ou presque globuleux , et dont le dernier article des quatre tarses anté- rieurs est très petit et peu saillant au-delà du précédent ( Hyphydrus, Lat.). Les autres ont le corps ovale et moins épais. (3) Tantôt les antennes sont un peu dilatées et plus larges vers le milieu de leur longueur (/>); le dernier article des palpes labiaux a une échancrure, et parait fourchu. LES NOTERES. (NOTERUS. Clairv.) (PI. 26, fig. 5.) L'écusson manque; les tarses ont cinq articles distincts; les deux pre- miers des quatre antérieurs sont dilatés dans les maies, et forment une palette allongée; le premier article des deux tarses antérieurs est recou- vert dans les mêmes individus par un large éperon en forme de laine (c). La pièce pectorale , qui porte les derniers pieds , a de chaque côté une rainure ou coulisse profonde. (4) Les autres n'ont que dix articles distincts aux antennes; leurs palpes extérieurs se terminent en alêne ou par un article plus grêle et allant en pointe; la base de leurs pieds postérieurs est recouverte d'une grande lame en forme de bouclier, [d) (1) Les précédens, à l'exception de quel- ques petites espèces , en ont un très sen- sible. (2) Les Hydrachnes : gibba, ovalis , sciipla, de Fabricius; Hyphydrus lyratus, Sch., Synon. insect., II, iv, 1. (3) Les Dytiscus : inœipmlis , reticu/a- tus, confluent , picipes , pictus , gem/ntis, lincatus, halensis , diiodecim-pustutalus . (a) PI. 26, fig. 4«. (c) PI. 26, fig. 5 h. dorsa/is, sex-pustiilatus, palustris, depres- sus, lituratus , planus , erythrocephaîus , itigrita, granularis, de Fabricius. Ployez Scliœnlierr, Synon. insect., tom. II, genre Hyphydrus; Panzer, Index entom., genre Hydroporus; et Clairv., Entomol. helvét., tom. II, même genre. (4) Dytiscus crassicomis, Fab.; Clairv., Entom. helv., II, xxxn. (4) PI. 26, fig. Sa. ((/) PI. 26, fig. 63. 176 INSECTES COLÉOPTÈRES. Le corps est bombé en dessous et ovoïde, comme dans les bygrobies; mais ils n'ont point d'écusson, et tous leurs tarses sont filiformes, à cinq articles distincts et presque cylindriques , et ont à-peu-près la même forme dans les deux sexes. Ce sont : LES HALIPLES. (h ad plus, Lat. — Hoplitus, Clairv. — Cnemidotas, Ilig.) (i) (PI. 26, lig. 6.) Le second genre ou celui DES GYRINS (gyhindSi L.) (PI. 26, fig. 7.) Comprend ceux dont les antennes sont en massue , plus courtes que la tète; les deux premiers pieds sont longs, avan- cés en forme de bras , et les quatre autres très comprimés , larges et en nageoires. Les yeux sont au nombre de quatre. Le corps est ovale et ordinairement très luisant. Les anten- nes, insérées dans une cavité, au-devant des yeux, ont le se- cond article prolongé extérieurement , en forme d'oreillette , et les articles suivans (2), très courts, fort serrés, et se réu- nissent en une masse , presque en forme de fuseau et un peu courbe ("). La tête est enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux, (1) Les Dytiques : fulnts, impressus, et Schœnherr, Svnon. iiisecl. , II, genre obUquus, de Fabricius. Voyez Lalreille, Cnemidotus. Gêner, crust. elinsect., I, p. 234; Clairv., Enlom. helv. , tom. II , genre Hoplitus, (2) On n'en voit luen que sept , dont le XXXI; Panz. , Ind. entom. genus , id.; premier el le dernier plus longs. (a) PI. 26, lig. -,-. FAMILLE DES CARNASSIERS 177 qui sont grands , et partagés par un rebord , de manière qu'il en paraît deux en dessus et deux en dessous. Le labre est arrondi et très cilié en devant. Les palpes sont très petites, et l'intérieur des maxillaires manque ou avorte dans plusieurs espèces, notamment dans les plus grandes (°) . Le corselet est court et transversal. Les élytres sont obtuses ou tronquées au bout postérieur, et laissent à découvert l'anus, qui se ter- mine en pointe. Les deux pieds antérieurs sont grêles , longs , repliés en double et presque à angle droit avec le corps , dans la contraction , et terminés par un tarse fort court , très com- primé, dont le dessous est garni d'une brosse fine et serrée dans les mâles. Les quatre autres sont larges, très minces, comme membraneux, et les articles des tarses forment de petits feuillets , disposés en falbalas. (') Les Gyrins sont en général de taille petite ou moyenne. On les voit , depuis les premiers jours du printemps jusqu'à la fin de l'automne, à la surface des eaux dormantes, et même sur celles de la mer, souvent assemblés en troupes, y paraître, par l'effet de la lumière, comme des points brillans, nager ou courir avec une extrême agilité , y faire des tours et détours circulaires, obliques et dans toutes les directions, et de là le nom de puce aquatique , de tourniquet, que des auteurs leur ont donné. Quelquefois ils se reposent sans se donner le moin- dre mouvement; mais pour peu qu'on les approche, ils se sauvent aussitôt à la nage et s'enfoncent dans l'eau avec une grande célérité. Les quatre derniers pieds leur servent d'avi- rons, et ceux de devant à saisir leur proie. Placés à la surface de l'eau, le dessus de leur corps reste toujours à sec, et lors- qu'ils plongent, une petite bulle d'air, semblable à un globe argentin, reste attachée à leur derrière. Si on les saisit, ils font suinter de leur corps une liqueur laiteuse qui se répand sur («) PI. 26, fig. 76. [b) PI. 26, fig. 7 d. 178 INSECTES COLÉOPTÈRES. lui , et qui produit peut-être cette odeur désagréable et péné- trante qu'ils exhalent alors, et qui se conserve long-temps aux doigts. Ils s'accouplent sur la surface de l'eau. Quelquefois ils restent au fond, accrochés aux plantes : c'est là aussi proba- blement qu'ils se cachent pour passer l'hiver (i). Le G. nageur («) (G. natator, Lin.), Panz., Faun. Ins., Germ., III, 5 ; De Geer, Insect., IV, xm, 4, 19. Long de trois lignes, ovale, 1res glabre, fort luisant , d'un noir bronzé en dessus, noir en dessous, avec les pattes fauves. Ecusson triangulaire, très pointu, un peu plus long que large; élytres arrondies au bout, avec des petits points enfoncés, formant des lignes régulières et longitudinales. La femelle pond ses œufs sur les plantes aquatiques. Ils sont très petits, en forme de petits cylindres, et d'un blanc un peu jaunâtre. La larve a le corps long , effilé, linéaire , composé de treize anneaux, dont les trois premiers portent chacun une paire de pieds. La tête, grande, en ovale allongé et très aplatie, offre les mêmes parties que celles des larves des dytiques; mais ici le quatrième anneau et les sept suivans ont, de chaque côté, un filet conique, membraneux, flexible et barbu sur ses bords ; le douzième anneau en a quatre semblables, mais beaucoup plus longs, et plus dirigés en arrière. Deux trachées très fines parcourent toute la longueur du corps, et reçoivent de chaque filet un vaisseau arté- riel. Le dernier anneau du corps est très petit, et terminé par quatre crochets longs et parallèles. Cette larve vit dans l'eau , et en sort au com- mencement d'août pour passera l'état de nymphe. Elle forme avec une matière qu'elle tire de son corps, et semblable à du papier gris, une petite coque ovale, pointue aux deux bouts , qu'elle fixe aux feuilles de roseau , et où elle s'enferme. Cette espèce est très commune en Europe. (2) (i) M. Léon Dufour a publié dans les vier, col. III, n° 41; et Scliœnberr, Synon. Annales des sciences naturelles (octobre insect., II, n° 55. On trouve encore au\ 1824 ) quelques observations anatomiques environs de Paris les Gjrins minutus et bi- sur ces insectes. L'intestin grêle est remar- color de Fabricius. Les espèces les plus qualité par sa longueur. Le cœcum n'est grandes , et toutes exotiques , n'ont pas point latéral comme celui des Dytiques, d'écusson sensible, et leurs palpes ne sont Les organes génitaux mâles différent de q'au nombre de quatre, ceux des autres carnassiers. M. Mac Leay fils (Annul. javan., I, (a) Voyez, pour les autres espèces, Oli- pag. 3o) forme un genre propre, sous le {a) PI. 26. flg. 7. FAMILLE DES CARNASSIERS. 170 La seconde famille des coléoptères pentamères, LES BRACHÉLYTRES, Cuv. (mickoptera, Gravenhorst.) (pi. 2;, 2S ) N'ont qu'un palpe aux mâchoires (°),ou quatre en tout; les antennes, tantôt d'égale épaisseur, tantôt un peu plus grosses vers le bout, sont ordinairement com- posées d'articles en forme de grains ou lenticulaires; les étuis sont beaucoup plus courts que le corps, qui est étroit et allongé, avec les hanches des deux pieds anté- rieurs très grandes, et deux vésicules près de l'anus, que l'animal fait sortir à son gré. Ces coléoptères composent le genre STAPHYLIN (staphylinus) , de Linnœus. On lésa considérés comme faisant le passage des coléoptères aux Forficules ou perce-oreilles, premier genre de l'ordre sui- vant. Sous quelques rapports, ils avoisinent encore les insectes de la famille précédente , et sous plusieurs autres les boucliers, nom de dineotes, avec des espèces dont le la longueur du corps, et les antennes termi- labre n'est point cilié , dont les palpes sont nées un peu en pointe. Il ne mentionne en massue, qui ont les pieds antérieurs de qu'une seule espèce (politus). {«) PI. 27, fig. la, 2 a, 3 c, etc. INSECTES. 23 ISO INSECTES COLÉOPTÈRES. les nécropbores, genres de la quatrième. Ils ont , le plus sou- vent, la tète grande et aplatie, de fortes mandibules, des an- tennes courtes, le corselet aussi large que l'abdomen, les étuis tronqués à leur extrémité, et recouvrant néanmoins les ailes, qui conservent leur étendue ordinaire. Les demi-anneaux du dessus de l'abdomen sont aussi écailleux que les inférieurs. Les vésicules de l'anus consistent en deux pointes coniques et velues que l'animal fait sortir et rentrera volonté; il s'en échappe une vapeur subtile , et qui , dans quelques espèces , sent fortement l'éther sulfurique. M. Léon Dufour (annales des sciences natur., t. vin, pag. 16) a donné la description de l'appareil qui la produit. Le dernier segment de l'abdomen, celui où est l'anus , se prolonge et se termine en pointe. Ces coléoptères, lorsqu'on les touche ou qu'ils courent, relèvent le bout de leur abdomen et lui donnent toute sorte d'inflexions. Ils s'en servent aussi pour pousser leurs ailes sous les étuis et les y faire rentrer. Les deux pieds antérieurs ont souvent les tarses larges et dilatés; leurs hancbes , ainsi que celles des pieds intermédiaires, sont fort grandes. Ils vi- vent, pour la plupart , dans la terre , le fumier , les matières excrémentielles; d'autres se trouvent dans les champignons, la carie ou les plaies des arbres, sous les pierres; quelques- uns n'babitent que les lieux aquatiques. On en connaît encore, mais de très petits, qui se tiennent sur les fleurs. Tous sont voraces, marcbent d'une grande vitesse, et prennent vol très promptement. Leurs larves ressemblent beaucoup à l'insecte parfait; elles ont la forme d'un cône allongé, dont la base ou la partie la plus épaisse est occupée par la tète, qui est très grande; le dernier anneau se prolonge en manière de tube , et est accom- pagné de deux appendices coniques et velus. Ces larves se nourrissent des mêmes matières que l'insecte dans son dernier état. FAMILLE DES BRACHÊLYTRES. 181 Le premier estomac des staphylins est petit et sans plis; le deuxième très long et très velu; l'intestin est très court, (i) Ce genre est considérable. Nous le divisons en cinq sections. La première, celle des fissilabres {Fissilabm), a la tête entièrement nue et séparée du corselet, qui est tantôt carré ou en demi ovale, tantôt arrondi ou en cœur tronqué, par un cou ou un étranglement visible. Le labre est profondément divisé en deux lobes (a). Tels sont : LES OXYPORES, (OXYPORUS. Fab.) (PI. 27, Sg. ,.) Dont les palpes maxillaires sont filiformes {i), et les labiaux terminés par un article très grand et en croissant. Les antennes sont grosses, perfoliées et comprimées (c). Les tarses anté- rieurs ne sont point dilatés; le dernier article et le second ensuite sont les plus longs (., LXXXVIII, méthod. , genre Oxypore; et M. Graven- 4 ; Latr., Gêner, crust. el insect., 1. 284 (a) PI. 27, fig. la. (A) PI. 27. Gg. 2*. le) PI. 27, fig. 3c. (d) PI. 27, fig. ')/• (<■) PI. 27, fig. 3, ■ (./) PI. 27, fig. 3. FAMILLE DES BRACHÉLYTKES. 183 grande partie de l'abdomen et des éïytres d'un gris cendré, avec des points et des taches noires. — Dans la terre et le fumier. Le »S. tjris de souris [S. murinus, F. ) , Panz., ibid. , LXVI, 16, long de quatre à six lignes; tête, corselet et étuis d'un bronze foncé, luisant, avec des taches obscures ; écusson jaunâtre, marqué de deux taches très noires; abdomen noir; majeure partie des antennes roussâlres. — Avec les précédens. Le 5. à élylres rouges (S. erythroplerus, Lin.), Panz. , XXVIII , 4 , long de six à dix lignes , noir, avec les étuis, la base des antennes et les pieds fauves. (1) Les autres, dont la forme est linéaire avec la tête et le corselet allon- gés, en forme de carré long, ont les antennes rapprochées à leur base, fortement coudées et grenues (a) ; leurs tarses antérieurs ordinairement ne sont point ou que très peu dilatés. Les jambes antérieures sont épi- neuses, avec une forte épine au bout. Le labre est petit. Ceux-ci com- posent le genre xantholin (Xanlholinus) de quelques entomologistes. (2) LES PINOPHILES (PINOPHILUS. Grav.) Qui ont aussi les palpes filiformes, mais dont les antennes sont insérées au-devant des yeux, en dehors du labre, et près de la base extérieure des mandibules. (3) LES LATIIROBIES, (LATHROBIUM. Grav. — Pœdcrus. Fab.) (PI. 27. fi g. 6.) Dont les palpes sont terminés brusquement par un article beaucoup (i) Voyez la Monographie de cette fa- pes, ptlosus, j/olitus, amœiuts, en outre des mille [Coleoptera microptera) de M. Gia- cinq dont nous donnons ici la description. \enhorst ; Panz. , Index entom., pais î, pag. 20S et suiv. ; Latr., ibid., I, 2S5. Rapportez à ce genre les espèces suivantes ■,„■• • , ...>,. alternons*, melanocephalus de M. Graven- d Olivier: aureus, œneus, nœmorrhoidalts , • * (2) Les staphyYms fulgidits , fulminais, pi ropterus, elegans, elongatus, ochraceus, liorst. oculatuSj erythrocephalus, similis, cyaneus, pubescens, cupreus, stercorarius , brunni- ("î) Pinophilus lalipes , Grav., Amer. («) l'I. 27, fig. 5. 184 INSECTES COLÉOPTÈRES. plus petit que le précédent, pointu, souvent peu distinct (a). Les maxil- laires sont beaucoup plus longs que les labiaux, et l'insertion des anten- nes est la même que dans le genre précédent. Les tarses antérieurs sont très dilatés dans les deux sexes. La longueur du dernier article des quatre postérieurs égale presque celle des quatre articles précédens réunis. (1) La seconde section , les longipalpes {Longipalpi), qui ont aussi la tête entièrement découverte , mais dont le labre est entier, et dont les palpes maxillaires sont presque aussi longs que la tète , terminés en massue, formée par le troisième article , avec le quatrième caché ou très peu dis- tinct, et sous la figure d'une petite pointe, terminant celle massue lors- qu'il est visible ; le précédent est très renflé. Ces insectes vivent sur les bords des eaux. LES PÉDÈRES, (P^DERUS. Fabr.) (P1.2 7 ,fig. 7.) Où les antennes, insérées devant les yeux, sont filiformes ou grossissent insensiblement, et plus longues que la léle(^) ; dont le corps est long et étroit, avec les mandibules dentées au côté interne et terminées en une pointe simple. Les uns (pédères, Lalr.) ont le pénultième article des tarses bifide. (2) septent. Il est réuni au genre suivant dans son Mantissa. (1) Voyez Gravenhorst , Coleopt. mi- crop.j et Lalr., Gêner, crust. et insect., I, 289. Le L. eiongatum [S. elongatus, Lin.), a été figuré par Panier, ibid., IX, 12 ; Staphylinus linearis? Oliv.. col. III, 2, iv, 3S. Forez aussi Gylleuli., Insect. Suec. I, pars II, pag. 363 et suiv., et le Calai, de la collection de M. le conilc Dejcan , pag. 24. (2) M. Lefèbvre a rapporté de Sicile un insecte voisin des pédères , niais formant évidemment un nouveau genre. Le qua- trième et dernier article des palpes niavil- laires est ici très distinct , et les termine en manière de massue. Le dernier des anten- nes est plus grand que le précédent et ovoïdo-couique. La tète tient au corselet par un pédicule allongé et de niveau, à son origine, avec la tèle. Le corselet est étroit et allongé. Les deux tarses antérieurs sont très dilatés ; le premier arlicle des autres est fort long, et leur pénultième m'a paru échancré ou bifide. Je désignerai ce genre par la dénomination de Procuras, et cette espèce sera consacrée au zélé naturaliste | Lefeburi) qui l'a découverte. (a) PI. 27, fi». Oi. (4) PI. ■,-. Gg. FAMILLE DES ISRAC.HÉLYTRES. 183 Le /'. des rivages (a) (Staphylinus riparius , Panz. Faun insect Germ. IX, n), long d'environ trois lignes, très étroit et fort allongé, fauve, avec la léle, la poitrine , l'extrémité supérieure de l'abdomen et les genoux noirs ; élytres bleus. Très commun dans le sable humide , sous les pier- res, à la racine des arbres , etc. Les autres (stiliques , Siilicus, Latr.) ont tous les articles des tarses en- tiers (i). (I) LES EVvESTHÈTES, (EVjESTHETDS. Grav.) (PI. 2,, fig. g.) Dont les antennes sont pareillement insérées devant les yeux , mais guère plus longues que la tête et presque entièrement moniliformes (c) ; le corps est peu allongé , avec la lète aussi large que le corselet. (2) LES STÈNES (STENOS. Latr.) (PI. 27. fig- io) Où les antennes, insérées près du bord interne des yeux, sont terminées par une massue de trois articles (d). Ils ont l'extrémité des mandibules fourchue et de gros yeux. Le S. à deux points (e) {Staphylinus 1-), dont les antennes sont en majeure partie grenues et vont en grossissant, n'offrent distinctement que trois articles aux tarses (c;. (1) LES OXYTÈLES. (OXYTELUS. Grav.)(2) (Pl. »8, fig. t.) Les autres ont les palpes filiformes et quatre articles au moins, bien appareils, aux tarses. LES OSORIUS (OSOR1US. Leacb Dej.) li'l. 27. fig. 11 ) Ont le corps cylindrique, toutes les jambes élargies et dentées (d); la tête aussi longue que large , le corselet presque en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement, et les antennes, en majeure partie, grenues, grossissant insensiblement vers le bout, plus courtes que la tète et le cor- selet ; les mandibules beaucoup plus courtes que la tête, très croisées, (t) Si l'on en excepte les tacbines , les tarses antérieurs ne sont plus notablement dilatés. (2) Voyez l'article oxytf.le de l'Ency- (o) Pl, •?.-, lig. I 1 a. (c) PI. ?-S, li-. 1 b. clop. mélliod. ; la Monographie précitée de MM. Gravenhorst et GyUenhall, Insect. Suec, I, pars, ri, pag. 444. (A) Pl. îS, lis. [«. {,/) Pl. ■>.-,, fig rtn. FAMILLE DES RRACHÉLYTRES. 187 hi minées en une pointe simple, et le menton grand et en forme de bou- clier. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces, qu'on n'a pas encore décrites, et qui habitent la Guyane française et le Brésil. LES ZIROPHORES, (ZIROPHORUS. Daim. — Leptochirus. Germ. — Irenœus. Leach. — Osytclus. Oliv. — Piestus. Grav.) (PI. 28, fig. 2.) Dont le corps est déprimé; dont les jambes antérieures, plus larges que les autres, sont seules dentées extérieurement («); qui ont la tête trans- verse, le corselet carré , les antennes de la même grosseur partout , aussi longues au moins que la tète et le corselet , composées d'articles pour la plupart ovalaires , ou cylindriques et arrondis aux deux bouts (A), et les mandibules aussi longues que la tête, et dentées à leur extrémité (<•). (1) LES PROGNATHES, (PROGNATHA. Latr., Blond. - Siagona. Kirby.) (PI. 28, fig. 3.) Qui ne diffèrent guère des zirophores que par leurs antennes filiformes, composées d'articles allongés (d). (2) LES COPROPHILES, (COPROPHILUS. Latr. — Omalium. Grav., Oliv., Gyll.) (PI. 28, fig. 4.) Où le corps est encore aplati, mais dont toutes les jambes sont dentées (i) l'oyez Dalman , Anal, entom., pag. rapportsavec le Piestus sulcatusdeM. Gra- 23 ; son Z. fronticornis, iv, fig. i parait venhorst. Le Leptochirus scoriaceus de être V Oxytelus licornis d'Olivier ( Ency- M. Germar (Insect. Spec. nov., I, i) est clop. méthod.). Celui qu'il nomme penicil- une espèce très distincte des précédentes. lattis, ibid., fig. 2, paraît avoir de grands (2) Siagonum quadricorne , Kirb. et (a) PL 28, fig 2C. (b) PI. 28, fig. ib. (e) PI. 28, fig. 2(7, 2«. (d) PI. »8, fig. 3. INSF.fTES. 24 18S INSECTES COLÉOPTÈRES. ou épineuses extérieurement(n), dont les antennes, beaucoup plus longues que la télé, sont grenues, grossissent insensiblement vers le bout (/•) ; et dont les mandibules arquées extérieurement, presque en croissant, ne sont point sensiblement dentées , et se prolongent peu à leur extré- mité. (1) La quatrième section , celle des aplatis ' Deprcssà) , nous offre , ainsi que la précédente, une tète dégagée, un labre entier, des palpes maxil- laires courts et à quatre articles distincts (c); mais les jambes sont simples ou sans dents ni épines au côté extérieur, et les tarses ont manifestement cinq articles. Ici les palpes sont filiformes. LES OMALIES, lOMALIUM. Grav.) (PI. 28, fig. 5.) Dont le corselet est de la largeur des élytres , plus large que la tète , presque en carré transversal ( avec les angles ou du moins les antérieurs arrondis), et souvent rebordé latéralement, et dont les antennes vont en grossissant vers leur extrémité. (2) LES LESTÈVES, (LESTEVA. Latr. — Anthophagus. Grav.) (PL 28, fig. 6.) Qui ont le corselet en forme de cœur , rétréci et tronqué postérieure- ment , presque isométrique, de la largeur de la tête, plus étroit que les élylres et les antennes généralement filiformes et à articles allon- gés (d). (3) Spence, Introil. entom., I, i, 5; Blondel, del'Encyclop.méthod.,etGyllenhal,t7jrW., Annal, des se. natur., avril i S 1 7, XVII, pag. 198. 14-17- (1) Omalium rugosum, (iravenhorst, et (3) Voyez Latr., Gêner. , cnist. et 111- d'autres espèces à élytres courtes. sect., I, p. 29(5, 297 ; Gravenhorsl et Gyl- (2) Voyez Gravenhorst, l'article Omalie lenhall, genre Anthophagus, (<0 PI. a», fig. 4a. (A) PI. 28, lig. ',. (c) PI. 28, fig. 9 A. (d) PI. 9.8, fig. (>a. FAMILLE DES BRACHÉLYTRES. I.SO \j'a, les palpes se terminent en alêne. LES MICROPÈFLES , (MICROPEPLUS. Lalr.) (1>I. î8, fig. 7.) Distingués par leurs antennes finissant en une massue solide et se lo- geant dans des fossettes du corselet (a). (1) LES PROTEINES, (PROTEINUS. Latr.) (PI. 28, fig. 8.) Où les antennes grenues, un peu perfoliées et plus grosses vers le bout, niais sous forme de massue et toujours à découvert, sont insérées devant les yeux (A); où le corselet est court, et dont les élylres recouvrent la majeure partie de l'abdomen. (2; LES ALEOCHAHES, (ALEOCHARA. Grav.) (PI. 28, fig. 9.) Où les antennes sont insérées entre les yeux ou près de leur bord infé- rieur, et à nu, à leur naissance , avec les trois premiers articles sensible- ment plus longs que les suivans, ceux-ci perfoliés , et le dernier allongé et conique (f). Le corselet est presque ovale, ou en carré arrondi aux angles. (3; (i) Voyez Latr., Gêner, crust. et in- (3) Staphylinus canaliculatus , Fab. ; sect. IV,p. 377; Omaliumpurcatum, Gyll., Panz., ibid., XXVII, i3; Insert. Suec., I, pars II, pag. 211 ; Micro- Stapliylinnsimpressus,0\i\.,Co\.,ibid., peplus porcatus , Charp. horae entom. , v, 4t; VIII, 9 ; S. Boleti, Lin. ; Oliv., Col., iiid., ni, Gyll., ibid., O. staphrlinoides, p. 2i3. 25; (2) Voyez Lalr., ibid., I, pag. 298, et S. collaris, ejusd., ibid. , h, i3 ; les Omalium ovatum et macropterum de S. minutas, ejusd., ibid., vi, 53 ; Gravenhorst. S. socia/is, ejusd., ibid., ni, 25, et gé- («) Pi. 28, fig. 7. (/,) PI. 28, fig. 8 a. (c) PI. 9, fig. gc. 100 INSECTES COLÉOPTÈRES. La cinquième section, les microcéphales [Microcephala) , ont la tête enfoncée postérieurement jusque près des yeux, dans le corselet; elle n'est point séparée par un cou , ni par un étranglement visible ; le corse- let a la forme d'un trapèze, et s'élargit de devant en arrière. Ils ont le corps moins allongé que les précédens , et se rapprochant davantage de la forme elliptique ; la tête beaucoup plus étroite , rétrécie et avancée en devant; les mandibules de grandeur moyenne, sans dente- lures, et arquées simplement à la pointe (a). Les élytres , dans plusieurs , recouvrent un peu plus de la moitié de la longueur du dessus de l'abdo- men. Les uns vivent dans les champignons, sur les fleurs, et les autres dans les fientes. Fabricius en a réuni plusieurs espèces avec lesoxypores. LES LOMÉCHUSES, (LOMECHUSA, ALEOCHAKA. Grav.) (PI. aS, Bg. 10) Qui n'ont point d'épines aux jambes (/<), et dont les antennes , depuis le quatrième article, forment une massue perfoliée ou en fuseau allongé le), et dont les palpes sont terminés en alêne; les antennes sont souvent plus courtes que la tète et le corselet. (1) LES TACHINES, (TACH1NTJS. Grav.) (PI 28,6g. ii.) Qui ont les jambes épineuses {d) ; dont les antennes sont composées nci-aleuient les trois premières familles ilu chares bipunctata, lanuginosa, nitida Sta genre Aleochara Je Gravenhorst, Col. mie.. plvylinus bi-pustulatus, Lin.; Oliv., Col., loin. II. Forez aussi Gyllenliall , Insect. III, 42, v, 44); fumata, nana de Graven- Suec. I, pars II, pag. 377. Mais on obser- liorst, ou ses familles m-vi (Col. micropt., vera que ni cet auteur, ni M. Gravenhorst, loin. 2). Les autres ont les bords du cor- n'ont point assigné aux Aléochares et aux selet relevés et forment son genre Lomc- Loméchuses de caractères clairs et rigou- cliusa ; L , paradoxa ; Staphylirùis emargi- reux ; ces deux sous-genres réclament un natus, Oliv., ibid., 11, 12 ; nouveau travail. L. dentata, Grav. ; Staphrlinus stmmo- \i) Les unes ont le corselet uni et non sus, l'ayk., Y. relevé sur ses bords ; tilles sont les Aléo- (.1) 1>1. 28. lig. II a. (/j) PI. 28, fig. 10*. (e) t'I. 28, Cg. [OS, ('/) PI. .'S, lig. M,/. FAMILLE DES l'.KACHÉLYTRES. 191 d'articles en cônes renversé ou en poire, et grossissant insensiblement (a), et dont les palpes sont filiformes (i). (1) LES TACHYPORES, (TACHYPORUS. Grav.) (PI. 28, £g. ra.) Semblables aux Tachincs par les jambes et les antennes, mais ayant des palpes terminés en manière d'alêne (c). (2) Le genre calucerus de M. Gravenhorst m'est inconnu. Celui de ste- isosthetus de M. IMegerle , indiqué dans le Catalogue de la collection des Coléopt. de M. le comte Dejean , offre tous les caractères d'un véritable psélaphe, et doil être supprimé ; telle est aussi maintenant l'opinion de ce dernier naturaliste. La troisième (3) famille des coléoptères pentamères, (1) Oxypovus subterraneus, Fab. ; O. bipustulatus, ejusd., Panz., Faim. insect. Germ., XVI, 21 ; O. marginellus, Panz , ibid., IX, i3 ; Staphylinus fusclpes, ibid., XXVII, 12; Oxypovus suturalis ibid., XVIII, 20 ; O. pygmœus, ibid., 27; O. lunulatus, ibid., XXII, 19, i5; Staphylinus atricapillus, F.; Oxy ponts merdaritts , Panz. , ibid. , XXVI, iS; Staphylinus striatus , Oli\ . , ibid.; v, 47; S. lunatus, Lin. l'oyez aussi , tant pour ce sous-genre que pour le suivant, la secon- de partie du premier volume des Insectes de Suède, de M. Gyllenball. On y trouve d'excellentes remarques sur les différences sexuelles de plusieurs espèces, et dont l'ap plication pourrait être très utile. Les Tachines qui , tels que Yatricapil- lus, ont le corselet presque aussi long que large, le museau avancé . les quatre tarses postérieurs sensiblement plus longs que leurs jambes respectives , paraissent devoir former une coupe particulière. (2) Oxyporus rufipes , Fab. ; Panz. , ibid., XXVII, 20; t). marginatuSf F. ; Panz., ibid., 17; O. chrysomelinus, F. ; Panz., ibid., IX, 14 ; O. analis, F. ; Panz., ibid., XXII, itt; O. abdominalis, Y . (3) Les Boucliers ou Silplia sont les seuls coléoptères pentamères qui présentent, ainsi que les précédais , un appareil excrémen- tiel, encore n'est-il point binaire , comme dans ceux-ci, et le conduit extérieur se dé- gorge directement dans le rectum , comme l'urètre des oiseaux. 11 paraîtrait donc , (a) PI. 28, % ne {h) PI. 23, lig. 11S. PI. 28, (ij I!)!i INSECTES COLÉOPTÈRES. LES SERRICORNES, (SEHIUCORPŒs) (PI. 29 à 3/1.) Ne nous offrent , ainsi que la famille précédente et les suivantes du même ordre, que quatre palpes. Leurs élytres recouvrent l'abdomen ("), ce qui les distingue avec quelques autres caractères des brachélytres , dont nous venons de faire l'exposition. Les antennes, à quelques exceptions près, sont de la même grosseur partout, ou plus menues à leur extrémité, dentées , soit en scie, soit en peigne (*), ou formant même l'éventail, et plus déve- loppées sous ce rapport dans les mâles ( c ). Le pénul- tième article des tarses est souvent bilobé ou bifide ( d ). Ces caractères se présentent très rarement dans la fa- mille suivante, celle des clavicornes, et à laquelle on ar- d'après ces rapports,, que les Boucliers de- vraient venir, ainsi que d'autres Clavicor- nes, immédiatement après les Brachélytres. D'autres considérations m'avaient conduit au même rapprochement {forez la Pré- face de mon ouvrage intitulé : Considéra- tions générales sur l'ordre naturel des crus- tares, etc.). Suivant M. Léon Dufour, qui m'a fourni ces observations anatomiques , les conduits hépatiques des Buprestides et des Elalérides, ou de mes Sternoxes , res- (./) PI. 29, lig. i, 2, etc. 1 PI. Ii, fig (i 1 semblent, par leur nombre, leur Longueur et leur mode d'insertion, à ceux des ('.ara- biques. Les Lampyres et les Mélyrides n'ont aussi que deux vaisseaux hépatiques ; mais il v en a quatre dans les Téléphores , les Lycus et les Ptiniores. Les Malachies, les Driles et les Vrillettes , sont, de tous les insectes de la famille des Serricornrs dont il a étudié l'organisation , ceux où le tube alimentaire est le [dus Long, (/.) PI. 21), lig. le. \b, lie., le. (./) PI. ..y, fig 1/: FAMILLE DES SEKRICORNES. \97, rive par des transitions si nuancées, qu'il est très difficile d'assigner rigoureusement ses limites. Les uns, dont le corps est toujours de consistance ferme et solide, le plus souvent ovale ou elliptique, avec les pieds en partie contractiles, ont la tète engagée ver- ticalement jusqu'aux yeux clans le corselet ("j ; et le pré- sternum, ou la portion médiane de cette dernière partie du corps, allongé, dilaté, ou avancé en devant jusque sous la bouche, distingué ordinairement de chaque côté par une rainure où s'appliquent les antennes (toujours courtes), et prolongé postérieurement en une pointe, reçue dans un enfoncement de l'extrémité antérieure du mésosternum. Ces pieds antérieurs sont éloignés de l'ex- trémité antérieure du corselet. Ces serricornes forme- ront une première section, celle des sternoxes (Ste?*- nooci). D'autres, ayant aussi la tête engagée postérieurement dans le corselet , ou du moins recouverte par lui à sa base, mais dont le présternum n'est point dilaté et avancé antérieurement en manière de mentonnière, ni ordinai- rement (i) terminé postérieurement en une pointe re- (i) Les Céhrions font exception et se simples; les palpes sont filiformes ; les pieds rapprochent , à cet égard , des ïaupins ; ne sont point contractiles, et les deux anté- mais l'extrémité inférieure du présternum rieurs sont peu éloignés , à leur naissance , ne s'avance point sur le dessous de la tête. de l'extrémité antérieure du corselet , et Les mandibules sont avancées, arquées et très rapprochés. (a) PI. QÇ), fig. i, 2, etc. 194 INSECTES COLÉOPTÈRES. eue dans une cavité du mésosternum dont le corps est le plus souvent, en tout et en partie, de consistance molle ou flexible, constituent une seconde section, celle des malacodermes [Malacodermi). Une troisième et dernière, celle de lime-bois [Xylo- trogi). comprendra des serricornes dont le présternum n'est point pareillement prolongé à son extrémité posté- rieure, mais dont la tête est entièrement à découvert et séparée du corselet par un étranglement ou espèce de cou. Nous diviserons les sternoxes en deux tribus. La première, celle des buprestides (Buprestides), a la saillie postérieure du présternum aplatie et point termi- née en une pointe comprimée latéralement, et simple- ment reçue dans une dépression ou clans une échancrure du mésosternum. Les mandibules se terminent souvent en une pointe entière ou sans échancrure ni fissure (°). Les angles postérieurs du corselet ne sont point ou très peu prolongés. Le dernier article des palpes est le plus souvent presque cylindrique, guère plus gros que les précédens ( 6 ), et globuleux ou ovoïde dans les autres. La plupart de ceux des tarses sont communément larges ou dilatés, et garnis en dessous de pelotes ( r ). Ces in- (a) PI. 29, fig. ii, 1 /,\ {h) PI. 2Ç), lîg. I < (<■) PI. 59. «g. 1/: FAMILLE DES SERRICORNES. I9M sectes ne sautent point , caractère qui les distingue éminemment de ceux de la tribu suivante (i); ils com- posent le genre BUPRESTE (buprestis), de Linnaeus. La dénomination générique de Richard donnée par Geof- froy à ces coléoptères, nous annonce la beauté de leur pa- rure. Plusieurs espèces indigènes et beaucoup d'exotiques, d'ailleurs remarquables par la grandeur de leur taille, ont l'éclat de l'or poli sur un fond d'émeraude; dans d'autres, l'azur brille sur l'or, où sont réunies plusieurs autres couleurs métalliques. Leur corps, en général, est ovale, un peu plus large et obtus, ou tronqué en devant, et rétréci en arrière de- puis la base de l'abdomen , qui occupe la plus grande partie de sa longueur. Les yeux sont ovales , et le corselet est court et large. L'écusson est petit ou nul. L'extrémité des élytres est plus ou moins dentée dans un grand nombre. Les pieds sont courts. Ils marchent lentement, mais leur vol est très agile, lorsque le temps est chaud et sec. Si on veut les saisir, ils se laissent tomber à terre. Les femelles ont à l'extrémité postérieure de l'abdomen, une partie coriace ou écornée, en forme de lame conique, composée de trois pièces (les derniers anneaux), et qui est probablement une tarière avec laquelle elles déposent (i) Les insectes de celle trilw diffèrent les sont tubulaires dans les autres Serricor- encore de tous les autres de cette famille nés. Voyez les Observations anatomiques par leurs trachées vésiculaires, tandis qu'el- de M. Léon Dufour. INSECTES. 25 190 INSECTES COLÉOPTÈRES. leurs œufs dans le bois sec, où vivent leurs larves. On ren- contre plusieurs des petites espèces sur les fleurs et les feuilles; niais les autres se tiennent pour la plupart dans les forets , les chantiers : ils éclosent quelquefois dans les maisons, y étant transportés, en état de larve ou de nymphe, avec le bois. Tantôt les antennes sont tout au plus en scie. Les articles intermédiaires des tarses sont en forme de cœur renversé , et le pénultième au moins est bifide (a). Les palpes sont filiformes ou légèrement plus épais au bout. Les mâchoires sont bilobées. {!>) LES RICHARDS propres , (BUPREST1S. Lin.) • (PI. 29, fig. ..) Dont les antennes sont de la même grosseur parloul , et en scie , depuis le troisième ou quatrième article, (c) Les uns n'ont point d'écusson. Le R. à faisceaux (B. fasciculala. Lin.), Oliv., Col. Il, 32, IV, 38, long d'environ un pouce, ovoïde, convexe, très pondue et ridé, d'un vert doré ou cuivreux, quelquefois obscur, avec de petites touffes de poils jaunâtres ou rougeâtres ; étuis entiers. — Au cap de Bonne-Espérance, et quelque- fois en si grande abondance sur le même arbuste, qu'il semble tout chargé de fleurs. Le R. slernivorne {B. sternicornis , Lin.), Oliv., Col. ibid., VI, 52, a, un peu plus grand , même forme , d'un vert tin peu doré, très brillant ; de gros points enfoncés , dont le fond est garni d'écaillés blanchâtres, sur les étuis : Irois dents à leur extrémité; sternum postérieur avancé en forme de corne. — Indes orientales. Le R. chrysis {B. chrysis , Fab.), Oliv., ibid., Il, 8, VI, 52, b, diffère du précédent par les étuis d'un brun marron et sans taches blanchâtres. Le R. bande-dorèe (B. viltataY.), Oliv., ibid., III, 17, long de près d'un pouce et demi, plus étroit et plus allongé que les précédens , déprimé, d'un vert bleuâtre ; quatre lignes élevées et une bande dorée et cuivreuse sur chaque étui , dont le bout a deux dents. — Des Indes orientales. M pi 29, fig. ./ W"-'!). «s- "•■ (<-) p >- FAMILLE DES SERR1CORNES. 197 Le R. ocellé (B. ocellata F.), Oliv., ibid., I, 3, presque semblable pour la laille et la forme, a sur chaque étui une grande tache jaune etphospho- rique, située entre deux autres de couleur d'or; le bout de chaque étui est terminé par trois dents. Les autres ont un écusson. Le R. géant (a) (B. gigas Lin), Oliv., ibid., 1,1, long de deux pouces , corselet cuivreux , mêlé de vert brillant, avec deux grandes taches lisses, couleur d'acier bruni ; étuis terminés par deux pointes , cuivreuses dans leur milieu, d'un vert bronzé sur leurs bords, avec des points enfoncés, des lignes élevées et des rides. — De Cayenne. Nous citerons parmi les espèces de notre pays, Le R. à fossettes (B. a/finis. F.), B. chrysostigma , Oliv., ibid., VI, 54 , bronzé en dessus, cuivreux et brillant en dessous, dont les élylres, dente- lées en scie à leur pointe, ont trois lignes longitudinales élevées, et deux impressions dorées sur chacune. Le R. vert {B. viridis. Lin.), Oliv., ibid. XI, 127, long d'environ deux lignes et demie, à forme linéaire, d'un vert bronzé, avec les étuis entiers et pointillés. — Sur les arbres. Fabricius a détaché des Richards propres ceux qui ont le corps court, plus large proportionnellement et presque triangulaire; le front excavé, le corselet transversal et lobé postérieurement, et les tarses fort courts, avec les pelotes larges; les cinq derniers articles des antennes forment seuls des dents de scie (o) ; les précédens, à l'exception des deux premiers, sont petits, presque grenus, ou en cône renversé ; les deux premiers sont beaucoup plus gros. Ces espèces composent le genre trachys [TracAys). De ce nombre (i) est Le R. nain (c) {B. minuta Lin.), Oliv., ibid., II, noir en dessous, d'un brun cuivreux en dessus, avec le milieu du front enfonce, le corselet sinué à son bord postérieur, et des raies blanchâtres, ondées, formées par des poils et transverses, sur les étuis. — Commun sur le coudrier, dont il ronge les feuilles. (i) Voyez les autres espèces citées par nombreux, l'ouvrage de M. Scliœnherr sur Fabricius, System, eleul. , II, 218, et, la synonymie des insectes. quant aux divisions à établir dans ce genre («) PI. 29, lig. 1. (i) i'I 2,), Cg. 1 a. (r) I'I. 2(j, tig. t. 198 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES APHANISTIQUES (APHANISTICUS. Latr.) (PI. 29 , fig. 3.) Ont les antennes terminées en une massue brusque, oblongue, compri- mée, légèrement en scie, formée parles quatre derniers articles (a). Le dernier article des palpes est un peu plus gros, presque ovalaire. L'entre- deux des yeux est excavé, ainsi que dans lesTrachis. On en connaît deux ou trois espèces, toutes très petites et à forme linéaire. (I) Tantôt les antennes sont très pectinées (d'un seul côté) dans les nulles {b), fortement en scie dans l'autre sexe ; les articles des tarses sont presque cylindriques et entiers ; les palpes sont terminés par un article beaucoup plus gros que les précédens et presque globuleux. Les mâchoires se termi- nent par un seul lobe. LES MÉLASIS, (MELAS1S. Oliv.) (Pi. 29, fig. 4.) Leur corps est cylindrique, et les angles postérieurs du corselet sont prolongés en une dent aiguë, caractères qui, de même que ceux pris des tarses (<■) et des palpes, annoncent que ces insectes font le passage de cette tribu à la suivante. (2) La seconde tribu, celle des elatérides, ne diffère essentiellement de la précédente qu'en ce que le stylet postérieur de lavant-sternum, terminé en une pointe comprimée latéralement et souvent un peu arquée et (1) Buprestis emarginata, Fab., Oliv., (a) Melashbuprestoîdes,0\iv.ït, 3o,i,i; ibid., x, 116; Germ. Faun. insccl. Europ, Melasis elateroïdes } Illig., différant sui- III , c, ; vanl lui , île l' Etaler buprestotdc do Lin- F.justl., Buprestris ïuii'ola, ibid., 10. nauts. («) PI. 29, fig. ;„ (6) PI. 29, fig. ', /•• 0) PI. ag, fig i 1 FAMILLE DES SEKKICORNES. IOU unidentée, s'enfonce à la volonté de l'animal, clans une cavité de la poitrine, située immédiatement au-dessus de la naissance de la seconde paire de pieds ("), et que ces insectes, placés sur le dos, ont la faculté de sauter (P'oyez ci-après). Us ont, pour la plupart, des mandibules échan- crées ou fendues à leur extrémité ( 4 ), les palpes terminés par un article beaucoup plus grand que les précédens, en forme de triangle ou de hache ( c ), et les articles des tarses entiers (f). Cette tribu ne comprend que le genre TAUPIN (elater), de Linnseus. Leur corps est généralement plus étroit et plus allongé que celui des Buprestides, et les angles postérieurs du corselet se prolongent en pointe aigué, en forme d'épine. On les a nommés en français Scarabées à ressort, et en latin Notopeda, Elater. Couchés sur le dos, et ne pouvant se rele- ver, à raison de la brièveté de leurs pieds, ils sautent et s'é- lèvent perpendiculairement en l'air jusqu'à ce qu'ils retombent dans leur position naturelle ou sur leurs pieds. Pour exécuter ces mouvemens, Us les serrent contre le dessous du corps, baissent inférieurement la tète et le corselet, qui est très mo- bile de haut en bas, puis, rapprochant cette dernière partie de l'arrière-poitrine, ils poussent avec force la pointe du préster- nuin contre le bord du trou situé en avant du mésosternum, (a) l'I. 3o, fig. ng. (4) PI. 3o, fig. ii A, ii V. (■■) PI. 3o, fig. I I c. (,/) l'I. 3o, fig. I a, I ■ /\ eu: 200 INSECTES COLÉOPTÈRES. où elle s'enfonce ensuite brusquement et comme par ressort. Le corselet avec les pointes latérales, la tète, le dessus des ély- tres, heurtant avec force contre le plan de position, surtout s'il est ferme et uni, concourent, par leur élasticité, à faire éle- ver le corps en l'air. Les côtés de lavant-sternum sont dis- tingués par une rainure où ces insectes logent, en partie, leurs antennes, qui sont en peigne ou à longues barbes, dans plusieurs mâles. Les femelles ont à l'anus une espèce de ta- rière allongée, avec deux pièces latérales et pointues au bout, entre lesquelles est l'oviducte proprement dit. Les taupins se tiennent sur les fleurs, les plantes, et même à terre ou sur le gazon; ils baissent la tète en marchant, et, quand on les approche, ils se laissent tomber à terre, en appli- quant leurs pieds sous le dessous du coras. De Géer a décrit la larve d'une espèce de ce genre (undula- tus). Elle est longue, presque cylindrique, pourvue de petites antennes, de palpes, de six pieds, a douze anneaux couverts d'une peau écailleuse, dont celui de l'extrémité postérieure forme une plaque rebordée et anguleuse sur les bords avec deux pointes mousses et courbée en dedans; au-dessous est un «ros mamelon charnu et rétractile, qui fait l'office de pied. Elle vie dans le terreau de bois pourri; on en trouve aussi dans la terre. Il parait même que celle du T. strié de Fabricius ronge les racines du blé , et fait beaucoup de dégât lorsqu'elle se multiplie. L'estomac des taupins est long, ridé en travers, quelquefois gonflé à la partie postérieure; leur intestin est médiocre. On peut rapporter à deux divisions principales les divers sous-genres qu'on a formés dans cette tribu. Ceux ilonl les antennes peuvent se loger entièrement dans des cavités inférieures du corselet composeront la pre- mière. Tantôt elles sont reçues, de chaque Côté, dans une rainure longitudi- nale, pratiquée immédiatement au-dessous des bords latéraux du corselet, et toujours filiformes et simplement en scie. Les articles des tarses sont toujours entiers et sans prolongemens, en forme de palette, en dessous. FAMILLE DES SERRICORNES. 201 Le corselet est convexe ou bombé, du moins sur les côtés, et se dilate vers les angles postérieurs en manière de lobe, allant en pointe, ou triangulaire. Ces insectes se rapprochent des Buprestides. LES GALBA, (GALBA. Latr.) (PI. 29, fig. S.) Dont les mandibules se terminent en une pointe simple (a); dont les mâ- choires n'offrent qu'un seul lobe; dont le dernier article des palpes est globuleux (i) et le corps presque cylindrique. (1) LES EUCNÉMIS, (EUCNEMIS. Arh.) (Pi. 29, fig. c.) Où les mandibules sont bifides et les mâchoires bilobées; où le dernier article des palpes est presque en forme de hache (c) et le corps presque elliptique. (2) Tantôt les antennes, quelquefois en massue, se logent, du moins en partie, soit dans les rainures longitudinales des bords latéraux du pré- slernuni, soit dans les fossettes situées sous les angles postérieurs du cor- selet. Les tarses ont souvent des petites palettes, formées par le prolonge- ment des pelotes inférieures (d), où le pénultième article est bifide. Quelques-uns, à antennes filiformes («), ont les articles des tarses entiers et sans palettes en dessous (/); les deux pattes antérieures se logent, dans (1) J'en ai vu trois espèces , et lotîtes du Brésil. L'une a de grands rapports avec le Melasis tuberculata de M. Dalman [Anal. enlom. ).'Les mâchoires se terminent par un lobe très petit et pointu. (2) M. le comte de Mannherheim a pu- blié une très belle Monographie de ce sous- genre, dont on a donné un extrait et repro- (a) PI. 2g, fig. 5 a. (<■) PI. 29, fig. 6 4. {e) PI. 3o, fig. 1 a. duit les planches dans le troisième volume des Annales des sciences naturelles. J'y ai ajouté quelques observations sur la trop grande étendue que ce savant a donné à ce sous-genre. L'espèce qu'il nomme capuci- nus est , selon moi , la seule qui doive y rester, et telle fut d'abord l'opinion de celui qui l'établit. (b) PI. 29.. fig. 5 *. (d) PI. 3o, fig. 3. (/) PI. 3o, lig ia. 202 INSECTES COLÉOPTÈRES. la contraction, dans les cnfoncemens latéraux du dessous du corselet. Tels sont LES ADÉLOCÈRES, (ADELOCERA. Latr.) (1) (Pl. 3o, fi g . t.) D'autres, à antennes pareillement de la même grosseur partout («), ont les articles des tarses entiers, mais avec les pelotes inférieures prolongées et avancées en manière de petites palettes ou de lobes (//). Leur tête est découverte. Ce sont LES LISSOMES. (LISSOMUS. Daim. — Lissodcs. Latr. — Drapcles. Meg., Dej.) (2) (PI. îo, fig. 2.) D'autres à antennes parfaitement filiformes, mais dont le second et troi- sième article plus grands que les suivans et aplatis, se logeant seuls dans les rainures sternales; les tarses sont semblables à ceux des lissomes; la tête est cachée en dessous et comme recouverte par un corselet demi- circulaire, où elle est enfoncée. Tels sont LES CHÉLONAIRES. (CHEL0NAR1UM. Fab.) (PI. îo, fig. 4.) Les antennes, dans le repos, s'étendent parallèlement le long de la poi- trine; le premier et le quatrième article sont les plus petits de tous; les (i) Elater ovalis, Germ. ; avec le Drapetes castaileus de M. le comte Flaterfuscus , Fab. , et quelques autres Dejearj , et Y Elater Uevigatus de Fabricius. des Indes orientales , rapportés par M. de L'Europe possède une espère de ce sons- LabiHardière. Retire, V Elater equestrts de celui-ci , figuré {■>.) Daim. , Epbem. entom. , 1824. Son par Panzer. Faim, insect. Germ., \\\ I , Lissomuspunctulatui a de grands rapports îir. (a) Pl. îo, fig. la. (/,) PI. 3o, fig. I. FAMILLE DES SERRICORNES. 203 sept suivans sont de la même grandeur, et, à l'exception du dernier qui est ovoïde, presque en forme de cône renversé et égaux. Le corps est ovoïde, avec les jambes antérieures plus larges que les autres. Toutes les espèces connues sonl de l'Amérique méridionale. (1) I.e dernier sous-genre de celte première division, celui DE THROSOUE, (THROSCUS. Lat. — Triiragus. Kugel., Gyllenh. — Etaler. Lin.) (IM. 3o, fig. 5.; Se distingue de tous ceux de celte tribu par ses antennes terminées en une massue de trois articles (a), et logée dans une cavité latérale et infé- rieure du corselet. Le pénultième article des tarses esl bifide. La pointe des mandibules est entière. (2) Notre seconde division de cette tribu comprendra tous les élatérides dont les antennes sonl toujours à découvert ou extérieures. Nous en détacherons d'abord ceux dont le dernier article des palpes, des maxillaires surtout, esl beaucoup plus grand que les précédens, presque en forme de hache. (I>) Un seul sous-genre, celui DE CEROPHYTE, (CEROPHYTTJM. Lat.) (PI. 3o, fig. 6.) S'éloigne des suivans par ses tarses, dont les quatre premiers articles courts, en torme de triangle, et dont le pénultième article esl bifide, (c) Les antennes des mâles sont branchuesau côlé interne, la base du troi- sième article el des suivans se prolongeant en un rameau élargi et arrondi au bout {d) ; celles de la femelle sont en scie. (3) (i) Fab., Syst. eleut., I, ioi;Lat.,Ge- 1).; bei-mestes adstrictor, Fat).; Panz. , ner. crust insect. , I, vin ; 7 et II , 44 ; Faun. insect. Germ., LXXV, i5. Sa larve Daim., Ephem. entom., 1S24, page 29. vit dans le bois du chêne. (2). Elater dermestoides , Lin.; E. cla- !'i) Latr., Gen. crust. et insect., IV, 575. ricornis, Oliv. ; col II , 3i , VIII, 85, a, Le Melasis sphondyloïdes de Germai' , Faun . (a) PI. 3o, fig. 5 a. (/•) PI. 3o, fig. nr. le) PI. 3o, 6g. 6b. {d) PI. 3o, fig. 6 a. INSECTES. 26 204 INSECTES COLÉOPTÈRES. Dans tous les autres sous-genres, les articles des tarses sont presque cylindriques et entiers, (a) Tantôt la tète s'enfonce jusqu'aux yeux dans le corselet. L'extrémité antérieure du proslernum s'avance sur le dessous de la tête, et son bord est arqué. Quelques-uns ont le labre et les mandibules cachés par l'extrémité an- térieure du proslernum, le chaperon ou épistome étant élargi et s'appli- quant sur cette partie. Tels sont : LES CRYPTOSTOMES, (CRYPTOSTOMA. Dej. — Elater. Fab.) (PI. 3o, fig. 7 .) Qui ont l'angle interne du sommet du troisième article des antennes et des sept suivans se prolongeant en manière de dent; les second et qua- trième articles plus courts, le dernier long et étroit, et un rameau droit et linéaire au côté interne du troisième, près de son origine. Les mandibules sont unidentées sous la pointe. Les mâchoires ne pré- sentent qu'un seul lobe; elles sont, ainsi que la languette, petites et mem- braneuses. Les palpes sont très courts. Les tarses sont petits, menus et presque sétacés. La seule espèce connue (Élatcr dcniicornis , Fab.) se trouve à Cayenne, d'où elle a été envoyée au Muséum d'histoire naturelle par M. Banon. LES NÉMATODES, (NEMATODES. Lat.) (PI. 3o, fig. S.) Ou les antennes ont le premier article allongé, les cinq suivans en cône renversé, égaux, à l'exception du premier d'entre eux ou du second, qui est un peu plus court, et les cinq derniers plus épais, presque perfoliés, et celui du sommet ovoïde. (/>) insecte. Europ, XI, 5, a une grande affinité d'Afr. et d'Amer., VII, r , a aussi de l'a- avec la femelle de l'espèce servant de type. nalogie avec les Cérowlivtes. Melasis picea de Palisot de Bcamois, insecl . («) PI. 3,., lig. , ■/ (/,) PI. 3o, Cg. S. FAMILLE DES SERKICORNES. 203 Le corps est presque linéaire. (1) Le labre et les mandibules sont maintenant découverts. Ici les antennes des maies sont terminées en éventail (a). Ce sont : LES HEMIRHIPES. (HEMIKHIPUS. Lat.) (PI. 3o, fig. 9.) Les espèces sont toutes exotiques. (2) Là, ces organes, dans le même sexe, sont pectines dans leur longueur. (*) LES CTENIGÈRES. (CTENICERA. Lat.) (3) (PI. 3o, fig. 10.) Dans le sous-genre suivant, ou LES TAUPINS proprement dits, (ELATER.) (PI. 3o,fig.n.) Les antennes des mâles sont simplement en scie (e). (4) Le T. cucujo (B. noctiliiats, Lin.), Oliv., col. II, 31, il, 14, a , long d'un peu plus d'un pouce, d'un brun obscur, avec un duvet cendré; une tache jaune, ronde, convexe, luisante, de chaque côté du corselet, près de ses (1) Eucnemis filum, Mannerh. tantôt de niveau avec le labre ou sur le (2) Elater flabellicornis , Fab.; ejusd., même plan horizontal, lantôt plus élevée et E . fascicularis , etc. , terminée brusquement ; mais ces différen- (3) Ses Elater pectinicornis , cupreus , ces, souvent inappréciables, ne peuvent hœmatodes ; servir à établir des coupes génériques, et le T. double-croix , Cuv. Regn. auim. . genre que j'avais nommé Ludie sollicite un IV, xiv, 3. nouvel examen. (4) L'extrémité antérieure de la tète est (a) PI. 3o, fig. Cj«. {b) PI. 3o, tig. 10a. (c) PI. 3o, fig. 11 e. 20G INSECTES COLEOPTERES angles postérieurs : des lignes de petits points enfoncés sur le> étuis. — De l'Amérique méridionale. Ses taches répandent pendant la nuit une lumière très forte, et iini per- met de lire l'écriture la plus fine, surtout si on réunit plusieurs de ces insectes dans le même vase. C'est à cette lueur que des femmes font leurs ouvrages: elles le placent aussi . comme ornement . dans leurs coiffures, pour leurs promenades du soir. Les Indiens les attachent à leur chaussure, afin de s'éclairer dans leurs Toyages nocturnes. Brown prétend que toutes les parties intérieures de l'insecte sont lumineuses, et qu'il peut suspendre à volonté sa propriété phosphorique i . >os colons l'appellent Mouche lw mineuse, et les sauvages Cueuyos, Coyouyou; delà le noir, espagnol Cu- ciijo. In individu de cette espèce transporté à Paris, dans du bois, en état de larve ou de nymphe . s'y est métamorphosé, et a excité, par la lumière qu'il jetait, la surprise de plusieurs hahitans du faubourg Saint-Antoine, témoins de ce phénomène, inconnu pour eux. Le T. bronze [B. cenus , Lui.. Oliv.. Col., il, il.. \ in. <3. long de sis lignes, d'un vert bronzé, luisant, avec les étuis striés et les pattes fauves. — En Allemagne et au nord de l'Europe. Le T. germanique r. E. germanus, Lin. . Oliv.. il,id.. 11. 12, très commun aux environs de Paris, ne diffère du précédent que par la couleur des pieds, qui sont noirs. Le Taujin porte croix 'E- crucialns, Oliv.. ibid., IV. 40), jolie espèce d'Europe, ayant le port du T. bronzé, mais plus petite, noire, avec deux bandes ronges et longitudinales sur le corselet, près des bords latéraux ; les élylres sont d'un rouge jaunâtre . et ont près des angles antérieurs de leur base une ligne noire, et deux bandes de celte couleur formant une croix à la suture. Elle est rare aux environs de Paris. Le T. marron E, castaneus. Lin. , Oliv., ibid., 111. 25; V. 51. noir; corse- let couvert d'un duvet roussàtre ; élvtres jaunâtres, avec l'extrémité noire ; antennes du mâle en peigne. — D'Europe. Le T. corselet fauve E. rupcollis. Lin. , Oliv., ibid., VI, 61, a. b, long de trois lignes, d'un noir luisant, avec la moitié postérieure du corselet rouge. — Du nord de l'Europe. Le T. ferrugineux 'E. ferrugineus. Lin . Oliv.. ibid., 111. 35, long de di\ lignes, noir avec le corselet . à l'exception de sou bord postérieur, et les Lacordaire. qui a observe cet in- situé intérieurement à la jonction de l'ab- jecte vivant , m'a dit que le principal ré- domen avec le thorax. jervoir de la matière phosphorique était FAMILLE DES SERRICORNES 207 éluis d'un rouge de sang foncé. Sur le saule. C'est la plus grande espèce d'Europe. (1) Tantôt la tête est dégagée postérieurement ou ne s'enfonce pas jusqu'aux yeux, qui sont saillans et globuleux. Les antennes sont insérées sous les bords d'une saillie frontale, déprimée et arquée en devant (a). Le corps est long et étroit, ou presque linéaire. Tels sont : LES CAMPYLES. (CAMPYLUS. Fischer. - Exophlhalmus. Lalr. — Hammiomis. Miihfeld.)(2) (PI. 3o, fig. 12.) Des élalérides à palpes filiformes, à antennes pectinées, depuis le qua- irième article [6), composeront un dernier sous-genre, celui DE PHYLLOCÈRE. (PHYLLOCERUS., 3 (PI. 3o. %-. i3.) Notre seconde section, celle des malacodermes, sera partagée en cinq tribus. (i) Fojez, pour les autres espèces, Ol., iùid; Panz. . Faun. insect. Germ., et son Iud. enlom. ; ainsi qu'Herbst. . Col., et M. Palisot de Beauvois , Inseet. d'Air, et d'Amer. Le genre dim\ de H. Zié.ler. et dont l'espèce nommée elateroïdes a été (i- gurée par M. Charpentier , dans son ou- vrage intitulé Horœ entomolog . , VI. S . ne m'a offert aucun caractère qui le distingue nettement du précédent. (2) Foyez Fischer, Entomog. de la Rus- sie, toui. II. page i53. Ce sous-geure com- prend f Etaler linearis de Linna-us , dont •mi mesomclas n'est qu'une variété ; \'E. ■ I»! horealis de Gvllenhall , et son E. cinclus. '. M. le comte Dejean n'ayant recueilli qu'un seul individu , je n'ai pu le sacrifier, pour en étudier en détail les caractères. Deu\ insectes de Java m'ont offert un port s mhlable. Ici seulement et probablement des femelles les antennes sont simplement en s ie. Le- mandibules m'ont paru se ter- miner eu une pointe entière ou sans dent. Le dernier article des palpes est un peu plus grand, presque oheonique. Supposé que les mandibules des Phvllocères soient sembla- bles, ces espèces exotiques seront congé- 208 INSECTES COLÉOPTÈRES. La première, les cébrionites {Cébrionites) , ainsi nommée du genre Cébrion d'Olivier , auquel se ratta- chent les autres, a les mandibules terminées en une pointe simple ou entière ("), les palpes de la même gros- seur ou plus grêles à leur extrémité ( 4 ) , le corps arrondi et bombé dans les uns, ovale ou oblong, mais arqué en dessus, et incliné par devant, dans les autres. 11 est le plus souvent mou et flexible , avec le corselet trans- versal, plus large à sa base, et dont les angles latéraux sont aigus ou même prolongés, dans plusieurs, en forme d'épine. Les antennes sont ordinairement plus longues que la tête et le corselet (°). Les pieds ne sont point contractiles. Leurs habitudes sont inconnues. Beaucoup se tien- nent sur les plantes, dans les lieux aquatiques. Ces in- sectes peuvent être réunis un seul genre, celui DE CEBRION. (CEBRIO. Oliv., Fab.) Les uns, établissant une connexion de cette tribu avec la précédente, dont la consistance est même aussi solide que celle des sternoxes, dont les pieds ne sont jamais propres à sauter, et dont le corps est généralement ovale oblong, avec les antennes soit flabellées ou pectinées, soit en scie, dans les maies, les palpes filiformes ou un peu plus gros a leur extrémité , les angles postérieurs du corselet prolongés en pointe aiguë , nous offrent des mandibules s'avançant au-delà du labre, étroites et très arquées, ou en («) PI. ii, Gg. 2 a {!>) PI. ii, Gg.a*. (<■) PI. i/, Gg. a, S. etc. FAMILLE DES SERRICORNES. 200 forme de crochets. Le labre est ordinairement très court, ëchancré ou bi- lobé. Là, ainsi que dans les élatérides, le prosternum se termine postérieure- ment en une pointe, reçue dans un enfoncement du mésosternum. Les antennes, longues dans les mâles de quelques espèces, sont compo- sées de onze articles, pectinées ou en scie. Le dernier article des palpes est presque cylindrique ou en cône renversé. LES PHYSODACTYLES, (PHYSODACTYLUS.- Fisch.) (Pi. 3r, fig. ,.) Où les trois articles intermédiaires des tarses présentent en dessous une pelote membraneuse (sole ou semelle), orbiculaire (a), dont les cuisses postérieures sont renflées, et dont les antennes, du moins dans l'un des sexes, sont fort courtes, en scie et insensiblement amincies vers le bout). Ce sous-genre a été établi par le célèbre auteur de l'entomographie de la Russie, sur un insecte de l'Amérique septentrionale (P. Uenningii, lettre sur le Physodaclyle, Moscou, 1824, Annales des scien. nat., Décemb. 1824, XXVII, B.). (/>) LES CEBRIONS propres, (CEBRIO. Oliv., Fab.) (PI. 3i, fig. a et 3.) Dont tous les articles des tarses sont entiers et sans pelotes, et où les cuisses postérieures ne sont guère plus grosses que les autres. Les espèces propres à l'Europe paraissent en quantité après les pluies d'orage. La femelle (1), de l'espèce la plus connue {gigas, Fab.; C. longicor- ( i ) Cebrio brepicornis, Oliv. , col. II, 3o clés des antennes jettent chacun , à la hase his. I, i, a, h, c ; Tenebrio dubius , Rossi , île leur coté interne, un rameau long et li- Faun. étrusc, I , i , 2. Cette femelle m'a- néaire, et dont les palpes se terminent par vait paru , à raison de ses antennes , devoir un article ovoïde , et non en forme de cône former un nouveau genre que j'avais nom- renversé , comme dans les autres espèces, mé llammonie. On trouve au Cap de Celle-ci pourrait en être séparée. Bonne Espérance une espèce dont les aiii- W PI. 3,, fig. ,.,. (4) PI. 3, fig. ,. '210 INSECTES COLEOPTERES. nis , Oliv., col. Il, 30 bis. I, i, a, b, c ; Taupin, I. r, a, b, c), diffère singuliè- rement du maie ; ses antennes ne sont guère plus longues que la lète ; leur premier article est beaucoup plus long que les autres; le quatrième et les suivans composent, réunis, une petite massue oblongue et presque perfo- liée (a). Les ailes avortent en partie. Les pieds sont plus courts , niais pro- portionnellement plus robustes que ceux des mâles. La larve vit probable- ment en terre. Le C. bicolor de Fabricius (1) et quelques outres espèces d'Amérique dont le corps est allongé, moins arqué en dessus ou presque droit, avec les antennes plus courtes, ont paru au docteur Leacb, devoir composer une nouvelle coupe générique (2). Ici le prosternum ne se prolonge point notablement en pointe, et le mé- sosternum n'offre point intérieurement de cavité. Tantôt tous les articles des tarses sont entiers et sans palette membra- neuse et avancée en dessous. LES ANELASTES, (ANELASTES. Kirby.) (PI. îi, fig. 4,) Dont les antennes sont écartées à leur naissance, courtes, presque gre- nues, avec le dernier article (3) presque en croissant [b), et dont le même des palpes et presque en forme de cône renversé. M. Kirby n'en mentionne qu'une seule espèce (A. Druryi, Lin. Trans., XII, xxi, 2). (i) Palis, de Keauv. , Inscct. d'Air, et d'Am., T. I, ■>., a, li. (2) Les Cclirions fusais ri ruficollis de Fabricius ont la forme de l'espèce qu'il nomme gi^as. M. Lefèbvrc a apporté la se- conde de Sicile. Le- Cebrio femoratus de M. Germar n'appartient point au genre 4nelastes deM. Kirby, ainsi que je l'avais d'abord soupçonné. (3) Le troisième est plus long que le pré- cédent et le suivant, tandis que, dans les Cébrions , cet article et le second sont plus courts que le quatrième et suivans. Ces or- ganes , de même que ceux desElatérides, semblent avoir douze articles, le onzième étant brusquement aminci vers le bout, et terminé en une pointe, ayant l'apparence d'un petit article conique ou triangulaire. {a) PI. i 1 . ti^' 3 //. (A) P1.3i,fig.4«. FAMILLE DES SERRICORNES. '211 LES CALLIRHIPIS, (CALLIRHIPIS. Lalr.) (PI. 3i, fig. 5.) . Dont les antennes sont très rapprochées à leur naissance, insérées sur une éminence, et a partir du troisième article, forment dans les mâles un grand éventail. Le dernier des palpes est ovoïde. Le même des tarses est presque aussi long que les autres pris ensemble, et présente entre ses cro- chets un petit appendice linéaire et soyeux. L'espèce servant de type [C. Dcjeanii) se trouve à Java, et a été envoyée au Muséum d'histoire naturelle par M. Uiard et feu M. Duvaucel. Les antennes n'ont que onze articles, et diffèrent par là de celles des Rhipi- cères, qui ont bien la même figure, mais dont les articles sont beaucoup plus nombreux, dans les individus du même sexe, ou les mâles. Tantôt les tarses ont en dessous des palettes membraneuses, ou leur pé- nultième article est profondément bilobé. Dans les deux sous -genres suivans, les quatre premiers articles des tarses offrent chacun, en dessous, deux lobes membraneux et avancés; le dernier est long et terminé, entre les crochets, par un petit appendice soyeux. Les antennes des uns sont composées de plus de onze articles , et disposés en éventail ; celles des autres n'en ont que onze , en dent de scie, et dont les quatre derniers plus gros, formant une massue. LES SANDALUS, (SANDALUS. Knoch.) Les antennes, du moins celles des femelles, sont simplement un peu plus longues que la tête, composées de onze articles, dont le troisième et suivans, le dernier excepté, en forme de dents de scie, et dont les quatre derniers, un peu plus dilatés, composent une massue; le terminal est pres- que ovoïde, arrondi ou très obtus au bout (1). (t') Sandalus /«Vrc/^vn, Knocli,N . Beyt., S. iiiger, ejusd., ibid. t, p. r3.i, v. 5 ; INSFXTF-5. * J 7 21'-> INSECTES COLÉOPTÈRES. LES RHIPICERES. (RHIPICERA. Lat. Kirb. — Ptyocerus. Hoffmans. — Polytomus. Daim.) (PI. 3r, fig. 6.) Les antennes forment dans les deux sexes un éventail, et sont composées d'un grand nombre d'articles (20-40) (a) , mais en moindre quantité dans les femelles. Ce sous-genre se compose de cinq à six espèces, dont deux de la Nou- velle-Hollande et les autres d'Amérique (1). Les trois premiers articles des tarses des deux sous-genres suivans sont en forme de cœur renversé, sans prolongemens membraneux en dessous ; le quatrième est profondément bilobé; le dernier, peu allongé, ne présente point, entre ses crochets, d'appendice saillant et soyeux. Les antennes sont filiformes, simples ou tout au plus pectinées, et n'ont jamais au-delà de onze articles. LES PTILODACTYLES (PTILODACTYLA. Ilig. — Pyrochroa. De G.) (Pl.3i.fig. 7) Se distinguent par leurs antennes demi pectinées ou en scie dans les maies, (t) Ce sous-genre se compose d'espèces propres à l'Amérique. (2) (i) Rhipicera marginata , Latr. , Cuv. Regn. anim. , III, page 235 ; Kirb. , Lin. trans., XII, xxi, 3 mas. ; Polytomus mar- ginatus, Daim., Anal, entom., p. 22 ; Ejusd.,i>. femoralus, ibid., 2 1 ; Ejusd. , P. mystacinus , page 22 ; Hispa mystacina, Fab.; Drur. ins., III, vm, 7. («) PI. 3i,6g. 60. J'ai vu, dans la Collection de M. le comte Dejean , une autre espèce, toute fauve , re- cueillie dans l'Amer, sept, par M. Le- çon te. (2) Ptylodactyla elaterina. Ilig. ; Prre- chroanitida, DcC. ..Insect., V, xni, fi-17. (A) PI. 3t. 6g. 7. FAMILLE DES SERRICORNES. 215 LES DASGILLES (DASCILLUS. Lat. — Atopa. Fab.) (PI. 3., fig.8.) N'en diffèrent que par leurs antennes simples dans les deux sexes (1). Les autres cébrionites ont des mandibules petites (a), peu ou point sail- lantes au-delà du labre, le corps généralement mou, presque hémisphé- rique ou ovoïde, et les palpes terminées en pointe. Les antennes sont sim- ples ou faiblement dentées. Dans plusieurs, les pattes postérieures servent à sauter. Ces insectes habitent les plantes des lieux aquatiques. Ceux-ci ont le pénultième article des tarses bilobé. Le second et le troi- sième des antennes sont plus courts que le suivant. LES ELODES, (ELODES. Latr. - Cyphon. Fab., Dej) (PI. 3!, 6g. 9.) Où les cuisses postérieures diffèrent peu en grosseur des précéden- tes. (*) (2) LES SGYRTES, (SCYRTES. Lat. — Cyphon. Fab.) (Pl.3i,6g. io.) Dont les pattes postérieures ont les cuisses très grosses, et les jambes terminées par deux forts éperons, dont l'un très long, ce qui donne à ces insectes la faculté de sauter, (c) Les palpes labiaux sont fourchus. Le premier article des tarses posté- rieurs est aussi long que les autres pris ensemble. (3) (i) Atopa cervina, Fab.; ejusd., A. ci- (2) La première division des Cyphons de nera, var.; Ptinus testaceo-villosus, D. G., Fabricius. IV, ix, 8; Cistela cervina, Oliv., col. III, (3) La seconde. Voyez le Calai, de la 54, 1, 2, a. Coll. de M. le comte Dejean. (a) PI. 3i, 6g. 9. (*) PI. 3i, 6g. 9a. (c) P1.3i,fig. io«. 214 INSECTES COLÉOPTÈRES. Ceux-lù ont tous les articles des tarses entiers. LES NYCTÉES, (NYCTEUS. Lat. — Htimaxohivm. Ziégl. — Eucynetus. Schùppel.) (PI. îi.fig. h.) Où le troisième article des antennes est très petit et beaucoup plus court que le second et le suivant, et où les derniers sont presque gre- nus (a) ; et dont les quatre pieds ont les jambes terminées par deux éperons très distincts, avec les tarses longs, plus grêles vers le bout. (I) LES EUBRIES, (EUBRIA. Ziég., Dej.) (Pl.3i.fig.ia.) Qui ont les antennes un peu dentées en scie , avec le second article très petit, les deux suivans les plus grands de tous, et le dernier un peu échan- cré au bout et allant en pointe {/>). Les éperons des jambes sont très petits ou presque nuls. Les tarses sont filiformes. (2) La seconde tribu des malacodermes, celle des lampy- rides (Lampyiides) , se distingue de la précédente, par le renflement qui termine leurs palpes, ou du moins les maxillaires ( f ) , à raison de leurs corps, toujours mou, droit, déprimé ou peu convexe, et dont le corselet, tantôt demi circulaire, tantôt presque carré ou en forint' de trapèze, s'avance sur la tète, qu'il recouvre entière- (i) Eucinetus ktemorrhoïdalis , Germ., comte Dejean, p. 35. Fauu. insect. Europ. , V, ii. l'oyez le • Crphon palustrh , Germ., ïbid., Catal. delacollect. des Coléopt. de M. le IV, 3, (a) PI. 3l, (ig. lia. (/.) PI. il, fig, ,... (r) PI. 3a.fi» 10*. FAMILLE DES SERIUCORNES. 215 ment ou en partie ("). Les mandibules sont généralement petites, terminées en une pointe grêle, arquée, très aiguë et entière au bout dans la plupart ('). Le pénul- tième article des tarses est toujours bilobé, et les cro- chets du dernier ne sont ni dentés, ni appendices. Les femelles de quelques-unes sont dépourvues d'ai- les ( c ), ou n'ont que des élytres très courtes. Lorsqu'on saisit ces insectes, ils replient leurs anten- nes et leurs pieds contre le corps, et ne font aucun mou- vement, comme s'ils étaient morts. Plusieurs recourbent alors l'abdomen en dessous. Us comprennent le genre DES LAMPYRES, (LAMPYR1S. Lin.) Anleimes très rapprochées à leur base, tête soit découverte et prolongée antérieurement en manière de museau, soit cachée entièrement ou en ma- jeure partie sous le corselet, avec les yeux grands et globuleux dans les mâles, bouche petite, tel est le signalement d'une première division de cette tribu , et que nous partagerons en ceux dont aucun des sexes n'est phosphorescent et en ceux où les femelles au moins jouissent de cette pro- priété. Tous les individus des premiers sont ailés, ont la tète découverte, souvent rétrécie et avancée par devant, ou sous la forme d'un museau , et le corselet élargi postérieurement, avec les angles latéraux pointus. Les deux ou trois derniers anneaux de leur abdomen ne présentent point cette teinte d'un jaune pale ou blanchâtre , qui affecte cette partie du corps dans les lampyres propres et annonce leur phosphorence. Les élytres vont, dans plusieurs, en s'élargissanl, et sont même quelquefois 1res dilatées et arrondies postérieurement, dans les femelles particulièrement. Elles sont 1res ponctuées et souvent réticulées. (a) PI. 32, fig. 5, lo, etc. (A) PI. 3î, fig. ion. (<•) l>l 32, figi fi, S. '216 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES LYCUS. (LYCIS. Fab., Oliv. — Cantharis. Lin.) (PI. 32, fig. I.) Nous restreindrons ce sous-genre aux espèces de Fabricius, dont le mu- seau est aussi long ou plus long que la portion de la tête qui le précède, et dont les antennes sont en scie. Les élytres sont le plus souvent dilatées, soit latéralement, soit à leur extrémité postérieure, et les deux sexes diffè- rent ordinairement beaucoup à cet égard, particulièrement dans quelques espèces propres à l'Afrique (i). D'autres espèces du même auteur, mais à museau très court, et dont les antennes comprimées, tantôt simples, et tantôt en scie ou pectinées , ont leur troisième article plus long que le précédent [a) , et où les articles in- termédiaires des tarses sont en forme de cœur renversé, composeront un autre sous-genre, celui DE DICTYOFTÈRE. (D1CTYOPTERA. Latr.) (PI. 32, fig. 2.) L'on trouve dans quelques bois des environs de Paris, sur les fleurs de millefeuille et autres, et quelquefois abondamment , Le Lycns sanguin {Lampyris satujninea , Lin., Panz., Faun. insecl. Germ., XLI, 9) {/>). Il est long d'environ trois lignes, noir, avec les côtés du corselet et les élytres d'un rouge de sang. Ces élytres sont soyeuses et faiblement striées. Sa larve vit sous les écorces du cbéne Elle est linéaire, aplatie, noire, avec le dernier anneau rouge, en forme de plaque, ayant à son extrémité deux espèces de cornes cylindriques, comme annelées ou articulées et arquées en dedans. Elle a six petits pieds. Une autre espèce, mais plus petite, toute noire, à l'exception des ély- (i) LesLycus latissimus , rostratus, pro- partie du premier tome de 1 ;» Synonymie boscideus, etc., de Fabricius. /"<>><■;, pour des insectes de M. Schœnher , où il en dé- d'autres espèces, l'appendi.V de la troisième cril ci figure plusieurs. (a) PI. 32, fig. 2). Mâle long de quatre lignes, noirâtre; antennes simples ; corselet demi- circulaire, recevant entièrement la tête, avec deux taches transpa- rentes, en croissant; ventre noir; derniers anneaux d'un jaunâtre pâle. (L. splendidulc (L. splendidula, Lin.), Panz., ibid., 8, très voisin du pré- cédent, un peu plus grand. Corsefet jaunâtre, avec le disque noirâtre et deux taches transparentes en devant; élytres noirâtres; dessous du corps et pieds d'un jaunâtre livide; premiers anneaux du ventre tantôt de cette couleur, tantôt plus obscure. Femelle privée d'élytres et d'ailes, noirâtre en dessus, avec le pour- tour du corselet et le dernier anneau jaunâtres ; angles latéraux du se- [i)Lam/n ris plumicornis, Latr., Voyage nov., p. 67. de MM. Humb. etBonpl., Zool.,XVI, 4; (a) Illig., Mag., VI, p. 342. Amydetes apicalis , Germ. , insect., Sp. (a) PI. 32. fig. 4. (b) PI. 32, liy :7 et (i. INSECTES. 2 8 220 INSECTES COLÉOPTÈRES. cond et du troisième anneaux, couleur de chair ; dessous du corps jau- nâtre, avec les trois derniers anneaux couleur de soufre. C'est particulièrement à ces individus qu'on a donné le nom de vers luis an s. On les trouve partout à la campagne, et aux bords des chemins, dans les haies, les prairies, etc., aux mois de juin, de juillet et d'août. Ils pondent un grand nombre d'œufs, qui sont gros, sphériques et d'un jaune citrin, dans la terre ou sur les plantes; ils sont fixés au moyen d'une matière visqueuse qui les enduit. La larve ressemble beaucoup à la femelle, mais elle est noire, avec une tache rougeatre aux angles postérieurs des anneaux ; ses antennes et ses pieds sont plus courts. Elle marche fort lentement, peut allonger, raccourcir ou recourber en dessous son corps. Elle est probablement car- nassière. Le L. d'Italie [l. ilalica, Lin.), Oliv., col. II, 28, 11,12, nommé parles habitans Luciola. Corselet ne recouvrant pas toute la tête, transversal, rougeatre, ainsi que l'écusson, la poitrine et une partie des pieds; tête, étuis et abdomen noirs; les deux derniers anneaux du corps jaunâtres. Les deux sexes sont ailés (1). Dans notre seconde division des lampyrides, les antennes sont notable- ment écartées l'une de l'autre à leur naissance ; la léte n'est point prolon- gée ni rétrécie antérieurement en forme de museau, et les yeux sont de grandeur ordinaire dans les deux sexes. LES DRILES. (DRILUS. Oliv. - Plilinus. Geoff., Fab.) (PI. 32, fig. -, s et ,j.) Les mâles sont ailés, et le côté interne de leurs antennes, à commencer au quatrième article, se prolonge en forme de dent de peigne. Celles de la femelle sont plus courtes, un peu perfoliôes et légèrement en scie. Dans l'un et l'autre sexe les palpes maxillaires sont plus gros vers le bout, et se terminent en pointe. Le côté interne des mandibules offre une dent. La femelle de l'e'spèce servant de type au genre, et dont le mâle est assez commun, avait été inconnue jusque dans ces derniers temps, ainsi que les métamorphoses des deux sexes. Des observations faites à Genève par M. le comle Mielzinsky, sur la larve de cet insecte et sur l'individu femelle en (j) t'oyez Fahricius pi Olivier, col. II, n" >s FAMILLE DES SERRICORNES. 221 état parfait, excitèrent l'attention de deux naturalistes français, qui avaient déjà donné des preuves de leurs lalens, M. Desmarest, professeur de l'é- cole vétérinaire d'Alfort, et M. Victor Audouin ; celui-ci avait reçu de l'au- teur de cette découverte des larves en état vivant. Elles avaient été trou- vées dans l'intérieur de la coquille dite livrée, ou V Hélix ncmoralis de Linnaeus. M. Mielzinsky les fit connaître ainsi que la femelle parvenue à sa dernière transformation, seule sorte d'individus qu'il avait obtenus en état parfait. Mais il s'était trompé, en considérant comme des nymphes, des larves parvenues à leur dernière grosseur, et qui passent l'hiver dans l'intérieur de ces coquilles. Sous cette forme, ces insectes ont assez de ressemblance avec les larves de nos lampyres, mais les côtés de leur ab- domen offrent une rangée de mamelons coniques, et deux séries de houp- pes de poils, placées sur d'autres mamelons ou prolongemens dermiques. L'extrémité postérieure du corps est fourchue, et l'anus sert à l'animal dans la progression. Il dévore, et assez promptement, l'habitant naturel de la coquille, et de là le nom générique de cochléoctoke {Cochleoelonus)> donné à cet insecte par ce naturaliste. M. Desmarest présuma, avec raison, que, puisque ces larves étaient assez communes aux environs de Genève, on pouvait aussi les rencontrer aux environs de Paris. Aidé par ses élèves, il s'en procura en effet un grand nombre d'individus, ce qui lui permit de donner une histoire complète de cet insecte , et de découvrir que les individus en état parfait décrits par M. Mielzinsky étaient des femelles du Drile jaunâtre ou la panache jaune de Geoffroy il, 1, 2; Oliv., col. H, 23, 1, 1), dont le corps est long d'environ trois lignes, noir, avec les élylres jau- nâtres [a), La femelle [&) est presque trois fois plus grande, d'un jaune orangé ou rougeàtre, et ressemble à celles des lampyres, mais sans être phosphorescente. M. Audouin en a publié l'anatomie; il a remarqué que la vieille peau de la larve bouche exactement l'entrée de la coquille, et lui forme une sorte d'opercule. Tant que l'insecte est en état de larve, s'il se relire au fond de son habitation, il s'y place de manière que l'extrémité postérieure de son corps en regarde l'ouverture ; mais ayant passé à l'état de nymphe, il s'y lient en sens contraire. Celte observation est due à M. Desmarest {l'oyez les Annales des sciences naturelles, janvier, juillet et août 1824, et le Bulletin de la Soc. philom., avril de la même année). M. Léon Dufour a publié aussi quelques observations anatomiques faites sur le mâle de cette espèce. On en trouve en Allemagne une autre {aler, Dej.), toute noire et à an- tennes moins pectinées. Elle a été figurée , ainsi qu'une troisième [ru- (a) M. J2, li(j. ;. (b) PI. 3a, fig. S. 222 INSECTES COLÉOPTÈRES. ficollis), découverte, par M. le comte Dejean, en Dalmalie, dans un Mé- moire de M. Audouin (Annal, des scienc. nat., août 1824), qui, sous le titre de Recherches anatomiques sur la femelle du Drile jaunâtre, et sur le mâle de cette espèce, forme une monographie complète de ce genre, enrichie d'excellentes figures. Tous les individus des autres lampyrides de cette seconde division sont ailés, et leurs palpes maxillaires ne sont pas beaucoup plus longs que les labiaux. Ils embrassent une grande partie du genre Cantharis de Linnaeus, ou de celui de Cicindela de Geoffroy. LES TELEPHORES, (TELEPHORUS. Schœff. — Cantharis. Lin.) (PI. 32, fig. io.) Où les palpes sont terminés par un article en forme de hache (a), et dont le corselet n'offre point d'échancrures latérales. Ils sont carnassiers, et courent sur les plantes. Leur estomac est long, ridé en travers; leur in- testin très court. Le T. ardoisé {Cantharis fusca , Lin. (/<)), Oliv., col-, II, 2S, 1, 1, long de cinq à six ligues; partie postérieure de la tête, étuis, poitrine et grande partie des pieds d'un noir ardoisé; les autres parties d'un rouge jaunâ- tre; une tache noire sur le corselet. Se trouve fréquemment, en Europe, au printemps. Sa larve (c) est presque cylindrique, allongée, molle, d'un noir mat et velouté, avec les antennes, les palpes et les pieds d'un roux jaunâtre. La lèle est écailleuse, avec de fortes mandibules. Sous le dou- zième et dernier anneau est un mamelon, dont elle fait usage en mar- chant. Elle vit dans la terre humide et se nourrit de proie. On a vu, tics années, pendant l'hiver, au milieu de la neige, en Suède, et même dans des parties montagneuses de la France, une étendue con- sidérable de terrain recouvert d'une quantité infinie de ces larves, ainsi que de différentes autres espèces d'insecles vivans. On soupçonne, avec fondement, qu'ils avaient été enlevés et transportés par des coups de vent, à la suite de ces violentes tempêtes qui déracinent et abattent un très grand nombre d'arbres, particulièrement de pins et de sapins. Telle est l'origine de ce qu'on a nommé plaie d'insectes. Les espèces que l'on trouve alors, et quelquefois même sur des lacs glacés, sont probablement du nombre de celles qui paraissent de bonne heure. (a) PI. 3a, fig. n, h. (4) PI. ;,•. u^. m , PI. 3a, fig. n. FAMILLE DES SERRICORNES. 223 Le T. livide {Cantharis livida , Lin.), Oliv., ibid., 11,28. Grandeur et forme du précédent; corselet roussâtre, sans tache; étuis d'un jaune d'ocre, et bout des cuisses postérieures noir. — Sur les fleurs (1). LES SILIS (S1L1S. i\leg.,Dej., Charp.) ICI. ii, 6g, i3.) Ne diffèrent des Téléphores qu'en ce que le corselet est échancré, de chaque côté, postérieurement (a), et qu'on y voit en dessous (du moins dans le S. spinicollis), un petit appendice coriace terminé en massue, et dont l'extrémité, probablement plus membraneuse, forme dans les individus desséchés l'apparence d'un article. M. Toussaint de Charpentier en a fi- guré une espèce (ruhricollis) dans sesHorae entomol., p. 194, 195, vi, 7. LES MALTHINES, (MALTHINUS. Lat., Schœnh. - ISecydalis. Geoff.) (PI. 32, 6g. 14.) Dont les palpes sont terminés par un article ovoïde. {/>) La tête est amincie en arrière ; les étuis sont plus courts que l'abdomen dans plusieurs. Sur les plantes, et plus particulièrement sur les arbres (2). La troisième tribu des Malacodermes, les mélyrides (Melyrides), offre des palpes le plus souvent filiformes et courts; des mandibules échancrées à la pointe ; un corps le plus souvent étroit et allongé, avec la tète seu- (1) Consultez, pour les autres espèces, Schceu., Synon., insect., II, p. 73; Panz., Schœnherr, Synon. insect. , II , p. 60 , et Ind. entoui. , p. 73. Les Téléphores hi- Panzer, Iud. entom., pas;. 91. guttatus et minimus d'Olivier sont de ce (2) Latr., Gen. crust. et insect., I, 2G1; genre. (.<) PI. 3a, fi;;. l3. (A) PI. 32, lig. H- 224 INSECTES COLÉOPTÈRES. lement recouverte à sa base, par un corselet plat ou peu convexe, ordinairement carré ou eu quadrilatère allongé, et les articles des tarses entiers; les crochets du dernier sont unidentés ou bordés d'une membrane. Les antennes sont ordinairement en scie, et même peetinées dans les mâles de quelques espèces. La plupart sont très agiles, et se trouvent sur les fleurs et sur les feuilles. Cette tribu, qui n'est qu'un démembrement des genres Cantharis et Dermestes de Linnœus, composera celui DE MELYRE, (MELYRIS. Fabr.) Les uns oui les palpes de la même grosseur partout. Ici l'on découvre, sous chaque angle antérieur du corselet et de chaque côté de la base de l'abdomen, une vésicule en forme de corne ou de co- carde, rélractile, susceptible de se dilater, que l'animal fait soi tir lorsqu'il est effrayé, et dont ou ignore l'usage. Le corps est proportionnellement plus court que dans le sous-genre suivant, plus large cl plus déprimé, avec le corselet plus large que long. On voit sous chaque crochet du bout des tarses un appendice membraneux, en forme de dent. LES MALAGHIES. (MALACHIUS. Fab., Oliv. - Canlharis. Lin.) (l'I. >•. Gg. i.'O L'un des sexes a, dans quelques espèces, un appendice en forme de cro chet, au bout de chaque étui, que l'individu de l'autre sexe saisit par der- rière, avec ses mandibules, pour l'arrêter lorsqu'il fuil ou qu'il courl trop vite. Les premiers articles des antennes sont souvent dilatés cl irréguliers dans les mâles. (!es insectes ont dis couleurs agréables. FAMILLE DES SERRICORNES. 225 Le M. brome (Canlharis œneo , Lin.) («), Panz., ibid., X, 2, long de trois lignes, d'un vert luisant, avec les étuis rouges au bord, et le devant de la tête jaune. Le M. à deux pustules (Canlharis bipustullata , L-), Panz., ibid., 3, un peu plus petit, d'un vert luisant, avec le bout des étuis rouges (1). Parmi les Mélyrides suivans , à palpes filiformes , et dont le corselet et l'abdomen sont dépourvus de vésicules rélractiles, nous placerons d'abord ceux dont les antennes sont de la longueur au moins de la tète et du cor- selet ; dont le corps est généralement étroit, allongé et quelquefois linéaire, et dont les crochets des tarses sont ordinairement, ainsi que ceux des Ma- lachies, bordés intérieurement par un appendice membraneux. LES DASYTES. (DASYTES. Payk., Fab. —Dermestes. Lin.) (PI. 32, fig. 16.) Le D. hleuâtre(D. cœruleus , F.) (A), Panz., Faun. insect. Germ., XCVI, 10, long de trois lignes, allongé, vert ou bleuâtre, luisant et velu. — Très commun aux environs de Paris, sur les fleurs, dans les champs. Le D. très noir {Dermestes hirtus , Lin), Oliv. col. II, 21, 11, 28, un peu plus grand, moins oblong, tout noir et très velu. Une épine à la base des tarses antérieurs, beaucoup plus forte et très crochue dans l'un des sexes. — Sur les graminées. (2) D'autres Mélyrides à crochets des tarses unidentés, ainsi que ceux des Dasytes, dont ils sont très voisins, et avec lesquels Olivier les confond, s'en éloignent par des antennes plus courtes que la télé et le corselet, et dont le troisième article est une fois au moins plus long que le second. Leur corps est moins allongé, de consistance plus solide, avec la tète un peu prolongée et rétrécie en avant, le corselet presque semi-orbiculaire et (i)^b/ez les mêmes ouvrages, etShœn., crust. et Insect., I, p. 264 ; Germ. insect. Syn. insect., II, p. 67. Spec. nov. Le Brésil en fournit d'assez gran- (2) k'oyez , pour les autres espèces , Fa- des, et dont quelques-unes forment une divi- bricius; les Ndljres d'Olivier, n° 6-17 ; sion particulière. Pan/.., Ind. entom. , p. i43; Latr., Gen. (a) PI. 32, 6g. i5. (/>) PI. 32, fig. 16. 226 INSECTES COLÉOPTÈRES. tronqué en devant. Ils ont une certaine ressemblance avec les coléoptères du genre silpha de Linnseus. Tels sont LES ZYGIES. (ZYGIA. Fab.) (PI. 3 2 . fig. i 7 .) Le quatrième article des antennes et les suivans forment presque une massue allongée, comprimée, dentée en scie, et la plupart de ces articles sont transversaux (a). Le corselet est très convexe. La Zygic oldonyiieiZ. ohlonga, Fab.) se trouve en Espagne et en Egypte, dans l'intérieur des maisons elplusparticulièrement, à ceque m'a appris M. le comte Dejean , dans les greniers. 11 parait qu'on la rencontre aussi quelquefois en France, dans le département des Pyrénées-Orientales. On en a découvert une autre espèce en Nubie. LES MELYRES, (MELYRIS. Fab.) (PI. 32, 6g. 18.) Dont les antennes grossissent insensiblement sans former de massue, et dont les articles sont moins dilatés latéralement et presque isométri- ques (/>). Le corselet est moins convexe. (1) Les autres et derniers Mélyrides ont les palpes maxillaires terminés par un article plus grand et en forme de hache. Ce caractère, la brièveté du premier article des tarses et quelques autres considérations semblent les rapprocher des insectes de la tribu suivante. Ce sont LES PELOCOPHORES (PELOCOPHOHUS.) De M. le comte Oejean, qui les place avec les coléoptères tétramères. (2) (i) M.'vîridis, Fab. ; Oliv., Col., II, Opatrum granulation, Fab., Coqueb., »i,i, i ; Illust. icon. insect., III. xxx, 7. M. abdomlnalU , Fabric. ; Oliv., ib'ul., (2) Catalogue de la collection des Coléon- 1,7; téres de M. Dejean, p. 1 15 ; Notoxusllli- («) PI. 32, fig. 17. {!,) PI. 3a, «g. 18 a. FAMILLE DES SERRICORNES. 227 La quatrième tribu des malacodermes, celle des clai- rones {Clerii), dont le nom nous rappelle celui de clai- ron, genre principal de cette tribu, se distingue par l'ensemble des caractères suivans. Deux de leurs palpes au moins sont avancés et terminés en massue ("). Les mandibules sont dentées ( 4 ). Le pénultième article des tarses est bilobé, et le premier est très court ou peu vi- sible dans plusieurs. Les antennes sont tantôt presque filiformes et dentées en scie ( r ), et tantôt terminées en massue, ou grossissent insensiblement vers le bout (''). Le corps est ordinairement presque cylindrique, avec la tête et le corselet plus étroits que l'abdomen , et les yeux échancrés. La plupart de ces insectes se trouvent sur les fleurs, les autres sur les troncs des vieux arbres ou dans le bois sec. Celles des larves que l'on a observées sont car- nassières. Cette tribu comprendra le genre DES CLAIRONS. (CLE RUS. Geoff.) Il y en a dont les tarses, vus sous leurs deux faces, offrent distinctement geri, Schœnb. , Synon. insect. I, 2, p. 53, distincts, et dont les deux derniers sont plus iv, 7, a. Je rapporterai à la même subdivi- gros et globuleux. Il est établi sur un in- siou des Mélyrides un sous-genre nouveau secte qui m'a été envoyé par M. Lefébure que je nommerai Diglobiccre yDiglobice- de Cérisy. rus). Les antennes n'ont que dix articles . (a) 1>I. 33, Lç. 3 a, ',, 7 a, etc. (*) PI. 33, fig. I, Sa. (r) l'I 33. lig. 1 '-, ->n. {d) PI. 33, Cg fi A, 8 c. INSECTES. 2 9 '22a INSECTES COLÉOPTÈRES. cinq articles. Leurs antennes sont toujours dentées, en majeure partie, en manière île scie. Quelques-uns, parmi eux, ont des palpes maxillaires filiformes ou légè- rement plus gros vers le bout. LES GYLIDRES (CYLIDRUS. Lat.) (PI. 33, Cg. i.) Ont des mandibules longues, très croisées, terminées en une pointe simple, avec deux dents au côté interne («). Les quatre premiers articles des antennes sont cylindriques et allongés; les six suivans ont la figure de dents de scie, et le dernier est oblong(/<), les palpes sont terminés par un article allongé; celui des maxillaires est cylindrique, et le même des la- biaux est un peu plus gros et en cône renversé (c). Le pénultième article des tarses est formé de deux lobes distincts. La tète est allongée. La seule espèce connue {Trichodcs cyaneus, Fab.) , se trouve à l'île de France. LES TILLES (TILLUS. 01iv.,Fab.)(l) (PI. 33, fig. 2.) Ont des mandibules de grandeur moyenne, et refendues ou bidentées au bout; des antennes tantôt dentées en scie, depuis le quatrième article jusqu'au sixième inclusivement, avec le dernier ovoïde (rf), tantôt terminées brusquement, depuis le sixième, en une massue dentée en scie. Le dernier (i) Tillus elongatus, Oliv., coll. II, 22, 1, 1 ; Chrysomela elongata^ Lin ; Clerus unifasciatus , Fab. ; Oliv., ibld. , IV, nG, 11, ai. Le premier a les antennes en scie depuis le quatrième article, et le cor- selet cylindrique. Dans le second, les anten- M P1.33, fig. ,. (c) PI. 33, lig. la lies se terminent, à partir tin sixième arti- cle, en une massue dentée en scie. Le cor- selet est rétréci postérieurement. Le dernier article îles palpes maxillaires est propor- tionnellement plus long que le même de la première espèce, et comprimé, (A) PI. 33, lig. li. (-/) PI. 33, lig. 2,1. FAMILLE DES SERRICOKNES. 229 article des palpes labiaux est très grand, en forme de hache. La tète est courte, arrondie. Le troisième et le quatrième article des tarses sont dila- tés et en forme de triangle renversé. On trouve ces insectes sur les vieux bois ou sur les troncs d'arbres. Les autres insectes de cette tribu, et toujours distinctement pcntamères, ont les quatre palpes terminés en massue (a); le dernier article des la- biaux est presque toujours en forme de hache- Ici les quatre premiers articles des tarses sont garnis en dessous de pe- lotes membraneuses, avancées, en forme de lobes. Le corselet est allongé, presque cylindrique. LES PRIOCERES. (PJRIOCERA. Kirb.) (PI. 33, fig. 3.) Le corps est convexe, avec le corselet resserré postérieurement. Le der- nier article des palpes maxillaires (b) est moins dilaté que le même des labiaux, en forme de triangle renversé et oblong (c). Le labre est échancré. On n'en connaît qu'une espèce {Priocera variegatu , Kirb., Lin. Trans. XII, p. 389, 390, XXI, 1). LES AXINES. (AXINA. Kirb. - , (PI. 33, fig. 4 .) Le corps est déprimé. Le dernier article des quatre palpes est fort grand, en forme de hache, {d) On n'en a encore décrit qu'une seule espèce [Axina a?iatis, Kirb., ibid., fig. 6), et qui se trouve au Brésil. Là, le pénultième article des tarses est seul distinctement bilobé. Le corselet est carré. Le corps est d'ailleurs déprimé, comme dans le sous- genre précédent, et les palpes se terminent de même. (); les articles intermédiaires, à partir du troi- sième, sont presque en l'orme de cône renversé; les deux à quatre avant- derniers sont presque en forme de triangle renversé , et le dernier est ovoïde. LES THANASIMES (THANASMUS. Lat — Clerus- Fab.) (PI. !3, fig 6 ) Ont les palpes maxillaires filiformes (c) et le dernier article des labiaux grand, en forme de hache. (2) LES OPILES, fOPILO. Lat. — ïïoloxus. Fab.) (PI. 33, fig. ;.) Dont les quatre palpes sont terminés par un grand article, en forme de hache (a 1 ). (3) (i) Les insectes de cette subdivision (2) Attelabus formicarius, Lin.; Clerus composent le genre Clairon proprement (lit formicarius, Oliv., col. IV, 76, 1, i3; de Geoffroy; JI. Dnfour admet que les tar- Clerus mutillarius , Fab. ; Oliv. , ibid. , ses postérieurs ont cinq articles , mais dont 1, 12. le premier est fort court; le même article (i) Attelabus mollis , Lin. ; Clerus mol- n'est que rudimentaire aux tarses intermé- lis, Oliv., ibid., x, 10. diaires, et nul aux deux antérieurs. (a) PI. 33, fig. S. (h) PI. 33, fig. ri*. (<■) PI. 33, fig. fia. ',!) PI. 33, fig. 7 «. FAMILLE DES SEKRICORNES. 231 Tantôt les trois derniers articles des antennes sont beaucoup plus larges que les précédens, et forment une massue brusque (a), soit simple et en forme de triangle renversé, soit en scie. Ceux , où cette massue est simple ou point dentée en scie composent deux sous-genres. LES CLAIRONS proprement dits, (CLERUS. Geoff. — Trichodes. Fab.> (PI. 33, fig. 8.) Leurs palpes maxillaires sont terminés par un article en forme de triangle renversé et comprimé (b) ; le dernier des labiaux , qui sont plus grands que les précédens, est en forme de hache. La massue des antennes n'est guère plus longue que large, et se compose d'articles serrés; le troisième est plus long que le second (c). Les mâchoires se terminent par un lobe saillant et frangé (d). Le corselet est déprimé en devant. Ces insectes se trouvent sur les fleurs; leurs larves dévorent celles de quelques apiaires. Leur estomac est plus large en avant, sans rides ; leur intestin est court, avec deux renflemens en arrière. Suivant M. Du four, leur jabot est si court, qu'il est presque entièrement caché dans la tête. (1) Le C. des Ruches (AUelabus apiarius , Lin.; Trichodes apiarius , Fab. ; Oliv., col. IV, 76, 1, 4) est bleu, avec les étuis rouges. Ils sont traversés par trois bandes d'un bleu foncé, dont la dernière occupe l'extrémité. La larve dévore celle de l'abeille domestique, et nuit beaucoup aux ruches. Celle d'une autre espèce (Trichodes alvearius, Fab.; Oliv., ihicl., I, 5 a, b; Réaum., insect., VI, vm, 8-10 (e)), presque semblable à la précé- dente, mais ayant une tache d'un noir bleuâtre à l'écusson , vit dans les nids des abeilles maçonnes (G. Osmie) de Réaumur, et se nourrit aux dé- pens de leur postérilé. (i) L'organe générateur mâle est beau- largement échancré. Ce sont, avec les Peltîs coup plus compliqué cpie celui des Mélyri- de Fabricius, les seuls coléoptères qui aient des, des Lampyrides , et autres Malacoder- six vaisseaux biliaires. Leur insertion est mes. Le dernier anneau de l'abdomen est cœcale. (a) PI. 33 , 6g. S c. (b) PI. 33 , fig. 8 b. (c) PI. 33, fig. Se. (il) PI. 33, fig. 84. (c) PI. 33, fig. S. 252 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES NÉCROBIES (NECROBIA. Latr. — Corynetcs. Fab.) (PI. 39.fig.9O Ont les quatre palpes terminés par un article de la même grandeur, en forme de triangle allongé et comprimé («); les second et troisième articles des antennes presque égaux, et la massue terminale allongée et à articles lâches. Le devant du corselet n'offre point de dépression. La Nécrobie violette (Necrobia violacca. , Oliv., col., ibid., 76 bis, I, lf Dermestes viola cens , Lin. (£) , est petite, d'un bleu violet ou verdûtre, avec les pieds de la même couleur. Ses étuis ont des points disposés en séries longitudinales. Elle est très commune au printemps, dans les maisons. On la trouve aussi dans les charognes. (1) Nous terminerons cette tribu par un sous-genre, dont les deux avant» derniers articles des antennes, plus ou moins dilatés au côté interne, en manière de dents, composent avec le dernier, qui a une forme ovalaire, une massue en scie ou semi-peclinée (c). Les palpes sont terminés par un article plus grand, soit en forme de triangle allongé cl comprimé, soit en forme de hache. Tels sont LES ÉNOPLIES. [Enoplium, Latr. — Tillus, Oliv., Fab. — Coryncles. Fab.) (2) (PI. 33. Cg. 10.) La cinquième tribu des malacodermes, celle des pti- niores ( Ptinioves), a pour type le genre Ptinus de Lin- (1) Voyez Olivier, genre Yécroble. et Ejusd., T. damicornis ; Schœnli., Synon. insect., 1, a, p. 5o. Dermestoides , Schœff. , l'.lein., entom. , (1) Tillus serraticomis, Oliv., col. II, c38j Corynetes sanguinicollis,'Fa.b. Voyez ■ii, r, aj Schœnk., Synon. insect., 1, 2, p. i<»- '/• fVeberi, Fab.; (a) PI. 33, fig. g a. (b) PI. 33, fig. g (c] Pi. î I, fig. 10 FAMILLE DES SERRICOUNES. 233 nseus et quelques autres qui en dérivent, ou qui s'en rap- prochent le plus. Le corps de ces insectes est de consis- tance assez solide, tantôt presque ovoïde ou ovalaire , tantôt presque cylindrique, mais généralement court et arrondi aux deux bouts. La tête est presque globuleuse ou orbiculaire, et reçue, en grande partie, dans un cor- selet très cintré ou voûté, en forme de capuchon. lies an- tennes des uns sont filiformes ou vont en s'amincissant vers le bout, soit simples, soit flabellées, pectinées ou en scie; et celles des autres se terminent brusquement par trois articles plus grands et beaucoup plus longs. Les mandibules sont courtes, épaisses et dentées sous la pointe. Les palpes sont très courts et terminés par un ar- ticle plus grand, presque ovoïde ou en triangle renversé. Les jambes sont sans dentelures, et les éperons de leurs extrémités sont très petits. Les couleurs sont toujours obscures et peu variées. Tous ces insectes sont de petite taille. Loi^squ'on les touche, ils contrefont le mort, en baissant la tête, en inclinant leurs antennes et en con- tractant leurs pieds; ils demeurent quelque temps dans cette léthargie apparente. Leurs mouvemens sont, en gé- néral, assez lents; les individus ailés prennent rarement le vol pour s'échapper. Leurs larves nous sont très nuisi- bles, et ont une grande ressemblance avec celles des sca- rabées. Leur corps, souvent courbé eu arc, est mou, blanchâtre, avec la tête et les pieds bruns et écailleux. 234 INSECTES COLÉOPTÈRES. Leurs mandibules sont fortes. Elles se construisent , avec les fragmens des matières qu'elles ont rongées, une co- que, où elles se changent en nymphes. D'autres espèces établissent leur domicile à la campagne, dans le vieux bois, les pieux et sous les pierres; elles ont d'ailleurs les mêmes habitudes. Tels sont les caractères généraux du genre DES PTINES. (PTINUS. Lin.) Les uns ont la têle et le corselet, ou la moitié antérieure du corps, plus étroits que l'abdomen , des antennes toujours terminées d'une manière uniforme, simples, ou très peu en scie, et presque aussi longues au moins que le corps. LES PTINES propres (PTINUS. Lin., Fab. — Bnichns. Geoff.j (PI. 33, lig. i.) Ont les antennes insérées entre les yeux, qui sont saillans ou convexes. Leur corps est oblong. Ils se tiennent, pour la plupart, dans l'intérieur des maisons, princi- palement dans les greniers et les parties inhabitées. Leurs larves rongent les herbiers et les dépouilles préparées et sèches d'animaux. Les antennes des mâles sont plus longues que celles des femelles, et dans plusieurs es- pèces, ces derniers individus sont dépourvus d'ailes. Le P. voleur (b) (P. fur., Lin., Fab.; P. Intro , strialus, F.), Oliv., col. II, 17,1, 1, 3; 11, 9, var. du mâle; long d'une ligne et demie, d'un brun clair; antennes de la longueur du corps ; corselet ayant de chaque côté une émi- nence pointue, et deux autres arrondies et couvertes d'un duvet jaunâtre, dans l'intervalle; deux bandes transverses, grisâtres, formées par des poils, sur les étuis. («) PI. 33. fig. ,.. FAMILLE DES SERRICORNES. 233 Suivant de Géer, il se nourrit de mouches et autres insectes morts qu'il rencontre. Sa larve fait un grand dégât dans les herbiers et les collections d'histoire naturelle. L. P. impérial P. imperialis, Fab.), Oliv., ibid., I, 4, remarquable par deux taches des étuis représentant, par leur réunion, la figure grossière d'une aigle à deux tètes. Vit sur le vieux bois. (1) J'ai trouvé fréquemment sur des excrémensle P. germain (Latr., Gen. crust. et insert... 1, pag. 279), qui a beaucoup de rapport avec le P. vo- leur. (2) LES GIBBIES, (GIBBIUM. Scop. — Ptinus. Fab., Oliv.) (PI. 33, fig. 12.) Où les antennes sont insérées au-devant des yeux , qui sont aplatis et très petits; où l'écusson manque ou n'est point distinct, et dont le corps est court, avec l'abdomen très grand, renflé, presque globuleux et demi- transparent. Les antennes sont plus menues vers leur extrémité, et les étuis sont soudés. Ces insectes font aussi leur séjour dans les herbiers et les collections. (3) Les autres ont le corps soit ovale ou ovoïde, soit presque cylindrique ; le corselet de la largeur de l'abdomen , du moins à sa base ; les antennes tantôt uniformes et en scie ou peclinées, tantôt terminées par trois articles beaucoup plus grands que les précédens; elles sont plus courtes que le corps. (i) Cette espèce nous parait devoir être nier article en forme de cône renversé. Les placée dans le genre bédobie [Hedobia] du antennes sont rapprochées à leur base. Catalogue de la collection de M. le comte [%) Foyez, pour la Synonymie des espè- Dejean. Il diffère de celui de Ptine par les ces de ce genre, Schœnherr, Synon. insect., antennes plus écartées, un peu en scie, et II, p. 106. surtout par les tarses, qui sont courts et (3) Ptinus scotias , Fab. ; Oliv. , coll. , composés d'articles presqu'en forme de ibid., i, 2; Panz. , Faim, insect. Germ., cœur, larges, le dernier surtout; les cro- V, 8 ; chefs de celui-ci sont même cachés. Dans les P. stdcatus , Fab. Ptines , ces tarses sont étroits , avec le der- insectes. 3© 250 INSECTES COLEOPTERES. LES PTILINS, (PTILINUS. Geoff., Oliv. - Ptùius. Lin.) (Pi. 34, fig. 1.) Dont les antennes, depuis le troisième article, sont fortement pectinées 011 en panache dans les mâles (a), et en scie dans les femelles. Ces insectes vivent dans le bois sec, et le percent de petits trous. C'est là aussi qu'ils s'accouplent; l'un des sexes est en dehors et suspendu en l'air. (1) LES XYLETINES. (XYLETINUS. Latr. — Ptilinus. Fab.) (PI. 34, «g. a.) Auxquels nous réunissons les ocuikes (Ochina) de MM. Ziégler et Dejean, ont les antennes simplement en scie dans les deux sexes (/<). (2) LES DORCATOMES. (DORCATOMA. lïerbsl, Fab.) (PI. 34, fig. 3.) Où les antennes finissent brusquement par trois articles plus grands, et dont les deux avant-derniers en forme de dents de scie; elles ne sont com- posées que de neuf articles (<-). (3) (1) Ptilinus pectinicornis , Fab. ; Oliv., col. II. 1 7 bis, 1, 1 ; P. peclinatus, Ful>. ; ejusd. , P. serra- tas; Pt'uuts dcnticoruis, var.; Panz., ibid., VI, 9; XXXV. r>. (2) Ptilinus pailens , Gcrm. ; Ptinus serricornls , Fab. Dans VOchina hederee, les antennes sont un peu plus lon- gues que celles (les Xylétines, un peu moins en scie , avec les second et troisième arti- cles, presque de longueur égale. Je n'ai point examiné les autres espèces d'Ochiues mentionnées par M . le comte Dejean, dans son Catalogue (p. 40) • < Dorcatoma dresdensi$,Werhst.,co\., IV, xxxix, 8. (a) PI. 34, fig. la. (A) PI. 34, fig. 2. («0 PI. 34, fig. 3. FAMILLE DES SERRICÛRNES. 237 LES VRILLETTES. (ANOBIUM. Fab , Oliv. — Ptinus. Lin. — Byrrhus. Geoff.) (IM. 34, fig. 4-> Où les antennes sont également terminées par trois articles plus grands ou plus longs, mais dont les deux avant-derniers en cône renversé et al- longé, et celui du bout ovale ou presque cylindrique; elles ont onze ar- ticles, (a) Plusieurs espèces de ce genre habitent l'intérieur de nos maisons, où elles nous font beaucoup de tort dans leur premier état, celui de larve, en rongeant les planches , les solives, les meubles en bois, les livres, qu'elles percent de petits trous ronds, semblables à ceux que l'on ferait avec une vrille très fine. Leurs excrémens forment ces petits tas pulvéru- lens de bois vermoulu que nous voyons souvent sur le plancher. D'autres larves de vrillettes attaquent la farine, les pains à cacheter que l'on garde dans les tiroirs, les collections d'oiseaux, d'insectes, etc. Les deux sexes, pour s'appeler dans le temps de leurs amours et se rap- procher l'un et l'autre, frappent plusieurs fois de suite et rapidement, avec leurs mandibules, les boiseries où ils sont placés, et se réponden. mutuellement. Telle est la cause de ce bruit, semblable à celui du batte- ment accéléré d'une montre, que nous entendons souvent, et que la su- perstition a nommé Vhorloge de la mort. La V. damier (*) (A. tesselatum, Fab), Oliv. , col. 11, 16, 1, 1, longue de trois lignes, d'un brun obscur et mat, avec des taches jaunâtres, for- mées par des poils ; corselet uni ; étuis sans stries. La V. opiniâtre {Ptinus perlinax , Lin.; A. striatum, F.), Oliv., ibid. 1, 4, noirâtre; corselet ayant , à chaque angle postérieur, une tache jau- nâtre, et près du milieu de sa base une élévation comprimée , divisée en deux, en devant, par une dépression, étuis à stries ponctuées. Elle préfère, d'après les observations de De Géer, se laisser brûler à petit feu, plutôt que de donner le moindre signe de vie, lorsqu'on la tient. La V. striée d'Olivier, ou VAnobium pertinax de Fabricius (Panz., ibid., LXVI, 5), ressemble beaucoup à la précédente ; mais elle est plus petite et n'a pas de taches jaunes aux angles postérieurs du corselet. Elle est très commune dans les maisons. M. Dufour a observé que des appen- dices forment autour de son pylore une sorte de fraise. («) PI. 34,fig. 4«. (b) PI. 34. fig.4. «238 INSECTES COLÉOPTÈRES. La V. de la farine (A. paniceum, Fab.; A. minulum, ejusd.), Oliv., iliid. II, 9, est très petite, fauve, avec le corselet lisse, et les étuis striés. Elle ronge les substances farineuses, et ravage les collections d'insectes, lors- qu'on la laisse s'y multiplier. Elle s'établit aussi dans le liège. (1) La troisième et dernière section des serricornes , for- mant aussi une dernière tribu, celle des limebois {Xy- lotrogi), et se distinguant, comme nous l'avons déjà dit, des deux précédentes à raison de la tête entièrement dé- gagée, se compose du genre DE LYMEXYLON. (lymexylon. Fab.) Nous le partagerons ainsi : Les uns ont les palpes maxillaires beaucoup plus grands que les labiaux, pendans, en forme dépeigne ou de houppe dans les maies (a), terminés par un grand article ovoïde dans les femelles. Les antennes sont courtes, un peu élargies vers leur milieu et amincies vers le bout (b). Les tarses sont filiformes, avec tous les articles entiers; les quatre postérieurs sont longs et très grêles. Ceux dont les élytres sont très courtes, sous la forme d'une petite écaille, composent le genre D'ATRACTOCÈRES, (ATRACTOCERUS. Palis, de Beauv. — Necydalis. Lin. — Lymexylon. Fab.) (PI. 34, fig. 5.) Les antennes sont comprimées, presque en fuseau (c). Le corselet est carré et l'abdomen déprimé. (i) Voyez Scliœnli., Synon. iasect., I, se rapportent au genre Cis. > , p. ioi. Quelques espèces de Falineius (a) PI. 34, fig. 7 a. (4) PI. 34, fig. 5 a. (c) PI. 34 , fig. S a. FAMILLE DES SERRICORNES. 239 VA. nécydaloïde (A. necydaloides , Palis, de Beauv. , Magaz. encycl. ; Necydalis hrevicornis, Lin.; Lymexylon abhreviatum , Fab.; Macrogaster abbreviatus, Thunb.) (a) se trouve en Guinée, et parait peu différer d'une autre espèce que l'on reçoit du Brésil. Le Muséum d'histoire naturelle en possède une seconde beaucoup plus petite, et parfaitement distincte, renfermée dans du succin. On en trouve une autre à Java. Ceux où les élytres sont de la longueur de l'abdomen ou guère plus courtes, forment deux sous-genres. Ici les antennes sont comprimées en scie et à articles transversaux (t); le corselet est presque carré. Tels sont LES HYLECOETES. (HYLECOETUS. Latr. — Meloe, Cantharis. Lin. — Lymexylon. Fab.) (PI. 34, 6g. 6.) L'//. dermesloïdes {c) {Meloe Marci , Lin., le mâle; Lymexylon morio , Fab., et L. probosoideum , item; Cantharis dermestoïdes , Lin., la femelle, L. dermestoïdes , Fab., item; Oliv., col. II, 25; I, 1, 2, item). La femelle est longue de six lignes, d'un fauve pâle, avec les yeux et la poitrine noirs. Le mâle est noir, avec les étuis tantôt noirâtres, tantôt roussâtres, avec l'extrémité noire. — En Allemagne, en Angleterre et au nord de l'Eu- rope. Là, les antennes sont simples, peu ou point comprimées, presque mo- niliformes(^). Le corselet est presque cylindrique. LES LYMEXYLONS propres. (LYMEXYLON. Fab. — Cantharis. Lin. — Elaleroides. Schaeff.) (PI. 34, fig. 7) Le L- naval (e) (L. flavipes , Fab., mâle; ejusd., L. navale, fem. ; Oliv., ibid. I, 4), de la longueur du précédent, mais plus étroit, d'un fauve pâle, avec la tète, le bord extérieur et le bout des étuis noirs; cette der- nière couleur domine un peu plus dans le mâle. Cet insecte est très commun dans les forêts de chênes du nord de l'Europe, mais assez rare aux environs de Paris; sa larve est fort longue et très grêle, presque {a) PI. 34, fig. 5. (b) PI. 34, fig. fia. (<-) PI. 34, fig. 6 (rf) PI. 34, Cg. 7 A. (e) PI. 34, fig. 7. 240 INSECTES COLÉOPTÈRES. semblable à une filaire. Elle s'était, il y a quelque temps, tellement mul- tipliée à Toulon , dans les chantiers de la marine , qu'elle y avait causé de grands ravages. (1) Les autres ont les palpes fort courts et semblables dans les deux sexes (a) (2). Les antennes sont toujours simples et de la même grosseur partout [b). Les tarses sont courts, et le pénultième article est bilobé dans quelques-uns. Le corps est de consistance solide , avec le dessus de la tête inégal ou sillonné, et le corselet presque carré ou suborbiculaire. LES CUPÈS, (CUPES. Fab.) (PI. 34, fig. 8.) Où les antennes sont composés d'articles presque cylindriques (c), et où le pénultième des tarses est bifide. Les mandibules sont unidentées sous la pointe (. (a) PI. 34, fig. 8 b. (b) PI. 34 , fig- 8 c (' ) ''b >i. ûg ' S '"• (d) PI. 34, fig. S a. (<•) PI. 34, fig. S b (/) Pb 34, fig. 9. FAMILLE DES CLAVICORNES. 24 1 Les mandibules sont, à ce qu'il m'a paru, rétrécies est presque tricuspi- déesà leur extrémité. Le menton est corné, très grand, en forme de bou- clier, terminé supérieurement par trois dents ou pointes. Les palpes sont- fort courts. Nonobstant le nombre des articles des tarses, ce genre parait se rappro- cher des Cucujes et même de certains Brentes , a trompe courte dans les deux sexes. Les habitudes sont les mêmes que celles des xylophages. (1) La quatrième familie des coléoptères pentamères , celle DES CLAVICORNES, (CLAVICORNES.) (PI. 3.', à pi 87.) Ayant , de même que la précédente , quatre palpes , et des étuis recouvrant le dessus de l'abdomen où sa plus grande portion en diffère par ses antennes presque tou- jours plus grosses vers leur extrémité ("), souvent même en massue, perfoliée ou solide; elles sont plus longues que les palpes maxillaires , avec la base nue ou à peine re- couverte. Les pieds ne sont point propres à la natation, et les articles des tarses, ou du moins ceux des postérieurs sont ordinairement entiers. Ils se nourrissent, dans leur premier état, au moins de matières animales. Nous diviserons cette famille en deux sections, dont (1) Rhysodes exaratus , Daim., Analect. découvrir cette espèce dans les Pyrénées, cntom., pag. g3. M. Léon Dufour vient de (a) PI. 34, fig. n. 242 INSECTES COLÉOPTÈRES. la première aura pour caractères communs : antennes toujours composées de onze articles, plus longues que la tête, ne formant point depuis le troisième, de massue en fuseau ou presque cylindrique; leur second article point dilaté en matière d'oreillette. Dernier article des tarses ainsi que ses crochets , de longueur moyenne ou petit. Ces clavicornes vivent hors de l'eau , tandis que ceux de la seconde section sont acjuatiques ou riverains, et nous conduisent ainsi aux palpicornes, coléoptères pour la plupart aquatiques, et dont les antennes n'ont jamais au- delà de neuf articles. La première section comprendra plusieurs petites tribus. La première, celle des palpeurs (Palpatores), nous paraît devoir venir, dans une série naturelle, près des Psélaphes et des coléoptères de la famille des Brachély- tres (i). Leurs antennes, de la longueur au moins de la tête et du corselet, vont un peu en grossissant vers le bout, ou sont presque filiformes, avec les deux premiers articles plus longs que les suivans ("). La tête est distin- guée du corselet par un étranglement, et ovoïde. Les pal- pes maxillaires sont longs, avancés, et renflés vers leur extrémité. I /abdomen est grand, pvalaire ou ovoïde, et (i) C'est ce qui nous paraît résulter (1rs organes de la manducalion et des habitudes. f. ; Notoxus minutas, les petites espèces de nos environs, a trouvé Faun. insect. Gerni., XXIII, 5; dans une fourmilière le S. elavatus de S. Gotiarti, Latr., I, vm, G; M. Gyllenhall. Ce fait, et quelques autres, S. hirticollis ? Gyll. ; nie confirment dans l'opinion que ces iu- S. minutas, ejus. ; Anthicus minutus , sectes viennent, avec les Psélaphes, à la Fab. Foyez Schœnh.; Synon. insect., I, n, suite des Brachélytres. p. 57. M. Duros, garde-du-corps du roi, (a) PI. 35, fi K . 1 a, -, a. FAMILLE DES CLAVICORNES. 2 lli dilaté en devant, et les élytres tronquées. Les mandi- bules sont fortes, avancées, et souvent d'inégale gran- deur. Les palpes sont presque filiformes, ou légèrement plus gros à leur extrémité, et terminés par un article ovalaireou ovoïde. Sous le rapport des habitudes, et à raison des dentelu- res de leurs jambes et de quelques autres caractères, ces insectes semblent se rapprocher des Lamellicornes co- prophages. Mais, par d'autres considérations, fondées sur lanatomie, ils viennent naturellement près des bou- cliers ou silpha: telle est aussi l'opinion de M. Dufour (//nnal. des Scienc. nat., octob. 182/jj. Le canal digestif de l'espèce qu'il a disséquée (sinuatus) a quatre à cinq fois la longueur du corps. L'œsophage est très court ; le renflement oblong, venant immédiatement après, offre à travers ses parois quelques traits brunâtres, qui semble- raient annoncer l'existence de pièces intérieures propres à la trituration, et s'il en était ainsi, ce renflement méri- terait le nom de gésier; le ventricule chilifique est fort long, replié sur lui-même, et hérissé de papilles poin- tues et très saillantes. Les vaisseaux hépatiques ont six insertions distinctes autour du ventricule chylifique (Ibid., juillet i82Ô). Leur nombre, selon llamdohr, ne serait que de trois, et chacun d'eux aurait ainsi deux in- sertions: mais une telle disposition de ces vaisseaux est douteuse. 24(i INSECTES COLÉOPTÈRES. Ces animaux se nourrissent de matières cadavéreuses ou stercoraires , de substances végétales corrompues , comme le fumier, les vieux champignons, etc.; quelques autres font leur séjour sous les écorces des arbres. Leur démarche est lente; ils sont d'un noir très brillant, ou de couleur bronzée. Celles de leurs larves qu'on a obser- vées (jnerdarius, cadaveriniis) se nourrissent des mêmes substances que l'insecte parfait. Leur corps est presque de forme linéaire, déprimé, presque glabre, mou et d'un blanc jaunâtre, à l'exception de la tête et du premier segment, dont le derme est écailleux et brun ou rougeâ- tre; il est pourvu de six pattes courtes, et se termine postérieurement par deux appendices articulés, et un prolongement anal et tubulaire; la plaque écailleuse du premier segment est cannelée longitudinalement. Cette tribu comprendra exclusivement, ainsi que nous l'avons dit plus haut, le genre DES ESCARBOTS. (HISTER. Lin.) M. le baron Paykull s'était borné à en détacher quelques espèces à forme très aplatie, et dont il compose celui d'Hololepte ; mais le docteur Leach (Zool. miscell., 111, p. 76) en a établi quatre autres. Les uns ont les jambes, ou les antérieures au moins, triangulaires, den- tées extérieurement, les antennes toujours découvertes et libres, le corps généralement carré, peu ou point renfle FAMILLE DES CLAVICORNES. "J47 On peut les diviser en deux sous-genres. Dans le premier, celui D'HOLOLRPTE, (HOLOLEPTA. Payk.) (PI. 35, lig. i.) Le corps est très aplati, le présternum ne s'avance point sur la bouche, elles quatre jambes postérieures n'ont qu'un seul rang d'épines; le lobe terminal des mâchoires est prolongé; le menton est profondément échan- cré, et les palpes, proportionnellement plus avancés, sont formés d'articles presque cylindriques. Us se tiennent sous les écorces des arbres. L'animal figuré par M. Pay- kull comme la larve d'une espèce de ce sous-genre est celle d'une espèce de syrphe ou de mouche. (1) Les autres histéroïdes, dont le présternum s'avance sur la bouche, dont les mâchoires se terminent par un lobe court, avec les palpes peu avancés et composés d'articles qui, à l'exception du dernier, sont plutôt en cône renversé que cylindriques, et dont le menton, enfin, est légèrement échan- cré, rentreront dans le sous-genre D'ESCARBOT proprement dit. (HISTER.) (PI. 35. (in. i.) Quelques espèces, dont les quatre jambes postérieures n'ont, ainsi que les hololeptes, qu'une seule rangée de petites épines, et vivent aussi sous les écorces d'arbres, composent les genres platysome {Platysoma), et DENDROPHlLE [Dendrophilus), de M. Leach. Le premier (2) ne diffère du second (3) qu'en ce que le corps est aplati en dessus, et que le corselet est plus court, et rétréci en devant. Une espèce de la même division, Yetcarbot à trompe {H. proboscideus , Payk., Monog., VIII, 4), a une forme particulière. Son corps est long et étroit, avec le corselet plus d'une demi-fois plus long que large. Les autres escarbots ont deux rangées d'épines aux quatre jambes postérieures. Ce sont les seuls que M. Leach laisse dans le genre hister. (i) Hister. Monog., pag. rot et suiv. Il '. flavlcorms , ejusd., VIII, 6; (2) Hister picipes, Fab. ; Payk., ibid., H. oblongus , ejusd., X, 3. VIII, 5; (3) A.punctatus, ejusd., VII, 5, 248 INSECTES COLÉOPTÈRES. VE. nnicolor'yH. unicoior, Lin. ; Payk., ibid., II, 7), long de quatre li- gnes, entièrement noir, luisant; trois dentelures au côté extérieur des deux premières jambes; deux stries de chaque côté du corselet, et quatre sur la partie extérieure de chaque étui, de leur longueur, et dont la plus voisine du bord interrompue. Très commun. Le nombre des dentelures des jambes, celui des stries du corselet et des élytres, leur ponctuation, la forme du corps, ont fourni à M. l'aykull d'ex- cellens caractères, au moyen desquels il a bien signalé les espèces. Une dernière division de cette tribu comprend des hisléroïdes très petits, à corps épais, presque globuleux, dont le présternum peu ou point comprimé latéralement, point avancé sur la bouche, est droit en devant. Dans les uns (abrée, Abrœiis , Leach.), il se prolonge jusqu'aux angles an- térieurs du corselet, et recouvre entièrement les antennes dans leur con- traction ; il est plus étroit dans les autres (ONTHOnilLL , Onthophilus , ejusd.); mais ici la massue des antennes se loge dans une cavité orbicu- laire et très distincte, situé sous l'angle antérieur du corselet. Les jambes antérieures sont souvent étroites, presque linéaires et sans dents. Le der- nier demi-segment supérieur de l'abdomen est courbé intérieurement et parait le terminer. (1) Les autres elavicornes ont les pieds insérés à égale distance les uns des autres. Ceux de ces coléoptères où ces organes ne sont point contractiles, ou dont les tar- ses, au plus, se replient contre la jambe, qui ont des mandibules le plus souvent saillantes et aplaties, ou peu épaisses, et dont le présternum n'est jamais dilaté anté- rieurement, composeront cinq autres tribus. La troisième tribu de la famille, celle des sii.vhalks (i) Le docteur Leach rapporte au G. cents de M. Germar (Insect. Spec \\o\., Alrœus VII. globosus, Payk., VIII, 2; I, p. 85, r, 1) semble venir naturellement VII. minutas, ejusd., VIII, 1 ; et à son après les Histèroïdcs, d'après la forme de» genre Onthophilus , les escarbols suivans : antennes , des pattes , etc. ; mais les él) très H. striatus, Payk., ibid., XI , 1 ; //. sul- recouvrent l'abdomen, et les mandibules ne ratus, X, S ; 1'//. hispidus, du même, XI, - sont point saillantes. .le n'ai mi aucun in- 2, parait être congénère. Le genre Ceuto- dividu de ce genre. FAMILLE DES CLAVICORNES. 249 (Silphales), offre cinq articles très distincts à tous les tarses, et les mandibules terminées en une pointe entière, ou sans échancrure ni fissure (°), d). Les antennes se terminent en une massue le plus souvent perfoliée, et de quatre à cinq articles ('). Les mâchoires ont, dans la plu- part, une dent cornée au côté interne. Les tarses anté- rieures sont souvent dilatés, du moins dans les mâles. Les élytres du plus grand nombre ont au bord extérieur une gouttière, avec un fort rebord. Cette tribu se compose du genre DES BOUCLIERS. (S1LPHA. Lin. — Pellis. Gcoff.) Ici les antennes se terminent brusquement en une massue courte et so- lide, formée par les quatre derniers articles (c); le second est plus grand que les suivans. Le corps est presque carré, avec les élytres tronquées, les jambes dentées, les tarses simples, les mandibules bidentées au côté in- terne, et le dernier article des palpes maxillaires aussi longs que les deux précédons réunis. Les mâchoires ont une dent cornée au côté interne. Ces insectes ressemblent tellement aux escarbots, que Fabricius les a confon- dus avec eux. Tels sont LES SPHERITES. (SPHiERITES. Dufst. — Sarapus. Fisch. — Hisler. Fab. —Nitidida. Gyll.) '.2) Là les antennes se terminent en une massue perfoliée. (i) Le cote interne cependant offre quel- Hisler glabmtus, Fab. ; Sturm., I, xxj Sa- quefois des dentelures, et telles sont celles rapus, Fisch., Mém. de la Soc. des nalur. des Sphérites. de Moscou. (2) Duftsch., Faun. aust., I, p. 206; (a) PI. 35, fïg. lia. {/•) PI. 35, 6g. 3 a, 4 «, 5 a. (c) PI. 35. ûg. 3a. •250 INSECTES COLÉOPTÈRES. Tantôt le corps est oblong, avec la tête étranglée postérieurement, aussi large ou guère plus étroite que le bord antérieur du corselet ; cette partie est en forme de carré arrondi aux angles; les élylres sont en carré long, brusquement et fortement tronquées à leur extrémité postérieure. Les cuisses postérieures, du moins dans les mules, sont ordinairement ren- flées. Le dernier article des palpes maxillaires est un peu plus grêle que le précédent, presque cylindrique, un peu aminci vers le bout et obtus. Les tarses antérieurs sont dilatés dans les mules. LES NECROPHORES. (NECROPHORUS. Fab. — Silpha. Lin. - Dermestes. Geoff.) (PI. 35, fig. 3.) Les antennes, guère plus longues que la tête, sont terminées brusque- ment en une massue presque globuleuse, de quatre articles (a) ; le premier est long et le second beaucoup plus court que le suivant. Le corps est presque parallélipipède , avec le corselet plus large en devant, toutes les jambes fortes, élargies à leur extrémité et terminées par de forts éperons, et les élytres tronquées à angle droit. Les mâchoires sont dépourvues d'onglet corné. L'instinct qu'ils ont d'enfouir les cadavres des taupes, des souris, et autres petiis quadrupèdes, les a fait nommer enterreurs,j>orle-morts. Ils se glissent dessous, creusent la terre, jusqu'à ce que la fosse soit assez profonde pour contenir le corps, et l'y font entrer peu-à-peu, en le tirant à eux; ils y déposent leurs œufs, et leurs larves trouvent ainsi leur nourriture. Elles sont longues, d'un blanc grisâtre, avec le dessus de leurs anneaux antérieurs revêtu d'une petite plaque écailleuse d'un brun fauve, et de petites pointes élevées sur les derniers. Elles sont munies de six pattes et de mandibules assez fortes. Pour passer à l'état de nymphes, elles s'enfoncent profondément dans la terre, et s'y construisent une loge, qu'elles enduisent d'une substance gluante. Ces insectes, ainsi que beaucoup d'autres qui vivent dans des matières cadavéreuses, ont une forte odeur de muse. Leurs habitudes ont, dans ce dernier temps, fixé l'attention de ceux qui font métier de la des-' truction des taupes, et l'ouvrage intitulé l'Art du taupier, nous offre à cet égard quelques faits qui avaient échappé à l'observation des naturalistes. Il faut que ces insectes aient un odorat très fin, puisque peu de temps après qu'une taupe a été tuée, l'on ne tarde pas à voir voler autour des nécrophores, qu'on eût vainement cherché dans ce lieu auparavant. («) PI. 15, lig. 3 a. FAMILLE DES CLAVICORNF.S. 2!>l Le canal digestif des nécrophores et des boucliers est trois fois au moins plus long que le corps. L'œsophage est très court, et suivi d'un gésier el- lipsoïde, dont la tunique interne et un peu scarieuse est hérissée, du moins dans plusieurs espèces, de soies pointues, dirigées en divers sens, mais disposées en huit bandes longitudinales, séparées par des intervalles lisses. Le tube intestinal est fort long, surtout dans les nécrophores et les nécrodes. La surface de l'intestin, dans les derniers, ainsi que dans les boucliers, est toute couverte de points saillans et granuleux. Il s'ouvre, soit latéralement, soit directement, dans un renflement lisse que l'on peut, selon M. Dufour (Annal, des scienc. nat., oclob. 1824) comparer à un cœcum. Il reçoit par côté une bourse pédicellée, ovalaire ou oblongue, faisant partie de l'appareil excrémenlitiel. Le nombre des vaisseaux biliai- res, qui sont grêles, très longs, fort repliés, et ont chacun une insertion propre, autour de l'extrémité du ventricule chylifique (Dufour, ibid., juil- let 1825), est de quatre. Il parait, d'après la figure du canal digestif du PiecropAorus vespillo , donnée par Ramdohr, que son gros intestin, au lieu d'élre couvert de papilles granuleuses, aurait des rubans musculeux , transversaux, formant des plis annulaires. Le IV. fossoyeur ou point de Hongrie (a) {Silpha vespillo , Lin.; Oliv., col. II, 10, i, 1); est long de sept à neuf lignes , noir , avec les trois derniers articles des antennes rouges, et deux bandes orangées, transverses et dentées sur les étuis et les hanches des deux pieds postérieurs armées d'une forte dent; leurs jambes sont courbes. Le A*, des morts (N. mortuorum , Fab.; Panz., Faun. insect. germ., XLI, 3), est plus petit, avec les antennes entièrement noires. La seconde bande transverse orangée des élytres de l'espèce précédente ne forme ici ordi- nairement qu'une grande tache en croissant. On la trouve spécialement dans les bois et souvent dans les champi- gnons. Le JV. germanique [N. germanicus , Fab.; Oliv., ibid., 1, 2, a, b) a sou- vent plus d'un pouce de longueur. Il est tout noir, avec le bord extérieur des élytres fauve, et une tache d'un jaune ferrugineux sur le Iront. Le N. inhumeur (A. humalor , Fab.; Oliv., ibid-, 1, 2, c) diffère du précédent par la couleur orangée de la massue des antennes. Il est aussi constammentpl us petit. L'Amérique septentrionale en fournit plusieurs espèces, dont une surtout (grandis. Fab.) surpasse toutes les autres en grandeur. Ce genre {*) IM. >5, fig. 3. INSECTES. $'& '252 INSECTES COLEOPTERES. parait jusqu'ici restreint aux contrées septentrionales de ce continent et de l'Europe. (1) LES NÉCRODES (NECRODES. W'ilk. —Silpha. Lin., Fab.) (PI. 35, fig. 4-) Ont des antennes manifestement plus longues que la tête, terminées en une massue allongée, de cinq articles (a), le second est plus grand que le troisième. Le cor]is est ovale-oblong, avec le corselet presque orbiculaire, plus large dans son milieu, les jambes étroites, allongées, peu élargies au bout, el terminées par deux éperons de grandeur ordinaire, et les étuis tronqués obliquement. On trouve des espèces de ce sous-genre en Europe, dans les contrées équatoi iales du Nouveau-Monde, aux Indes orientales et à la Nouvelle- Hollande. (2) Tantôt le corps est ovalaire ou ovoïde, avec la léte peu ou point étran- glée postérieurement, plus étroite que le corselet; le corselet, soit presque demi-circulaire el tronqué en devant, soit trapézoïde et plus large en ar- rière; les élytres arrondies ou simplement éehancrées à leur extrémité postérieure. Les pieds postérieurs ne diffèrent point, ou peu, sexuellement. Les mâchoires sont armées intérieurement d'une dent ou crochet écail- leux. (h) LES BOUCLIERS proprement dits, (SILPHA. Lin., Fab. —Peltis. Geoff.) ;p: 35, 6g. 5 et t;.) Dont le corps est presque en forme de bouclier, déprimé ou peu élevé, avec le corselet demi-circulaire , tronqué ou très obtus en devant, les ély- (i) Voyez, pour les autres espèces, S. surinamensis , Fab.; Oiiv. , ibid. , Fabricius, Olivier et Schoenh., I. ir , p. Un; 117. S. InmmiKsn, Schreib. , Lin. Tians. , (a) .Silpha littoralis , Fab. ; Oliv. , col., VI, xx, 5; II, 11, 1, S, a, b, c; S, indien, Fab., ele. («) PI. 35, fig. (., (h) PI. 15, fig. fi/<. FAMILLE DES CLAVICORNES. 25" très fortement rebordées et creusées en gouttière extérieurement, les palpes filiformes, et dont le dernier article est presque cylindrique et terminé en pointe dans plusieurs. La plupart vivent dans les charognes et diminuent ainsi la quantité des miasmes qu'elles répandent. Quelques autres grim- pent sur les plantes, et notamment les tiges de blé, où sont de petites Hélix, pour en manger l'animal. D'autres se tiennent sur des arbres élevés, et dévorent les chenilles. Les larves sont pareillement agiles , vivent de la même manière, et souvent rassemblées eu grande quantité. Elles ont beaucoup de ressemblance avec l'insecte parfait. Leur corps est aplati, composé de douze segmens dont les angles postérieurs sont aigus, avec l'extrémité postérieure plus étroite et terminée par deux appendices co- niques. Dans la plupart des espèces, les deux tarses antérieurs des mâles sont seuls plus dilatés que les autres. Les antennes grossissent insensiblement, ou se terminent brusquement en une massue de quatre articles au plus; les second et troisième articles sont peu différens; le dernier des maxil- laires est de la longueur au plus du précédent, et souvent un peu plus court et un peu plus menu. Les espèces où l'extrémité des antennes est distinctement perfoliée ou composée d'articles, qui, à l'exception du dernier, sont transversaux et plus larges que longs, où cette massue est brusque, et dont les élytres sont échancrées à leur extrémité, dans les mules au ;>ioins, forment le genre thanatophile {ihanatophilus) de M. Leach. (1) Celles où les élytres sont entières , mais qui ont d'ailleurs des antennes semblables («), composent celui qu'il nomme oiceptome [Oiceptoma). Le B. ihoracique{b) (S. thoracica. Lin., Fab. ; Oliv., col. II, il, 1, 3, a, b), dont le corps est noir, avec le corselet rouge , soyeux , et trois lignes élevées, flexueuses, dont l'extérieure plus courte, formant une carène et se terminant près d'un tubercule transversal, sur chaque élylre. Dans le mâle, l'extrémité postérieure de ces élytres finit en pointe à la suture. Cette espèce habile plus particulièrement les bois. Une autre espèce, propre aussi aux forêts, mais qui se tient commu- nément sur les jeunes chênes, pour y vivre de chenilles, est le B. à quatre points {S. quadripxinrtnUi , Lin., Fab; Oliv., ibid., I, 7, a, b). Son corps est noir, avec le limbe du corselet et les élytres jaunâtres. Elles (i) Silpha sinuata, Fab. ; Oliv. , ibid. , S dispar., Illig., Gyllenh., etc. II, .2; (l INSECTES COLÉOPTÈRES. ont chacune deux points noirs, l'un à la base et l'autre au milieu. (1) Les Boucliers dont les antennes sont pareillement perfoliées à leur ex- trémité, mais dont la massue est formée graduellement (a) , conservent seuls, dans la méthode du même naturaliste, la dénomination générique de Silpha. Ces espèces se tiennent habituellement dans les champs, sur les bords des chemins, etc. Le B. lisse (S. lœviyata, Fab.; Oliv., ibid.,\, 1, a, b), qui est d'un noir luisant, très pointillé, avec le corselet beaucoup plus étroit en .devant, et les élytres sans lignes élevées. Le B. obscur (S. obscurci , Lin., Fab.; Oliv., ihid., II, 18), d'un noir obscur, avec le corselet tronqué en devant, les élytres plus profondé- ment ponctuées, et trois lignes élevées, mais peu saillantes, courtes, et dont l'intermédiaire plus longue sur chaque élytre. Le B. rèliculè {S. reticulata , Lin.; Panz., Faun. insect. Germ., V, 9), d'un noir opaque , avec le corselet tronqué en devant , trois lignes éle- vées sur chaque élytre, dont l'extérieure plus forte, formant une ca- rène, terminée par un tubercule, et des rides transverses dans les inter- valles. (2) Dans quelques-uns, les antennes ne sont point nettement perfoliées à leur extrémité, les derniers articles étant presque globuleux. Ce sont les phosphuges {Phosphuga) du même. (3) Une espèce de Bouclier d'Allemagne, et qui pourrait former un sous- genre propre (Necropkilus , Latr.), s'éloigne des précédentes par plusieurs caractères. Les quatre tarses antérieurs sont semblables et dilatés a leur base, les deux premiers articles étant sensiblement plus larges, du moins dans les mâles, que les deux suivans. Le troisième article des antennes est plus long que le précédent, et les cinq derniers forment brusquement une massue perfoliée. Le dernier des maxillaires est aussi long que les deux précédens réunis. Cette espèce est la Silpha subterra- nea d'Illiger et de divers autres entomologistes. (i) Ajoute/. S. rugosa, Fab ; Oliv., II. col., LI, t6; tlùd.y 17 ; S. tristis, HHg-, etc. S. apvnua . Fab. (3) S. atrata, Fab.; ejusd. , pedemon- {1) Ajoutez .V. opaca, Fab.; Herbst. , tana, var. ; Oliv., ibid., 1,6. (.1) PI. Si, lijj. 0. FAMILLE DES CLAVICORNES. 255 LES AGYRTES (A.GYRTES. Frœh. - Mycelophagus. Fab.) (PI. 35,fig. 7 ) Ont le corps assez épais , convexe ou arqué en dessus , point en forme de bouclier, avec le corselet presque carré, un peu plus large que long et un peu plus étroit en devant , la marge extérieure des élytres inclinée et sans canal, le dernier article des palpes maxillaires plus gros et ovoïde. (1) Des clavicornes qui nous paraissent se rapprocher, par plusieurs caractères et par leurs habitudes, des Agyr- tes, niais dont les mandibules sont fendues ou bidentées à leur extrémité, composeront une quatrième tribu, celle des scaphidites {Scaphidites). Leurs tarses ont cinq articles très distincts et entiers. Leur corps est ovalaire , rétréci aux deux bouts, arqué ou convexe en dessus, épais au milieu, avec la tète basse, reçue postérieure- ment dans un corselet trapézoïde , point ou faiblement rebordé, plus large postérieurement. Les antennes sont généralement aussi longues au moins que la tête et le corselet, et terminées en une massue allongée, de cinq articles ("). Le dernier article des palpes est conique ( 6 ). Les pieds sont allongés et grêles. Si l'on en excepte quelques espèces (les cholèves), les tarses sont presque identiques dans les deux sexes. (') Agyrtes castaneus, Gyllenh., Insecl. insect. Gerni., XXIV, 20. Je soupçonne Suec, I, m, p. 682; Mycctophagus cas- que l'A. subniger de M. Dejean n'est que laneus, Fab.; M. spinipes , Panz. , Fauu. la femelle. (a) 11. 35, lig. Se. (ù) I>1. 35, Cg. SA. 236 INSECTES COLÉOPTÈRES. Cette tribu composera le genre DE SCAPH1DIE. (SCAPHIDIUM.) LES SCAPHIDIES propres. (SCAPHIDIUM. Oliv., Fab. — Silpha. Lin.) (PI. 3s, fig. S.) Les cinq derniers articles de leurs antennes sont presque globuleux et composent la massue (a). Les palpes maxillaires sont peu saillans et se terminent graduellement en pointe, le pénultième article n'étant guère plus épais que le dernier, à leur jonction (*). Le corps a une forme navi- culaire, avec le corselet un peu rebordé et les étuis tronqués. Ils vivent dans les champignons. On n'en connait qu'un petit nombre d'espèces, dont l'une de Cayenne, et les autres du nord de l'Europe. (1) LES CHOLÈVES (CHOLEVA. Latr., Spence. — Cnlops. Fab. — Petits. Geoff.) (PI. 35, fig. y et io.) Ont la massue de leurs antennes composée d'articles, pour la plupart, presque en forme de toupie, et plus ou moins perfoliée; les palpes maxil- laires très saillans et terminés brusquement en manière d'alône ; le corps ovoïde, avec le corselet plan, sans rebords. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs et le premier des intermédiaires sont dilatés dans les mâles de quelques espèces (Cntops blapoides , Germ.). Dans les Cholères proprement dits, les antennes sont de la longueur en- viron de la tête et du corselet; leur huitième article ou le second de la massue, est sensiblement plus court que le précédent et le suivant (c), et même quelquefois peu distinct, le dernier est semi-ovoïde et pointu (2). (i) Oliv., col. ii, 20. publiée par M. Spence , dans lus Transac- (2) Latr., Gêner. crusl, etÎDsect. II,pag. lions île la Société linnéenne de Louches, a6. Foyez la Monographie de ce genre, Paykull et Gyllenhall. (a) PI. 35, fig. 8 c. ('•) PI. 35, fig. S/.. (c) P1.35, fig.ç,.>. FAMILLE DES CLAVICORNES. 2H7 Dans les myloeques {Mylœehus, Latr., Oliv -- Cntops. Payk. Gyll.), les antennes sont plus longues, le huitième article est plus grand que le pré- cédent et presque égal au suivant, le dernier est arrondi et obtus au som- met. (..) (1) La cinquième tribu , celle des nitidulaires (Nitidu- lariœ), se rapproche de celle des silphales, par le corps en forme de bouclier et rebordé; mais les mandibules sont bifides ou échancrées à leur extrémité; leurs tarses semblent n'être composés que de quatre articles ( 6 ) , le premier et le suivant, dans les uns, ne se montrant qu'en dessous et n'y formant qu'une petite saillie, le pé- nultième dans les autres étant très petit et sous la forme d'un nœud renfermé entre les lobes du précédent. La massue des antennes est toujours perfoliée , de trois ou deux articles, et ordinairement courte ou peu allon- gée (•). Les palpes sont courts, filiformes ou un peu plus gros à leur extrémité. Les élytressont courtes ou tronquées dans plusieurs. Les pieds sont peu allongés,avec les jam- bes souvent élargies à leur extrémité, et les tarses garnis de poils ou de pelotes. L'habitation de ces insectes varie selon les espèces; on en trouve sur les fleurs, dans les champignons, les viandes corrompues et sous lesécorces d'arbres. (i) Latr., iiid., p. 3o, VIII, n ; Oliv., Encyclop. méthod.. article Mj/œque. 'a) PI. 35, 6g. .«>. (A) PI. 36, fig. kb. {e) PI. 3fi, fig. r, a a. 258 INSECTES COLÉOPTÈRES. Ils forment le genre DES NITIDULES. (NITIDULA.) Dans quelques-uns, la massue des antennes n'est que de deux articles (a); et le devant de la tète s'avance en manière de chaperon demi-circulaire, aplati, recouvrant les mandibules et les autres parties de la bouche. LES COLOBIOUES. (COLOB1CUS. Latr.) (PI. 36, fig. i.) Dans ce sous-genre et le suivant, les tarses, à partir du point où ils sont mobiles, semblent n'avoir que quatre articles, dont les trois premiers, beaucoup plus courts que le dernier, entiers et simplement garnis en des- sous de poils plus ou moins abondans; ainsi que dans plusieurs clairons d'Olivier, le premier proprement dit ne se montre qu'en dessous, et y fait une petite saillie ; il est aussi garni de poils. Les palpes des Colobiques et ceux du sous-genre suivant se terminent par un article un peu plus gros que le précédent. (1) Dans les autres Nitidulaires, la massue des antennes est de trois arti- cles (J>„ et la tête ne s'avance point au-dessus de la bouche. Tantôt le premier article des tarses, ainsi que dans les Colobiques, est fort court, les trois suivans sont allongés, entiers, égaux et simplement velus en dessous; les palpes sont plus gros à leur extrémité. LES THYMALES. (THYMALUS. Latr. —Pellis. Fab. — Silpha. Lin.) (PI. 36, fig. i ) Dans les espèces dont le corps est presque hémisphérique [limbatus), la massue des antennes est proportionnellement plus courte , le troisième i) Latr., Gêner, ciust. et insect., II p. y, et I, xvi, i. («) PI 36, fig. i. (h) PI. 36, lig 2«, 4". etc. FAMIULK DES CLAVICORNES. 25» article et les suivants sont plus menus que le second (a); les éperons des jambes sont extrêmement petits. (1) Tantôt les trois premiers articles des tarses, du moins ceux des mâles , sont courts, larges, échancrés ou bilobés; le quatrième est très petit, peu ou point apparent {/>); les palpes maxillaires, au moins, sont filiformes. Ici les jambes, ou du moins les antérieures, sont élargies à leur extré- mité, en forme de triangle renversé; le premier article des antennes est ordinairement plus grand que le second, les élytres sont généralement tronqués ou très obtus au bout. Dans les deux sous-genres suivans, le troisième article des antennes est sensiblement plus long que le suivant; la massue est formée brusquement, presque orbiculaire ou presque ovalaire. (c) LES 1PS, (IPS. Fab. — Nitidula. Oliv., Latr. — Sil/pka. Lin.) (PI. 3fi , fig. 3.) Dont le corps est toujours ovale-oblong, déprimé, avec l'extrémité, postérieure de l'abdomen découverte; dont l'une de leurs mandibules (la gauche) est comme tronquée el tridentée à son extrémité, et l'autre élargie et largement échancrée ou concave au même bout (d); et où le lobe ter- minal des mâchoires est allongé. (2) LES NITIDULES propres, (NITIDULA. Fab. — Nitidula. Strongylus. Herbst. — Silpha. Lin.) (PI. 36, fig. 4.) Où les deux mandibules se rétrécissent vers le bout et se terminent en pointe échancrée ou bifide. Les unes sont aplaties, oblongues ou ovoïdes; les autres sont orbicu- (i) ^ores Fabricius, Gyllenhall etShœn- sent devoir être rapportées à son genre herr. Engis. (2) Quelques espèces de Fahririus parais- '«) PI. 36. fig. ia (/.) PI. 16, fig. .',*. (c) PI. 36, fig. 4a. (d) PI. 36, fig. 3, 3 ». INSECTES. '{ î 260 INSECTES COLÉOPTÈRES. laires et bombées, ou proportionnellement plus convexes que les précé- dentes. Aussi quelques auteurs en ont-ils placé certaines espèces dans des genres d'une forme analogue, mais très différons, tels que ceux des Sphé- ridies et des Tritomes. On trouve en grande abondance sur les fleurs la N. bronzée («) [N. œntea , Fab., ejusd., W. viridesccns, rnfipes, Var. ; Oliv., col. II, 11, 12; III, 20, a, b; V, 33, a, b). Elle est petite, ovoïde-oblongue, d'un vert . bronzé brillant, très ponctuée, avec les antennes noirâtres , terminées par une grande massue obtuse; le corselet transversal, légèrement échancré en devant, rebordé latéralement, et les pieds tantôt d'un brun noirâtre, tantôt fauves, (t) Maintenant, le second et'le troisième article des antennes sont presque de la même grandeur, et la massue est allongée en forme de cône renversé ou de poire. (/>) LES CEROUES. (CERCUS. Latr. — Catherètes. Herbst., Illig. — Dermesies. Lin., Fab. — Sphœridiwn. Fab., Gyllcnh. — Nitidula. Oliv.) (PI. 36, fig. 5.) Le corps est déprimé, avec les élytres tronqués. Les deux premiers ar- ticles des antennes sont beaucoup plus grands dans les mâles de quelques espèces que dans leurs femelles, et peut-être ce sous-genre ne devrait-il comprendre que ces espèces; les autres seraient reportées dans le précé- dent. (2) Là, les jambes sont longues, étroites, presque linéaires; les élytres re- couvrent l'abdomen et ne sont point tronqués. Le corps est ovale, avec le corselet trapézoïde; la massue des antennes est oblongue, les deux premiers articles sont presque égaux, et le troisième n'est guère plus long que le suivant, (c) LES BYTURES. (BYTURUS. Lat , Schœnh. - Dermesies. GeofT, Fab., Oliv. —Ips. Oliv.) (3) (PI. 36, fig. 6.) (i) l'oyez Fab.. Oliv., Gyllenh. , p. 245. Schœnh., etc. (3) Foycz Schcrnh.. Synon., Insert., I_ '.') l'oyez Gyllenli., Insert. Suée., 1, 11, p. g5. (3) PI. 36, fig. 4. (*) PI. 3fi, fig. 5. (r) PI. 36, fig 60. FAMILLE DES CLAVICORM S 261 Une sixième tribu, celle des engidites (E rigidités), analogue aux dernières, quant à lechancrure de l'ex- trémité des mandibules, s'en distingue en ce qu'elles ne débordent point ou de très peu, et simplement sur les cô- tés, le labre. Le corps est ovalaire ou elliptique, avec l'extrémité antérieure de la tète un peu avancée en pointe obtuse ou tronquée. Les tarses ont cinq (i) articles dis- tincts, entiers ("), et tout au plus un peu velus en des- sous, le pénultième est seulement un peu plus court que le précédent. Les antennes se terminent en une massue perfoliée, de trois articles (*); les élytres recouvrent en- tièrement l'abdomen; les palpes sont un peu plus gros à leur extrémité. Quelques espèces, très petites, vivent dans l'intérieur des maisons, et on les trouve souvent derrière les vitres des croisées. Ces clavicornes seront réunis en un seul genre, celui DE DACNÉ. (dacne.) LES DACNÉS propres. (DACNE. Lat. — Engis. Fab., Dej. — Erolylus. Oliv.j (PI. 36, fig. ,.) Leurs antennes se terminent brusquement en une massue assez grande, (i) Suivant des auteurs, quelques Crypto- téromères. phages , ou du inoins leurs mâles , sont hé- W PI. 36, fig. ib. (A) p|. 36, «g. -a. 202 INSECTES COLÉOPTÈRES . orbiculaire ou ovoïde , comprimée , composée d'articles serrés, et dont celui du milieu au moins beaucoup plus large que long; le troisième article est plus long que le précédent et le suivant, (a) Le milieu du bord postérieur du corselet est dilaté en arrière ou lobé, ef l'extrémité supérieure du menton est avancée, terminée en pointe tron- quée ou bidentée. (1) LES CRYPTOPHAGES, (CRYPTOPHAGUS. Herbst., Schœnh. - Dermestes. Lin., Fab. — Ips. Oliv., Lat. — Ântheropluiyus. Knocll.) [PI. 3b\ fig. 8.) Dont les antennes moniliformes, avec le second article aussi grand ou plus grand que le précédent, se terminent en une massue moins brusque, plus étroite que dans les dacnés, et espacée {b). (2) Nous passerons maintenant à quelques tribus où le présternum est souvent dilaté antérieurement en ma- nière de mentonnière, et qui diffèrent des précédentes par leurs pieds en tout ou en partie contractiles; les tar- ses peuvent être libres, mais les jambes au moins se re- plient contre leurs cuisses. Les mandibules sont courtes, généralement épaisses et dentées ( c ). Le corps est ovoïde, épais, garni d'écaillés ou de poils caduques, qui le co- (i) Payez Fabricius, Syst. Eleut. presque égaux. Le Cryptophagus silaceus (2) Voyez Schœnh., Synon. Insect. , I, de M. Gyllenhall a, de chaque culé du des- 11, pag. 96. sous de la lète, une saillie eu forme de dent Les antennes des Antlteropliagus sont ou de corne. Les Triphylles de MM. Mé- proportionnellemeni plus grosses , compo- gerle et Dejean ne diffèrent des Ci'ypto- sées d'articles plus transversaux , et termi- pliages que par le nombre des articles des nées presque graduellement en massue ; à tarses. partir du second jusqu'au huitième, ils sont («) t'1. 36,fig. ;«. (A) t'1. .;<:, i.-. .h. (<■) l'I 36, tig. io) PI. 36, fiig. 10. (<■) PI. 36, Kg. 11 ». FAMILLE DES CLAVICORNES. 2G5 Le M. des pelleteries {Dcrmestes pellio , Lin.; Oliv., ibid., II, 11) (a) n'a que deux lignes et demie de long. Son corps est noir, avec trois points blancs sur le corselet, et un sur chaque étui; ils sont formés par un duvet. La larve est fort allongée, d'un brun roussâtre, luisante, garnie de poils roux et dont ceux de l'extrémité postérieure forment une queue. Elle marche en glissant, et comme par secousses, ce que fait aussi l'insecte parfait, ainsi que les dermestes. (1) Dans les autres, tels que LES LIMNICHUS, (LIMNICHUS. Ziég., Dej.) (Pi. 36, fig. 12.) Les antennes grossissent insensiblement, et se terminent par un arlicle plus grand et ovoïde; elles sont grenues et se logent sous les angles an- térieurs du corselet (o). Les mâchoires se terminent par deux lobes, dont l'extérieur étroit, en forme de palpe. Les palpes labiaux sont 1res petits, et le dernier article des maxillaires est plus grand que les précédens, et ovoïde. (2) Dans tous les sous-genres suivans, les antennes, ou du moins leur mas- sue, se logent dans des cavités particulières et latérales du dessous du corselet. Le présternum est toujours dilaté ou avancé en devant, en ma- nière de mentonnière. Ici la massue des antennes est perfoliée et non solide. LES ATTAGÈNES, (ATTAGENUS. Lat. — Megatoma. Ejusd. — Dcrmestes. Fab.) (PI. 36. fig. i3.) Où la massue des antennes est fort grande, presque en scie, et composée (i) Ajoutez le Dermestes megatoma de dans cette dernière espèce, s'avance sur la Fab., dont son macelhrlus paraît être la bouche. femelle; le D. emarginattts de Gyllenhall; (2) Bjrrus sericeus, Dtift.; B. prgmœus, le D. undatus de Fab. Le présternum , Sturm. (a) PI. 36, fig. 11. (A) PI. 36, 11g. 12 «266 INSECTES COLÉOPTÈRES. seulement de trois articles , dont le premier et le dernier, dans les mâles surtout, plus grands. («) Le corps est ovoïde , court , peu convexe. Le dernier article des palpes maxillaires est plus grand et ovoïde. (1) LES TROGODERMES, TROGODERMA. Latr., Dej. - Anthrenus. Fab.) (PI. 36, 6g. 14.) Où la massue des antennes est de quatre articles au moins. (S) Le corps est ovoïde, oblong, et les palpes sont filiformes. (2) La massue des antennes est maintenant solide ou formée d'articles très serrés. Le corps est ovoïde, court, tout couvert de petites écailles cadu- ques. Le corselet est lobé postérieurement. LES ANTHRÈNES, ,'ANTHRENÏJS. Geofl., Fab.— Byrrhns. Lin.) (PI. 36, lig. i5.) Dont les antennes, terminées en une massue en forme de cône renversé, se logent dans des cavités courtes, pratiquées sous les angles antérieurs du corselet, (c) Ces coléoptères sont très petits, vivent sur les fleurs, en état parfait, et rongent, sous la forme de larves, les matières animales sèches et parti- culièrement les insectes des collections. Ces larves sont ovales et garnies de poils, dont plusieurs sont dentelés; ils y forment des aigrettes, et les derniers se prolongent en arrière , sous l'apparence d'une queue. Leur dernière dépouille sert de coque à la nymphe. In Dermestes serra , Fab. ; Attagenus fcornis, Latr., Gen. crust. el insect. , II. serra, Lai. Hist. aat. des crust. el des p. 5g; insect., IX , p. 244 ; ejusd. , Megatoma A . versicolor, Creut/.., Ent. vers., I, [i, serm , Gêner, crust. el insect., I, vm, 10; 21, a; Anthrenus vicnnensis , Herbst., Col. VII, Dermestes sithfasciatiis , Gyll.. Inseel. cxv, 10, k. Suce, I, p. 1 55 . •1) Anthrenus elongatus , Fab.; A. ru- » PI 36, lig. 14. (6) PI. 36, lig. !.',. (r) PI. 16. lig. i5« FAMILLE DES CLAVICORNES. '2) PI. i 7 , «g. 2} Le B. pilule {B. pilula , Lin.; Oliv., col. II, 13, i, 1) (e), long de trois à quatre lignes, noir en dessous, d'un bronzé noirâtre ou couleur de suie, et soyeux en dessus, avec de petites taches noires, entrecoupées par d'autres plus claires, disposées en lignes. M. Waudouer a découvert la larve d'une variété de cette espèce. Elle est étroite, allongée, avec la tête grosse, la plaque du premier segment grande, et les deux derniers plus longs que les autres. Elle se tient sous la mousse. Une autre espèce {strialo-pnnctatus , Dej.), ayant des antennes con- formées de la même manière, forme, à raison de ses tarses, dont le quatrième article est très petit et caché entre les lobes du précédent, une division particulière. Un autre Byrrhe, très petit et hérissé de poils, à des antennes ter- (i) Latr. ibid., II , |>. /,.'( ; Oliv. , Encyclop. mcthod., art. Vosodendn . (n) PI. 3 : , fig. i ... (/<) PL i 7 . lig, 2 , (r) pi. :s : , lig. a. FAMILLE DES CLAVICORNES. '269 minées en une massue de trois articles. Celte espèce forme le genre TRINODE [Trinodes) de MM. Mégerle et Dejean. (1) D'après cette considération, on pourrait aussi détacher des Byrrhes quelques autres espèces analogues (2), dont la massue antennaire n'est composée que de deux articles, et dont le dernier beaucoup plus gros, presque globuleux. Tous les Byrrhes se tiennent généralement à terre , dans les lieux sa- blonneux. (3) On ne peut signaler les clavicornes de notre seconde section , quoique très naturelle , que par la réunion de plusieurs caractères; quelques-uns de ses insectes s'é- loignent de tous les autres clavicornes à raison de leurs antennes, de neuf ou six articles: ce sont ceux qui, à cet égard, semblent le plus se rapprocher de la famille sui- vante. Les antennes des autres clavicornes de la même section sont composées de onze ou dix articles; mais tan- tôt elles ne sont guère plus longues que la tête , et for- ment dès le troisième article une massue presque cylin- drique, ou en fuseau, arquée et un peu dentelée en scie ("); tantôt elles sont presque filiformes, de la longueur de la tête et du corselet ( 4 ) ; mais ici , ainsi que dans la plu- part des autres sous-genres de la même division, les tar- (i) Anthrenus hirtus , Fab. ; Panz. , hall, etc. Faim, insect. Germ., XI, iô. Le G. murmidius de M. Leach appar- (2) Byrrlius erinaceus , Ziegl. ; tient, suivant lui, à cette tribu. Les anten- B. setiger, Illig. nés n'ont que dix articles, dont le dernier (3) Voyez, pour les autres espèces , forme une massue ovoïdo-globuleuse. Foye: Fabricius , Olivier, Schœnherr , Gyllen- le i3'" vol. desTrans. linn., p. 41. (a) PI. 37, Bg. 3 a. {!>) I'l. 37, lig. .', a. 270 INSECTES COLÉOPTÈRES ses sont terminés par un grand article , avec deux forts crochets au bout. Ceux de quelques-uns (Hétérocère , Géorisse) n'ont que quatre articles ("). Le corps de ces coléoptères est généralement ovoïde , avec la tête enfoncée jusqu'aux yeux dans un corselet trapézoïde, rebordé latéralement et terminé postérieu- rement par des angles aigus, le présternum dilaté an- térieurement (i), et les pieds imparfaitement contrac- tiles. On les trouve dans l'eau, sous les pierres, près des rivages , et souvent enfoncés dans la boue ; par la con- struction et la brièveté de leurs antennes, quelques-uns (D/yops) ont de l'affinité avec les Girins. Je diviserai cette section en deux tribus (2); la pre- mière, celle des acanthopodes [Acanthopoda) , est re- marquable par leurs jambes aplaties, assez larges, ar- mées extérieurement d'épines; les tarses courts, de cpiatre articles, et dont les crochets de grandeur ordinaire (''), et par leur corps déprimé. Le présternum est dilaté. Les (1) Les Potamophiles exceptés. b. Jambes simples; tarses de cinq articles. (2) On pourrait encore partager relie Les G. Potamophile, Dryops. section de la manière suivante : lî. Antennes uliformes ou légèrement I. Antennes de onze articles. plus grosses vers le bout, de la longueur de A. Antennes en massue, très courtes. In tète et du corselet. a. Jambes épineuses; tarses de quatre ar- Le G. Elmis. ticles. II. Antennes de neuf ou six articles. Le G. Hétérocère. Le G. Macronyque, Georissi (), et l'extrémité des mandibules entière ou terminée par une seule dent. Ces palpicornes sont tous très petits, nagent peu ou mal, habitent les eaux stagnantes, et s'en éloignent quelquefois, pour se tacher dans la terre ou sous des pierres. Ils composent la famille des hklopiioridéf.s (Uclojihoridea) de M. Leach, dénomination qui nous rappelle le genre Elophorus de Fabricius. Ici la longueur des palpes maxillaires ne surpasse pas celle des an- tennes, ou lui est même inférieure (c). Le chaperon est entier ou sans échancrure notable. Tantôt les palpes maxillaires sont terminés par un article plus gros et ovalaire. LES ELOPIIORES (ELOPHORUS. Fab.— Silpha. Lin.— Dermeslcs. GeoiT.—Ut/drophiliis. De G.) (pi. 33,fig. i) Ont le corps ovale, le corselel transversal, et les yeux peu élevés. (2) (i) « I. a conformation cl la structure des que. » (Léon Dufour, Annal, des se. nat., organes génitaux mâles des palpicornes jus- VI, pag. 172.) tifient pleinement la place que M. Latreille (2) Les Élophores de Fabricius, à l'c.v leur a assignée dans le cadre enlomologi- ceplion des espèces des sous-genres suivans. {a) PI. 38 , fi g . 3 /.. (/,) PI. 38, fig. r b. (<•) PI. 38, lig. I a. FAMILLE DES PALPICORNES. 277 LES HYDROCHUS, (HYDROCHUS. Gerni. — Elophorus. Fab.) (PI. 38, 6g. 2.) Qui ne se distinguent des précédens que par leur forme étroite et al- longée, leur corselet en carré long, et la proéminence de leurs yeux. (i; Tantôt les palpes maxillaires se terminent en manière d'alêne, ou par un article plus grêle, court et conique. LES OCHTHÉBIES. (OCHTHEBIUS. Leach., Genn. — Elophorus. Fab. — Bydrœna. Illig., Latr.) (PI. 3S, lig. 3.) Le corselet est presque semi-orbiculaire. (2) Là, les palpes maxillaires, terminés par un article plus grand que le précédent, en forme de fuseau et pointu au bout, sont beaucoup plus longs que les antennes et la tète. Le chaperon est fortement échancré. Ils ont d'ailleurs le port des Ochthébies. LES HYDR.ENES. (HYDRjENA. Kugel., Leach.) (3) Les autres Hydrophiliens ont le corps ovoïde ou presque hémisphérique et généralement convexe ou bombé, avec le corselet toujours beaucoup plus large que long, et uni, les jambes terminées par de forts éperons, et les tarses le plus souvent ciliés. L'extrémité de leurs mandibules présente (i) Elophorus elongatus , Fab.; 'us marlnus, Gyll. ; Voyez Germ. , iiid., E. crenatùs , ejusd.; 1>. <)o. E. brevis. Gyllenh. ; Fo-\ et Germ. in- (3) E. minimus, Fab.; Gyll. ; Hydrœna sect. Spec. nov., I, pag. 90. riparia, Kugel.; //. longipalpis, Schceuh.; (2) E. pygmœus, Fab.; Hydrœna ripa- Germ. , Faim, insect. Europ. , VIII, 6; ria, Latr. ; . Voyez, pour d'autres espèces, Germ .'insect. Hydra'ita margipatlens , Latr.; Elopho- Sjieç. nov., I-, p. g3. "271! INSECTES COLÉOPTÈRES. deux dents. Ils embrassent la famille des hydrophilidés {Hydrophilidea) dû docteur Leach, ou le genre Hydrophile de Fabricius. Quelques-uns n'ont que six articles aux antennes [a), et leur chaperon est échancré. Tels sont LES SPERCHÉS. (SPERCHEUS. Fal>.) (li (IM. 38, lig. 4.) Dans les suivans, les antennes sont toujours composées de huit ou neuf articles, et le chaperon est entier ou légèrement concave ou bord anté- rieur. Une espèce qui nous a été communiquée par notre ami M. Leach, nous a présenté des caractères singuliers, et qui m'ont déterminé à considérer cet insecte comme le type d'un nouveau sous-genre '2), celui DE GLOBAIRE. (GLOBAKIA.) Que je nommerai ainsi parce que son corps est presque sphérique, comprimé latéralement, et qu'il parait susceptible de se mettre en boule, à la manière des agathidies. Ses antennes ne m'ont paru composées que de huit articles, dont le cinquième dilaté en manière d'épine au côté in- terne, le suivant en cône renversé, allongé, le septième cylindrique et le dernier ou le huitième conique; ces derniers articles forment une mas- sue fort allongée, presque cylindrique et terminé en pointe. Les palpes maxillaires sont un peu plus courts que les antennes. Les yeux sont gros et saillans. Ee corselet est presque semi-lunaire. Les élytres embrassent (i) Spercheus emarginatus, Tah,; Panz., à raison iln nombre des articles des an- Faim, insect, Germ., XCI, 4 M. Bourdon, tenues, j'ai cru devoir le placer immédiate- naturaliste français, qui explore maintenant ment après les Sperchcs. On pourrait, au les Etats de la république de la Colombie, surpins, renverser cet ordre, en commen- a le premier découvert cette espèce aux en- çnnt par les sous-genres qui ont neuf arli- virons de Paris. clés aux antennes, et en terminant par (2) Il semble venir plus naturellement ceux où elles en ont un et trois de moins, prés de celui île Bcrose de M . Leach ; mais, ou par les Globaires et les Sperchcs: M !>!■ 1K, li«. /, a. FAMILLE DES PALPICORNES. 'ii'.i entièrement l'abdomen. La poitrine est dépourvue d'épine sternale. Les quatre jambes postérieures ont à leur extrémité un faisceau de soies, pres- que aussi long que le tarse : l'écusson est petit, en triangle allongé et étroit. La seule espèce connue (G. de Leach) est petite et exotique. Je la crois de l'Amérique méridionale. Tous les autres bydrophiliens ont neuf articles aux antennes, et la massue est ovalaire ou ovoïde («). Le corps n'est point susceptible de se contracter en boule. Les espèces les plus grandes ont les deux articles intermédiaires de la massue antennaire, ou le septième et le huitième, en forme de rein ou de croissant irrégulier, obtus à l'un de leur bout, prolongés, arqués et pointus à l'autre, avec un vide ou écart notable entre eux ; le premier de cette massue est cupulaire, plus prolongé au côté antérieur. Le mi- lieu du sternum est relevé en carène, et terminé postérieurement en une pointe plus ou moins longue et très aiguë. Les palpes maxillaires sont plus longs que les antennes, avec le dernier article plus court que le précédent {b). Les tarses, surtout les derniers, sont comprimés, garnis d'une frange de poils ou de cils au côlé interne, et terminés par deux crochets généralement petits , inégaux et unidentés intérieurement. L'écusson est assez grand. Ces espèces composeront le sous-genre D'HYDROPHILE proprement dit. (HYDROPH1LUS. Geoff., Fab., Leach. — Dijiisrus. Lin.) (PI. 38, fig. 5) Ici l'épine sternale est fortement prolongée en arrière. Le dernier ar- ticle des deux tarses antérieurs des milles est dilaté en manière de palette triangulaire. L'écusson est grand. Ce sont les Hydrous de M. Leach. (1) Les larves ressemblent à des espèces devers, mous, à forme conique et allongée, pourvus de six pieds, avec la tète assez grande, écailleuse, plus convexe en dessous qu'en dessus et armées de mandibules fortes et cro- chues. Elles respirent par l'extrémité postérieure du corps. Elles sont très voraces et nuisent beaucoup aux étangs, en dévorant le frai. (i) Zool. miscol., III. pag. 94. («0 PI. Î8, fig. 1.. [b) PI; JS, fig. à, 280 INSECTES COLÉOPTÈRES. VU. brun (//. piceus, Fab.; Oliv., col. III, 3U, I, I) (a), est long d'un pouce et demi, ovale d'un brun noir, comme poli ou enduit d'un vernis, avec la massue des antennes en partie roussatre, et quelques stries peu marquées sur les élytres, dont l'extrémité postérieure est arrondie exté- rieurement et prolongée en une petite dent à l'angle interne. Il nage et vole très bien, mais il marche mal. Sa pointe sternale peut quelquefois blesser, lorsqu'on le tient dans la main, et qu'on lui laisse la liberté de se mouvoir. L'anus de la femelle a deux filières, avec lesquelles elle forme une coque ovoïde, surmontée d'une pointe en forme de corne arquée et de couleur brune. Son tissu extérieur est une pâte gommeuse , d'abord li- quide, se durcissant ensuite et devenant impénétrable à l'eau. Les œufs, qu'elle enveloppe, y sont disposés avec symétrie et maintenus par une sorte de duvet blanc. Ces coques flottent sur l'eau. La larve est déprimée, noirâtre, ridée, avec la tête d'un brun rou- geâtre, lisse, ronde, et pouvant se renverser en arrière. Cette faculté lui donne le moyen de saisir les petites coquilles qui nagent à la surface de l'eau. Son dos lui sert de point d'appui , et c'est sur cette sorte de table qu'elle les casse et dévore l'animal qu'elles renferment. Le corps de ces larves devient flasque lorsqu'on les prend. Elles nagent avec facilité, et ont, au-dessous de l'anus, deux appendices charnus, qui servent à les maintenir à la surface de l'eau, la tète en bas, lorsqu'elles y viennent respirer. Suivant M. Miger, qui nous a fourni ces observa- tions (Annal, du Mus. d'hist. natur., XIV, 441), d'autres larves d'hydro- philes sont dépourvues de ces appendices, ne nagent point, et ne se suspendent point comme les précédentes. Les femelles de ces espèces nagent difficilement, et portent leurs œufs sous l'abdomen, dans un tissu soyeux; mais ces espèces appartiennent aux derniers sous-genres de cette tribu. Celui d' Hydrophile propre du docteur Leach se compose des espèces dont les tarses sont identiques dans les deux sexes et point dilatés, dont l'épine pectorale se termine avec Panière-sternum , et dont l'écusson est proportionnellement plus petit. (1) Dans tous les hydrophiliens suivans, les deux articles intermédiaires . Rapportez aux Hydroùs de M. Leach, que celui-ci nomme caraboides , cliipti- outre'le pïceus, les espèces suivantes de Fa- eus, etc., sont des Hydrophiles propre- bricius : atev, olivaceus . rufipes, etc. Celles ment dits, pour le naturalise ^uigl.iis. a) l'I. !i, lig. ,i FAMILLE DES PALPICORNES. 281 de la massue des antennes sont parfa itement transversaux, de forme régu- lière, point prolongés en manière de dent à l'un de leurs bouts, et sans vide entre eux; le dernier est obtus ou arrondi au bout (a). La poitrine n'offre ni carène ni épine. Les tarses sont moins ou peu propres à la na- tation , peu ou-point ciliés et terminés par des crochets grands , égaux et simples. Ceux dont les palpes maxillaires sont beaucoup plus longs que les an- tennes, avec le dernier article plus court que le précédent et cylindrique, dont le corps est peu élevé, avec le bout des élytres tronqué ou très obtus, composent le genre DE LIMNÉBIE du docteur Leaeh.(i) (LIMNEBIUS.) Ceux dont les palpes maxillaires ne sont guère plus longs que les an- tennes, avec le dernier article aussi long ou plus long que le précédent, presque ovalaire (*),et dont le corps est bombé, sont compris par le même savant anglais, dans deux autres genres. L'un, celui D'HYDROBIE (HYDROB1US.) (PI. 38, fig. 6.) A les yeux déprimés ou peu convexes. L'extrémité antérieure de la tête n'est point rétrécie brusquement, et la base du corselet est de la largeur de celle des élytrès. (2) LES BEROSES (BEROSUS.) (PI. 38, fig. 7 .) Ont, au contraire, des yeux très saillans, l'extrémité antérieure de la (i) H. griscus, truncatellus , Fab. lus, orbicularis , etc. (a) Les H. scarabœoides , melanocepha- (n) PI 38, fig. 6. (A) PI. 38 , lig 6 a, - a. 'IC'i INSECTES COLEOPTERES. tôle brusquement rétrécic, el le corselet plus étroit a sa base, que les ély- tres. Le corps est très bombé. (1) La seconde tribu, les sph^eridiotes (Sphœridiota), est formée de palpicornes terrestres, à tarses composés de cinq articles très distincts, et dont le premier aussi long au moins que le suivant ("). Les palpes maxillaires sont un peu plus courts que les antennes , avec le troisième article plus grand, î^enflé, en forme de cône renversé (*). Les lobes maxillaires sont membraneux. Le corps est presque hémisphérique, avec le préster- num prolongé en pointe à son extrémité postérieure, et les jambes épineuses; les antérieures sont palmées ou digitées dans les grandes espèces. Les antennes sont toujours composées de neuf articles ( c ), ou simplement de huit, si l'on considère le dernier comme un appen- dice du précédent. [Voyez les taupins et plusieurs au- tres genres de coléoptères.) Ces insectes sont petits, et habitent les bouses et au- tres matières excrémentielles; quelques espèces se tien- nent près du bord des eaux. [i] If. luridus , Fah. (a) l'i. 38, f,g. s,/. (A) PI. 38, Kg. SA (<) PI. 38, Kg. s c. FAMILLE DES PALPICORNES. 28," I Is composent le genre DES SPHÉRIDIES de Fabricius, (SPH.ERIDIDM.) (PI. 38, fig. 8.) Mais dont il faut séparer plusieurs espèces, ce qu'avait déjà fait Olivier. Le docteur Leach n'y conserve même que celles dont les tarses antérieurs sont dilatés dans les mâles. Tel est Le S. à quatre taches (Dermestes scarabœoides , Linn. ; Oliv., col. II, i5, i et 3, II, ii) ("). Il est d'un noir luisant, lisse, avec l'écusson allongé, les pieds très épineux, une tache d'un rouge de sang à la base de chaque étui, et leur extrémité rougeâtre. Ces taches diminuent ou s'oblitèrent dans plusieurs individus. Les espèces dont les tarses sont semblables dans les deux sexes, et dont la massue des antennes est lâchement imbri- quée, composent le genre Cercydion (i) de ce savant. On pourrait, d'après la considération de la forme des jambes, de la disposition de leurs épines ou de leurs dentelures, diviser les sphéridies en plusieurs autres coupes qui faciliteraient l'é- tude des espèces , et dont le nombre paraît avoir été trop mul- tiplié, (a) (i) Les Sphéridies, unijuinctatum, mêla- (o.) Voyez, pour les autres espèces, Oli- iwcephalum t elc. ; Zool.misrell.,III,p. 95. vier, Shœnherr, Gyllenhal, Dejean, etc. (a) PL 38, fig. 8. INSFCTFS. 36 284 INSECTES COLÉOPTÈRES. La sixième et dernière famille des coléoptères penta- mères, celle DES LAMELLICORNES (lamellicornes.) (PI. 39 à 45 iis.) Nous offre des antennes insérées dans une fossette profonde, sous les bords latéraux de la tète, toujours courtes, de neuf ou dix articles le plus souvent, et ter- minée dans tous en une massue, ordinairement compo- sée des trois derniers, qui sont en forme de lames, tantôt disposées en éventail, ou à la manière des feuillets d'un livre, s'ouvrant et se fermant de même (°) , quelquefois contournées, et s'emboîtant conceutriquement , le pre- mier ou l'inférieur de. cette massue ayant alors la forme d'un demi-entonnoir, et recevant les autres ( 4 ), tantôt disposées perpendiculairement à l'axe, et formant une sorte de peigne. Le corps est généralement ovoïde ou ovalaire et épais. Le côté extérieur des deux jambes antérieures est denté ( c ), et les articles des tarses, à l'exception de quel- ques mâles, sont entiers et sans brosses ni pelote en (a) PI. 4">. fig- 3 a, 8 a y pi. 43, fig. 1 a ; pi. 4.5, (ig. (] [>, etc., etc. {b) PI. 3g, fig. 1 ?, 3 a; pi. 3q bis , fig. 1 a, etc. (<-) PI. 3g, fig. 1/7 pi. 43, fig. ■>, 4 a, i b, 9, etc., etc. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 285 dessous. L'extrémité antérieure de la tête s'avance ou se dilate le plus souvent en manière de chaperon. Le menton est ordinairement grand, recouvre la lan- guette ("), ou est incorporé avec elle, et porte les pal- pes (*). Les mandibules de plusieurs sont membraneu- ses ( c ), caractère qu'on n'observe dans aucun autre coléoptère. Souvent les mâles diffèrent des femelles, soit par des élévations en forme de cornes ou de tubercules du corselet ou de la tète, soit par la grandeur de leurs mandibules. Cette famille est très considérable, et l'une des plus belles des insectes de cet ordre, sous le rapport de la grandeur du corps, de la variété de formes du corselet et de la tête, considérés dans les deux sexes, et souvent aussi, quant aux espèces, vivant en état parfait, de substances végétales, par l'éclat des couleurs métalliques dont il est orné. Mais la plupart des autres espèces, se nourrissant de végétaux décomposés, tels que le fumier, le tan, ou de matières excrémentielles, sont communé- ment d'une teinte noire ou brune et uniforme. Quelques coprophages cependant ne le cèdent point, à cet égard, aux précédens. Tous ont des ailes, et la démarche lourde. » PI. 3;,. fis i i , pi 5g, fig. 3d, etc. (*) PI. 4*. fig- -jd. (c) PI. 30,, fig. \b ; pi. igtit, fi«. 3*. 280 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les larves ont le corps long, presque demi-cylindri- que, mou, souvent ridé, blanchâtre, divisé en douze anneaux, avec la tête écailleuse, armée de fortes mandi- bules, et six pieds écailleux. Chaque côté du corps a neuf stigmates; son extrémité postérieure est plus épaisse, arrondie, et presque toujours courbée en dessous, en sorte que ces larves, ayant le dos convexe ou arqué, ne peuvent s'étendre en ligne droite, marchent mal sur un plan uni. et tombent a chaque instant à la renverse ou sur le côté. On peut se faire une idée de leur forme par celle de la larve si connue des jardiniers, sous le nom de ver blanc , celle du hanneton ordinaire. Quelques-unes ne se changent en nymphe qu'au bout de trois à quatre ans ; elles se forment dans leur séjour, avec de la terre ou les débris des matières qu'elles ont rongées, une co- que ovoïde ou en forme de boule allongée, dont les par- ties sont liées avec une substance glutineuse qu'elles font sortir du corps. Elles ont pour aliment les bouzes, le fumier, le terreau, le tan, les racines des végétaux, souvent même de ceux qui sont nécessaires à nos be- soins, d'où résultent pour le cultivateur des pertes con- sidérables. Les trachées de ces larves sont élastiques, tandis que celles de l'insecte parlait sont tubulaires. Le système nerveux, considéré dans ces deux âges, présente aussi des différences remarquables. Les ganglions soni moins nombreux et plus rapprochés dans l'insecte par- FAMILLE DES LAMELLICORNES. V587 venu à sa dernière transformation, et les deux posté- rieurs jettent un grand nombre de filets disposés en rayons. D'après les observations de M. Marcel de Serres, sur les yeux des insectes, ceux de la plupart des lamelli- cornes offrent des caractères particuliers, et qui rap- prochent leur organisation de celle des yeux des téné- brionites, des blattes, et autres insectes lucifuges. . Le tube alimentaire est généralement fort long, sur- tout dans les coprophages, contourné sur lui-même, et le ventricule ehylifique est hérissé de papilles, que M. Dufour a reconnues être des bourses destinées au sé- jour du liquide alimentaire. Les vaisseaux biliaires res- semblent, par leur nombre et leur mode d'implantation, à ceux des coléoptères carnassiers, mais ils sont beau- coup plus longs et plus déliés. Nous partagerons cette famille en deux tribus, (i) La première, celle des scarabéides (Scarabœides) , nous offre des antennes terminées en massue feuilletée, et plicatile dans la plupart, composée, dans les autres, d'articles emboîtés, soit en forme de cône renversé, soit presque globuleux ("). Les mandibules sont identiques (i) L'anatoniie est, selon M. Dufour , si ques-unes île leurs divisions, autant de gen- dilTércnte , que ces deux tribus devraient res principaux [Bousier, Aphodie, Céo- constituer deux familles. Les sections se- trupe, Scarabée, Rutèle, Hanneton, Gla- raient alors des tribus, et formeraient quel- p/irre, Cétoine, pour la première tribu . (") PI. 3g, (i^ i e ; pi. 3gbis, iig. ta 288 INSECTES COLÉOPTÈRES. ou presque semblables dans les deux sexes; mais la tête et le corselet des individus mâles offrent souvent des saillies ou des formes particulières; quelquefois aussi leurs antennes sont plus développées. Cette tribu répond au genre DES SCARABÉES. (sCAKABiEDS. Litl.) Le tube alimentaire est généralement beaucoup plus long que celui des Lamellicornes de la tribu suivante ou des Luca- nides , et l'œsophage est proportionnellement beaucoup plus court. Le tissu adipeux ou l'épiploon est généralement pres- que nul , tandis qu'ici il est bien plus prononcé. Mais c'est surtout par l'appareil génital masculin que les scarabéides se distinguent, non-seulement de ces derniers, mais encore de tous les autres pentamères. Leurs testicules, d'après les obser- vations de M. Dufour, consistent en capsules spermatiques (des houppes selon M. Cuvier) assez grosses, bien distinctes, pédicellées, et dont le nombre varie selon les genres. Les larves (Cuv., Règne anim. ) ont un estomac cylindri- que entouré de trois rangées de petits cœcums , un intestin grêle très court, un colon extrêmement gros, boursouflé, et un rectum médiocre. Nous diviserons ce genre en plusieurs petites sections, établies sur la considération des organes masticateurs, des antennes, des habitudes, coupes dont la distinction a été confirmée par les recherches anatomi- ques du savant précité. Les coprophages [Coprophagi), ou les Scarabéides de notre première section, ont des antennes ordinairement composées de neuf articles et de FAMILLE DES LAMELLICORNES. 28!) huit dans les autres , et dont les trois derniers forment la massue (a). Le labre et les mandibules sont membraneux et cachés. Le lobe terminant les mâchoires est aussi de cette consistance, large et arqué au bord supérieur et courbé en dedans. Le dernier article des palpes maxillaires est toujours le plus grand de tous, presque ovalaire ou presque cylindrique (l>) ; mais le même des labiaux est presque toujours plus grêle que les précédens, ou très petit (e). Derrière chacun de ces derniers palpes est une saillie membraneuse, en forme de languette. Le menton est échancré. Le ster- num n'offre aucune proéminence particulière, elles crochets des tarses sont toujours simples. Les tarses antérieurs manquent souvent dans plu- sieurs, soit par naissance, soit parce qu'ils sont caduques, {d) Le tube alimentaire est toujours fort long, et cette longueur est même quelquefois {Copris Lunaris) dix à douze fois plus considérable que celle du corps. Le ventricule chylifique, en occupant la majeure partie, est hérissé de papilles conoïdes ou en forme de clous, très replié sur lui- même , et maintenu dans cet état d'agglomération par de nombreuses brides trachéennes. L'intestin est filiforme et terminé par un renflement. Les testicules des coprophages disséqués par M. Dufour lui ont paru com- posés de six capsules spermatiques, orbiculaires, un peu déprimées, or- dinairement réunies, par des trachées, en un paquet, portées chacune sur un pédicule tubuleux, assez long, et qui aboutit à un canal déférent de peu de longueur. Il n'y a qu'une paire de vésicules séminales; elles sont fdiformes, très longues, et fort repliées. Cette première section répond à la troisième division du genre scarabée d'Olivier, ou à celui de Bousier [Cojiris), mais en y ajoutant quelques sca- rabées {Aphodies) de ce naturaliste. Les uns ont les deux pieds intermédiaires beaucoup plus écartés entre eux à leur naissance que les autres; les palpes labiaux très velus, avec le dernier article beaucoup plus petit que les autres, ou même peu distinct ; l'écusson nul ou très petit, et l'anus découvert. Des coprophages de celte division, propres à l'ancien continent, à corps arrondi, ordinairement déprimé en dessus ou peu bombé, semblable ou peu différent, et sans cornes, dans les deux sexes; dont les antennes de neuf articles se terminent en massue feuilletée; sans écusson , ni hiatus suturai indiquant sa place; dont les quatre jambes postérieures, ordinai- rement garnies, ainsi que les tarses, de franges de poils ou de cils, sont grêles, allongées, point ou peu dilatées à leur extrémité, tronquées obli- (a) PL 3g, lig. le, Ja (l) PI. 3g, (ig. ir; pi, 3g bis, lig. 3 c. (c) PI. 3 9 , fig. i d. {d) PI. 3 9 , fig. >/: 200 INSECTES COLÉOPTÈRES. quemenl, et terminées par un seul éperon, robuste, et en forme d'épine ou de pointe, dont le chaperon enfin est plus ou moins lobé ou denté , forment le genre D'ATEUCHUS, de M. Weber et de Fabricius, (ATEUCHUS.) (PI. 3 9 , fig. i.l Mais restreint depuis aux espèces dont les élylres ont le bord extérieur droit ou sans échancrure ni sinus, près de leur base, et mettant à décou- vert la portion correspondante des bords supérieurs de l'abdomen. Les jambes et les tarses des quatre derniers pieds sont garnis de longs poils; les quatre premiers articles des tarses sont généralement plus longs que dans les autres; le premier des labiaux est presque cylindrique ou en cône renversé; le chaperon est le plus souvent divisé en trois lobes ou festons, et son contour présente six dents. ' Ces insectes, que M. Mac Leay fils, dans un livre plein de recherches et d'aperçus ingénieux, intitulé /force cntotnolog. (1 vol., l re part., pag. 184), désigne sous le nom générique de Scarabée , comme étant celui qu'ils re- çurent primitivement des Latins (I), et dont il a donné, dans le même ou- vrage (part. 2 e , pag. 497), une excellente monographie, enferment leurs œufs dans des boules de fiente, et même d'excrémens humains, semblables à de grandes pilules, ce qui leur a fait donner par quelques auteurs le nom de pitulaires. Ils les font rouler avec leurs pieds de derrière et souvent de compagnie, jusqu'à ce qu'ils aient trouvé des trous propres à les recevoir, ou des lieux où ils puissent les enfouir. Deux espèces d'Ateuchus faisaient partie du culte religieux des anciens Égyptiens, et de leur écriture hiéroglyphique. Tous leurs monumens nous en retracent, et sous diverses positions, et souvent sous des dimensions gigantesques, leur effigie. On les représentait aussi séparément, en em- ployant même les substances les plus précieuses, comme l'or; on en for- mait des cachets, des amulettes, que l'on suspendait au cou , et que l'on ensevelissait avec les momies. On a trouve l'insecte lui-même renfermé dans quelques-uns de leurs cercueils. (2) (r) Les Hcliocanlharos des Grecs. antiques de l'Egypte, cl les ouvrages de • / «-h- mon Mémoire relatif aux in- M. de Cliampollion le jeune. seeies peints et sculptés sur le^ monumens FAMILLE DES LAMELLICORNES. '2»l Le Scarahéc sacré, de Linnœus, OU YAteuchiis sacré (Oliv., col. I, 3, vm, 59) fa), que l'on trouve, non-seulement dans toute l'Egypte, mais dans les contrées méridionales de la France, en Espagne, en Italie, et en gé- néral au sud de l'Europe, avait été regardé jusqu'ici comme l'objet de celte superstition; mais une autre espèce, découverte dans le Sennaar, par M. Caillaud, de Nantes, parait, à raison de ses couleurs plus bril- lantes, du pays où on la trouve, et qui fut le premier séjour des Égyp- tiens, avoir d'abord fixé leur attention. Celle-ci, que j'ai nommée VAtcuchns des Égyptiens (Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, IV, p. 272, Atl. d'bist. nat. et d'anliq., 11, i.viii, 10), est verte, avec une teinte dorée, tandis que la première est noire. Le chaperon a de part et d'autre six dentelures; mais ici le vertex a deux petites éminences ou tuber- cules, au lieu que celle de l'autre ou de l'A. des Égyptiens n'offre qu'une faible éminence allongée, lisse et très luisante. Le corselet, à l'exception du milieu du dos, est entièrement ponctué, et même chagriné latérale- ment, avec les bords dentelés. Les intervalles des stries des élytres sont , en outre, finement chagrinés, et offrent des points enfoncés, assez nom- breux et assez larges. Le côté interne des deux jambes antérieures présente une série de petites dents. Dans notre Ateuchus sacré, ce même côté a ordinairement deux dents assez fortes. Des Ateuchus (S. œsculapius , Oliv., et une autre espèce, hippocrales) dont le corselet et l'abdomen sont plus courts, plus arrondis et plus convexes; dont le premier article des palpes labiaux est aussi plus court et plus large, en forme de triangle renversé, composent le genre l'nrhysoma de M. Kirby. (1) Les Ateuchus, dont les élytres ont au côté extérieur, près de leur base, une forte échancrure, sont maintenant DES GYMNOPLEURES (GYMNOPLEURUS. Illig.) (PI. 3p, fi S . -i.) Les quatre jambes postérieures sont ordinairement simplement ciliées ou munies de petites épines, et le dernier article de leurs tarses est aussi dï Outre le9 Ateuchus précités, rappor- variolosus, semipunctatus , miiiarh , sauc- iez au même sous-genre les A. laticollis, lus, etc.. de Fabricius. et quelques autres. („) l»l. '!<> Gg. i. IH-iECTKS. 37 292 INSECTES COLEOPTERES. long ou plus long que les précéder! s pris ensemble. Le premier des labiaux est dilaté au côté interne, presque triangulaire. Le corselet a de chaque côté une fossette. (1) D'autres Copropbages, très analogues aux précédens , et rangés aussi avec les ateuchus par Fabricius, s'en distinguent par leurs jambes inter- médiaires, dont l'extrémité, ainsi que celle des deux dernières, souvent dilatée ou en massue, offrent deux éperons ou épines. Le chaperon n'a , dans plusieurs, que quatre ou deux dents. Le premier article des palpes labiaux est toujours plus grand que le suivant, et dilaté au côté interne. Le troisième et dernier article est distinct. Viendront d'abord LES SISYPIIES. (S1SYPHUS. Lalr.) (PI. 3 9 , fig. 3.) Qui diffèrent des autres Copiophages par leurs antennes n'ayant que huit articles («), et à raison de la forme triangulaire de leur abdomen. Les quatre derniers pieds sont longs, étroits, avec les cuisses en massue. Le corps est court et épais. L'écusson manque. r 2) LES GIRCELLIÉS, (CIRCELLIUM. Lalr.) (PI. 3 9 , fig. 4.) Dont le corps est hémisphérique, bombé, avec l'abdomen presque demi- circulaire, et les bords latéraux du corselet droits ou point dilatés dans Voyez l'ouvrage précité de M. Mac Leay (ils, et l'Entomograplne de la Russie, où quelques espèces de ce sous-genre et des suivans sont parfaitement figurées. (t) Les Ateuchus, sinuatus , piliilarius , flagellatuSj Leei, Kœnigii^ cupreus, pro- fniius, etc., deFab.; le Se. fulgidus d'O- li\ , de. Les Ateuchus de Fabricius, qui sont propres à l'Amérique, appartiennent (a) PL 39, fig. 3 a. n d'autres sous-genres. M. Mac Leay (ils (Hor. entoni., I, pars 11, pag. 5io) con- serve encore les Gymnopleures avec les Ateuchus ou ses Scarabées, mais il en fait une division dont il indique les espèces. (2) Ateuchus Schœfferij Fab. ; — Se. lon- glpes, Oliv., et quelques autres espèces iné- dites du cap de Bonne-Espérance. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 293 leur milieu. Il n'y a point d'écusson. Le chaperon offre quatre ou six dentelures. !1) LES COPROBIES. (COPROB1US. Lalr.) (PI. 3y. lig. 5.) Pareillement sans éeusson , et dont le corps est ovoïde, point ou peu bombé, avec le milieu des bords latéraux du corselet dilaté en manière d'angle mousse ou arrondi, l'abdomen presque carré, et le chaperon bi- denté. C es insectes sont plus particulièrement propres au nouveau conti- nent. (2) Les espèces dont les quatre jambes postérieures sont proportionnelle- ment plus courtes, dilatées ou élargies notablement à leur extrémité, avec les premiers articles des tarses plus larges [a], composent le genre choe- ridie (Chœridium) de MM. Lepeletier de Saint-Fargeau etServille (Ency- clop. mélhod.). Nous réunirons encore aux coprophiles celui qu'ils nom- ment H y borna [ibid.). Un autre sous-genre, voisin des précédens, dont les espèces sont aussi américaines ; celui qu'ils appellent Esehrotcs , mais que M. Caï- man avait publié (Éphém. Entom., 1824) avant eux sous une autre dé- nomination. Celle DEURYSTERNE (EURYSTERNUS.) (PI. % fig. 70 Diffère des précédens par la présence d'un éeusson. Le corps est d'ail- leurs ovale-oblong, plan en dessus, avec les côtés postérieurs du corselet coupés brusquement, et d'une manière oblique. Les hanches intermédiai- res sont.dirigées dans le sens de la longueur du corps , et parallèlement à ses côtés. Dans tous les Coprophages suivans, les quatre jambes postérieures sont (i) Les Ateuckus Bacchus, Hollandiœ, (2) Les A. volvens, violaceus, triangula- ile Fab. '''•*> &~punctatus, etc. , de Fabricius. (a) PI. 39, tig. 6. bis, lig. I a, i e. ï !i!)6 . INSECTES COLÉOPTÈRES. dilaté au côlé interne Un simple vide suturai indique la place de l'é- cusson. Les mâles diffèrent beaucoup de leurs femelles par les proémi- nences, en forme de cornes, de la tête et du corselet; mais les longueurs respectives des pattes sont identiques. Plusieurs grandes et belles espèces de Bousiers ou Copris de Fabricius, propres au nouveau continent, et plus particulièrement à ses contrées équinoxiales, composent ce sous-genre. (1) LES BOUSIERS proprement dits (COPRIS. Geoff.,Fab. - Scurabaus. Lin.) (t>1.3g&M, lig. 3.) Ne comprennent plus maintenant que ceux dont les antennes se ter- minent par une massue à trois feuillets («) ; dont les quatre jambes posté- rieures sont fortement dilatées et tronquées à leur extrémité ; qui n'ont ni écusson ui vide à sa place; dont le corps est toujours épais, et diffère, en dessus, selon les sexes; et qui ont les palpes labiaux composés de trois articles distincts, dont le premier plus grand, presque cylindrique, point dilaté au côté interne, {b) Les plus grandes espèces habitent les contrées de l'Afrique et des Indes orientales, situées entre les tropiques ou dans leur voisinage. On trouve très communément en Europe le B. lunaire (c) (S. lunaris , Lin.; Oliv., ibid., v, 36), qui est long de huit lignes, noir, très luisant, avec la tête échancrée au bord antérieur, portant une corne élevée, plus longue et pointue dans le m Aie, courte et tronquée dans la femelle (S. emarginafus , Oliv., ibid., vin, 64). Le corselet est tronqué en de- vant, avec une corne de chaque côté. Les étuis sont profondément striés. (2) (i) Ibid., article Pitance, et surtout f*ou- (2) Les Copris : Ântenor, Hamadtyas , vrage de M. Mac Leay fils , intitulé Hor;e Midas, gigas, buccphalus, molossus, his- enlomolog., I, pars 1, p. 124. Il y rap- panus, nemetrtnus , nemestrinus, sabœus % porte les Scarabées suivans d'Olivier : bel- Jachus, etc., dé Fabricius; ['Ateuchus Tmo- licosus, lancifer, Jasins, Mirnas, Uelzebut, lus de M. Fischer (Entoni. de la Russ., I, festivus, carniffx, etc. vm, i, 2) est un Copris. « (a) PI. 3;i bis, lig. 3 e. (A) PI. 3 B iù, Cg. 3. ; Suce, I, pag. 6; Scarahœns globosus , Aphodius arenarius, Fab . (a) PL 39 lis, fig. 6 b, -a. (b) PL .'ig bis, lig. 6 a. (c) PL 3g bis, fig. 7 a. {d) PL jg bis. fig. 7*. (e) PI. 3$bis, Cg. 7 r. (/) PL 3 9 , fig. -jd. INSEC1IN. 3S -)()() INSECTES COLEOPTERES. les antérieures sont plus grandes. L'extrémité antérieure de la tôle offre une rangée transverse de petits tubercules. (1) D'autres ont onze (2) articles aux antennes, (a) Quelques-uns sont distingués de tous les autres par la massue en cône renversé, et composée d'articles ou de feuillets contournés en manière d'entonnoir, et emboîtés concentriquement (A); et par leurs mandibules en- tièrement dentées en scie au côté interne, offrant en dessous, surtout dans les mâles, un avancement ou corne. Le corselet est très échancré en de- vant, dans ces individus, avec les angles antérieurs très prolongés en avant. L'abdomen est fort court, presque semi-circulaire, et les dernières pattes sont peu éloignées de son extrémité. Les palpes labiaux sont un peu plus longs que les autres, avec le second article allongé, et les deux autres presque d'égale longueur. Les mâchoires sonl munies intérieurement de poils et de cils en forme de petites épines; leur lobe terminal est étroit et allongé. Le menton est en forme de triangle, tronqué transversalement à son extrémité Tels sont LES LETHRUS, (LETHRUS. Scop.-, Fab.) (PI. ',<>. Hg. i.) Dont les espèces, en très petit nombre, sont propres à la Hongrie et aux contrées occidentales de la Russie. Le Léthrus eèphalote U) [Lethrus cephutotes, Fabr. , Fisch-, Entom. do la Russ., I, p. 133, XIII, 1), distingué des autres espèces par sa couleur entièrement noire, sou corselet et ses élylres lisses, est, suivant le cé- lèbre professeur Golhelf Fischer, un animal très nuisible aux endroits cultivés , parce qu'il cherche de préférence les gemmes ou feuilles à peine apparentes , et les coupe nettement avec les pinces tranchantes (i) Sinodendron digitatum, Fab.; Chi- de distinguer l'article qui précède la mas- mii digitaitts, Mac L , Hor. entom. 1, sue, et qu'il peut, en apparence , [se con- pars. î, pag. 107; Diasomus digitatus, fondre avec le premier de cette massue. Là Daim., F.phem. entom., I, pag. 4- base du second forme aussi une sorte de (a) Cette supputation est quelquefois dou- nœud ou de rotule, que \'ou peut prendre teuse, attendu qu'il n'est pas toujours facile pour un article. (a) l'I tu, 11^. -2 e. {/.) PI. 4", «g- J «• » PI. 40, fig. t. FAMILLE DES LAMELLICORNES , 501 de ses mandibules. C'est pourquoi on l'appelle en Hongrie, où il t'ait beaucoup de mal aux vignes, coupeur, schncider. La poitrine avançant beaucoup au-dessous de l'abdomen, et les pattes de derrière paraissant être insérées près de l'anus, il grimpe très bien, et fait son chemin de retour en reculant. Après avoir coupé le cœur d'une plante, il recule comme une écrevisse, portant sa proie dans chaque trou. Chaque trou creusé dans la terre est occupe par paire; mais du temps de l'accouple- ment, il se montre souvent un mâle étranger qui désire y être admis. Là se livre un combat véhément, durant lequel la femelle ferme l'en- trée du trou, et pousse toujours le mâle du derrière. Ce combat ne cesse qu'avec la mort ou la fuite du maie étranger. Ce savant en décrit trois autres espèces, inconnues avant lui (ibid., p. 136-140). Tous les autres Arénicoles ont la massue des antennes composée de feuillets de forme ordinaire, et appliqués les uns sur les autres dans un même sens, ou comme ceux d'un livre. Ils composent notre sous-genre de GÉOTRUPE (Gcotrupes), ou celui de Scarabée (St(traftœiis) , de Fabricius, et dont on a détaché depuis les sous-genres suivans. Ceux dont la massue des antennes est ovale ou ovoïde, et dont tous les feuillets ont, même dans la contraction, leurs tranches ou bords totale- ment ou partiellement découvertes (a}, en composent deux : LES GÉOTHUPES proprement dits (GEOTRUPES. Lai.) (PI. 40, fig. 2.) Ont le labre en carré transversal, entier (i) ou simplement denté; les mandibules arquées, très comprimées, dentées à leur extrémité, et sou- vent sinueuses au côté extérieur (c); les mâchoires garnies d'une frange très épaisse de poils {d t ; le dernier article de leurs palpes guère plus grand que le précédent (e), mais le même des labiaux plus grand ; le menton pro- fondément échancré (/",; les jambes antérieures allongées, avec un grand nombre de dents au côté extérieur , et un seul éperon ou épine à leur ex- trémité interne ; et le chaperon en forme de losange. Tantôt les mâles ont le corselet armé de cornes. Ce sont les Ceralophyus de M. Fischer, ouïes Armidens de M. Ziégler. Le G. phalanuiste (S.iyjthœus, Lin.; Oliv., col. 1 , 3, vu, 62), noir; (a) PI. io, fig. -te. - {/>) PI. 4». ''g- 2«- (c) P.l. 40, fig. ib. (d) PI. 40, fig- a c. (*) PL 40, fig.2c. (/) PI. 4o, fig. id. 3(>'.i INSECTES COLÉOPTÈRES irois cornes avancées, en forme de pointes, et dont l'intermédiaire plus courte, au-devant du corselet du mule. Étuis striés. Dans les lieux sablon- neux et élevés. Le G. momus {S. momus , Fab.) , découvert en Espagne par M. le comte Dejean, diffère du précédent par ses élytres lisses, et lui ressemble pour leresle. Le G. dispar mâle [Cerutophyus dispar, Fisch. , Knlniu de la Kussie, II , xvm ) , espèce que l'on trouve en Italie et en Kussie , a une corne sur la tète et sur le corselet. Tantôt les deux sexes sont dépourvus de cornes. Ce sont les (jéolrupes propres. Le G. stercoraire («; [Sca rubceus stercoriarus , Lin. ; Oliv. , ib. , V , 39) , d'un noir luisant ou d'un vert foncé en dessus , violet ou d'un vert doré en dessous; un tubercule sur le vertex ; des raies poinlillées sur les ély- tres, les intervalles lisses ; deux dentelures à la base des cuisses posté- rieures. Le G. printanier {S- vernalis , Lin. ; Oliv. , ibid. , IV, -3) , plus court que le précédent , se rapprochant de la forme hémisphérique, d'un noir violet ou bleu, avec les antennes noires et les élytres lisses. LES OCHODÉES (OCHOD/EUS. Meg. — Melolontha. Fab.) (PI. 40, fig. ;. Ont le labre fortement échancré et presque en forme de cœur tronqué postérieurement; les mandibules en forme de triangle allongé, et dont l'une, terminée en une pointe simple, avec une entaille en dessous, et l'autre par deux dents obtuses(/<); le lobe extérieur des mAchoires bordé de petites épines ou de gros cils, crochus au bout, avec deux petites dents cornées et égales, internes; l'autre lobe, ou l'interne, formé d'un pinceau de soies et rétrécie en pointe ; le dernier article de leurs palpes beaucoup plus long que le précédent, cylindrique ; le second des palpes labiaux plus grand que les autres, elle suivant ou dernier en ovoïde tronqué. Les jam- bes antérieures n'ont que deux dents au côté extérieur, et l'extrémité du côté opposé ou l'interne a deux épines , dont l'inférieure plus petite (<■). Le («) PI. ',0, fig. •. (/,) PI. 40, fig. !, i • (.) pi. 40, Kg. > h FAMILLE DES LAMELLICORNES. ."<>"> corps est proportionnellement moins élevé que celui des autres géolrupes et sans cornes. (1) Les Géotrupes, où la massue des antennes est grande orbiculaireou pres- que globuleuse, et dont le premier et le dernier feuillet enveloppent en- tièrement, dans la contraction, l'intermédiaire ou le dixième, ou lui for- mant une sorte de boîte («) , composent trois autres sous-genres: D'ATHYRÉE 'ATHYREUS. Mac L.) (Pi. 40, fig. ,-,.; Se rapproche des Coprophages par ses pattes intermédiaires, plus écar- tées à leur naissance que les autres. (21 LES ÉLEPHASTOMES (ELEPHASTOMUS. Mac L.) Sont remarquables par leur chaperon dilaté de chaque côté, et prolongé, en devant, dans leur milieu , en Une lame presque carrée, plus épaisse et fourchue au bout ; en outre , par la longueur de leurs palpes maxillaires, qui est presque triple de celles des labiaux. Le menton est profondément échancré , et les deux mandibules sont dentées à leur extrémité. (3) LES BOLBOCÈRES, (BOLBOCERAS. Kirb. — Odontœus. Ziégl. — Scarabams. Lin., Fab.) (■•]. 40, 6 g : 5.) Où, comme dans les Ochodées, dont ils se rapprochent beaucoup , l'une des mandibules est simple, et l'autre bidentée au bout; où les palpes ma- (1) Melolontha chry someima , Fab.; I Ibid m> |>. 121 ; Scarabœus probosci- Panz., Faun. insect. Germ., XXXIV. > deus .Si lin :ib., Tians. lin. Soc, VI, p. r8g. (2) Horœ eutoniol.. I. 1, p. iî'5. («0 PI. 40, fig. 4. 304 INSECTES COLÉOPTÈRES. xillaires ne sont guère plus longs que les labiaux, et dont le menton n'of- fre point d'échancrure. Nous en avons une espèce en France, celle qu'on a nommée mobili- corne [a] [S. mobilicornis , Fab.; Panz., Faun. insect ; Gerin., XII , 2); elle est petite , noire en dessus , fauve en dessous , avec une corne très longue linéaire, un peu recourbée et mobile sur la tète; le corselet profon- dément ponctué, canaliculé au milieu, et muni antérieurement de quatre tubercules. Les élytres ont des stries poinlillées. Son corps est quelquefois entièrement fauve (S. testaceus , Fab. ). L'un des fils du célèbre voyageur et ornitbologiste Le Vaillant a remar- qué que les grenouilles et les crapauds étaient très friands de cet insecte, et il s'en est procuré un grand nombre d'individus en éventrant ces rep- tiles, (t) Notre première division des scarabéides arénicoles se terminera par ceux dont les antennes, ainsi que dans la plupart des autres scarabéides ve- nant après, ont dix articles aux antennes, (i) Le dernier article de leurs palpes est allongé. Les lobes maxillaires sont membraneux. Le labre est moins saillant que dans les précédens ou peu avancé. Les mandibules ne sont point ou que très peu dentées. Le chape- ron est court, soit arqué et arrondi , soit avancé en manière d'angle Ces insectes sont tous très petits, avec le corselet sans cornes. LES HYBOSORES. (HYHOSORUS. Mac. L. — Scarabœus, Geotmpcs. Fab.) (PI. 4o.fig.6.) Le premier article de leurs antennes est en forme de cône renversé et allongé , et l'article intermédiaire de la massue est enveloppé entièrement par les deux autres, ainsi que dans les derniers sous-genres [c . Les jam- bes sont étroites et allongées. Le chaperon est arrondi par devant. (2) {i)BolèocerasAustralasiœ.'K.ab. ,Traiis. nu, de Fabricius. ' limi. Soc, XII, xxm, 5; (a) MacL., Horaî entom., I, i, p. lao; Les Scarabées quadridens, ejelops, /«:«• Gcotrupes imiter, Fab. («) PI. 40, Kg. 5. (A) PI. 40, figCa, S, (<) PI. io, fig. (>■•■ FAMILLE DES LAMELLICORNES. ."OS LES ACANTHOCÈRES. (ACANTHOCERUS. Mac L.) (PI. 4o,fi S . 7 -) Les antennes ont leur premier article fort grand, dilaté supérieurement, en forme de lame , et les bords du feuillet intermédiaire de la massue, lorsqu'elle est pliée, découverts (a). Les jambes, surtout les quatre derniè- res, sont lamelliformes (A) et recouvrent les tarses, repliés sur elles dans la contraction des pieds. Le chaperon va en pointe ou se termine par un angle. Le corselet est presque semi-lunaire. (I) Là, ou dans notre seconde division des arénicoles (Trogidcs , Mac L.), les antennes, guère plus longues que la télé , sont toujours composées de dix articles, dont le premier grand et très velu. La languette est entiè- rement cachée par le menton. Le labre et les mandibules sont peu décou- verts; ces dernières parties sont épaisses. Les palpes sont courts. Le men- ton est très velu. Les mâchoires sont armées de dents au côté interne. Le corps, cendré ou couleur de terre , est très raboteux ou tuberculeux en dessus. La tête est inclinée, se termine par un angle ou va en pointe. Le corselet est court , transversal , sans rebords latéraux, sinueux postérieu- rement, avec les angles antérieurs avancés. L'abdomen est grand, bombé, et recouvert par des élylres très durs. Les pieds antérieurs sont avancés, et leurs cuisses recouvrent le dessous de la tête. Ces insectes produisent une stridulation au moyen du frottement réitéré et alternatif du pédicule du mésothorax , contre les parois internes de la cavité du corselet. Ces insectes se tiennent dans la terre ou dans le sable, paraissent ron- ger les racines des végétaux. Ils forment le genre TROX de Fabricius et d Olivier. ri'ROX.) (pi. 40, fi g . 9.) M. Mac Leay fils en a séparé, sous le nom générique de phobère {Pho- herus) , ceux dont les côtés du corselet sont déprimés, dilatés, et bordés (i)MacL., iiid., pag. i36 : A. œneus, do nos plus habiles ingénieurs constructeurs espèce dont je dois la communication à l'un de la marine, M. Lefebure de Cerisy, et (a) PI. 4o, fig. 8. (/') PI. 4o, fig. Sa. 306 INSECTES COLEOPTERES. d'épines, et qui n'ont point d'ailes. Le bord postérieur du corselet a , de chaque côté, une forte échancrure, elle chaperon est arrondi par devant. (1, Une troisième section, celle des xylophiles [Xylophild], comprendra les Géolrupes de Fabriciusetquelques-unesdeses Cétoines. Ici l'écussonesl toujours distinct , et les élylres ne recouvrent point l'extrémité postérieure de l'abdomen. Les crochets des tarses de plusieurs sont inégaux. Les an- tennes onttoujours dix articles, dont les trois derniers forment une massue feuilletée, et dont le feuillet intermédiaire n'est jamais entièrement caché par les deux autres ou emboîté (o). Le labre n'est point saillant, et son ex- trémité antérieure au plus est découverte. Les mandibules sont entière- ment cornés et débordent latéralement la tête (A). Les mâchoires sont cor- nées ou de consistance solide, droites el ordinairement dentées (e). La languette est recouverte par un menton de forme ovoïde ou triangulaire, rétréci et tronqué à son extrémité (t peut- nastes de M. Kîrby. Le S. actœon en l'ire congénère. forme un autre, celui de Megasoma. Voyez yi) Cette espèce est le type du genre Dr- le i î r volume des Transactions linnéennes. (a) PI. 40, fig. ii a. (/') l'I. .',ii /•/.-. Dg. i < (c) PI. ',<• //a , fig. . ri ». FAMILLE DES LAMELLICORNES. 509 Le A', branchu (S. dicholomus, Oliv., ibid., xvn, 156), d'un brun mar- ron; une grande corne fourchue et à branches divisées en deux, sur la tête; une autre plus petite, courbée et bifide à son extrémité, sur le cor- selet. Mâle. — Indes orientales. Le S. lontjs-bras (S. loiujimanus, Lin.) ; Oliv., ibid., IV, 27, d'un brun fauve, sans cornes ni tubercules sur la lête et le corselet. Les deux pieds antérieurs de moitié plus longs que.le corps, et arqués. —Indes orien- tales. La France ne nous offre qu'une seule espèce de ce sous genre, le S. ponctué (0\\v., ibid. , VIII, 70); son corps est noir, ponctué, sans élé- vation en forme de corne dans aucun sexe. Le chaperon est tronqué en devant, avec les angles de la troncature un peu relevés , en manière de dents. Le milieu de la télé offre deux tubercules rapprochés. (1) LES FUILEUHES (PrllLEUKUS. Lat. — Gèotntpes. Fab.) (PI. 4i, fig- O Ne différent des Scarabées que parleurs mandibules plus étroites, sans sinus ni dents au côté externe (n), et par leur corps déprimé, et dont le corselet est dilaté et arrondi sur les côtés. (2) Notre seconde division offre des Scarabéides très voisins des précédens, à quelques égards, mais très rapprochés aussi de divers hannetons, et par- ticulièrement des Cétoines, dont ils ont le port extérieur , mais dont l'or- ganisation buccale est différente; c'est même avec elles que Fabricius et Olivier ont placé la plupart de ces insectes. Leur corps est généralement plus court, plus arrondi, plus lisse que celui des Scarabées, et orné de couleurs brillantes. La tête et le corselet sont identiques, et sans émi- nences particulières dans les deux sexes. Le bord antérieur du labre est (i) Les Géotrupes de Fabricius, à l'ex- les Sinodendrons , ont te corps plus épais, ception des espèces précitées, formant le et lient les Phileures avec nos Scarabées ou G. Oijcles, et de celles du genre suivant. les Géotrupes de Fabricius, genre dont l'é- (2) G. dydimus, valgus , depressus, de tilde n'a pas été assez approfondie sous le Fab. Quelques espèces inédites du Brésil et rapport de l'organisation buccale, de Cayenne , ayant quelque analogie avec (a) PI. 41, fig. 1.. 510 INSECTES COLÉOPTÈRES. presque toujours découvert ou apparent (a). Les mâchoires sont entière- ment écailleuses, comme tronquées au bout, avec cinq ou six fortes dents au côlé interne {!>). Le menton est proportionnellement plus court et plus largeque celui des mêmes coléoptères, et moins rétréci supérieurement. Le mésosternum se prolonge souvent en manière de corne ou de pointe mousse, entre les secondes pattes et au-delà. L'écusson est ordinairement grand. Les crochets des tarses sont communément inégaux (c). Un petit nombre excepté, ces Xylophiles sont particuliers aux contrées équato- riales du nouveau continent. Ici, de même que dans tous les Scarabéides précédens, l'on ne voit point entre les angles postérieurs du corselet et les extérieurs de la base des élytres de pièce axillaire (1), remplissant le vide compris entre ces parties. Exposons d'abord les sous-gehres où le milieu de la poitrine ne pré- sente aucun prolongement en manière de pointe ou de corne. LES IIEXODONS. (HEXODON. Oliv., Fab.) (1*1. 41,. «s- a.) Leur corps est presque orbiculaire, plan en dessous, avec la tète carrée, reçue dans une échancrure profonde du corselet, le bord extérieur des élytres dilaté, et précédé d'une gouttière, les pieds grêles , et les crochets des tarses très petits, égaux, [d) Le labre n'est point apparent. La massue des antennes est petite (e). Les mâchoires sont fortement dentées. {/) (3) (i) Pièce latérale du mésosternum , plus périeures îles Hyménoptères. ' oyez, a cel grande et plus épaisse que d'ordinaire, et égard, le Mémoire de M. Audouin sur le qui répond peut-être a cette petite écaille thorax des insectes arrondie, nommée tégule par quelques au- ■ Voyez Oliv. et Latr., Gêner, crust., leurs, qui- l'un voit à l'origine 'lus ailes su- il, pag. i o<> . («) Pl.4Lfig.3a. (i) l'I. U.Cg-4*. 7" {c) PI 4i,fig. fi b. (d) PI. ii , lig »rf. (. PI. 4r, lig.ac. (/) PI. ,., fig. ■>'•■ FAMILLE DES LAMELLICORNES. 311 LES CYCLOCEPHALES (CYCLOCEl'HALA. La'tr. — Chalejms. Mac L. — Melolontha. Fab.) (PI. 4ï, fis- 30 Ont le corps ovoïde, avec la tète dégagée, les élytres faiblement rebor- dées, sans dilatation ni gouttières latérales, et les tarses antérieurs termi- nés par un article en massue, à crochets inégaux, l'un et l'autre bifides. Le bord antérieur du labre est apparent [a). Les mandibules sont étroites, sans échancrure ou sinus notable au côté extérieur, et peu débordantes- (*)(l) Dans les sous-genres suivans , le sternum s'avance en pointe conique, plus ou moins longue, pointue ou arrondie au bout, entre les secondes pattes. Le bord antérieur du labre est toujours apparent. Les mandibules sont ordinairement crénelées ou dentées au côté extérieur (c). Les crochets des tarses sont inégaux, (d) LES CHRYSOPHORES, (CHRYSOl'HOKA. Dej.) (M. 41, fig. 4-) Dont les maies ont les pieds postérieurs très grands, avec les cuisses grosses, les jambes arquées, et terminées à l'angle interne en une pointe très forte. (2; (i) Les Mélolonthes geminata, barbato, castanea 7 signala, ferruginea, melanoce- phiihi, pollens, etc., de Fabricius. Dans les premières, les mandibules sont fortes, ar- quées et crochues au bout. Celles des M. si- gnala, melanocephala, etc., sont plus pe- tites , droites , tronquées ou obtuses au bout. Les sommités des mâchoires et du menton sont, en outre, garnies de poils. Ou (a) PL. 4i , fig. 3 a. (c) PL 41, fig. fia. pourrait, d'après cela, former avec ces es- pèces et leurs analogues , un sous-genre propre. Tous ces insectes sont de l'Amé- rique méridionale. (2) Melolontha ehrysochlora , Latr. ; Voy. de MM. Humb. et Bonpl., II, xv, 1, fem., 2 mâle; Scarabœus macropus, Shaw., Nat. mis., CCCLXXX, iv. (4) PI. 41, fig. 3 b. {cl) PI. 4r, fig. 6»'. 512 INSECTES COLEOPTERES. LES RUTELES, (KLITELA. Lalr. — Hu1ela. Pelidriota. MacL., Kirb. — Oplognathus. Kirli., Mac L.) (PI. 4L fig-5.) UonL les pâlies ne différent point notablement, sous le rapport des pro- portions, dans les deux sexes; dont le menton est presque isométrique; où l'écusson est petit ou de grandeur moyenne , et où la pointe sternale est courte, n'atteignant pas l'origine des deux pieds antérieurs. Le corps est ovoïde ou ovalaire. (1) LES MACRASPIS, (MACRASPIS. Mac L. — Cetonia. Fab.) (pi. 41, «a- fi.) Qui diffèrent des Kutèles sous le rapport des proportions du menton, qui est sensiblement plus long que large; de la forme courte et arrondie du corps, de la longueur de l'écusson, égalant au moins le tiers de celle desélytres, et de celle de la pointe sternale, dont l'extrémité atteint ou dé- passe la naissance des deux pieds antérieurs. Les mandibules sont presque triangulaires, avec l'extrémité pointue et échancrée(oj. Les mâchoires ont plusieurs dents. Le menton est en forme de carré allongé, légèrement rétréci près de son extrémité supérieure, et sans cils à son bord supérieur. L'un des crochets des tarses, ou des quatre antérieurs au moins, est bifide, et l'autre entier, [t] (2) LES CHASMODIES, (CHASMÔDIA.. Mac L.) (PI. 41, fig. 7.) Semblablesaux Macraspides par la forme générale du corps, lespropor- (t) Fuyez le Calai. île la coll. de M . le Pelidnota et Oplognathus ne me paraissent comte Dejean; M. Mac Leay fils, llora- en- point suffisamment tranchés tomol. , t. pars T, et l'artiche Rutèle de t'Encyclop. méthod. Les caractères des G ■■ Item, iiicl. (a) pi. n.fig. <;«■ pi. ., .. og. no. FAMILLE DES LAMELLICORNES. ."lô lions de l'écusson et de la pointe sternale, mais dont les mandibules, plus étroites, ont l'extrémité obtuse et entière (a); où les .mâchoires n'ont que deux dents, avec un pinceau de cils {/>) ; et dont le menton est en forme d'ovoïde allongé, notablement rétréci vers son extrémité supérieure, avec son bord garni de cils. Tous les crochets des tarses sont , en outre, en- tiers, (t) Là, une pièce axillaire ( la même que celle que l'on voit à la même place dans les Cétoines ou celle que M. Audouiii nomme èjiimèrc) remplit le vide compris entre les angles postérieurs du corselet, et les extérieurs de la base des élvtres. LES OMÉTIS. (OMETIS. Latr.) (2) (l'I- 4L fig- S.) Le genre Melolontka de Fabricius corn posera nos quatrième et cinquième sections. La quatrième, celle des v\\xhi,ovus.&%s(Pli>jllophagi), est formée de Sca- rabéides très rapprochés de ceux des derniers sous-genres; mais les man- dibules sont recouvertes en dessus par le chaperon, et cachées en dessous par les mâchoires ; leur côté extérieur est seul à découvert, sans déborder néanmoins; elles n'offrent point extérieurement les sinus ou les dente- lures que l'on y observe dans les Rutèleset autres sous-genres analogues. La tranche antérieure du labre est à découvert, et tantôt sous la figure d'un triangle renversé et large, et tantôt et le plus souvent sous la forme d'une lame transverse, échancrée dans son milieu (c): Le nombre des ar- ticles des antennes n'est point constant, et varie de huit à dix ; il en est de même de ceux de la massue, et dans plusieurs, les deux sexes différent beaucoup à cet égard. La languette est entièrement recouverte parle men- ton, ou incorporée avec sa face antérieure, et les élytres se joignent en- tièrement tout le long de la suture, caractères qui distinguent ces insectes de ceux de la cinquième section. ( i ) Voyez l'article Rutile de l'Encyclop. Rutela cerata , Germ. ; méthod., et l'ouvrage précité de M. Mac J/iiso/itia hhtrioPDe]., maisà antennes Leay fils. de neuf articles. (2) Rutela ectonioides, Eneyclop. nié- Ce sous-genre semble lier ces insecles et Ihnd. ; les précédens avec les Cétoines. (a) PI. 4 r, fig. 7. (A) PI. M, fig. 7 a. (c) PI. 42, «g. 7 "■ ."14 INSECTES COLÉOPTÈRES La familledes Anoplognathides de M. Mac Leay, et quelques autres sous- genres, très voisins de quelques-uns de ceux de la section précédente, composeront notre première division. Le chaperon est épaissi antérieure- ment, et forme avec le labre, ou seul, une facette verticale, en triangle renversé, et dont la pointe s'appuie sur le menton. Cette dernière pièce est tantôt presque ovoïde, très velue, avec l'extrémité, soit arrondie, soit tronquée et sans échancrure; tantôt en carré transversal, avec le milieu du bord supérieur prolongé en manière de dent simple, ou échancré. Les mâchoires des uns se terminent par un lobe coriace ou membraneux, très velu, sans dents, ou n'en ayant que de très petites, et situées près du mi- lieu du bord interne ; celles des autres sont entièrement cornées, ressem- blent à des mandibules, soit tronquées ou obtuses et entières au bout, soit terminées par deux ou trois dents. Ceux dont le menton est presque ovoïde et très velu, et dont les mâ- choires se terminent par un lobe triangulaire, pareillement velu, sans dents ou n'en ayant que de très petites, et situées près du milieu de son bord interne, forment deux sous-genres. (1) LES PACHYPES. (l'ACHYPUS. Dej. — Geotrupes, Melolontha. Fab.) (Pi. 42. «g. ■■) Les antennes des mâles n'ont que huit articles, dont les cinq derniers composent la massue (a). Les mandibules sont en forme de feuillets très minces, triangulaires, allongés, et entièrement cachés, ainsi que le labre. Le lobe terminal des mâchoires est très petit, à peine distinct, sans dents. Le menton est très proéminent, avancé et arrondi au sommet. Le dernier article des palpes est le plus long de tous, presque cylindrique. Le corps est épais, avec le chaperon demi-circulaire, creusé en dessus en manière de corbeille, et distingué postérieurement du verlex par une carène transverse. Le corselet des mâles est excavé, et armé en devant d'une corne ; les quatres jambes postérieures sont fortes, incisées profon- dément en travers, avec leur extrémité évasée et couronnée d'une rangée de petites épines; les éperons sont grands. Les tarses sont longs, grêles , velus, et terminés par deux crochets petits, égaux et simples. 1) Le sternum n'offre aucuue saillie. (11) PI [■>., (ig. I a. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 515 Aux antennes et à lu forme du chaperon près, ce sous-genre se rap- proche beaucoup plus des Oryctès que des Hannetons. (1) LES AMBLYTERES (AMBLYTERES. Mac L.) Ont dix articles aux antennes, dont les trois derniers composent la mas- sue. Le labre est découvert et lobé. Les mandibules sont fortes et écail- leuses. Le lobe maxillaire est de grandeur moyenne, et armé de dents cor- nées au côté interne. Le milieu de l'extrémité supérieure du menton est un peu prolongé, tronqué, avec les angles arrondis et portant les palpes; leur dernier article est ovoïde, le même des mâchoires est fort allongé et presque cylindrique. L'écusson est grand. (2) Dans les autres sous-genres de la même division , le menton est en carré transversal, avec le milieu du bord supérieur avancé en manière de dent, entier ou échancré. Les mâchoires sont entièrement cornées, ressemblent à des mandibules, terminées par une forte dent, penchée, allongée, soit entière et très obtuse au bout , soit divisée à son extrémité en deux ou Irois pointes. Les mandibules sonltoujoursécailleuses etrobustes. Le labre est à découvert. Les uns, et propres à l'Australasie, ont une pointe sternale, et les cro- chets des tarses entiers et inégaux. Tels sont LES ANOPLOGNATHES. (ANOPLOGNATHUS. REPS1MUS. Leach.) (PI. 42, Çg. 3.) Les antennes sont composées de dix articles («), et l'extrémité des mâ- (r) Geotrupes excavatus, Fab., mâle; (2) Mac L., Horœ eutora., I, pars I, Melolontha cornuta, Oliv., col. I, 5, vu, p. 142. Ce savant ne parle point des cro- 74, a, b, mâle; Scarabœus candides, Pe- chets clés tarses, ni des différences sexuelles, tag., Insect. Calab., I, 6; a, b, mâle; var. D'après la description de l'espèce servant noire, observée aussi en Corse par M . Pey- de type, le corselet n'aurait point de cornes ; raudeau et ensuite cnSicileparM.Lefebvre; les jambes antérieures ont trois dents au M. atriplicis, Fab., femelle d'une autre colé extérieur; on n'en voit que deux aux espèce. mêmes des Pachypes. («)' Pt. 42, fig. 3,1. INSECTES. 40 3IC INSECTES COLÉOPTÈRES. choires est tronquée, ou obtuse et entière. Ces insectes sont généralement assez grands, et ornés de belles couleurs, (t) Les autres, et propres aux pays chauds des deux continens , n'ont point de saillie slernale; les crochets des tarses, ou l'un d'eux, sont bifides; leurs mâchoires se terminent souvent par deux ou trois dents. Tantôt les antennes ont dix articles, et l'extrémité supérieure des mâ- choires est entière, ou tout au plus échancrée ou bidentée. LES LEUCOTHYRÉES, (LEUCOTHYKEUS. Mac L.) (PI. 42,%. 4) Où l'un des crochets tarsiers est entier, et l'autre bifide. Les tarses, ou du moins les antérieurs, sont garnis de brosses en des- sous; ceux-ci sont dilatés dans les mâles. Le dessous de leur tôle est plus velu que dans l'autre sexe. (2) LES APOGQNIES, (APOGONIA. Kirb., Mac L.) (Pi. 42, 6g. 5.) Où tous les crochets des tarses sont bifides. (3) («) Tantôt les antennes n'ont que neuf articles, et l'extrémité des mâchoires offre trois dents. LES GÉNIATES. (GENIATES. Kirb.) (PI. 42, fig.6.) L'extrémité des mandibules est échancrée. Le menton des mâles offre en fij Voyez Mac Leay fils, Hone entomol., Metolontha sulcicollis , Genn. insect. I, parsl, p. 143, et le 12 e vol. des Trans. Spes uov., p. 124. de la Soc. linn., p. 401 et 40A. I I Kirb., Trans. linn. Soc , XII, pag. (2) Mac L., Hor. entom., I, pars I, 401; p. i|5; A. gemellata, ejusd., ihid. XXI, 9. (a) PI. .'„, lig. :,. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 317 dessous une espèce de brosse circulaire, formée de poils très serrés, plane ou comme coupée en manière de vergette. Les quatre premiers articles de leurs tarses antérieurs sont dilatés et garnis de brosses en dessous. L'un des crochets de tous les tarses est entier, et l'autre bifide. L'antérieur des deux premiers est accompagné à sa base d'une lame cornée, échancrée in- férieurement, arrondie au bout, formant une espèce d'ergot. (1) Une seconde division des Xylophiles, et qui comprendra la famille des Mélolonthides de M. Mac-Leay fils, nous offre les caractères suivans : le labre est en forme de feuillet transversal , et le plus souvent fortement échancré en dessous, dans son milieu, de sorte que, vu en devant, il a presque la figure d'un cœur renversé et à demi tronqué (a). Le menton est aussi long ou plus long que large, un peu rétréci avant le sommet, soit presque carré, soit presque en forme de cœur; son bord supérieur est droit, ou plus ou moins échancré ou concave dans son milieu, mais sans dilatation en forme de dent(£). Les mâchoires sont ordinairement écail- leuses et armées de plusieurs (5 à 6 communément) dents, (c) On peut partager cette division en deux coupes, dont l'une embrassera le £. Melolontha de Fabricius , tel qu'IUiger et moi l'avions restreint; et l'autre, celui d'floplia, de ce dernier. La première de ces subdivisions pourrait conserver le nom de Mélolonthides , et l'autre recevoir celui d'Uo- jilidcs- Nous signalerons ainsi la première. Nombre des feuillets complets de la massue, de plus de trois dans plusieurs. Corps ordinairement épais. Man- dibules fortes, entièrement ou en majeure partie cornées, n'offrant au plus qu'un appendice membraneux et velu, situé dans la concavité ou l'échancrure du côté interne ; l'extrémité supérieure fortement tronquée, avec deux ou trois dents ou saillies angulaires (as eu le temps démettre M. Straus a rempli parfaitement les autres à profit ce beau travail. Déjà M. Léon Du- lacunes. («) PI. 4*. «g. :-■. h [>l, ,., (ig ;. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 510 Le//. dcV Jl ijipocastanum (M . Hippocastani, Fab. ; Oliv., ihid., I, 3, a, b, a), qu'on avait d'abord confondu avec le précédent, est un peu plus pe- tit, plus court plus convexe, avec les élytres bordés de noir, le stylet anal proportionnellement plus court et resserré avant l'extrémité, qui parait ainsi plus large et obtuse. Le tube alimentaire du hanneton commun est, suivantM. Dufour (Annal, des Se. natur., III, p. 234), moins étendu que celui des bousiers , mais à parois plus robustes. Le ventricule chilifique est loul-à-fait dépourvu de papilles, et offre à sa surface des franges élégantes, formées par des vais- seaux hépatiques. L'intestin grêle est suivi d'une espèce de colon, ayant des valvules intérieures, sous la forme de petites poches triangulaires, imbriquées, disposées sur six séries longitudinales, séparées par autant de cordons musculeux. Ce savant a souvent trouvé ces poches remplies d'une pulpe végétale verte. Les vaisseaux biliaires sont d'une structure très délicate, forment des replis très multipliés , et plusieurs d'entre eux ont, à gauche et à droite, de petits barbillons en manière de frange. L'ar- mure copulalrice du mule est fort grosse, très dure, terminée par deux crochets robustes, et présente, vers son tiers postérieur , une articulation favorable à ses moiivemens. Chaque testicule est une agglomération de six capsules spermaliques, orbiculaires, comme ombiliquées, et munies cha- cune d'un conduit propre, lubuleiix, de manière qu'elles ressemblent à ces feuilles désignées par les botanistes sous la désignation de pcllëes ou omhitiquccs. Cet insecte parait, certaines années, en si grande abondance, qu'il dé- pouille, en pende temps, de feuilles, de grandes étendues de bois. La larve n'est pas moins nuisible ans plantes de nos jardins. Elle est vulgairement nommée ver hlanc. Une quatrième espèce, le //. cotonneux [M. villosa, Oliv., ihid., I, 4), se dislingue des précédentes par la massue des antennes, qui est de cinq feuillets dans les mâles, et de quatre dans les femelles. Le corps est d'un brun plus ou moins foncé, quelquefois rougeâtre en dessus, avec trois lignes grises, formées par un duvet sur le corselet; l'écusson et le des- sous du corps sont garnis d'un duvet semblable, et formant des taches sur les côtés de l'abdomen. (1) (i) Ajoutez M. hololeuca, Fisc!:., Eu- 1/. pilqsa, Fab.; Fisch., ibid., c] tom. delà Russ., II, xxvi.ti, 3 ; M. occïdcntalU , Fab., etc. Vavc; Ejusd., l/. Anketeii, \ ; Sçliœnli., Syiion. insect., I, 3, \\. [(].•. 3 '20 [INSECTES COLEOPTERES. Désonnais la massue antennaire ne nous présentera , dans les deux sexes, que trois feuillets. («) LES RHISOTROGUES (RHISOTROGUS. Lalr.) \}'l. 4», fig.S.) Ressemblent parfaitement aux hannetons, quanta la forme générale du corps, celle du labre et des tarses; mais leurs antennes, de neuf ou dix articles, n'ont que trois feuillets à la massue. (/>) (1) LES CERASPIS (CERASPIS. Lepel., Serv.) (PI. 42. fig. 9.) Ont au milieu du bord postérieur du corselet deux petites incisions longitudinales, et l'espace compris forme une dent, dont l'extrémité est reçue dans une échancrure correspondante de l'écusson. Les antennes ont dix articles. Tousles crochets des tarses, à l'exception des antérieurs, sont inégaux; le plus fort des intermédiaires est entier dans le nulle; les autres et les six dans la femelle sont bifides. Le corps est recouvert ou parsemé de petites écailles. On n'en connaît que peu d'espèces, et toutes du Brésil. (2) (i) Comme il n'est pas toujours facile de bien distinguer le nombre des articles qui précèdent immédiatement la massue des an- tennes, je réunis le genre que j'avais nom- mé Amphimalle, et où ces organes n'ont que neuf articles, à celui de llhisotrogue. Les M . soistltîalisj [uni, scrrula, fervida, nt ru, aqulnoxialis, ru/teornis, etc., de Fa- fa) IM. \>, lig. S*. hricius. Le troisième article paraît se dé composer. (2) Le Ceraspis pruinosa de MM. Lepel. et Serv. 'Encvcl. mélliod.) est le .1/. Iii- vulnerata de M. Gcrmar. Le .'/. varie" ^titn d<- celui-ci me paraît être aussi uu Ceraspis. .(/,) PI. !,i, lis. Sa. FAMILLE DES I AMELLICORNES. ."21 LES AREODES (AREODES. Leach, Mac L.) (1*1. 43, fig. i.) Ont dix articles aux antennes («), le sternum cornu, et tous les crochets des tarses égaux dans les individus présumés femelles (Lepel. et Serv.), et inégaux dans les mâles(£j ; le plus gros des deux antérieurs de ceux-ci est bifide, et tous les autres sont entiers. Ces insectes ont des couleurs brillantes. (I) Tous les Phyllophages précédens, quelques-uns exceptés, nous ont pré- senté des antennes de dix articles. Dans tous les suivans et de la même di- vision, ou celle des Mélolonthides, nous n'en compterons plus que neuf. Ici tous les crochets des tarses sont égaux ; l'un des deux antérieurs au plus est quelquefois plus gros. LES DASYUS, (DASYUS. Lepel. et Serv.) Où les crochets des deux tarses antérieurs, du moins dans les mâles, sont bifides, et les autres entiers (2). LES SERIOUES, ( SERICA. Mac L. — Omaloplia. Dej.) (PI. 43, fig. 2 ) Qui ont tous les crochets des tarses bifides (c), le corps ovoïde, bombé (soyeux et souvent avec un reflet changeant), avec le corselet beaucoup plus large que long. (:"•) (i) MacL.,Hor. enlom., I,pars,p.i5S. Les M. brunnea , variabilis, ruricola (2) Encyclop. métliod., article Scara- etc., de Fabricius. M. Mac Leay dit que béides. tes antennes ont dix articles, mais je n'en (3) Mac L., Hor. entom., I, pars I, p. ai compté que neuf. La longueur et la for- i/,G. me de cen\ des tarses varie. (a) PI. 43, fig. i a. {',) PI. 43, fig. i A. (<) PI. 43, fig. 2. 522 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES DIPHUCÉPHALES (DIPHUCEPHALA. Dej.) (PI. 43, fig. 3.) Ont aussi tous les crochets des tarses bifides (a), mais le corps est étroit, allongé, avec le corselet presque carré. Les premiers articles des quatre (mAle) ou deux ( femelle ) tarses antérieurs sont courts et garnis en dessous de brosses ; ces mêmes articles sont dilatés, ou plus larges aux quatre pre- miers tarses des mâles {/>). Le chaperon est fortement et angulairement échancré. Ces insectes sont propres à l'Auslralasie. (1) LES MACRODACTYLES (MACRODACTYLUS. Latr.) (l»1.43, fig. 4) Ressemblent aux Diphucéphales , quant aux crochets des tarses (c), et à l'allongement du corps; mais ici le corselet est plus long, presque hexa- gonal, et tous les articles des tarses sont semblables dans les deux sexes, allongés et simplement velus. Ces insectes sont particuliers au nouveau continent. (2) Le, les crochets des tarses intermédiaires sont seuls inégaux. LES PLECTRIS. (PLECTRIS. Lepel. et Serv.) (PI. 43, fig. 5.) Le plus gros de ces crochets (rf) et les deux des autres tarses sont bifides ; le premier article des tarses postérieurs est fort long. (3) (i) Melolontha co/ajpiW/oft/a?, Schœnh., (2) M.subspinosa^ F;il>., et plusieurs au- Synon. insect., I, 3 app., pag. 191 . Foyez très espèces inédites. leCatal. de la coll. deM. le comte Dejean, (3) Encyclopéd. métkod., article Scara- p. 58. /vides. (a) Pl.43.iig.3a. (A) PI. 43, fig. la. (<•) PI. .',3, fig. ja. (,/) PI. ;;, Gg. 5a. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 323 Dans les autres, tous les crochets des tarses sontinégaux; ceux des deux postérieurs au moins sont toujours entiers; l'un au moins des deux, ou quatre tarses antérieurs des mâles, et quelquefois des femelles, est bi- fide, (a) LES POPILIES, (POPILIA. Leach.) (PI. 43, fig.fi) Où le sternum s'avance entre les premières pattes, en manière de lame comprimée et tronquée, ou très obtuse. (1) LES EUCHLORES (EUCHLORA. Mac L. — Anomala. Meg., Dej.) (PI. 43, 6g. 7 .) N'ayant point de saillie sternale ; où l'un des crochets des quatre tarses antérieurs est bifide dans les mâles ), et où le corps est bombé, avec le chaperon court et transversal. (2) LES ANISOPLIES, (ANISOPLIA. Meg., Dej.) (PI. 43, fig. 8.) Pareillement sans prolongement sternal, mais où l'un des crochets des quatre tarses antérieurs est bifide dans les deux sexes (c), où le dos est (i) Trichius bipunctatus , Fab. 147. Le genre Mimela de M. Kirby me (2) Les M. 'viridis, bicolor, errans, mar- parait se rapprocher beaucoup de celui ginata, cyanocephala, mtis, Julii, Fris- d'Euchlore ; mais n'en ayant vu aucun in- cliii, holosericea, aurata , etc., de Fab. dividu, je me borne à cette simple indica- Voyez Mac L., Hor. entom., I, pars I, p. cation. («) M. 43, fig. 7 a, 8 a, etc. (4) PI. 43, fig. 7 a. \c) PI, 43, «g. 8 a. INSFCTES. ', l .">24 INSECTES COLÉOPTÈRES déprimé , et le chaperon ordinairement rétréci en devant, et relevé à son extrémité. (1) LES LÉPISIES, (LEPISIA. Lepel. et Serv.) (l'i. 43, fig. 9) N'offrant pas non plus de corne sternale, et distincts des précédens par leurs quatre tarses antérieurs, dont les deux crochets sont bifides, («) (2) Les Hoplides, ou les Phyllophages de notre troisième et dernière divi- sion, ont les mandibules petites, déprimées, comme divisées longitudina- lement en deux parties, dont l'interne membraneuse et l'autre cornée; l'extrémité supérieure n'offre point de dentelures sensibles. Le labre est caché ou peu apparent (3). Les mâchoires n'ont souvent que de petites den- telures. Le corps est court, déprimé, large, avec les élytres rétrécies pos- térieurement, au côté extérieur. Les deux derniers tarses n'ont ordinaire- ment qu'un seul crochet ; dans ceux où tous en ont deux (Dicranie), le premier article des tarses antérieurs est prolongé inférieurement, et offre, au côté interne, une forte dent crochue, (b) M. Léon Dufour remarque que le canal digestif des Hoplies est beaucoup moins long que celui des hannetons, et qu'il se rapproche davantage de celui des cétoines. Le ventricule chylifique est lisse et flexueux. L'intestin grêle est moins court que dans les hannetons, et présente souvent à son origine un renflement ovoïde. 11 est suivi d'un gros intestin allongé , dé- pourvu d'anfractuosités valvuleuses. Le rectum en est distinct par un bourrelet et bien marqué. Les organes de la génération ne diffèrent presque pas de ceux du hanneton. LES DICRANIES (DICRANIA. Lepel. et Serv.) (PI. 44, «g- 1) ' Ont deux crochets, tous égaux et bifides, à tous les tarses, el dont les (1) Les M. Iiortico/a, Jloricola , ani- (a) Encyclopéd. métliod, article Scara cola, fruticola , agricola, lineata, etc., de héides* T.ih. ('Vj Dans les derniers sons-genres urécé («ï PI. 43. fig. 9 (*) PI- 44. «g. '■' FAMILLE DES LAMELLICORNES. 5!io deux antérieurs ont leur premier article prolongé intérieurement en une dent crochue («). Le corps est très lisse , sans écailles, avec l'écusson assez grand, deux fortes épines à l'extrémité des quatre jambes postérieures; le bout inférieur desdeux dernières jambes est dilaté. Ces insectes habitent le Brésil. (1) LES HOPLIES (HOPLIA. lllig.) (PI. 44, «g- »■) Ont un seul crochet aux deux tarses postérieurs; les deux des autres sont inégaux et bifides. L'extrémité des quatre dernières jambes est cou- ronnée par depetites épines, dont aucune n'est manifestement plus longue que les autres. Le corps est généralement garni d'écaillés. Le chaperon est presque carré ou presque semi-circulaire. Les cuisses des deux pieds pos- térieurs sont médiocrement renflées, et leurs jambes sont longues, droites, sans dent crochue à leur extrémité. On trouve très communément dans le midi de la France , près des bords des ruisseaux ou des rivières, la plus belle espèce connue de ce sous-genre, VH. violette, H. formosa, lllig.; Mclolontha farinosa, Fab. ; Oliv., col. I, 5, H, 14, a, c.) [b). Ses antennes ont neuf articles. Tout son corps est recouvert d'écaillés brillantes, argentées, dont les supérieures ont un reflet d'un bleu violet, et dont les inférieures sont un peu ver- dâtres ou dorées. Les antennes de quelques autres ont dix articles. (2) LES MONOCHÈLES (MONOCHELES. lllig.) (PI. 44, fig. 3.) Ne diffèrent des Hoplies que par leur chapeion, qui est eu forme de dents, cette pièce, vue en devant, n'offre (i) Encyclopéd niéthod., article Scara- nonplusqu'une tranche linéaire, transverse, téides. entière, ou légèrement échancrée dans son (2) Voyez Latr., Gêner. ciust. et insect.j milieu. II, p. 1 15. (d) PI. 44. fig- "'• (*) PL 44.%- 2. 526 INSECTES COLÉOPTÈRES. triangle, tronqué à son extrémité antérieure , et par les deux pieds pos- térieurs, dont les cuisses sont très grosses, etdont les jambes sont courtes, avec une forte dent crochue à leur extrémité. (1) Des Scarabéides, très voisins des derniers de la section précédente , et qu'on avait d'abord réunis avec eux dans le genre Mélolonthe, mais dont les paraglosses, ou les deux divisions delà languette, font saillie au-delà de l'extrémité supérieure du menton, et dont les élytres sont béantes, ou un peu écartées du côté de la suture, à leur extrémité postérieure, ce bout étant rétréci en pointe ou arrondi, composent une cinquième section, celle des ANTHOBIES (Anihohii). Les antennes ont neuf à dix articles, dont les trois derniers forment seuls la massue dans les deux sexes («). Le lobe terminant les mâchoires est sou- vent presque membraneux, soyeux, en forme de pinceau (b), coriace, et dentelé au bord interne dans les autres. Le labre et les mandibules sont plus ou moins solides, selon que ces parties sont à nu ou cachées. Ces in- sectes vivent sur les fleurs ou sur les feuilles. Les uns ont les mandibules et le labre saillans, et deux crochets entiers et égaux à tous les tarses. Les antennes ont dix articles ; les palpes maxillaires sont un peu plus gros vers le bout, avec le dernier article court ou peu allongé et tronqué; les mandibules sont cornées. Quelques-uns de ces insectes habitent le nord de l'Afrique et d'autres contrées situées sur la Méditerranée; la plupart des autres fréquentent les pays élevés de l'Asie occidentale. Dans ceux-ci, le premier article de la massue des antennes est concave, et emboîte les autres, (c) LES GLAPHYRES (GLAPHYRUS. Lan .) (Pi. 44. fig. 4.) Ont le bord interne des mandibules dentelé, et un angle aigu à l'autre bord(rf); la massue desantennes presque ovoïde; les tégumens fermes, et les cuisses postérieures renflées. Les palpes maxillaires sont notablement ( i i Encyclopéd. métod., article Scarabéides. (a) PI. 44, (ig. 5a, 6a. (*) PI. ,4. lig. 5i. (.) PI. U. fig. 5c. (<>) PI. il, «g- i- FAMILLE DES LAMELLICORNES. 327 plus grands que les labiaux, avec le dernier article plus long que le pré- cédent. Le lobe interne des mâchoires est en forme de dent; l'extérieur ou le terminal est coriace («). Le corselet est oblong. Les pieds postérieurs sont grands. (1) LES AMPHICOMES (AMPHICOMA. Latr.) (PI. 44, 6g. 5.) Ont des mandibules arrondies et arquées au côté extérieur , sans dente- lures au bord interne (4); la massue des antennes globuleuse, l'abdomen mou, et tous les pieds de grandeur ordinaire- Le chaperon est très rebordé. Les jambes antérieures ont trois dents au côté extérieur. Les quatre premiers articles de leurs tarses sont fortement ciliés dans les mâles. Dans ce sous-genre et le suivant , les mâchoires se terminent par un lobe membraneux, étroit, allongé, en forme de lanière (c). Leurs palpes ne sont guère plus longs que les labiaux, et la longueur de leur dernier article ne surpasse guère celle du précédent. (2) Dans ceux-là, tels que LES ANTHIPNES. (ANTHIPNA. Eschschollz) (PI. 44. fig. 6.) La massue des antennes est formée de feuillets libres et ovales, {d) Le chaperon n'est point rebordé en devant : la portion médiane de la tète forme avec lui une plaque en carré long, rebordée latéralement et postérieurement. Les jambes antérieures ont deux dents au côté extérieur. Les quatre premiers articles des tarses sont dilatés et en forme de dents dans les mâles. Ces insectes ressemblent d'ailleurs aux amphicomes. (3) (i) Latr., Gêner, crust. et insect . , II, (3) Amplûcoma abdominatu , Latr. , p. 117. Gen. crust. et insect., II, p. 119; M. al- (2) Voyez Latr., Gêner, crust. et insect., pi" a , Oliv., col. I, 5, x, 112. II, p. 118, G. Amphicoma, I re division. {a) PI. 44, fig. 4 a. (A) PI. 44. «g- Sa. (.) PI. 44. fig- 54. {d) PI. 44, fig-fi». 328 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les autres ont le labre et les mandibules recouverts ou point saillans, et quelques-uns au moins des crochets de leurs tarses sont bifides. Le menton est allongé et velu. Tantôt tous les tarses ont deux crochets (a). Les antennes n'ont jamais que neuf articles. Le chaperon est ordinairement transversal. Les palpes sont peu allongés avec le dernier article ovalaire. Ici les pieds postérieurs diffèrent peu des autres. LES CHASMOPTÈRES (CHASMOPTERUS. Dej. — Melolontha. Illig.) (PI. 44, Ëg- 7-) Ont tous les crochets des tarses bifides (A); le lobe terminal des mâ- choires étroit, allongé, avec deux dents écartées au bord interne; le corps presque ovalaire, avec le corselet arrondi, et les élytres d'égale largeur partout, (l) LES CHASMÉS (CHASME, Lepel. et Serv.) (PI. 44, fig. 8-) Ne paraissent différer des Chasmoptères que par les crochets des deux tarses postérieurs, dont le plus gros est seul bifide, (c) (2) Là, les pieds postérieurs ont, du moins dans les mâles, les cuisses très grosses, dentées, les jambes épaisses et terminées par un fort crochet. LES DICHÈLES. (D1CHELES. Lepel. et Serv. — Melolontha. Fab., Oliv.) (PI. 44, 6g. 9-) Le corps est court, peu velu, avec les élytres rétrécis vers leur extré- mité, en triangle allongé. Les pieds postérieurs sont en partie contractiles. (i) Voyez Dej., Calai, de sa coll. des (2) Encyclopéd, niéthod., artcle Scara- Coléopt., p. (>o. beides. {«) PI. 44, lig. 7 ". *■ ('■) l'I- il, «g- 7 «• ('") PL 44, «g- ». FAMILLE DES LAMELLICORNES. 320 Tous les crochets des tarses sont égaux et bifides (a). Le lobe terminal des mâchoires est dentelé le long du bord interne, comme dans les Hoplies, dont ce sous-genre se rapproche beaucoup. (1) Tantôt les deux tarses postérieurs n'ont qu'un seul crochet (ceux des autres sont inégaux et bifides). Quelques-uns n'ont, comme les précédens, que neuf articles aux an- tennes, (i) LES LÉPITRIX. (LEPITR1X. Lepel. et Serv. — Trichius, Melolontha. Fab.) (PI. 44. Cg. io.) Le corps est court, avec le corselet plus étroit que l'abdomen , presque carré, un peu rétréci postérieurement; l'abdomen large et les pattes pos- térieures grandes. Le dernier article des palpes maxillaires est beaucoup plus long que dans les sous-genres précédens. Le lobe terminal des mâ- choires est très petit, en forme de triangle court. (2) Les autres ont dix articles aux antennes. Le corps est court, très velu, avec le chaperon en forme de triangle al- longé , tronqué ou très obtus au bout; les palpes saillans, terminés par un article long et cylindrique, le lobe maxillaire long, étroit, saillant à son extrémité, sans dents; l'abdomen grand, et les pieds postérieurs longs. LES PACHYCNÈMES (PACHYCNEMUS. Lepel. et Serv. — Melolontha , Trichius. Fab.) (PI. 44. fig- "0 Ont les élytres rétrécies vers leur extrémité , les cuisses et les jambes "des deux pieds postérieurs renflées ; celles-ci presque en massue, avec l'un des deux éperons du bout beaucoup plus fort que l'autre. li) Encyclop. mélhod., article Scara- (a) Ibid., item, béides . («) PI. 44, fig. g (i) PI. 44. fig. io. 330 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES ANISONYX. (ANISONYX. Lat. — Melolontha. Fab.) (PI 44. fig i»0 Dont les élytres forment un carré long, arrondi postérieurement; où les jambes postérieures sont presque cylindriques, ou en forme de cône al- longé, avec les deux éperons du bout de grandeur égale. La sixième et dernière section des Scarabéides, celle des mélitophiles IMelitophili), se compose d'insectes dont le corps est déprimé, le plus souvent ovale, brillant, sans cornes, avec le corselet trapéziforme ou presque orbiculaire; une pièce axillaire occupe, dans le plus grand nombre, l'espace compris entre les angles postérieurs et l'extérieur de la base des élytres. L'anus est découvert. Le sternum est souvent prolongé en manière de pointe ou de corne avancée. Les crochels des tarses sont égaux et simples. Les antennes ont dix articles, dont les trois derniers forment une massue toujours feuilletée (a). Le labre et les mandibules sont cachés, en forme de lames aplaties, entièrement ou presque entièrement membraneuses. Les mâchoires se terminent par un lobe soyeux, en forme de pinceau , sans dents cornées (*). Le menton est ordinairement ovoïde, tronqué supérieurement, ou presque carré, avec le milieu du bord supérieur plus ou moins concave ou échancré. La languette n'est point saillante. Des observations anatomiques faites sur plusieurs de ces insectes, par M. Léon Dufour, l'on peut conclure qu'ils sont, de tous les Scarabéides, ceux où le tube alimentaire est le plus court. Le ventricule chylifique a communément sa tunique externe couverte de fort petites papilles superficielles, en forme de points saillans. Le renflement qui termine l'intestin grêle n'est point caverneux, comme celui des hannetons. L'ar- mure copulatrice des mâles diffère aussi de celle de ces derniers. Les capsules spermaliques sont au nombre de dix ou de douze par chaque testicule. Leurs conduits propres ne confluent pas tous ensemble en un même point pour la formation du canal déférent, mais ils s'abouchent entre eux de diverses manières. Le nombre des vésicules séminales est d'une ou de trois paires. Le conduit éjaculateur se contourne et se renfle beaucoup avant de pénétrer dans l'appareil copulaleur. (Voyez Annales des sciences naturelles . t. III, p. 235, et IV, p. 178.) («) PI. 45, fig. 6 b. (b) PI. 45, fig. 6a.. FAMILLE DES LAMELLICORNES. Ô31 Les larves vivent dans le vieux bois pourri. On trouve l'insecte partait sur les fleurs, et souvent aussi sur les troncs d'arbres, d'où il suinte une liqueur qu'ils sucent. Cette section est susceptible de se partager en trois divisions principales qui correspondent, la première, au genre Trichius de Fabricius; la se- conde, à celui de Goliath de M. de Lamarck; et la troisième, à celui de Cctonia du premier, mais réduit et simplifié par le retranchement du se- cond genre, ainsi que des Rutèles et autres coupes analogues. Les Mélilophiles des deux premières divisions n'ont point de saillie sternale bien prononcée; la pièce latérale du mésosternum, que nous avons désignée par l'épithète d'axillaire(épimère d'Audouin), ne se montre point généralement en dessous ou n'occupe qu'une portion de l'espace compris entre les angles postérieurs du corselet et la base extérieure des élytres. Le corselet ne s'élargit point de devant en arrière, ainsi que dans les cétoines. Le côté extérieur des élytres n'est point brusquement rétréci ou unisinué, un peu au-dessous des angles huméraux, comme dans ces derniers insectes. Mais un caractère qui nous parait plus rigoureux, c'est qu'ici les palpes labiaux sont insérés dans des fossettes latérales de la face antérieure du menton, de sorte qu'ils sont entièrement à découvert, et que les côtés de ce menton les débordent même à leur naissance et les protè- gent par derrière. Dans les deux premières divisions, ces palpes sont in- sérés sous les bords latéraux du menton ou dans les bords mêmes, de ma- nière que les premiers articles ne paraissent point, vus par devant. Les uns (Trichides) ont le menton, soit presque isométrique, soit plus long que large, et laissant à découvert les mâchoires. Ce sont : LES TRICHIES de Fabricius. (TRICHIUS.) (PI. 45, fig. i.) La T. noble [Scarabœus nobilis, Lin.; Oliv., Col. I, 6, m, 10), longue d'environ un demi-pouce, d'un vert doré en dessus, cuivreuse, avec des poils d'un gris jaunâtre en dessous ; sur les fleurs ombellifères. La T. rayée {S. fasciatus, Lin.; Oliv., ibid., ix, 84) (a), un peu plus petite, noirs, avec des poils épais, jaunes; étuis de cette dernière couleur, avec trois bandes noires, transverses, interrompues à la suture. Très com- mune, au printemps, sur les fleurs. («) PI. /,5, fig. i. I1N5ECTES. 4'-* 332 INSECTES COLÉOPTÈRES. La T. crmile(S. crcmita, Lin.; Oliv., ibid., m, 17), grande, d'un noir brun; bords de la tête relevés ; trois sillons sur le corselet. Sur le tronc des vieux arbres, dans l'intérieur desquels vit la larve. La femelle de la T. hèmiptère (S. hcmiplems , Lin.; Oliv., ibid., IX, 83, xi, 103), et celles de quelques autres espèces de l'Amérique septen- trionale sont remarquables par la tarière cornée, en forme de dard, de l'extrémité postérieure de leur abdomen, et leur servant à introduire leurs œufs. Ces espèces se tiennent communément à terre, où elles marchent très lentement. Le dernier article de leurs palpes maxillaires est propor- tionnellement plus court et plus épais que celui des autres Trichies; il m'a paru que le premier des tarses postérieurs excédait beaucoup plus en longueur le suivant, tandis que, dans les autres Trichies, il n'est guère plus long. (1) La seconde division {Goliaihides) se distingue de la précédente, sous le rapport du menton, qui est beaucoup plus grand, large, et recouvre les mâchoires. Ici le menton est concave dans son milieu, ayant la figure d'un cœur élargi ou d'un carré transversal. L'extrémité antérieure du chaperon n'est ni dentée ni cornue. Le corselet est en forme de cœur tronqué aux deux bouts, et rétréci brusquement en arrière, ou bien en forme de carré transversal, arrondi latéralement. Le premier article des antennes est fort grand, triangulaire ou en cône renversé. Les palpes sont courts; le dernier article des maxillaires est allongé. Le côté extérieur des deux premières jambes offre deux dents. LES PLATYGÉMES. (PLATYGENU. Mac L.) (PI. 42, fig.2.) Leur corps est très aplati, avec le corselet presque en forme de cœur, largement tronqué aux deux bouts; les mâchoires terminées par un fais- ceau de poils, et dont le lobe interne est triangulaire, échancré au bout; le dernier article de leurs palpes ovoïdo-cyliiidrique; le menton presque (i) Voyez Scliœnli., Synon. insecl.,1, m, y 99 FAMILLE DES LAMELLICORNES. 533 carré, éehancré au milieu du bord supérieur et un peu sur les cotés ; et les jambes postérieures très velues au côté interne, (i) LES CRÉMASTOCHEILES, (CREMASTOCHEILUS. Knoch.) (PI. 45, 6 g . 3.) Dont le corselet est presque en forme de carré transversal; dont les mâchoires sont terminées par une forte dent crochue ou en faux, avec des soies ou petites épines à la place du lobe interne (a); qui ont le dernier article des palpes fort long et cylindrique ; et le menton en forme de cœur élargi ou de triangle renversé et arrondi aux angles supérieurs, sans échancrure sensible. (2) Là, le menton est en forme de cœur très évasé, sans concavité discoï- dale , éehancré ou sinué au bord supérieur. L'extrémité antérieure du chaperon des mâles se divise en deux lobes, en forme de cornes tronquées ou obtuses. Le corselet est presque orbiculaire. LES GOLIATH. (GOLIATH. Lam., Kirb. — Cetonia. Fab., Oliv.) (PI. 45, Hg. 40 Sous-genre qui se compose, d'après M. de Lamarck, de grandes et belles (i) Mac L.; Hor. enlom., I. pars I, p. 1 5 1 ; Heures sont arquées, et ont au côté interne Trichius barbatus , Schanh. Synon.inseet., une forte saillie en forme de. dent. Tous les I, m, App. 38. tarses sont courts, gros, cylindriques , et (2) Latr.,Gener. crust.et insect. p.iai. terminés par deux crochets très longs. Le M. Dupont, naturaliste de son altesse le chaperon est relevé à son extrémité anté- duc d'Orléans, et dont la collection en in- rieure, en manière de lame presque carrée, sectes coléoptères est, après celle de M. le L'extrémité postérieure de la tète offre une comte Dejean, la plus riche de celles de élévation divisée en deux dents ou tuhercu- Paris, a reçu de La Mana (Guyane fran- les. Cet insecte est long d'un pouce, noir, çaise) un iusecte offrant tous les caractères avec une tache rouge sur le dessus de cha- essentiels des Crémastocheiles, mais où les que élylre. pièces axillaires sont plus apparentes, l'ani- La Cetonia elongata d'Olivier parait être mal étant vu par-dessus. Les jamhes auté- un Crémastocheile. (a) PI. 45, Cg. 3. .".V» INSECTES COLÉOPTÈRES. espèces, les unes d'Afrique et des Indes orientales, les autres de l'Amé- rique équatoriale. MM. Lepelelier et de Ser\i\\e{Enryclop. mêlhod., article scarabéides) en ont séparé celles-ci, sous le nom générique d'iNCA {Inca). La pièce axillaire n'est point proéminente. Les deux pieds antérieurs ont les cuisses munies d'une dent, et une échancrure à leur base interne. Le bord supérieur du menton est fortement écbancré dans son milieu ; cette pièce, dans les golialh proprement dits , offre quatre lobes ou dents, deux supérieurs et les deux autres latéraux. Les palpes labiaux sont insérés sur ses bords, dans les écbancrures de ces derniers lobes. Toutes les espèces que nous connaissions étaient de grande taille, mais M. Verreaux fils, ne- veu et compagnon de voyage de feu Delalande, et qui est retourné au Cap de Bonne-Espérance, vient d'envoyer une espèce qui n'est pas plus grande que la C. gagatcs, à laquelle elle ressemble d'ailleurs par les couleurs, et qui offre tous les caractères des Goliath. Le C gèolnqiine de M. Schœn- herr est peut-être aussi congénère. Le corselet des Goliath est moins rond et plus rétréci en devant que celui des Inca Les cuisses antérieures ne sont point dentées, et leurs jambes n'ont point d'échancrure au côté in- terne. (1) Dans la troisième division des mélitophiles, division répondant à la famille des Cètoniides [Cetoniidcé) de M. Mac Leay fds, le sternum se pro- longe plus ou moins en pointe obtuse, entre les secondes pattes ; la pièce axillaire se montre toujours en dessus, et occupe tout le vide séparant les angles postérieurs du corselet de la base desélytres; le corselet s'élargit ordinairement de devant en arrière et a la forme d'un triangle tronqué antérieurement ou à sa pointe (2). Le menton n'est jamais transversal ; son bord supérieur est plus ou moins écbancré au milieu. Le lobe terminal (i) Foyez rEncyclopéd. méthod., ar- (2) Presque orbiculaire dans quelques-uns tiele Scarabéides ; l'Hist. des animaux sans (C. cruenta,Fah.(C. vencosa, Schœnh, etc.) vertèbres de M. deLamarck; les Observ. M. Chevrotât, possesseur d'une très belle entom. de M. Webcr, et le 12' volume des collection de coléoptères, et dont plusieurs Transact. linn., pag. 4oS,où M. Kirliy provenant de celle de feu Olivier, m'a mon- décrit deux espèces. On trouve dans l'île de lié une espèce trouvée dans l'île de Cuba Java un insecte que l'on prendrait, au pie- par M. Poe, ayant le port des Trichies, mier coup-d'œil, pour un Goliath, et que mais avec les pièces axillaires" et le prolon- MM. Lepeletier et Serville ont considéré gement sternal des Cétoines. Quelques cs- comme tel; mnis il a tous les caractères es- pèces dece dernier genre (C comufa, Fab.) senliels des Cétoines ; seulement le corselet ont le corselet muni d'une petite corne, et est plus arrondi et rétréci postérieurement. ressemblent, au premier coup-d'cvil, à des Le mâle a une corne fourchue sur la tète Scarabées. FAMILLE DES LAMELLICORNES. ,"o des mâchoires est soyeux ou en forme de pinceau (a). Le corps est presque ovoïde, déprimé. Celte division comprend DES CETOINES, (CETONIA, deFab.) (l'L 45, «g. 6.) Moins les espèces appartenant au sous-genre précédent et à celui de Rulèle (Gêner, crust., et insect.). Les unes ont le corselet prolongé postérieurement en forme d'angle, de manière que l'écusson disparaît tout-à-fait. Elles forment le genre gymnetis (Gymnctis) {/<) de M. Mac Leay fils (Hor. cnlomol., I, pars., i, p. 152). Le nouveau continent en produit plusieurs espèces. L'île de Java et d'autres contrées orientales de l'Asie en offrent d'autres où le corselet est pareillement prolongé, mais où l'écusson, quoique très petit, est encore visible (1). Le menton est plus échancré en manière d'angle , et le dernier article de palpes labiaux est proportionnellement plus long. Le chaperon est plus ou moins bifide D'autres espèces des Indes orientales ou de la Nouvelle-Hollande, où cette pièce est encore bifide ou armée de deux cornes dans les mâles, dont le corps est proportionnellement plus étroit et plus allongé, avec l'abdomen, se rétrécissant notablement de devant en arrière, presque triangulaire même, et la massue des antennes est fort allongée, composent le genre Macronota de M. Wiedemann. Mais toutes ces coupes n'acquerront de la solidité que lorsqu'on aura fait une étude particulière des nombreuses espèces du genre Cctonia de Fabricius. Celles d'Europe sont pourvues d'un écusson de grandeur ordinaire. Telles sont : La C. dorée {Scarnbœjts iinralus, Lin.; Oliv., col. I, 6, I, I) (c), longue de neuf lignes, d'un vert doré brillant en dessus, d'un rouge cuivreux en dessous, avec des taches blanches sur les élytres. — Commune sur les fleurs et souvent sur celle du rosier et du sureau. La C. jastueusc{C. f!! INSECTES COLÉOPTÈRES. LES SINODENDRES. (SINODENURON. Fab.) (PI. iSbis, fig. i.) La massue des antennes est formée par les trois derniers articles. (1) Ceux dont le corps est épais, convexe, ovoïde, avec les mandibules en pince comprimée et s'élevant verticalement, dans les mâles; la tète beau- coup plus étroite que le corselet mesuré dans sa plus grande largeur; et les jambes, ou du moins les deux antérieures, larges, en forme de triangle renversé, forment deux sous-genres. LES jESALES, (^SALUS. Fab.) (PI. ^5 bis, fig. 2.) Où les mandibules, même dans les mâles, sont plus courtes que la tête, et se terminent supérieurement en manière de corne ; où le menton cache les mâchoires; dont la languette est très petite; dont le corps est court, bombé, avec la tète presque entièrement reçue dans l'éehancrure du corselet, les jambes comprimées, triangulaires et le sternum simple ou sans saillie. (2) LES LAMPRIMES, (LAMPR1MA. Latr.) (PI. 45 bis, fig. 3.) Où le corps est plus allongé, avec les mandibules beaucoup plus lon- gue que la tête, dans les mâles, en forme de lames verticales, anguleuses, très dentées et velues intérieurement ; les mâchoires découvertes jusqu'à leur base; la languette bien distincte; le labre allongé; les deux jambes ([) Scarahtrus cyïmdricus, Lia. ; Oliv., partiennent à d'autres genres, col. I, 3, ix, 88. C'est la seule espèce eon- (2) jEsalus scarabœoides, Fal>.; Pan*., nue; les autres Sinodendres de Fab. ap- Faun.insecl.Gcini.,XXVI, i5, ili. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 33» anlérieures élargies et offrant, dans les mâles, une palette (éperon) en forme de triangle renversé et une pointe sternale. (1) Deux autres sous-genres, établis par M. Mac Leay fils, se rapprochent des lamprimes, à raison de leur mésosternum prolongé et avancé, moins cependant que dans les précédens, de leur tête, notablement plus étroite que le corselet, et de leurs mandibules garnies de duvet au côté interne; mais leur corps est aplati ou peu élevé, surtout dans les femelles. Le labre est caché. Les jambes antérieures sont étroites et sans palette. Les palpes et les lobes de la languette sont plus allongés. LES RYSSONOTES, (RYSSONOTUS. Mac L.) (PI. /,5 bis, fig. 4.) Dont les mandibules des maies forment, comme dans les Lamprimes, des pinces comprimées verticalement, anguleuses et dentées, (u) LES PHOLIDOTES. (PHOLIDOTUS. Mac L. — Chalcimon. Daim. — Lamprima. Scbœnh.) (PL 45*K,fig. 5.) Où les mandibules, dans le même sexe, sont fort longues, étroites, arquées, terminées en crochets inférieurement et dentelées en scie au côté interne. La massue des antennes, formée par les trois derniers articles, est moins pectinée que dans les autres, et presque perfoliée. Le menton ré- couvre les mâchoires. (3) Dans les suivans, le mésosternum ne tait point de saillie. La tête est (1) Latr., Gêner, crust. et insecl. II, p. entom., I, pars I, p. 98. i3i ; Lethrus œneus . Fab.; Schreib.Trans. (3) Lamprima Humboldlii, Schœnh., linn. Soc. VI; 1. Chalcimon Humboldlii ,Dalm. , Ephem. en- voyez aussi, quant à cette espèce et au- tom., I, p. 3 ; Pholidotus lepidosus, Mac 1res, MacL.,Hor. entom., I, parsl,p.9ç). L., Hor. entom., I, pars I, p. 97» le mâle; (2) Lucanus nebulosus, Kirb., Trans. ejusd. , Cassignelus geotntpoides , la fe- linn. Soc, XII, xxi, 12; MacL., Hor. mellc. INSECTES. 43 340 INSECTES COLÉOPTÈRES. aussi large ou même plus large (divers mâles) que le corselet. Les mandi- bules sont glabres, ou du moins sans duvet épais, au côté interne. Le corps est toujours aplati. Ici les yeux ne sont point coupés transversalement par les bords de la tète; les mâchoires se terminent par un lobe très grêle, en forme de pin- ceau et sans dents cornées. LES LUCANES propres. (LUCANUS. Lin.) (PI. 45*/*, 6g. 6.) Le canal digestif est bien moins allongé que celui desScarabéides; mais l'œsophage est beaucoup plus long. Les organes mâles de la génération diffèrent aussi beaucoup de ceux des précédens, les testicules étant formés par les circonvolutions d'un vaisseau spermatique, et non par une agglo- mération décapsules de cette nature. Letissu adipeux, presque nul dans les scarabéidés, est ici abondant et disposé en grappes qui convergent à la ligne médiane. L'on présume que la larve de notre grand Lucane, qui vit dans l'intérieur des chênes et y passe quelques années avant de subir sa dernière transfor- mation, est le cossus des Romains, ou cet animal ayant la forme d'un ver, qu'ils regardaient comme un mets délicat. Le L. cerf-volant (L. cervus, Lin.; Oliv., col. I, I, i; Rœs., insect., II; Scarab., I, iv, v.)(a), mâle long de deux pouces, plus grand que la fe- melle, noir, avec les élylres brunes ; tête plus large que le corps; man- dibules très grandes, arquées, avec trois dents très fortes, dont deux au bout, divergentes, et l'autre au côté interne, qui en ont aussi de petites. Les femelles, désignées sous le nom de biches, ont la tête plus étroite et les mandibules beaucoup plus petites. Cet insecte vole le soir, au solstice d'été. Sa grandeur et ses mandibules varient. C'est à l'une de ces variétés qu'il faut rapporter le lucane chèvre d'Olivier, ou le L. che- vreuil de Fabricius. Le lucane désigné ainsi par Linnaeus est une espèce de l'Amérique septentrionale, et bien distincte de la précédente. Le L. vert {S. caraboides, Lin.; Oliv. , col. ibid.,\\, 2.) (A), long de cinq lignes , d'un brun verdâtre , avec les mandibules en croissant, et dont , 144. HÉTÉROMÈRES. 343 La seconde section générale des coléoptères, les hé- tÉromères [Heteromera) , a cinq articles aux quatre premiers tarses, et un de moins aux deux derniers. (") Ces insectes se nourrissent tous de substances végé- tales. M. Léon Dufour a observé (Annal, des scienc. nat, VT, p. 181) que leurs organes mâles ont une texture qui les rapproche de celle des scarabéides et des clavicor- nes; leurs testicules consistent en capsules spermatiques ou en sachets. Nous diviserons cette section en quatre grandes fa- milles (i), dont les deux premières ont, à raison d'un appareil de sécrétion excrémentitielle , découvert dans plusieurs genres par le même savant, quelque analogie avec les premiers coléoptères pentamères; leur ventri- cule chylifique est souvent aussi hérissé de papilles. Plu- sieurs de ces insectes nous offriront encore les vestiges d'un autre appareil sécréteur, dont les coléoptères nous montrent peu d'exemples, celui que l'on distingue par la dénomination de salivaire. Ainsi que dans les pentamè- res, les vaisseaux hépatiques, à peu d'exceptions près, sont au nombre de six, et ont deux insertions distinctes (i) Dans un ordre naturel, la quatrième est encore évident que les Ténébrions con- se lie avec la première par les hélops. que duisent aux Phaléries, aux Diapères, etc., Linuœus place dans son genre Tcnebrio. Il ou à notre seconde famille. (a) M. 46, 47, 48, etc. 544 INSECTES COLÉOPTÈRES. l'une de l'autre : d'une part, dit M. Dufour, ils s'implan- tent par six bouts isolés autour du bourrelet qui termine le ventricule chylitîque; de l'autre, ils vont s'ouvrira l'origine du cœcum par des troncs dont le nombre est variable suivant les familles et les genres. Les uns, dont les élytres sont généralement fermes et dures, dont les crochets des tarses sont presque toujours simples (") , ont la tête ovoïde ou ovale , susceptible de s'enfoncer postérieurement dans le corselet, ou rétrécie quelquefois en arrière, mais point brusquement et sans col à sa base. Beaucoup de ces hétéromères sont lucifu- ges.Cette division comprendra les trois familles suivan- tes. La première, celle DES MÉLASOMES, (melasoma.) (PI. 46 à 49.) Se compose d'insectes de couleur noire ou cendrée et sans mélange, d'où vient le nom de cette coupe; ap- tères pour la plupart et à élytres souvent soudées; à an- tennes en tout ou en partie grenues, presque de la même grosseur partout, ou un peu renflées à leur extrémité, (a) PI. 46,0g. a, il>, de. FAMILLE DES MÉLASOMES. 345 insérées sous les bords avancés de la tête , et dont le troisième article est généralement allongé (") , à mandi- bules bifides ou échancrées à leur extrémité (*) ; ayant enfin une dent cornée ou crocbet au côté interne des mâchoires, tous les articles des tarses entiers ( r ) et les yeux oblongs et très peu élevés, ce qui, d'après les obser- vations de M. Marcel de Serres, indique leurs habitudes nocturnes. Presque tous ces animaux vivent à terre, soit dans le sable, soit sous les pierres, et souvent aussi dans les lieux bas et sombres des maisons, comme les caves, les écuries, etc. Suivant M. Léon Dufour (Annal, des scienc. nat., V, p. 276), l'insertion des vaisseaux biliaires se fait à la face inférieure du ccecum, par un seul tronc tubuleux, résul- tant de la confluence de deux branches fort courtes , composées elles-mêmes de la réunion de trois vaisseaux biliaires. La bile est jaune, quelquefois brune ou vio- lette. Le tube alimentaire (Annal, des scienc. nat., III, p. 478) est long , et sa longueur, dans notre première tribu, celle des piméliaires, est triple de celle du corps; l'œsophage est long et débouche dans un jabot lisse ou glabre à l'extérieur, plus développé dans ces derniers insectes, où il forme une poche ovoïde, logée dans la (a) PI. 46, fig. 3 a, 6 a, -a; pi 47, etc. (A) PI. 46, fig. 1»; pi. 47, fig. 1 1 a, 1 1 b, etc. (<) PI. ' v fi, fig. 2, 5a, etc. 7>W INSECTES COLÉOPTÈRES. poitrine; il est garni, à l'intérieur, de plissures ou co- lonnes charnues longitudinales, aboutissant, dans quel- ques-uns [Érodies, Pimélies), du côté du ventricule chy- lifique, à une valvule formée de quatre pièces principales, cornées, ovalaires et conniventes; le ventricule chylifi- que est allongé, flexueux ou replié, le plus souvent hé- rissé de petites papilles semblables à des points saillans, et se termine par un bourrelet calleux en dedans, et où a lieu la première insertion des vaisseaux biliaires. Le même savant a observé dans quelques sous-genres de la famille {Blaps, Asides) un appareil salivaire , consistant en deux vaisseaux ou tubes flottans, tantôt parfaitement simples {Asides), tantôt irrégulièrement rameux [Blaps), et il ne doute point que ces vaisseaux n'existent aussi dans les autres piméliaires. M. Martial de Serres a étudié avec beaucoup de soin la texture des tuniques du canal digestif (Observ. sur les usages des diverses parties du tube intestinal des insectes, Ann. du Mus. d'hist. nat.) (i). Le tissu adipeux est plus abondant dans ces hétéromères que dans les suivans; aussi peuvent-ils, même étant pi- qués et fixés avec une épingle, vivre près de six mois, (i) Ce que M. Dufour nomme ventricule par le premier comme le cœcum. Suivant chylifique est, pour lui, l'estomac, et, rela- M. Dufour, M. Marcel de Serres n'a point livement à d'autres insectes , le duodénum. parlé du jabot des Mélasomes, quoiqu'il soit Ce qu'il appelle intestin grêle est considéré très apparent dans les Akis et les Pimélies. FAMILLE DES MELASOMES. 317 sans prendre de nourriture , ainsi que des Akis m'en ont montré un exemple. Nous diviserons d'abord cette famille, formant, dans la méthode de Linnaeus, le genre ténébrion {Tenebrio), d'après l'absence ou la présence des ailes. Parmi ceux qui sont privés de ces organes et dont les étuis sont généralement soudés , les uns ont les palpes presque filiformes ou terminés par un article médiocre- ment dilaté , et ne formant point une massue distincte- ment en hache ou triangulaire ("). Ils composeront une première tribu, celle des piméuaires (Pimeliariœ), ainsi nommée du genre DES PIMÉLIES (pimelia) de Fabricius, Qui en est le plus nombreux. Tantôt le menton est plus ou moins en forme de cœur, avec le bord supérieur, soit échancré dans son milieu, et comme divisé en deux lobes, courts et arrondis, soit largement échancré ou évasé. (/') Ici les deux derniers articles des antennes ou le dixième et le onzième, toujours distincts, tantôt se réunissent pour former un corps ovoïde ou pyriforme, ou bien sont évidemment séparés l'un de l'autre. Le bord supérieur du menton est arrondi et échancré au milieu, ou comme divisé en deux festons. Ceux-ci ont le bord antérieur de la tête presque droit ou peu avancé au milieu, sans échancrure profonde et propre à recevoir le menton, et les (a) PI. 46, (ig. I h; pi. 47, fig. 3 *. (A) PI. 46, lig. 1 c. INSECTES. .'»4 348 INSECTES COLÉOPTÈRES. bords latéraux, simplement et légèrement dilatés au-dessus de l'insertion des antennes ; celte tête ne parait point sensiblement rétrécie en arrière, ni élargie et tronquée par devant. Le corselet n'est point en forme de cœur, profondément échancré en devant et tronqué postérieurement. On peut détacher des derniers ceux dont le bord antérieur de la tète est droit ou presque droit, sans dilatation angulaire ou en forme de dent au milieu; dont le labre presque carré, degrandeur moyenne, est entièrement découvert ; dont le corselet est transversal et l'abdomen très volumineux et renflé. Ceux dont le corps est plus ou moins ovoïde ou ovalaire, avec le corselet plus étroit, même à sa base, que l'abdomen , généralement convexe , sans prolongemens aigus aux angles postérieurs, ni de saillie postérieure au préslernum, composent le sous-genre proprement dit DES PIMÉLIES. (PIMELIA. — Tencbrio. Lin.) (PI. 4f>, f.R. t.) (les Héléromères sont propres aux contrées circonscrivant le bassin de la Méditerranée, à l'Asie occidentale et méridionale et à l'Afrique. On n'en trouve point, ou du moins on n'en a pas encore découvert aux Indes orientales. Des espèces généralement plus allongées ont le menton découvert , les antennes légèrement et insensiblement plus grosses vers le bout ; les trois derniers articles ne composent point une massue divisée en deux portions d'égale grosseur, et dont la dernière, formée par le dixième et le dernier article confondus ensemble. Il en est parmi elles dont l'abdomen est proportionnellement plus large et plus volumineux ; dont les pattes sont encore relativement moins allon- gées; dont les jambes antérieures sont en forme de triangle renversé, al- longé, avec l'angle extérieur de leur extrémité prolongé, les éperons robustes et les tarses courts. M. Fischer (Entomolog. de la Russie) les a divisés en Lrois genres, Pimèlie, Plalyope et Dièsie ; mais dont les caractères n'étant fondés que sur le plus ou moins de saillie du dernier article des antennes, les dentelures des jam- bes antérieures ne nous paraissent pas suffisamment tranchés. Le onzième et dernier article des antennes est plus distinct dans le dernier. Les jambes antérieures sont très dentelées extérieurement dans les Platyopes. Leur corselet est en carré transversal , avec la base des élytres droite, et les an- gles extérieurs ou les épaules un peu avancés. Avec les Pimélies propre- FAMILLE DES MÉLASOMES. 549 ment dites de cet auteur, ou celles dont le onzième et dernier article des antennes se réunit ou se confond presque avec le précédent, où le corselet est presque semi-lunaire et convexe, et dont l'abdomen est presque ovoïde ou globuleux, se range une espèce très commune sur les bords de la ÎVIécli - terranée,le P. à deux points (a) (P. 2punclala, Fab.; Oliv., col. III, 59, I, 1); elle est longue d'environ huit lignes, d'un noir luisant. Son corselet est chagriné, avec deux gros points enfoncés dans son milieu, réunis dans quelques individus en une ligne transverse. Les élytres sont pareillement chagrinées, et offrent chacune, en y comprenant la carène latérale, qua- tre lignes élevées, point sensiblement dentées , et dont les deux internes plus courtes; la stature est élevée. Le Tenehrio muricatus de Linnœus est différent (Schœnh., Synon. insect, I, tab. m, 9). Une autre espèce très remarquable, mais particulière à la Haute- Egypte , et que l'on y trouve dans les tombeaux , est la P. couronnée (P. coronata , Oliv., ilid-, II, 17). Elle est longue d'environ quinze lignes, noirâtre, hérissée de poils d'un brun roussàtre, avec une rangée dépines courbées en arrière, sur la carène latérale de chaque élytre. M. Payraudeau a découvert dans l'île de Corse une nouvelle espèce (Payraudii), voisine de la première, mais à abdomen plus allongé , avec les élytres plus fortement chagrinées, et dont les deux lignes élevées in- ternes sont presque effacées. D'autres espèces (les trachydermes, Trachyderrna , Lalr.) ont l'abdo- men proportionnellement plus étroit et plus allongé, souvent très coin primé sur les côtés; les pattes longues, sans en excepter les deux anté- rieures, grêles étroites, terminées par de petits éperons (A); ces espèces sont généralement plus méridionales que les précédentes. (1) Une dernière division des pimélies (les cryptochiles , Cryptochyle , Uat.) (<) se compose d'espèces dont le corps est relativement plus court ou ramassé, dont le menton' est découvert par le présternum, et dont les an- tennes se terminent assez brusquement en une massue divisée^ en deux portions, l'une formée par le neuvième article , et l'autre par les deux sui- vans confondus ensemble^). Ces espèces paraissent être concentrées dans l'extrémité méridionale de l'Afrique. (2) ( i Les Pimélies longipes, hispida, moi- (2) Les Pimélies maculata , minuta de billosa, etc. , de Fahricius; la P. anomala I>'.ib. l'oyez, quant ;iux autres Pimélies. de Fischer. Olivier, Scltœnherr et Fischer. (a) PI. 46. li^. 1. (l>) PI. 46, Gg- 2- (c) PI. 46, Ug. 3. 00 PI. 46, , H, p- '46. (a) PL 46, fig. /,«. (4) PI. 46, fig. 4/'. , i PI. .;<;, lig. 5a. FAMILLE DES MELASOMES. ôiîl LES NYCTÉLIES (NYCTELIA. Lai. — Zophosis. Germ.) (PL 46,Cg.60 Sont presque semblables aux Zophoses ; mais le troisième article de leurs antennes est beaucoup plus long que le précédent , et le suivant , ainsi que le neuvième et le dixième, est presque globuleux (a) La base des mâchoires est découverte. Ces insectes sont d'ailleurs propres à l'Améri- que méridionale, tandis que les Zophoses et les Erodies habitent exclusi- vement les contrées occidentales et méridionales de l'Asie, le sud de l'Eu- rope et l'Afrique. (1) D'autres Piméliaires, terminant la subdivision de celles dont le labre n'est point reçu dans une échancrure profonde du bord antérieur de la léle, et où cette dernière partie du corps n'est ni tronquée en devant, ni rétrécie par derrière, se distinguent des précédentes par les caractères suivans. Le bord antérieur de cette partie s'avance en manière d'angle ou de dent, dans son milieu. Le labre , lorsque les mandibules sont fer- mées, ne paraît point ou très peu. Le corselet est tantôt en trapèze, pres- que aussi long que large, tantôt presque orbiculaire, ou presque en demi- cercle. Les antennes sont filiformes, et le onzième et dernier article est toujours très distinct du précédent. Le menton est encadré inférieure- ment et recouvre la base des mâchoires. Le présternum se prolonge un peu en pointe, dans plusieurs. Ces insectes , ainsi que ceux des deux sub- divisions suivantes, sont exclusivement propres aux pays chauds et occi- dentaux de l'ancien continent. LES HÉGÈTRES iHEGETER. Latr.) (PI. 46, fig-7) Ont le corselet en forme de trapèze , presque aussi large au bord posté- rieur que la base des élylres, et appliqué, dans toute son étendue, contre (i) Zophosis nodosOy Germ. insect.Spec. nov., p. 1 33. (.,) PI. ',<>, lig. (i«. r >32 INSECTES COLÉOPTÈRES. elle. Le dernier article des antennes est un peu plus petit que le précé- dent, [a) (I) LES TENTYRIES. (TENTYU1A. Latr. — Akis. Fab.) (l>l. .',6, fij;. s.) Leur corselet est presque orbieulaire, tantôt plus étroit que l'abdomen , tantôt de sa largeur, mais arrondi aux angles postérieurs et laissant un vide entre eux et la base des élylres. Le dernier article des antennes est ■ aussi grand au moins que le précédent. (2) D'autres Piméliaires s'éloignent des précédentes par la l'orme de leur tête et celle du corselet. Cette première partie du corps est comme carrée et plus ou moins rétrécie en arrière; le milieu de son bord antérieur offre une échancrure recevant le. labre. La dilatation des bords latéraux recou- vrant la base des antennes est plus grande et prolongée jusqu'au bord an- térieur. Ces organes sont toujours composésde onzearlicles très distincts, presque cylindriques, à l'exception des derniers, avec le troisième fort long. Le côté extérieur des mandibules est fortement excavé dans son mi- lieu , et les côtés inférieurs de la tète, formant l'encadrement latéral des mâchoires et du menton, se terminenten pointe ou en manière de dent. Le corselet est en forme de cœur tronqué et bien éebancré en devant, dans Sa plupart. Ces Piméliaires comprennent une grande partie du genre AKIS (AKIS) de Fabricius'. (1>I. /,<>, lig. 9 o On le restreint aujourd'hui aux espèces dont le corselet est plus large (i) Latr., Geuer, crusl. cl insect., II, p. (2) Latr. , ibid., Il, 1 "14 ; les Akisglabra, 107 ; I, i\, 1'. punctata, abbreviala, angiistata t orbicu- Pimelia titphoides? Oliv. lata, de Fabricius. Je crois qu'il faut encore Gnatliosia glabra, Fischer, Eulom. de la rapporter a ce sous-genre les Tagones(7Yt- Russ., Il, xx, S. gona, de M. Fischer, ibid., t, xvi, s, y («) 1*1. 16, llg. ; „. FAMILLE DES MÉLASOMES. S.Sô que la léle , fortement éehancré en devant , court , largement tronqué au bord postérieur, avec les bords latéraux relevés, (l) Une autre espèce (A. coUaris, Fab.), où la tête, mesurée en devant, est un peu plus large que le corselet , plus prolongée postérieurement et un peu étranglée à sa base, en manière de col ; où le corselet est beau- coup plus étroit, dans toute sa longueur, que l'abdomen, petit, convexe, incliné et non relevé sur les côtés, forme le genre D'ÉLÉNOPHORE ( ELENOPHORVS) de MM. Mcgerlc et Dejean. (PI. .',*>. 6g. i...) Les antennes sont un peu plus longues que celles des Akis. Les yeux sont plus étroits et échancrés. Les dernières Piméliaires de la division de celles dont le menton est éehancré, sont distinguées des précédentes par la manière dont il se ter- mine : au lieu d'être arrondi et d'être divisé en deux festons, il est légère- ment éehancré ou concave, avec les angles latéraux aigus, et proportion- nellement plus court et plus rétréci à sa base, ou plus en forme de cœur; il recouvre les mâchoires. Le onzième article des antennes n'est pas appa- rent , le dixième un peu plus grand que les précédens, et sous forme d'une toupie tronquée obliquementaubout, les termine. A l'égard delà lorme de la tête, de son échancrure antérieure, et souvent aussi, quant 5 la coupe du corselet, ces insectes ressemblent beaucoup aux Akis proprement dits. LES EURYCHORES (EURYCHORA. Thunb.) (Pi. 46. fig. 11.) Ont le corps ovale, avec les bords aigus et ciliés; le corselet semi-circu- laire, et recevant la tête dans une échancrure antérieure, l'abdomen pres- que en forme de cœur, et les antennes composées d'articles linéaires, com- primés ou anguleux, et dont le troisième, plus long que les précédens et les suivans. {-) (1) La première division des Ahis de Fah. (2) Lat., Gêner, crus t. et insect., II, p l'oyez aussi Fischer, F.ntom. de la Uns* . i5o ; Schœnh., Synon. insect.. I, ir. 5. I, xv, -, s. (j. Schœnh., Synon. insect., I-, 1, lab. 2, 5. 3K4 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES ADÉLOSTOMES (ADELOSTOMA. Dup) (PI. 46. fig. 11.) Ont le corps étroil et allongé, avec le corselet presque carré , un peu rétréci postérieurement; l'abdomen en carré long, arrondi postérieure- ment ; les antennes assez grosses, presque perfoliées; et dont les articles, à l'exception du dernier, sont presque tous lenticulaires et égaux. Le labre, les mandibules et les palpes sont cachés. (1) Nous terminerons les Piméliaires par celles dont le menton, de forme carrée, n'offre au bord supérieur ni échancrure ni évasement(n). Leur corps est toujours oblong, avec le corselet, tantotpresque carré, arrondi ou dilaté, tantôt étroit , allongé, presque cylindrique, et l'abdomen ovoïde ou ovalaire. Les antennes ont toujours onze articles distincts (*). Les cuisses antérieures sont renflées et même quelquefois dentées dans plu- sieurs, ou du moins dans l'un des sexes. Ces insectes font évidemment le passage de cette tribu à la suivante Tantôt les antennes sont entièrement ou presque entièrement grenues ou composées d'articles courts, soit ovoïdes ou globuleux, soit en tonne de toupie ou presque hémisphériques, [c) Parmi eux, les uns ressemblent aux Piméliaires des derniers sous- genres , sous le rapport de la dilatation et du prolongement des bords latéraux de la tête. Leur labre est très court et peu avancé. Les bords la- téraux du corselet sont droits ou simplement arqués ou arrondis, et sans dilatation, en forme d'angle ou de dent. Les yeux sont peu élevés. Dans ceux-ci, le corselet est étroil, soit cylindracé, soit en forme de cœur allongé et tronqué aux deux bouts. Tels sont : LES TA GÉNIES. (TAGEN'IA. Latr. — Slenosis. Herbst. — Akis. Fab.) (PI. 47. «g- '■) Les antennes sont presque perfoliées, avec le troisième article, guère (1) Adelostoma sulcatum , Diiponchel, A, B, C; insecte trouvé aux environs de M. in. de la Soc. limi. de Paris, [827, XII, Cadix par le (ils aine de ce savant; à Tan- (a) PI. 47, fif,'. 3c. (A) l'I. ',-, fig. I a, 3 n, } a. FAMILLE DES MÉLASOMES. 338 plus long que les suivans, et le onzième ou dernier très petit ou réuni avec le précédent (n). La tête est allongée postérieurement et portée sur une es- pèce de col ou de nœud. Le corselet est en forme de cœur allongé, tron- qué aux deux bouts. L'abdomen est ovalaire. (1) LES PSAMMÉTIOUES, (PSAMMETICUS. Latr.) (PI. 47, fig. i.) A antennes composés d'articles en forme de toupie, dont le troisième, beaucoup plus long que les suivans, et dont le onzième ou dernier, aussi grand que le précédent, très distinct (A). La tète et le corselet sont en carré long, de la même largeur. L'abdomen est presque ovalaire, et tronqué à sa base. (2) Dans ceux-là,le corselet est au moins aussi large que l'abdomen, et d'une forme presque orbiculaire, ou en carré, arrondi latéralement, et soit iso- métrique, soit plus large que long. LES SCAURES, (SCAURUS. Fab.) (PI. 47. fig- 3-) Où le dernier article des antennes est.ovoïdo-conique et allongé (c); où le corselet est presque isométrique, et où les cuisses antérieures sont renflées, souvent dentées dans les mâles. Les jambes sont longues et étroites. Ces insectes sont propres aux contrées occidentales et chaudes de l'an- cien continent. (3) ger, par M. Goudot jeune, mais apporté (a) Sous-genre établi sur des insectes depuis long-temps par M. Labillardière, de inédits du Chili. son voyage en Syrie. (3) Oliv., col. III, n 62 ; Latr, Gêner. (1) Lat., Gêner, crust. etinsect., II, p. crust. et insect , II, p. i5g; Encyclop. mé- 149 ; Herbst., col. VIII, cxxvn, i-3. lliod., article Scaure. (a) PL 47. «g- '• (*) Pl - 47. «g. 2. (<0 PL 47, fig. 3 d. 45 •Vifi INSECTES COLÉOPTÈRES. LES SCOTOBIES, (SCOTORIUS. Germ.) (PI. 4:, fig. 4.) Où le dernier article des antennes n'est guère plus long que le précé- dent , et en forme de toupie renversée («); où le corselet est sensiblement pins large que long, très arqué aux bords latéraux; où les cuisses diffè- rent peu en grosseur, et où les jambes antérieures sont en forme de trian- gle allongé, et anguleuses. Ces hétéromèressont propres à l'Amérique méridionale. (1) Les autres Piméliaires à antennes en chapelet et à menton entier, sont remarquables par les dilatations latérales, en forme d'angle ou de dent forte, de leur corselet. Le milieu du dos offre une carène sillonnée et ter- minée antérieurement en manière de bosse arrondie ou bilobée. Les bords latéraux de la tète sont brièvement dilatés. Le labre est entièrement dé- couvert et de grandeur ordinaire. Les yeux sont plus élevés que dans les autres piméliaires. Les antennes sont, en outre, velues ou pubescentes. Les élytres sont très inégales. LES SÉP1DIES (SEPID1UM. Fab.) (PI. 4 7 , fig. 5.) On les trouve dans les pays méridionaux de l'Europe, et en Afrique. (2) Les dernières Piméliaires ayant, comme les précédentes, le menton sans échancrure supérieure, s'éloignent de celles-ci à l'égard de la forme des articles de leurs antennes; ils sont pour la plupart presque cylindriques, ou en forme de cône renversé et allongé; les trois à quatre derniers sont seuls arrondis, soit ovoïdes, soit turbines ou hémisphériques Le labre est entièrement découvert, et la saillie marginale de la tête, recouvrant l'ori- gine de ces organes , est peu prolongée, ainsi que dans les Sépidies. Ces in- sectes sont propres à la colonie du cap de Bonne-Espérance. Les yeux sont (i) Germ,, insëct. Spec. nov., p. r3fi. (a) Les Scpidics tricuspidatum t variega- tunt et crutatttm « INSECTES COLÉOPTÈRES. pièces principales, cornées ou conniventes, qui la con- stituent dans la tribu précédente, mais par le rappro- chement des colonnes charnues de son intérieur. Le ven- tricule chylifique est proportionnellement plus long, et les capsules spermatiques sont moins nombreuses. Les Blaps, selon le même naturaliste, sont pourvus d'un ap- pareil de sécrétions excrémentitielles double, et d'une toute autre structure que celui des pentamères: il consiste en deux vessies assez grandes, oblongues, situées tout-à- fait au-dessous des viscères de la digestion et de la géné- ration, très rapprochées l'une de l'autre, à parois très minces et entourées de replis vasculaires, adhérens, plus ou moins boursouflés, et dont il est difficile de connaî- tre le point d'insertion, dans l'impossibilité où l'on est de les dérouler. Il faut en dire autant des conduits des- tinés à évacuer au dehors le liquide sécrété; ils sont ca- chés par une sorte de diaphragme membraneux appliqué à l'aide d'un panicule charnu sur le dernier segment ventral. La liqueur sécrétée sort latéralement et non par l'extrémité du dernier anneau: elle est lancée jusqu'à sept ou huit pouces de distance, brunâtre, d'une âcreté fort irritante et d'une odeur propre et pénétrante. Cette tribu sera formée d'un seul genre, celui DE. BLAPS. (BLAPS.) Les UlapsiJes, dont le corps' est généralement oblong, avec l'abdomen FAMILLE DES MELASOMES. 589 embrassé latéralement pnrlesélytres, qui, le plus souvent, se rétrécissent vers le bout et se terminent en pointe ou en manière de queue; dont les tarses sont presque semblables dans les deux sexes et sans dilatation re- marquable, formeront une première division. Les uns ont le menton petit ou n'occupant guère, en largeur, que le tiers de celle du dessous de la léte, presque carrée ou orbiculaire. (a) Ici toutes les jambes sont grêles, sans arètès, ni dents fortes au côté ex- terne. Le corselet n'est jamais dilaté en devant, ni en forme de cœur lar- gement tronqué. LES OX LIRES (OXURA. Kirb.) (PI. 47. «g. 8.) Ont le corps étroit et allongé, le corselet plus long que large, ovoïde, tronqué aux deux bouts, et les articles intermédiaires des antennes longs et cylindracés. (/>) (ij LES ACANTHOMÈRES (ACANTHOMERA. Latr. — Pimelia. Fab.) (PI.47.fig-.) Dont le corselet est presque globuleux, et l'abdomen presque ovoïde; et (r) Oxitra sctosa t Kirb., Linii. traus , reuflées et dentées ; le corps est très iuégal XII, xxir, 3. et cendré ; les éperons des jambes sont liés (2) Pimelia dentipes, L'ai)., et quelques petits, antres espèces. Les misses antérieures sont («) PI. 47, lig. ne. (/,) PI. 4;, lîg.S. .'GO INSECTES COLÉOPTÈRES. dont les antennes ont le troisième et le quatrième articles égaux , cylin- driques, le huitième et les deux suivans un peu plus gros, presque en forme de toupie, et le onzième ou dernier plus grand et ovoïde. (1) LES BLAPS propres. (11 LAPS. Fab.) (l'I. 4;, «s- "•) Leur corselet est presque carré , plan ou peu convexe. L'abdomen est ovalaire, tronqué transversalement à sa base, plus ou moins allongé. Les élytres de la plupart sont rélrécies et prolongées en pointe, dans les maies surtout. Le troisième article des antennes est beaucoup plus long que les suivans, cylindrique; ceux-ci ou les trois avant-derniers au moins sont grenus, le dernier est ovoïde et court. («) Avec les espèces dont le corps et l'abdomen sont proportionnellement moins allongés et plus larges, dont les élytres se terminent dans les femel- les en une pointe très courte, où le corselet est presque plane, presque isométriquement, se range : Le B. porte-malheur (b) {B. morlisaga, Oliv., col. III, 60, I, 2, 6; Tenehrio mortisaga , Lin.). Il est long d'environ dix lignes , d'un noir peu luisant, uni, simplement pointillé en dessus, avec le corselet presque carré et of- frant de chaque côté . au bord postérieur, les vestiges d'un petit rebord aplati. Le bout des étuis forme une pointe courte et obtuse. Dans les lieux sombres et malpropres, près des latrines, souvent même dans les maisons. Le B. lisse {lœvigala, Fab.) pourrait former un sous-genre propre. Son corps est beaucoup plus court que celui des autres espèces, très convexe ou gibbeux. A partir du quatrième article, les antennes sont grenues. Les jambes antérieures se terminent en une forte pointe ou épine, formée par un éperon. Fabricius rapporte que les femmes turques habitant l'Egypte, où cet in- secte est très commun, mangent le blaps sillonné, cuit avec du beurre, dans l'intention de s'engraisser. 11 dit aussi qu'on s'en sert contre les maux d'o- reilles et la piqûre du scorpion. (2) (i) Latr., Gen. cnist. el insi'ct., II, p. (2) Les Blaps gages , sulcala , de Fab. i(io, el I, x,S ; Pimcliagibbula, Herbst., Voyez le Calai, do la coll. des Coléopt. de col. VIII, cxx, 7. .M. Dejean. (a) PI. 47. »iy- "■'■ (*)''!• 4-.fig " FAMILLE DES MÉLASOMES. SIM Là , toutes les jambes sont anguleuses , avec des arêtes longitudinales ; les deux antérieures sont plus larges, fortement dentées extérieurement(a). Le corselet est dilaté antérieurement et en forme de cœur , largement tronqué. LES GONOPES. (GONOl'US. Latr.) (PI. 48. 6g- ■•) Le troisième article des antennes est allongé, cylindrique , ainsi que les deux ou trois suivans; ceux qui viennent après sont grenus; le dernier est ovoïde et un peu plus long que le précédent. Le bord antérieur de la tête est concave, et le menton en carré transversal. Le côté inférieur des cuis- ses est tranchant , avec un sillon; les deux antérieures ont une dent; les quatre jambes postérieures sont étroites, arquées, avec quelques dentelu- res ; les tarses sont glabres. (1) Les autres insectes de cette tribu et à pieds semblables dans les deux sexes, diffèrent des précédens par leur menton, qui occupe transversale- ment la majeure partie du dessous de la tête, et a la forme d'un cœur tronqué inférieurement ou à sa base. Le corselet est toujours transversal , échancré ou concave en devant, et arqué latéralement , soit trapézoïde et plus large postérieurement, soit très dilaté latéralement et rétréci vers les angles postérieurs. Le labre est échancré. La plupart sont de couleur cen- drée et vivent à terre, dans les lieux sablonneux. Tantôt le corselet est élargi en devant ou près du milieu de ses côtés et rétréci postérieurement. La base des mâchoires est découverte. LES HÉTÉROSCÈLES (HETEKOSCELIS. Latr.) (PI. 48, fig. 2.) Présentent au côté extérieur des quatre premières jambes deux fortes dents, l'une au milieu, l'autre terminale (A); l'extrémité postérieure du (i) Blaps tibinlis (le Fal>. (a) PI. 48, fig. I, 2 a, cl.-. (4) PL 48, Kg. 2 a. • ><>-' INSECTES COLEOPTERES. préslernum est prolongée en manière de lame aplatie et reçue dans une échancrure du mésôsternum. Le corps est ovale, arrondi aux deux bouts,, avec les bords latéraux du corselet très arqués, et simplement rétrécis près des angles postérieurs. Les antennes sont légèrement et graduellement plus grosses vers le bout. (1) LES MACULES (MACHLA. Herbst.) (PI. 48, fie. 3.) Ont les antennes terminées par une petite massue en bouton, et formée par les trois derniers articles; elles peuvent se loger dans des cavités pra- tiquées sous les côtés du corselet, qui sont très épais et arrondis. (2) LES SCOTINES, (SCOTINUS. Kirb.) (PI. 48, Cg. 4.) A antennes terminées aussi en une petite massue, mais dont les deux derniers articles sont presque confondus , et point susceptibles d'ail- leurs de se loger dans des cavités particulières. Le corselet est dilaté en devant. (3) Tantôt le corselet est presque trapézoïde, arqué graduellement, dans toute la longueur de ses bords latéraux, sans rétrécissement brusque pos- térieur. Le menton recouvre la base des mâchoires. Les deux derniers articles des antennes sont réunis en une petite massue. («) (i) Pimelia dent'wcs, Fab. (2) Platynotus serrât us, Fal>. Ejusd, , Platynotus reticulatus, Pimelia (1) Scotinus crenicollis , Kirb. , Linn. obscura, Oliv. ; Insectes du cap de Bonne- trans. , XII , xxr , 1 4 , sous-genre propre à Espérance. l'Amérique méridionale. {a) PI. 4S, fig. 5 c. FAMILLE DES MF.LASOMES. 50."; LES ASIDES. (ASIDA. Lalr.)(i) (PI. 48, fig- 5.) Viennent maintenant des Blapsides à corps ovale et peu allongé, dont le repli latéral des élytres est étroit et s'étend peu en dessous; dont le corselet est toujours transversal, presque carré ou trapézoïde, avec les bords latéraux arqués; et plus remarquables encore par les différences sexuelles de leurs pattes; les deux ou quatre tarses antérieurs sont plus dilatés dans les mâles, (a) (2) Ces insectes fréquentent les lieux sablonneux. Les deux jambes anté- rieures sont ordinairement plus larges, dilatées triangulairement au bout et propres à fouir. Ici le bord antérieur de la tête est toujours échancré. Les deux tarses antérieurs des mâles sont seuls manifestement plus larges ou plus dilatés que les suivans. LES PÉDINES. (PEDINUS. Lati .) (PI. 48, fig. 6 à 10.) M. Mégerle et M. le comte Dejean les ont subdivisés en plusieurs autres sous-genres, mais sans en donner les caractères. Ceux où les mâles ont les quatre premiers articles des deux tarses an- térieurs de la même largeur, avec le radical triangulaire, les trois suivans transversaux et presque égaux , toutes les jambes étroites et allongées (/>), le corselet rétréci postérieurement et terminé par des angles aigus , for- ment le genre opatrine (Opatrinus) de M. Dejean : ces insectes sont tous d'Amérique. (3) (1) Latr., Geuer. Crust. et insect., II, Platynotus lœvigatus, ejusd. p. i55. Voyez le Catal. de la coll. des (2) Le dessous de ces parties est ordi- coléopt. de M. le comte Dej., p. 65. Le nairement soyeux ou garni d'une brosse. Platynotus undatus de Fab. est une espèce (3) Blaps clatkrata, Fab. très peu différente de VA.grisea. Cet auteur Ejusd., B. punctata , peut-être aussi son s'est , je crois , mépris sur son habitation. Platynotus dilatatus. {a) PI. 48, fig. 5d. {b) PI. 48, fig. 7. INSECTES. 4 G 364 INSECTES COLÉOPTÈRES. Ceux où les mêmes tarses et dans les mêmes individus ont le premier article et surtout le quatrième sensiblement plus étroits ou plus petits que les deux intermédiaires (a), dont le corselet se rétrécit près des angles pos- térieurs, composent quatre autres sous-genres , mais dont les caractères sont si faibles et si nuancés, que ces coupes peuvent être réunies en une seule, celle de dendare {Dendarus, Meg., Dej.;. Quelques espèces ont, ainsi que les opatrines, les jambes étroites, allon- gées, peu dilatées à leur extrémité , et presque identiques dans les deux sexes; le corselet rétréci brusquement de chaque côté, près des angles pos- térieurs, qui forment une petite dent aiguë : ce sont les Dendarcs propre- ment dits, fl) Dans les suivantes, les quatre jambes antérieures, ou du moins les deux premières, sont dilatées triangulairementà leur extrémité. Le dessous des intermédiaires et des deux dernières, celui même des deux cuisses posté- rieures est soyeux dans plusieurs milles. Tantôt les côtés du corselet sont rétrécis brusquement près .des angles postérieurs, ou sont presque arrondis, à dent saillante à celte extrémité. Le corps est ovale. Tels sont les héliophiles {lleliophilus) de M. le comte Dejean. Tantôt le corselet se termine insensiblement de chaque côté par un angle pointu. Le corps est proportionnellement plus court et plus large. Des espèces à corselet grand , guère plus large que long , fortement rebordé latéralement, et dont le corps est peu bombé en dessus, compo- sent le genre d'EURYNOTE (Eurynotus) de M. Kirby (6). (2) D'autres, dont le corps est sensiblement plus convexe ou plus bombé en dessus, avec le corselet transversal très faiblement rebordé, sont des iso- CÈRES (fsocerus), Meg., Dej. (c). (3) Dans les mâles des dernières Pédines , les trois premiers articles des deux tarses antérieurs, toujours très dilatés, diminuent progressivement de largeur, et le quatrième est très petit. Les cuisses postérieures des mêmes individus, sont concaves et soyeuses en dessous (4) ; le corps est (i) t'oyez J3e]., Catal. de sa coll. des tab. n, 6. coléopt., p. 65. Voyez les Platynolus ex.- (.')) Dej., Catal. de sa coll. des coléopt., cavatus et crenatus de Fab. p. (»5. (2) Eurynotus muricatus, Kirb., Linn. (4) Le dessous des mêmes cuisses es! dans., XII, xxn, 1. Voyez Platynotus pareillement soyeux dans les mâles des Hé- strïatus, Schcenh., Synon. insect., I, 1, liophiles. (a) PI. 48, fig. 8. (A) PI. ;S. fi ç . ,, (O PI. ,',s, (i s . [o. FAMILLE DES MÉLASOMES. 305 ovale, avec le corselet faiblement rebordé , s'élargissant de devant en ar- rière,' ou faiblement rétréci en arrière, toujours terminé postérieurement et insensiblement par un angle pointu et prolongé. Telles sont les pédihes proprement dites (Pedinus) de M. le comte Dejean. (a) (1) Là, le bord antérieur de la tète est entier ou sans échancrure dans plu- sieurs. Les quatre tarses antérieurs des mâles sont également ou presque également dilatés (b). La forme du corps et celle du corselet en particulier sont encore semblables à celles des dernières Pédines. Ceux où le bord antérieur de la tétc offre encore une échancrure (c) forment le sous-genre BLAPSTINE; (BLAPTINUS. Dej.)(2) (Pi. 48, fig. n.) Ceux où il est entier ou sans échancrure, celui DE PLATYSCÈLE. (PLATYSCEL1S. Lalr.) (3) (PI. 48, fig. iï.) Nous voilà arrivés aux mélasomes munis d'ailes. Leurs corps est ordinairement ovale ou oblong, déprimé ou peu élevé, avec le corselet carré ou trapézoïde, de la lar- geur de l'abdomen à son extrémité postérieure. Les pal- pes sont plus gros à leur extrémité; le dernier article des maxillaires est en forme de triangle renversé ou de (1) Dej., Cat., p. 65. I, 1, tab. 11, 8. (2) De]., ibid., p. 66. (3) Ibid.; Fisch., Enlom. de la Russ., Blaps tibidens, Schœnh., Synon. insect., II, xx, i-5. (n) PI. 48, fig. 6. (A) PI. 48, fig. a a. (e) PI. 48, fig. 11. Ô66 INSECTES COLÉOPTÈRES. hache ("); le menton est peu étendu en largeur ( 6 ) (i), et laisse à découvert la base des mâchoires. Ces mélasomes composeront la troisième et dernière tribu, celle des ténébrionites (Tenebrionites), formée d'un seul genre, celui DE TÉNÉBR10IN, (teni-:brio) , Tel que Fabricius l'avait d'abord formé , et auquel nous rattacherons celui qu'il nomme Opatrum et celui d' Ortho- cère ; ils serviront de types à autant de divisions particu- lières. 1° Ceux dont le corps est ovale, avec le corselet presque trapézoïde, ar- qué latéralement , ou en demi-ovale tronqué antérieurement , plus large au moins au bord postérieur que l'abdomen , peu ou point rebordé , les palpes maxillaires terminés par un article en hache (c), ou d'une forme très analogue, et les antennes grossissant insensiblement. (d) LES CRYPTIQUES (CRYPTICUS. Latr. — Blnps. Y ah.) (Pi. 49. «g- '•) Ont le corps convexe et lisse en dessus, avec la télc découverte ou peu (1) A raison de leurs mâchoires armées leur menton beaucoup plus grand et iccoii- au côté interne d'une dent cornée , les Epi- vrant la base des mâchoires; mais , dans trages devraient systématiquement apparte- l'ordre naturel , ces insectes me paraissent nir à cette tribu , et s'éloigneraient de tous se placer près des Hélops. les sous-genres dont elle se compose , par («) PI. 49 , fig. 2 A, [oc. {!>) PI. /,9,lig.2i. lod. (c) PI. .-,;,, fig. 2 h. (,/) pi. 49, fig ,„. FAMILLE DES MÉLASOMES. 367 enfoncée dans l'échancrure du corselet, sans échancrure à son bord an- térieur, les yeux extérieurs, ou tout-à-faiten dehors de la concavité anté- rieure du corselet, et cette dernière partie du corps insensiblement incli- ' née sur les côtés et peu échancrée en devant. Les antennes sont presque de sa longueur, avec la plupart des articles presque en forme de cœur renversé ou de toupie, les avant-derniers étant seuls plus arrondis ou presque grenus, mais point transversaux. Les jambes sont toujours étroi- tes et allongés, avec les éperons du bout assez saillans (a) (1) LES OPATRES. (OPATRUM. Fab., Dej. — Phylax. Meg.) [P\. 4y, Cg.2.) Leur corps est généralement moins élevé et même souvent déprimé ; la tête est reçue postérieurement avec les yeux dans une profonde échan - crure du corselet, et son bord antérieur en offre une petite , où le labre est engagé. Le corselet est déprimé le long de ses côtés ; les antennes sont plus courtes que lui, en majeure partie grenues, avec les derniers arti- cles lenticulaires et transversaux. Les élytres sont raboteuses ou striées. Les éperons des jambes sont très petits , et les deux antérieurs sont plus larges et triangulaires dans plu- sieurs. VO. des sables (/>) (Silpha sabulosa , Lin.; Oliv., col. III , 56 , 1, 4). Son corps est long de quatre lignes , noir, mais paraissant ordinairement , en dessus, d'un gris cendré, ovale, avec le corselet arqué latéralement et un peu plus large dans son milieu que l'abdomen. Les élytres ont chacune trois lignes longitudinales, élevées, accompagnées chacune , de chaque côté , d'une rangée de petits tubercules , disposés alternativement , et se réunissant souvent avec elles; entre le bord extérieur et la première li- gne, et entre la dernière et la suture , est aussi une série de tubercules semblables. Les jambes antérieures sont plus larges , triangulaires. Très (i) Pcdinus glaber, Lair., Gêner, trust. Blaps glabra, Fab., et quelques autres et insect., II, pag. 164; espèces inédites d'Espagne et du :o\\. , III, 58, 11,12; Bonne-Espérance. (a) Pl.49.fig. li. (*) PI. 49, fig. 2- 368 INSECTES COLÉOPTÈRES. commun dans toule l'Europe , dans les lieux sablonneux , et se montrant dès les premiers beaux jours du printemps, (i) 2° Ceux dont le corps est étroit et allongé, presque de la même largeur ou plus large postérieurement , avec le corselet presque carré , presque aussi long au moins que large, et dont les antennes forment une grosse massue, ou sont dilatées brusquement à leur extrémité. Les uns ont les antennes grosses, cylindriques ou en fuseau, perfoliées , velues, ne paraissant composées que de dix articles , le onzième ou der- nier étant très court et peu distinct; le second est aussi grand que le suivant, (a) LES CORTICUS, (CORTICUS. Dej. — Sarrotrium. Germ ) (PI. 49. fig- 3.) Dont les antennes sont cylindriques et terminées par un article plus grand, formant une petite massue. {/>) (2) LES ORTHOCÈRES, (ORTHOCERUS. Latr. — Sarrotnium. lllig.) (PI. 49. fig- 4.) Où ces organes, plus larges dans leur milieu, forment une massueen fu- seau , très velue , avec la plupart des articles transversaux et le dernier beaucoup plus étroit que les précédens. (c) (3) Les antennes des autres sont de grosseur ordinaire, simplement gre- nues, point sensiblement perfoliées ni velues, et oll'rent distinctement onze articles. (), et les deux autres trois. (i) Voyez, pour les autres espèces, le d'épuration, plusieurs espèces se rapportant Catalogue de la collection de M. le comte aux Phaléries ou à d'autres sous-genres. Dejean et Faliricius. Mais ce genre, tel qu'il Quelques-unes même peuvent en former de est actuellement composé , aurait besoin nouveaux. (a) PI. 4g,£g. io, (*)P1- 49>*>g " "■ INSFCTES. 47' r>72 INSECTES COLÉOPTÈRES. La seconde famille des coléoptères hétéromeres, LES TAXICORNES, (taxicornes.') (Planche 5o.') N'ont point d'onglet corné au côté interne des mâ- choires ("), et sont tous ailés ; leur corps est le plus sou- vent carré, avec le corselet trapézoide, ou demi-circulaire et cachant ou recevant la tête; dans quelques-uns, les antennes, ordinairement insérées sous une saillie margi- nale des côtes de la tète, sont courtes, plus ou moins per- foliées ou grenues, grossissent insensiblement ou se ter- minent en massue ('). Les pieds ne sont propres qu'à la course, et tous les articles des tarses sont entiers et ter- minés par des crochets simples (') ; les jambes antérieures sont souvent larges et triangulaires ( d ). Plusieurs maies ont la tête munie de cornes. La plupart de ces hétéro- mères se trouvent dans les champignons des arbres, ou sous les écorces; quelques autres vivent à terre, sous des pierres. M. Léon Dufour a observé dans quelques sous- genres de cette famille, tels que les Hypophlées, les Dia- pères propres, et les Elédones ou Bolétophages, un ap- (a) PI. 5o, fig. 2 c. (4) PI. 5o, fig. 2 e, i o, etc. (c) PI. 5o, fig. %{. () Parmi les espèces dont le corps est ovoïde, bombé, avec le corselet lobé postérieurement et les antennes grosses, presque entièrement per- foliées , se range la D. du /miel ( Chrysomela holcli, Lin. , Oliv. , col. 111 , 55, 1 ) (c) , dont le corps est long d'environ trois lignes, d'un noir lui- sant, avec trois bandes d'un jaune fauve , transverses et dentées sur les élytres. On la trouve dans les champignons des arbres. Une autre espèce plus allongée, que Fabricius a placée parmi les Ips . (hœmorrhoidalis) , forme le genre Neomidu de M. Ziégler. La léle du mâle est armée de deux cornes (1). Quelques autres, mais dont les cinq der- niers articles sont seuls perfoliés , et forment une petite massue, com- posent aussi un genre propre, celui de Pentaphyltus. (2) D'autres insectes de celte tribu , dont les antennes vont en grossissant et sont presque entièrement perfoliées {d) , se distinguent des Diapères et des Pbaléries par la forme linéaire de leur corps et leur corselet en carré long ou presque cylindrique. Tels sont : (i) Les Trogosiles cornuta , maxillosa, de sus antennes, terminées brusquement en de Fabricius, pourraient, à raison des dif- massue ptrfoliée de trois articles , et dont terences que présentent, dans les deux les précédens sont 1res petits et grenus, sexes, les mandibules, former un sous- (a) Voyez le Catalogue de MM. Dejean genre propre. Le T. ferruginca du même el Dahl , et , quant aux autres espèces , parait aussi en constituer un autre, à raison Fabricius, Olivier et Gylleuliall. (a) PI. 5o, fig. ic - (4) PI. 5o, fig. if. (c) PI. 5o, fig. 2. (■/) PI. 5o, fig. Sa. 576 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES HYPOPHLEES. ( HYPOPHL.EUS. Fab. — Ips. Oliv.) (PI. 5o, fig. 3.) On les trouve sous les écorces des arbres, (i) Là , les antennes, dont l'insertion est à nu ou très peu recouverte, se terminent brusquement par une grande massue ovale ou ovoïde, perfo- liéc, de quatre articles au moins («) , et dont le second, dans ceux où elle est formée de cinq , est très petit (/<). Le corps est ovoïde ou presque hé- mispbérique, convexe. LES TRACHYSCÈLES (ÏRACHYSCELIS. Lat.,Dej.) ( PI. 5o, fig. 4.) Ont des antennes guère plus longues que la tête, terminées en une nias sue ovoïde, de six articles; toutes les jambes larges et triangulaires, propres à fouir, et le corps court, presque hémisphérique le plus souvent Ils s'enterrent dans le sable des bords de la mer. (2) LES LEIODES , (LEIODES. Latr. — Anisotoma. lllig., Fab.) (PI. 5o, fig. 5.) Dont le corps est pareillement court et bombé, mais dont les antennes, de la longueur de la tète et du corselet, se terminent par une massue ovale de cinq articles, dont le second plus petit (c). Les jambes sont U) Hypophlœus castancus, Fab.; Panz., Dufour n'a trouvé dans les Ilypophlces et Faun. insect. Germ., XII, i3; les Elédones que quatre vaisseaux biliaires; H. linearis, Fab ; Panz., ibid., VI, i(j; il y en a six clans les Diapères. H.fasciatus, Panz., ibid., VI, 17; [■>. ï Latr. , Gêner, crust. et insect. , I\ //. bicolor, Fab.; Panz., /A»/., XII, 1.;; p. J79. H.pini, ibid'. , LXVII , 1 9. M. Léon (a) PI. 5o, fig. 4. (A) PI. 5ii. fig. 5a. {<•) PI. 5o, lig. 5. FAMILLE DES TAXICORNES. 37" étroites, allongées ou peu dilatées ; les quatre antérieures au moins sont épineuses. (1) LES TEÏRATOMES (TETKATOMA. Herbst., Fab.) (PI. 5o, fig. fi.) Ont le corps un peu plus allongé que les précédens, ovoïde, moins élevé en dessus ; toutes les jambes étroites et sans épines, et les anlennes de la longueur de la télé et du corselet , terminées en une massue ovalaire , de quatre articles, (a) (2) Tantôt les anlennes, toujours terminées en une massue perfoliée, de cinq ou trois articles, et dont les précédens sont presque en forme de cône renversé ou un peu dilatés au côté interne, en manière de dent, sont ar- quées ou un peu courbes [i). Le corps est ovoïde , très inégal en dessus , ou profondément ponctué et strié sur les élylres. Le corselet est déprimé latéralement, et les bords de ce limbe marginal sont dentelés; il est séparé postérieurement de chaque côté, par un écart ou vide remarquable. Les palpes sont filiformes ou légèrement plus gros à leur extrémité, ainsi que dans les Phaléries et les Diapères. La tête des mâles est souvent cornue. On les trouve aussi dans les champignons des arbres. Ils forment le genre DELEDONE. (ELEDONA ) de Lalreille , ou celui de Boletophagits de Fabricius et de la plupart des autres naturalistes. ( PI. 5o, fig. 7.) M. Ziégler, et après lui M. le comte Dejean , n'y comprennent que les espèces dont les antennes ont une massue formée par les cinq derniers articles , et dont les précédens sont un peu en dents de scie. (3) (1) Lati., ibid., II, p. 180; p. 1S0, et I , ix, 10. Voyez Fab. et Oyl- Les Anisotomes humerale f axi/lare, cas- lenliall. taneum, orbiculare s piceitm, ferrugineum , de M. GyllenhaU (Inseet. Suec. ,I,u, (3) Voyez le Catal. de la coll. de M. le p. 557 et suiv.). , comte Dejean, p. fiS; mais rapportez au G. (2) Latr. , Gêner, ciusl. et inseet. , II , coxelus mon Eledona splnosula. (a) PI. 5o, fig. 6. (/,) PI. 5o, fig. -a. Ô7« INSECTES COLÉOPTÈRES. Celles où les trois derniers seuls forment la massue, et dont ies précé- dens sont presque en forme de cône renversé, sans saillie interne (a), composent le genre coxlxf. {Coielus). (1) Notre seconde tribu des Taxieornes, les cossyphètses (Cossjphcnes), est formée d'insectes analogues, par la forme générale du corps, aux Peltis de Fabricius, à plu- sieurs Nitidules et Cassides; il est ovoïde ou subhémis- phérique, débordé dans son pourtour, par les côtés, di- latés et aplatis en manière de limbe ou de marge , du corselet et desélytres; la tête est tantôt entièrement ca- chée sous ce corselet, tantôt reçue ou comme emboîtée dans une échancrure antérieure de cette partie du corps; le dernier article des maxillaires est plus grand que les précédens et en forme de hache. Cette tribu se composera du genre DES COSSYPHES. (cossyphus. OJiv., Fab.) Les uns ont le corps aplati , en forme de bouclier, de consistance solide, et les antennes terminées en une massue de quatre à cinq articles (/>); ils sont propres à l'ancien continent, ou bien à la Nouvelle-Hollande. Tels sont : [t)Ibid., p. 67. Les Cis paraissent, dans un ordre naturel, se rapprocher de ces insectes. («) PI. 5o , fig. - h. {l>) PI. 5o, «g. 8 a, 9. FAMILLE DES TAXICORNES. ,~>7!» LES GOSSYPHES propres , (COSSYPHUS. Oliv., Fab.) (PI. 5o, fig. 8.) Dont le corselet, presque demi-circulaire, ne présente antérieurement aucune échancrure, et cache entièrement la tête ; dont les antennes sont courtes et se terminent brusquement en une massue ovale de quatre ar- ticles , la plupart transversaux ; le second de tous et les suivans sont pres- que identiques, (a) Ces insectes habitent les Indes orientales, la partie méridionale de l'Europe, et le nord de l'Afrique. (1) LES HELEES (HELjEUS. Latr, Kirb.) (PI. 5o, fig. 9.) Ont la tête engagée dans une profonde échancrure, ou dans une ouver- ture médiane du corselet, et découverte, du moins en parlie , supérieure- ment. Les antennes, de la longueur au moins de ces deux parties du corps réunies, se terminent presque graduellement en une massue étroite , al- longée, formée par les cinq derniers articles , dont le dernier ovoïde, et les précédens en forme de toupie ; le second de tous est plus court que le troisième (i). Ces insectes sont propres à l'Australasie. (2) Les autres, dont la tête est toujours découverte et simplement reçue dans une entaille profonde du corselet , ont le corps presque hémisphé- rique, bombé, mou ou de consistance peu solide, le corselet très court , et les antennes presque de la même grosseur partout et grenues [c) ; ils sont propres à l'Amérique méridionale, et ressemblent, au premier coup- d'œil , aux Coccinelles et à diverses espèees d'Erotyles. Tels sont . (1) Latr. , Gen. crust. et insect. , II , xru, 6; P- 4- Helœus Brownii , Kirb., Linn. Trans , (2) Cuv., Règne animal, III, p. 3oi,IV, XII, irai, 8. (a) PI. ^o, fig. 8 a. {!,) PI. 5o, fig. y. ( t ) PI. 5u, lig. tou. INSECTES. /£ 380 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES NILIONS. (ÎNILIO. Lalr.)(i) (PI. 5o, fig. to.) La troisième famille de coléoptères hétéromèkes, celle DES STÉNÉLYTRES (stenelytra.) (PI. 5i a r,i.) Ne diffère de la précédente que par les antennes, qui ne sont ni grenues ni perfoliées, et dont l'extrémité, dans le plus grand nombre, n'est point épaissie ("). Le corps est le plus souvent oblong, arqué en dessus, avec les pieds allongés, ainsi que dans beaucoup d'autres insectes. Les mâles, aux antennes et à la grandeur près, ressemblent' à leurs femelles. Ces hétéromères sont généralement beaucoup plus agiles que les précédens; plusieurs se tiennent cachés sous les vieilles écorces des arbres; on (i) Latr. , Gêner, crust. et insect. , 11, Les G. Eustrophe et Orchésie, que nous 1>. 198, et I, x, 2; Mgithus marginatus, avions placés dans celle famille, t'ont main- Fab. Voyez Germ. insect. Spec. nov. , tenant partie de la suivante. '",' PI. 5l, Cg. 5, \)a. FAMILLE DES STÉNÉLYTRES. 381 rencontre la plupart des autres sur les feuilles ou sur les fleurs. Linnaeus en a rapporté le plus grand nombre à son genre Tetiebrio; il a dispersé les autres dans ceux de Necydalis, Chrysomela, Cerambyx et Cantharis. Dans la première édition de cet ouvrage, nous avons réuni ces hétéromères en un seul genre, celui d'HÉLOPs (Helops); mais l'anatomie, tant intérieure qu'extérieure, nous indique qu'on peut partager cette famille en cinq tribus, se rattachant cà autant de genres, savoir: les He- lops de Fabricius, ses Cistèles, ses Dircées, les OEdémè- res et les Myctères d'Olivier. Nous savons de M. Dufour, qu'à l'égard des vaisseaux biliaires, dont l'insertion est cœcale, ou celle des postérieurs, cette insertion ne s'ef- fectue pas dans les deux derniers genres, comme dans les premiers et les autres hétéromères précédens,par un tronc commun, mais par trois conduits, dont l'un sim- ple, le second bifide et le troisième cà trois branches. Les OEdémères lui ont offert des vaisseaux salivaires. Leur tête est plus ou moins rétrécie et prolongée antérieu- rement en forme de museau, et le pénultième article des tarses est toujours bilobé, caractères qui semblent rap- procher ces insectes des coléoptères rhynchophores. Sous le rapport du canal digestif et de plusieurs autres consi- dérations, les Hélops et les Cistèles avoisinent les Téné- brions ; mais les Cistèles ont le ventricule chylifique lisse, les mandibules entiers, et vivent généralement sur "82 INSECTES COLÉOPTÈRES. les fleurs ou les feuilles, ce qui les distingue des Hélops. La plupart des Dircées ont la faculté de sauter, et le pé- nultième article de leurs tarses, ou de quelques-uns au moins, est bifide; quelques-unes vivent dans les cham- pignons, les autres dans le vieux bois. Ces insectes se lient, d'une part, avec les Hélops, et de l'autre, avec les OEdémères, et encore mieux avec les Nothus, sous-genre de la même tribu : tels sont les principes d'après lesquels nous nous sommes dirigés dans le partage de cette fa- mille. • Les uns ont les antennes rapprochées des yeux et la tête point prolongée en manière de trompe, et terminée au plus par un museau fort court ("). Ils composeront nos quatre premières tribus. Ceux de la première, ou les hélopiens (Helopii),- ont les antennes recouvertes à leur insertion par les bords de la tête, presque filiformes ou un peu plus grosses vers leur extrémité, généralement composées d'articles pres- que cylindriques, amincis vers leur base, dont les avant- derniers, souvent un peu plus courts, en forme de cône renversé, et dont le terminal ordinairement presque ovoïde ; le troisième est toujours allongé ( 6 ). L'extrémité des mandibules est bifide ( c );le dernier article des pal- («) PP. 5i, 5a, etc. (i) PI. Si, ûg. 3 d, ga,.etc. .) PI, ,ii, lin l"- FAMILLE DES STÉNÉLÏTRES. 383 pes maxillaires est plus grand, en forme de triangle ren- versé ou de hache (") ; les yeux sont oblongs , en forme de rein, ou échancrés. Aucun des pieds n'est propre pour le saut ; le pénultième article des tarses , ou du moins des derniers, est presque toujours entier ou point profondément bilobé ; les crochets du bout sont simples, ou sans fissures ni dentelures ( 4 ) ; le corps est le plus sou- vent arqué en dessus, et toujours de consistance solide. Les larves qui nous sont connues sont filiformes, lis- ses, luisantes, et à pattes très courtes, ainsi que celles des Ténébrions; on les trouve dans le vieux bois ; c'est aussi sous les vieilles écorces des arbres que se tient l'insecte parfait. Cette tribu répond en majeure partie au genre HÉLOPS de Fabricius. (helops.) Les uns ont le corps presque elliptique , très arqué ou très convexe en dessus , avec les antennes de la longueur au plus du corselet, comprimées et dilatées en manière de dents de scie vers leur extrémité (c) , le corselet transversal , plan en dessus , soit trapézoïde et s'élargissant postérieure- ment, soit presque carré, et les élytres souvent terminées en pointe ou par une dent. L'extrémité postérieure de l'avant-sternum fait une petite saillie pointue, qui est reçue dans une échancrure, en forme de fourche, du mésoslernum. Dans ceux-ci , le menton est large (d) et cache l'origine des mâchoires. (a) PI. 5i, 6g. i k. (4) PI. 5i, fig. 5. (c) PL, 5ï, fig. i t, id. (d) PI. 5!, fig. i a. 384 INSECTES COLÉOPTÈRES. Le milieu de l'extrémité postérieure du corselet s'avance du côté de l'écusson , en manière d'angle. Tels sont : LES EPITRAGES. (EPITRAGUS. Latr.)(l) (PI. 5,, fig. :.) Dans les autres, le menton ne recouvre point la base des mâchoires et le bord postérieur du corselet est droit, ou se dilate peu en arrière. LES CNODALONS, - (CNODALON. Latr.) (PI. 5l,fig.2.) Où , à partir du cinquième article , les antennes sont fortement com- primées et bien dentées en scie {/>) , et dont la tête est notablement plus étroite que le corselet. (2) LES CAMPSIES, (CAMPSIA. Lepel. et Serv. — Camaria des mêmes (PI. 5i, fig. 3.) Où les antennes sont légèrement, et à commencer au sixième article, dentées en scie (c) , et dont la tête est aussi large que le bord postérieur du corselet. Le corps est d'ailleurs proportionnellement plus long, moins bombé, avec le corselet plus large postérieurement. (3) (i) Latr. , Gêner, crust. et insect. , II . (3) Encyclop. méthod., article Sphénis- p. i83,etl,x, i . Les mâchoires sont on- que. MM. Lepeletier et Serville ne donnent guiculées comme celles des Mélasomes. Ce que dix articles aux antennes des Camaries, sous-genre, ainsi que les deux suivans, est caractère qui les distinguerait des autres propre à l'Amérique méridionale. hélopiens ; niais nous en avons compté dis (2) Latr. , Gêner, crust. et insect. , Il , tinctement onze dans divers llélops du Bié- p. 182, et I, x, 7. sil , qui nous paraissent très rapprochés de (a) PI. 5i, fig. 3c. (/,) PI. Si, «g. 2. (,) PI. 5i, fig. 3 d. FAMILLE DES STÉNÉLYTRES. 385 Dans tous les autres Hélopiens, le mésosternum ne présente point d'é- chancrure notable , et l'extrémité postérieure de l'avanl-sternum ne se prolonge point en pointe. Ici le corps est tantôt ovoïde ou ovalaire , tantôt plus oblong, mais ré- tréci aux deux bouts; il n'est jamais cylindrique ou linéaire, ni très aplati. On a formé quelques sous-genres avec quelques Hélopiens, se rap- prochant des premiers par leur corps très renflé et comme gibbeux posté- rieurement. Ceux dont le corps est presque ovoïde ou court , avec le corselet trans- versal plan ou simplement courbé, composent les sous-genres suivans: LES SPHENISQUES, (SPHENISCUS. Kirb.) (PL Si, fig. 4.) Que l'on prendrait au premier aspect pour des Erotyles, et qui ont, comme les précédens, les derniers articles des antennes dilatés intérieu- rement , en manière de dents de scie , et le corselet plan. (1) LES ACANTHOPES, (ACANTHOPUS. Még.Dej.) (PI. 5i, fig. 5) Plus courts et plus arrondis que les Sphénisques, avec les antennes simples, terminées par un article plus grand et ovoïde (a) ; les cuisses an- térieures renflées et dentées, du moins dans l'un des sexes, et les jambes presque linéaires, à éperons très petits ou presque nuls; les antérieures sont arquées (£). (2) .la C. nitida, qu'ils citent. Nous avons cru, jusqu'à ce que nous ayons vérifié , sur les individus soumis à leur examen, cette ano- malie , devoir réunir ces deux sous-genres. Outre le Cnodalon îrroratum de M. Ger- mar , cité dans cet article , rapportez au même sous-genre les Toxiques genicnlatum et nigripes de ce savant . (a) PL 5i, fig. 5. (i) Spheniscus erotyloides, Kirb.,Linn. Trans., XII, xxn, 4; Encyclop. méthod., article Sphénisque. Les Helops suturalis et geniculatus de M. Germar font le passage de ce sous-genre auxHélops proprement dits. (2) Helops dentipes, Panz., Ross.; Helops dentipes, Fab. , autre espèce, mais des Indes orientales. (4) PL 5i, fig. 5«. 380 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES AMARYGMES, ( AMARYGMUS. Daim. — Cnodalon. Helops. Chrysomela. Fab.) (Pi. 5., fig.6.) Voisins des Acanthopes, ayant aussi les antennes simples, mais filifor- mes (a), et dont les cuisses antérieures ne sont ni renflées ni dentées. Toutes les jambes sont droites et terminées par des éperons très sen- sibles, (l) Ceux où le corselet est renflé en dessus, ovoïde et tronqué aux deux bouts, plus étroit dans toute sa longueur que l'abdomen, avec les antennes simples , grossissant vers le bout, et toutes les jambes étroites , longues et courbées ou arquées, sont, pour M. Kirby, DES SPHiEROTES. ( SPH7EROTUS.) (2) (P1.5r, 6g. ,.) Le même savant comprend sous la dénomination générique D'ADELIE ( ADELIUM. — Calosoma. Fab ) (P1.5i, 6g. 8.) Des Hélopiens à forme ovale, avec le corselet plus large que long , pres- que orbiculaire, échancré en devant, tronqué à l'autre bout, dilaté et ar- qué latéralement; et les antennes presque filiformes, et dont la plupart des articles sont presque en forme de cône renversé (l>). Ces insectes se trouvent plus spécialement à la Nouvelle-Hollande. (3) (i) Daim., Anal, entom., p. 6o. Rap- XXI, i5. portez encore à ce sous-genre V Helops ater (3) Adelium calosomoides, Rirli., I.inn. Je Fab. Trans., XII, xxn, ?.. (2) Spliœrotus curt'ipes , Kirli , ibid . . (a) PI. 5i, 6 K 6. (*) PI. 5i, fig. 80. FAMILLE DES STÉNÉLYÏRES. 387 Les espèces dont le corps est ovale oblong, insensiblement arqué et convexe, ou presque droit en dessus, avec les antennes simples , soit fili- formes, soit un peu plus grosses vers le bout (n), surtout dans les femelles, et le corselet presque carré ou en forme de cœur allongé et tronqué posté- rieurement , forment deux autres sous-genres. (1) LES IIELOPS proprement dits. (HELOPS. Fab.) (Pl.5i, fig. 9 ) La plupart des articles des antennes sont presque en lorme de cône renversé , ou cylindriques et amincis à leur base {b). Le corselet est trans- versal, ou à peine aussi long que large, soit carré ou trapézoïde, soit en forme de cœur , rétréci brusquement postérieurement, terminé par des angles pointus, et toujours appliqué exactement contre la base des élytres. (2) LES L/ENES. (LjENA. Még., Dej. — Helops. Fab. — Sa/unis. Slurm.) (PI. 5., fig. ,o) Leurs antennes sont généralement compo ées, au moins dans les fe- melles, d'articles courts en forme de toupie ; le dernier est plus épais que les précédens et ovoïde («). Le corselet est presque en forme de cœur tron- qué , élevé ou convexe en dessus, séparé de l'abdomen par un écart no- table, avec les angles obtus ou arrondis. Les cuisses, surtout les anté- rieures , sont renflées. (3) (i) Les deux ou quatre tarses antérieurs sont dilatés et veius tu dessous, dans plu- sieurs mâles. (2) Les Hclops cœruieus , lanïpes, caïa- boides, de Fab.; les Helops arboreus, grn~ cilis de Fischer (Eutoni. de la Russ., II , XXII, 4. 5), et plusieurs autres espèces exo- tiques. J'y rapporte aussi le Calops flavi- pes du premier, qui , ainsi que son Helops obliquatus, semble faire le passage des.Yma- rygmes à Vil. caraboides. (3) Laena pimelia, Dej., Catal. ; Helops plmelia, Fab.; Scaurus-vlennénsis, Sturm.; l.rena pidchelta, Fisch., Entom. de la Russ. II, xxii, S : var. .' («) PI. :> r, iig. o,<7, ton. INSECTES. b) pi. ;,-,fi g .o,«. le) t'1. ;h, lig 10 a. 3«8 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les derniers Hélopiens ont le corps allongé , étroit^presque de la même laigeur partout (1) , et soit épais et presque cylindrique , soit très dépri - nié. Le corselet est presque carré . ou presque en forme de cœur tronqué. Ceux dont le corps est assez épais, presque cylindrique ou'linéairc, avec le corselet presque carré, sans rétrécissement postérieur, forment deux sous-genres. ( LES STENOTRACHÈLES (STENOTRACHELUS. — Dryops. Payk.) (I'l. 5a;fig. ..) Uni la tète allongée, rétrécie postérieurement , presque en manière de col; les antennes terminées brusquement par irois articles plus courts et un peu plus gros; le troisième est beaucoup plus long que les sui- vans («;. (2) LES STRONGYLIES, (STRONGYL1UM. Kirb. — Ejusd. SlenoqAia. — Ildops Fab. tt'1.52, lig.ï.) Dont la léte n'est ni allongée ni rétrécie postérieurement, et dont les derniers articles des antennes (un peu plus dilatés) ne diffèrent pas brus- quement des précédens; le troisième est seulement un peu plus long que le suivant, (b) (3) Ceux dont le corps est aplati , avec le corselet rétréci postérieurement , presque en forme de cœur tronqué , composent le dernier sous-genre, celui i l ii peu plus étroit en devant. (2) Dryops tenea, Payk.; Calopus œneus, Gyll.; OEdemera arnea, Oliv.; l'Jgiiathus decoratus île M. Germai- (Faun. insect, Europ., fasc. XII, fig. .',), dont j'ai trouvé un individu près de Brives, département de la Corrèze , nie paraît se rapprocher beaucoup des Sténotrachèles. Le Pelmato- l»is Ifummelii de M. Fischer (Entom. de la Russ.-,II,xxii, 7) est, à ce que je présume, congénère^ et se rapproche beaucoup de la première espèce. (3) Slrongyl'mm chalconotum , Kirb. Linn. Trans., XII, x\r, iC; Stcnochia ruftpes, ibid., x\n,5. fore aussi les flelops splendidus, aurichalceus , azureus,interstitialis, flaricrus, luteicornh , timbatus, de M. Germar. ... Il 5a, f.g. 1 .1. (A) PI. 5î, lis FAMILLE DES STÉNÉLTTRES. .".!}!) DE PYTHE. l'YTIIO. Latr., Fab.) ( PI. 5î, fig. 3 ) Les antennes vont à peine en grossissant ou sont filiformes, avec ie der- nier arliele presque conique ; le troisième n'est guère plus long que le pré- cédent et les suivans. («) Quelques espèces, propres au Brésil , se rapprochent beaucoup des Pylhes ; mais le second arliele es! notablement plus court que le troisième, et les angles du corselet sont aigus, au lieu d'être arrondis ou obtus comme dans ce sous-genre. (I) La seconde tribu, celle des cistélides (Cistélides), est infiniment voisine de la précédente, mais l'insertion des antennes n'est point recouverte ; les mandibules se terminent en une pointe entière ou sans échancrure (') ; les crochets des tarses sont dentelés inférieurement en manière de peigne ( c ) ; plusieurs de ces insectes vivent sur les fleurs. Le canal digestif est plus court que celui «les Hélops,et le ventricule chylifique n'offre aucune pa- pille. Cette.tribu forme le genre DES CSSTÈLES. (cistela. Fab.) Les unes ont tous les articles des taises entiers. Le dernier des palpes (n fuyez Fab., System, elcutl). , II , p. 55 ; Fisch. , Enlom. de la Russie, II, n, <)5; Lali-, , Cenci'. crust. cl insecl., II , \.xn, i . p. ii)5 ; Scliœnh. , Synon. insoct. I, m, (a) PI. 52. lig. 3 a. li) PI. 5i (ig. 5a. (r) PI. 52, fig. .".,/. ."90 INSECTES COLÉOPTÈRES. maxillaires est simplement un peu plus grand , en cône renversé ou triangulaire. Ici le corselet est épais, plus étroit que l'abdomen, presque orbiculaire ou presque en forme de cœur. Les antennes sont plus grosses vers leur ex- tréinilé (a). Les cuisses sont en massue. LES LISTRQNYOUES. (LISTRONYCHUS. Latr.) (1) (Pl.5a.fig.40 Là , le corselet est déprimé , trapézoïde , de la largeur de l'abdomen an bord postérieur, ou guère plus élroit. Les antennes sont filiformes ou lé- gèrement plus grosses vers le bout. LES CISTÈLES propres (C1STELA. Fab.) (l'I. 5a. fi g. :.. i 'ut la tête avancée en manière de museau , le labre guère plus large que long, la plupart des articles des antennes, soit en forme de cône renversé, soit de triangle, dilatés même en dents de scie; le dernier est toujours oblong. Le corps est ovoïde ou ovalaire. La C. Cèramboïdc [Chrysomcla ccramhoides, Lin.; Oliv. , coll. III, 54, 1,4), qui pourrait, 5 raison de ses antennes, dont les trois premiers articles sont plus courts que les suivans, et de la forme en dents de scie de ceux-ci , constituer un sous-genre propre , est longue de cinq lignes , noire, avec les étuis d'un jaune roussàlre et striés. Le corselet est presque demi-circulaire. Sa larve vit dans le tan des vieux chênes et y subit ses transformations. La C. jaune-citron (Chrysomcla suljihiircn , Lin.; Oliv., ibid. , 1,6) (c) a une forme plus allongée que la précédente Elle est longue de quatre lignes, d'un jaune-citron, avec les yeux noirs. Les étuis sont striés. Les (t) Helops eqncstris , Fab. , et quelques Helops columliînus, Germ. ; autres du Brésil; Votoxus helvolus, Daim. (' N PI. ï •, fig. , a. (A) l'I. Si, fig. 5 c. (r) PI. 5a, fig. 5. FAMILLE DES STÉNÉLYTRES. 591 antennes sont simples. Très commune en France , sur différentes fleurs, et particulièrement sur celles de la mille-feuille. (1) LES MYCETOCHARES, (MYCETOCHARES. Lat. — MycetopAila. Gyll., I)ej. — Cls'e'.a. Fab.) ( PI. 52, fig. G ) Dont la lète ne s'avance point en manière de museau ; dont le labre est très court, transversal et linéaire ; et où la plupart des articles des an- tennes sont courts , presque en forme de toupie ; le dernier est ovoïde. Le corps, surtout dans les maies, est étroit et allongé. Les mâchoires et la lèvre sont molles. (2) Les autres ont le pénultième article des tarses bilobé; et le dernier des palpes maxillaires très dilaté, en forme de hache. Le corps est générale- ment plus oblong. LES ALLECULES. (ALLECULA. Fab.)(3) (iM.5i.ng. : .) La troisième tribu, celle de serkopalpides [Serropal- pides) (4) est remarquable, ainsi que l'annonce l'étymo- logie de ce nom, par les palpes maxillaires , qui sont souvent dentés en scie, fort grands et inclinés ("). Les an- tennes sont insérées dons une échancrure des yeux, à (ij ror<'-Latr., r.eniT.crust. et insecl., (3) Les Allécules contracta, geniculata, II, p. 225 ; Oliv., col. ibicl.; Schœiili. , ., n-.:;. Les palpes maxillaires sont terminés par un article en (orme de hache. (.() PI. Si.lig.gu, 10, ) ; les quatre jambes postérieures médiocrement allongées, et terminées par deux longs éperons. (2) LES HALLOMÈNES (HALLOMENUS. Payk. — Dircwa. Fab.) (IU.5î, Cg. .,..) Ont le corps plus allongé , ovalairc, des antennes plus longues que le corselet (<■)', et les jambes postérieures longues, grêles, avec deux éperons très courts au bout (. 11 , p. 52(». (a) VI. 52, flg. O", 10. (A) PI. 52, (ig. çia. (y) PI. 52, flg. 10. (<0 PI. 52, fig. 10 a. (<•) PI. 5s, fig. ni; pi 53, fig, 1 a. (/) PI. 5î, lig. ne. 594 INSF.CTES COLÉOPTÈRES. Dans quelques-uns , tels que les deux sous-genres suivans, le corps est ovalaire, avec le corselet transversal ou presque isométrique, et s'élargis- sant de devant en arrière. LES DIRCEES propres, ( DIRC7EA. Fab. — Xylita. Payk.) (PI. 52, fig. ii.) Dont les palpes maxillaires ne sont point déniés en scie, et où le dernier article est plus avancé au côté interne que les précédens («). Le corselet s'abaisse insensiblement sur les eûtes. L'écusson est très petit, (i LES MELANDRYES, (MELANDRYA. Fab.) (PI. 53, fig. i.j Où les palpes maxillaires sont évidemment dentés en scie, les extrémités internes du second et du troisième article étant prolongées en pointe , et de niveau avec le quatrième ou le dernier (i). Le corselet est brusquement déprimé latéralement , vers les angles postérieurs, avec le bord postérieur sinué. L'écusson est de grandeur ordinaire. (2) Dans le sous-genre suivant , le corps est étroit, presque linéaire. Le cor- selet forme un carré long, rétréci postérieurement. LES HYPULES. (HYPULUS. Payk. — Direœn. Fab.) (PI. 53, fig. a.) Les antennes sont plus longues que dans les précédens, un peu perfo- [i)Ibid., p. 5iG, moins les espèces qu'il u, p. 533, à l'exception île la M, ruficollis nomme bifascîata el quercina ( vnycz, ri- [Dirsoza ruficollis, Fab.), qui me parait ile- après, Hypule), etfuscula (voyez Scraptie). voir se rapporter au sous-genre conopalpe. {■>.) Voyez Gyllenhal , Insect. suec. , I. («) PI, 5a, fig. ;i ii. (/.) I>1 53, fig i i FAMILLE DES STÉNÉLYTRES. 593 liées, avec les articles plus séparés (a). Les trois derniers des palpes maxil- laires forment, réunis, une massue ovale. (1) Tantôt les antennes sont menues, composées d'articles allongés, presque cylindriques. Le corps est long, étroit, avec l'abdomen allongé. LES SERROPALPES. (SERROPALPUS. Hellw., Payk. — Dircœa. Fab.) (PI. 53, fig. 3.) Le corps est de consistance ferme, avec les palpes maxillaires fortement dentés en scie, le corselet aussi long au moins que large, les quatre tarses postérieurs longs ; tous les articles des deux derniers sont entiers ou sans divisions sensibles. (2) LES CONOP ALPES. (CONOPALPUS. Gyll.) (PI. 53, fig. 4.) Le corps est mou , avec les palpes maxillaires peu dentés en scie {b) , le corselet transversal, et les tarses médiocrement allongés; le pénultième article est bilobé à tous. (3) La quatrième tribu, celle des oedémérites (QEde- merites), se lie avec les précédentes par plusieurs carac- tères, comme d'avoir les antennes insérées à nu et près des yeux, les mandibules bifides à leur extrémité, le pé- nultième article des tarses bilobé et les palpes maxillaires (i) Dircœa bifasciata , Gyll., Insect. et insect., II. p. 192, et I, îx, 12, suec. ,1, 11, p. 522; (3)Gyll., ibid.,p. 547 ; Dejean, Catal., Ejusd., D. quercina, ibid. , p. 523. p. 70. (2) Ibid., p. 5i4; Latr., Gêner, crust. (a) PI. 53, fig. 2. (4) PI. 53, fig. 4*. INSECTES. 5o Ô!)G INSECTES COLÉOPTÈRES. terminés par un article plus grand, en forme de trian- gle renversé ou de hache; mais si l'on en excepte les No- thus, rapprochés par la forme et la largeur du corselet et quelques autres signalemens, de quelques hétèromères de la tribu précédente, et cependant distincts de ceux-ci par leurs cuisses postérieures très renflées et les cro- chets refendus de leurs tarses, lesOEdémérites présentent un ensemble de caractères qui ne permet pas de les con- fondre avec les autres hétèromères. Le corps est allongé, étroit, presque linéaire, avec la tête et le corselet un peu plus étroits que l'abdomen; les antennes sont plus lon- gues que ces parties, en scie dans quelques-uns (Calopes); filiformes ou sétacées, et composées d'articles presque cylindriques, et longs dans les autres ("); l'extrémité an- térieure de la tête est plus ou moins prolongée, en forme de petit museau, et un peu rétrécie en arrière, avec les yeux proportionnellement plus élevés que dans les hétè- romères précédens; le corselet est au moins aussi long que large, presque carré ou presque cylindrique, et un peu rétréci en arrière; les élytres sont linéaires ou rétré- eies postérieurement en manière d'alêne, et souvent flexi- bles. Ces insectes ont des rapports avec les Téléphores et avec les Zonitis. M.Léon Dufbur a reconnu dans les M pi . 1,1 FAMILLE DES STÉNÉLYTRES. .-,!)- OEdémères l'existence de deux vaisseaux salivaires (i) très simples, flexueux et flottans, ainsi que celle d'une panse formée par un jabot latéral muni d'un cou ou pé- dicelle. Ce sont les seuls coléoptères où il l'ait observée. Les OEdémérites se trouvent sur les fleurs ou sur les ar- bres. Leurs métamorphoses sont inconnues. Ces hétéromères seront compris dans un seul genre, celui D'OEDÈMÈRE. (OEDEMERA. Oliv.) Les uns, dont les antennes sont toujours courtes, insérées dans une échancrure des yeux , el simples ; dont les cuisses postérieures sont ren- flées , du moins dans l'un des sexes , ont le corselet de la largeur de la base de l'abdomen, plus large que la tète, et les crochets des tarses bifides. LES NOTHUS. (NOTHUS. Ziegl., Oliv. — Osphya. Illig. — Dryops. Schœnh. (PI. 53, fig. 5.) Les palpes maxillaires sont terminés par un grand article en forme de ( i ) Les Mordellones présentent le même caractère. Peut-être faudrait-il, dans une série plus naturelle, placer les hories, qui ont aussi les cuisses postérieures renflées, immédiatement après les zonitis et les sita- ris ; passer ensuite aux œdémérites et aux mordellones, et terminer les hétéromères par les notoxes ou les anthicus de Fabri- cius. insectes qui se lient évidemment avec les mordellones, au moyen des scrapties. Dans mon Gêner, crust. et insect., j'avais placé les œdémérites à la On de la même section. Les rheebus de M. F'ischer, quoi- que télramères, ont de grands rapports avec les nothus et les œdémères. Les xylophiles, pareillement télramères , sont cependant liés raprochésdes notoxes. 398 INSECTES COLEOPTERES. hache allongée (a). Les pieds postérieurs sont dans l'un des sexes très gros, avec une forte dent et deux petits éperons en dessous, près du bout interne de leurs jambes. La tête n'est point prolongée en devant. (1) Peut-être faudrait-il , dans un ordre naturel , placer ici les Rhœbus de M. Fischer. ( Voyez la famille des Rhyncophores. ) Les autres , dont les antennes sont toujours plus longues que la tête et le corselet, dont les pieds sont le plus souvent presque de la même grosseur, ont le corselet plus étroit que la base de l'abdomen et un peu rétréci en arrière , et les crochets des tarses entiers. LES GALOPES, (CALOPUS. Fab. — Cerambyx. De G.) (PI. 53,fig. 6.) Dont les pieds postérieurs sont, dans les deux sexes , de la grosseur des autres , ou peu différens ; et dont les antennes sont insérées dans une échancrure des yeux , en scie , avec le second article beaucoup plus court que le suivant, en forme de nœud , et transversal. (2) LES SPARÈDRES, ( SPAREDRUS. Mégerl., Dej. — Pcdilus ? Fisch.) (PI. 53,6g. 7.) Semblables aux Calopes , par les pieds et l'insertion des antennes ; mais où ces derniers organes sont simples, avec le second article, en forme de cône renversé , comme le suivant, et de la moitié au moins de sa lon- gueur (i). (3) LES DYTILES, ( DYTILUS. Fisch. — Helops . Dryops. Necydalis. Fab. — OEdemera. Oliv. ) (PI. 53, fig. 8.) Ayant encore les pieds de la même grosseur, ou peu différens, dans les (1) Olivier, Encyclop. méthod., article (3) Calopus testaceus, Schœnh., Synon. Notlius. ployez Schœnh., Synon. insect.. iusect., I. m, p. 4-1 1 ; I, nr, app., p. 8. Ped'dus fuscus, Fisch., Eutom. delà (2) Calopus serraticorniSj Fab.; Oliv., Russ., I, iv. col. IV, 72, 1,1. (a) PI. 53, fig. 5a. (A) pi. 53, fig. 7. FAMILLE DES STÉNÉLYTRES. 39!» deux sexes, mais dont les antennes («) , toujours filiformes, sont insérées au-devant des yeux. Les élytres ne sont point rétrécies brusquement vers leur extrémité , en manière d'alêne. (1) LES QEDEMERES, (OEDEMERA. Oliv. — Itecydalis. Dryops. Fab.) (PI. 53, Eg. 9 .) Où les cuisses postérieures sont très renflées dans l'un des sexes , dont les antennes sont ordinairement longues et plus menues vers leur extré- mité {b) , et dont les élytres se rétrécissent brusquement vers leur extré- mité. (2) La cinquième et dernière tribu des Sténélytres, celle des rhynchostomes (Rhynchostoma), se compose d'in- sectes dont les uns, tels que les premiers, tiennent évi- demment, par l'ensemble de leur rapport, des OEdémè- res, et dont les autres paraissent appartenir, dans l'ordre naturel, à la famille des porte-bec ou Rhynchophores. La tête est notablement prolongée en devant, sous la forme d'un museau allongé ou d'une trompe aplatie, por- tant à sa base et en avant des yeux, qui sont toujours entiers ou sans échancrure, les antennes. ( c ) Ces insectes formeront un seul genre, celui (i) Dytilus helopioides, ibid , I, v, i; postérieures renflées et à élytres subulées. D. rufus, ibid., 2, et les œdémèresà Voyez l'Encyclop. mélhod., artjcle OEdé- cuisses simples d'Olivier. mère. (2) Les œdémères d'Olivier à cuisses (a) PI. 53, fig. S. (/,) PI. 53, fig. 9 e. (<■) PI. 53, Eg. 10. 400 INSECTES COLÉOPTÈRES DE MYCTÈRE. (mycterus.) Tantôt les antennes sont filiformes et le museau n'est point élargi au bout ; le corselet est rétréci en devant , en forme de cône tronqué ou de trapèze ; la languette est échancrée , et le pénultième article des tarses csi bilobé. Ces insectes se trouvent sur les fleurs, habitude qui est indiquée par le prolongement soyeux du lobe terminant leurs mâchoires. LES STENOSTOMES (STENOSTOMA. Lat., Charpent. — Leptura. Fab.) (PI. 53, fig. 10.) Ont le corps étroit, avec le corselet en forme de cône tronqué et allonge ; les élytres flexibles , étroites , allongées et rétrécies en pointe ; les antennes composées d'articles cylindriques et longs, les palpes maxillaires terminés par un article guère plus épais que les précédens , presque cylindrique. : 1 ) LES MYCTÈRES propres (MYCTERUS. Clairv.,01iv. — Bruchus. Rhinomaccr. Fab. — Mylahris. Schœff.) (PI. 53, fig. il.) Ont le corps ovoïde, de consistance solide, coloré par un duvet soyeux, avec le corselet trapéziforme ; l'abdomen est carré , long , arrondi posté- rieurement; les antennes sont composées d'articles ayant pour la plupart la forme d'un cône renversé, et dont le nombre paraît être de douze, le onzième ou dernier étant brusquement rétréci et allant en pointe; les palpes maxillaires sont terminés par un article plus grand, en forme de triangle renversé (2) (i) OEdemera roslrata, Lalr., Gêner. Gérai. Entom. inseel. spee. uov., p. i <> 7 . crust. et insect., II, p. 229; Stenostoma (2I Lat., Orner, crust. et insect., 11, p, rostratum, Charpent. , Hora entom., ix, S; 23u, <:. Rliinomacer. Voy. Olivier, Encj ■S. variegatum , ibid. (i : S. variegata , clop. method., article Mrelcrc. FAMILLE DES TRACHÉLIDES. 401 Tantôt les antennes sont terminées en une massue allongée , formée par les trois à cinq derniers articles; le museau est très aplati, avec un angle saillant de chaque côté , avant l'extrémité ; le corselet est en forme de cœur tronqué, rétréci postérieurement; la languette est entière; tous les ar- ticles des tarses sont entiers. Ces insectes vivent sous lesécorces des arbres, et paraissent, dans l'ordre naturel, se placer près des anlhribes de Fabricius , qui les a confondus avec eux. Le corps est déprimé, avec la trompe un peu pointue en devant, et les tarses courts. Les palpes sont plus gros à leur extrémité. Ils forment le sous-genre RIIINOSIME. ; RHINOSIMUS. Latr., Oliv. — Curculio. Lin., De G. — Anlhrilms. Fab.) (PI. 53, fig. 12.) • Illiger l'avait désigné sous la dénomination de salpingus. Quelques ento- mologistes ont adopté l'une et l'autre", mais en restreignant génériquement celle-ci aux espèces dont la massue antennaire est de trois articles, et en appliquant celle de Rhinosime à celles où cette massue est de quatre à cinq articles. (1) Notre seconde division générale et quatrième famille ■des coléoptères hétéromères, celle DES TRACHÉLIDES, (TRACHELIDES.) (PI. 53 iw, 54.) A la tête triangulaire ou en cœur, portée sur une es- pèce de col ou de pédicule formé brusquement, et en- (i) VoyczlsAx., Gêner, crust. etinsect., méthod. ; Dejean, Catal., p. 77,etGylL, II, pag. lit ; Olivier, col. et Encyelop. Insect. suec., I, n. p. 640, el III, p. 7i5. 402 INSECTES COLÉOPTÈRES. deçà duquel elle ne peut, étant aussi large ou plus large en ce point que le corselet, rentrer dans sa cavité inté- rieure; le corps est le plus souvent mou, avec les élytres flexibles, sans stries, et quelquefois très courtes, un peu inclinées dans d'autres. Les mâchoires ne sont jamais on- guiculées ("). Les articles des tarses sont souvent entiers et les crochets du dernier bifides. La plupart vivent, en état parfait, sur différens végé- taux, en dévorent les feuilles, ou sucent le miel de leurs fleurs. Beaucoup, lorsqu'on les saisit, courbent leur tête et replient leurs pieds, comme s'ils étaient morts; les autres sont très agiles. Nous partagerons cette famille en six tribus, formant autant de genres. La première , celle des lagriaires [Lagriariœ\ a le corps allongé, plus étroit en devant, avec le corselet, soit presque cylindrique ou carré, soit ovoïde et tronqué; les antennes insérées près d'une échancrure des yeux, simples, filiformes, ou grossissant insensiblement vers le bout, le plus souvent et du moins en partie grenues, et dont le dernier article plus long que les précédens dans les mâles (*); les palpes plus épaissis à leur extrémité, et le dernier article des maxillaires plus grand, en triangle renversé ( f ); les cuisses ovalaires et en massue; lesjam- (a) PI. 53 bis, fig. i c\ 4 h, etc. (A) PI. 53 bis , fig. i e. (<•) PI. 53 /', fig. i /,. FAMILLE DES TRACHÉLIDES. Wâ bes allongées, étroites, et dont les deux antérieures au moins arquées; le pénultième articledes tarses bilobé, et les crochets du dernier sans fissure, ni dentelures. (") Nos espèces indigènes se trouvent dans les bois, sur divers végétaux, ont le corps mou, les élytres flexibles, et, de même que les Meloës, les Cantharides font semblant detre mortes lorsqu'on les prend. Cette tribu est formée du genre DES LAGRIES. (lagria. Fab. — Chrysomela. Lin. -- Cantharis. Geoff.) Les espèces dont les antennes vont en grossissant sont, en tout ou en partie, presque grenues, avec le dernier article ovoïde ou ovalaire (/»); dont la tète est peu. avancée en devant, prolongée et arrondie insensible- ment en arrière ; dont le corselet est presque cylindrique ou carré, com- posent notre genre Lagric proprement dit. (1) Celui que j'ai nommé statyre (Stalyra) (<) est formé d'espèces sem- blables, au premier .coup-d'œil , aux Agrès, de la famille des coléoptères pentamères carnassiers. Ici les antennes sont filiformes, composées d'ar- ticles presquecylindriques,etdont le dernier fort long, allant en poinlcf//). La tète est prolongée en avant, fortement et brusquement rétrécie der- rière les yeux. Le corselet est longitudinal, ovalaire et tronqué aux deux bouts. L'extrémité sutura le des élytres se termine en une denlou épine. (2) Nous rapporterons avec doute à la même tribu noire genre hémipèpi.e ( Hemipeplus , Famill. natur. du règne anim., p. 398), dont les antennes sont filiformes , presque grenues , courtes et coudées, avec les second et troisième articles plus courts que les suivans ; dont le corps est linéaire , (?) t'oyez Fahricius, Olivier, Latreille (2) Poycz l'Encyclop. métliod., article et Scliœnherr. Statyre. («) PI, 53 bis, fig. if. (J) PI. 53 bis, fig. 1 e. (c) PI. 53foj, fig. 1. \d) PI. 53 bis, G R . 1,1. INSECTES. S l 404 [NSECTES COLÉOPTÈRES. déprimé , avec la tête en forme de cœur , un peu plus large postérieure- ment que le corselet; les yeux entiers, ovales; le corselet en carré long un peu plus élroit postérieurement ; les élytres tronquées au bout, et ne couvrant point L'extrémité postérieure de l'abdomen. Les palpes maxil- laires sont saillans et terminés par un article plus grand et triangulaire. Les pieds sont courts. Ce genre n'appartient point aux tétramères , ainsi que je l'avais d'abord pensé , mais aux hétéromères. Le pénultième article des tarses est bilobé. J'ai établi cette coupe sur un insecte trouvé en Ecosse, dans une boutique, et qui m'avait été communiqué par le docteur Leacb. La seconde tribu, celle des pyrochroïdes (Pyrochroi- des), se rapproche de la précédente, quant aux tarses, rallongement et le rétrécissement antérieur du corps; mais il est aplati, avec le corselet presque orbiculaire ou trapézoide. Les antennes, dans les mâles au moins, sont en peigne ou en panache (")'; les palpes maxillaires sont un peu dentés en scie, et terminés par un article allongé presque en forme de hache ('); les labiaux sont filifor- mes; l'abdomen est allongé, entièrement couvert par les élytres, et arrondi au bout. Ces hétéromères, que l'on trouve au printemps clans les bois, et dont les larves vivent sous les écorces des ar- bres, forment le genre DES PYROCHRES ou CARDINALES. (pykochroa. Geoff., Fab., Dej. _ Lampyris. Lin.) Des espèces à antennes presque aussi longues que le corps dans les nulles , et jetant de longs fdets barbus (c) ; dont les yeux , dans les mêmes l'I ■ le. PI. 53to,Cg. i (.') PI. 53 A I FAMILLE DES TRACI IKL1 DIS 40o individus, sonl grands et rapproches en arrière; dont le corselet est en cône tronqué ou trapézoïde; enfin, dont le corps est proportionnellement plus étroit, plus allongé, ainsi que les pattes, composent le genre DES DENDROIDES, (DENDROIDES. Lat. — Pogonocerus. Fisch.)-(l). (l'I. 53 W», fig. S.) Celles dont les antennes sont simplement peclinées et plus courtes {a/, dont les yeux sont écartés, et dont le corselet est presque orbieulaire et transversal, sonl DES PYROCHRES proprement dites. (PYROCHROV). (2) (PI. 53 ils, lîg. -V) I;a troisième tribu, celle des mordellones (Mordello- nœ), n'offre, quant à la forme des articles des tarses et de leurs crochets, ni quant à celle des antennes et des palpes, aucun caractère commun et constant. Mais il est làcile de distinguer ces insectes des autres hétéromères delà même famille, par la conformation générale de leur (i) J'avais établi ce genre sur un insecte qu'il en a donnée dans les Mémoires des du Canada qui faisait partie de la collée- naturalistes de Moscou a été reproduite lion de M. lîosc, et se rapprochant beau- dans le premier volume de son Entoino- coup du Pyvochroa flabellata de Fal). M. graphie de la Russie, frontispice du titre Fischer a formé la même coupe générique, des genres des insectes, sous ta dénomination de Pogonocére , d'a- près une seconde espèce [(horacicus) décou- > /"<>><: Geoffroy, De Géer, Fabri- verte dans la Russie méridionale. La figure cius, Lalreille, ScbœnheiT, etc. (<0 PI, 53ii», fig. , - 406 INSECTES COLÉOPTÈRES. corps. Il est élevé, arqué, avec la tête basse; le corselet trapézoïde ou demi circulaire, les élytres, soit très cour- tes, soit rétréciès, et finissant en pointe, ainsi que l'ab- domen. A l'égard des antennes, plusieurs de ces insectes se rapprochent des Pyrochroïdes; d'autres, par leurs mâchoires, les crochets des tarses et leurs habitudes pa- rasites, avoisinent les Némognathes, les Sitaris, sous- genres de la dernière tribu de cette famille; mais ils s'é- loignent des uns et des autres par leur extrême agilité et la consistance ferme et solide de leurs tégumens. Linnauis en a fait son genre DES WORDELLES (mOI\1)KI.I..\. ; Les uns ont les palpes presque de la même grosseur partout («). Les an- tennes des mâles sont très peetinées ou en éventail. L'extrémité des man- dibules n'offre point d'échancrure (/<). Les articles des tarses sont toujours entiers, et les crochets du dernier sont dentelés ou bilides. Le milieu du bord postérieur du corselet est toujours fortement prolongé en arrière, et simule l'écusson. Les yeux ne sont pas échancrés. Les larves de quelques- uns de ces insectes {Ripipkorcs) vivent dans les nids de certaines guêpes. • LES RIP1PHORES (RIP1PH0KUS. Bosc, Fab.) (PI. 53 bis, fig. 5.) Ont les ailes étendues, dépassant les élytres, qui sont de la longueur de l'abdomen ; les crochets des tarses bifides ; les antennes insérées près du («) n.iib.s, fig. 5 A. (A) PI.'Vi/A, fig i FAMILLE DES TRACHÉLIDES. V)7 bord interne des yeux , pectinées des deux côtés dans les maies («) , en scie, ou n'ayant qu'un seul rang de dents iourtes , dans l'autre sexe. Le lobe terminant les mâchoires est très long, linéaire et saillant (/<) , et la lan- guette, pareillement allongée, est profondément bifide. Quelques naturalistes ont trouvé dans les nids de la guêpe commune plusieurs individus vivant du Ripiphove paradoxal , d'où l'on a inféré qu'ils y avaient vécu sous la forme de larve. Cependant, d'après une observation de M. Farines, communiquée à M. le comte Dejean(Ann. des scienc. natur., V 111,244), la larve du R. à deux lâches vivrait et se métamorphoserait dans la racine de VErynginm campeslre. (1) LES MYODITES (MYODITES.Lalr. — Ripidius. Thunb. — Ripiphorus Oliv., Fab., etc.) (PI. 53 bit, fig. 6.) Ont encore les ailes étendues, mais les élytres sont très courtes, en forme d'écaillé tronquée ou très obtuse au bout. Les crochets des tarses sont dentelés en dessous. Les antenne! sont insérées sur le sommet de la tète, bien pectinées dans les deux sexes (sur deux côtés, et formant un panache dans les mâles; sur le celé interne dans les femelles). Les mâ- choires sont peu prolongées. La languette est allongée et entière. (2) LES PELOCOTOMES (PELOCOTOMA. Fisch. — Ripiphorus. Payk., Gyll.) (PI. 53 Ai'*, fig. 7.) Se rapprochent des Myodiles par les crochets dentelés en scie de leurs tarses; mais les ailes sont recouvertes par lis élytres. Les antennes, insé- rées au-devant des yeux , n'ont qu'un seul rang de dents ou de filets dans les deux sexes(c). L'écusson est très apparent. Les mâchoires ne font point de saillie. La languette est échuncrée. (3) (1) Voyez le nouveau Dictionnaire J'his- (3) Ihid., article Pélocotome; Fiscli., toirc naturelle, seconde edit., article Ripe- Entom. de la Russ., II, wxmt, .). LeBrc- pliorc. . sîl en fournit plusieurs csnèc (2) I/iit/., article Myode. eces . (") •''■ «to, lig. 5c. {!,) I'!. 53fe>, fig. 5 a. (,■) PI, 53 /,„, lij. .. ÎO.S INSECTES COLÉOPTÈRES. Dans les autres, les ailes sont toujours recouvertes par des élytres pro- longées jusque près de l'extrémité de l'abdomen «, et allant en pointe. Le bord postérieur du corselet n'est point ou peu lobé. L'abdomen des fe- melles est terminé en manière de queue, pointue au bout. Les yeux sont quelquefois échancrés. Les palpes maxillaires sont terminés par un grand article, eu forme de hache ou de triangle renversé. L'extrémité des mandi- bules estéchancrée ou bifide. Les antennes, môme dans les mâles, sont au plus dentées en scie. LES MORCELLES propres (MORDELLA. Lin.,Fab.i (l'I. 5ï/.is, fig. S.) Ont les antennes de la même grosseur partout («:, un peu en scie, dans les mâles ; tous les articles des tarses entiers, et les crochets des derniers offrent en dessous une ou plusieurs dentelures. Les yeux ne sont point échancrés. M. Léon Dufour a observé dans la Moi-dalle ri bandes deux vaisseaiiK sa- livaires flollans , plus longs que le corps. Les vaisseaux hépatiques n'ont point d'insertion cœcale, caractère exceptionnel dans cette section. La M. à tarière ( ,U. aculeala, Lin. ; Oliv. , col. III , 64 , 1,2), longue de deux lignes, noire, luisante, sans taches , avec un duvet soyeux ; tarière de la longueur du corselet , et au moyen de laquelle l'insecte en- fonce siîs œufs dans l'intérieur des cavités du vieux bois. (1) LES ANASPES (ANASPIS. Geoff. — Mordclla. Lin., Fab.) (PI.5ï4«,fig. 9.) ' Se distinguent des précédens par les antennes, qui sont simples et vont i ajoutez lus espèces suivantes d'Oli- locotomes aux Mordelles. Les antennes sont vier: jqsciata, duodecim-punclata, octu- simples; le labre est bifide; les man- punctata, abdominalis. forez aussi Fis- diliules sont fortes et arquées; les palpes cher, Entom. delà Russie, II, xxxvin, maxillaires sont très longs et presque filifor- lig. 3, 4. Son génie Clenopus (ibid., tab. mes ; tous les articles des tarses sont entiers, ead., lig. \\ parait l'aire le passage des l'é- cl les crochets du dernier sont pectines. {<•) PI. 53 4,>,(ig. 8a. FAMILLE DES TRACHÉLIDES. 409 en grossissant («) , l'échançrure de leurs yeux , et par leurs quatre tarses antérieurs , dont le pénultième article est bilobé. Les crochets du dernier sont entiers et sans dentelures sensibles. (1) La quatrième tribu, celle des anthicides {Anthicides\ nous présente des antennes simples ou légèrement eu scie, filiformes ou un peu plus grosses vers le bout, dont la plupart des articles sont presque en cône renversé et presque semblables, à l'exception du dernier (et quel- quefois aussi des deux précédens), qui est un peu plus grand et plus ovalaire ( 4 ); des palpes maxillaires termi- nées en massue en forme de hache; des tarses à pénultiè- me article bilobé; un corps plus étroit en devant, avec les yeux entiers ou faiblement échancrés; le corselet tan- tôt en ovoïde renversé, rétréci et tronqué postérieure- ment, et quelquefois divisé en deux nœuds, tantôt demi circulaire. Quelques-uns de ces insectes se trouvent sur diverses plantes; mais le plus grand nombre vità terre. Ils courent avec beaucoup de vitesse. Leurs larves sont peut-être parasites. Ils composeront le genre N0T0XE ou CUCULLE de Geoffroy. (notoxus.) (i) Fischer, ibïd. ; li/aspis fro/ita/is, Tlioracica, fig. 7 : lab. Ciid., (ig. 5; F/ava, fig. 8. LateraliSj fig. C> ; (a) PI. 53 bis, fig. ijk. (&) PI. 5,;, (ig. I ,(, lu. ■11(1 INSECTES COLÉOP1 ÈIU LES SCHAPTIES, (SCRAPTIA. Lai. — Serropalpns. Illig.) (Pl.-54,fig. i.) Qui, à raison de leur corselet presque demi-circulaire, transversal , de leurs antennes insérées dans une petite échancrure des yeux, filiformes cl a articles presque cylindriques (a) , se distinguent facilement de lous les autres insectes de celte tribu. Leur porl a une grande analogie avec celui des Mordelles, des ïliplèles , etc. (1) LES STEROPES, (STEROPES.Slev. — Btastanns. Iloffin ) . (i>:. 5',,%.,.) Où les antennes se terminent par trois articles beaucoup plus longs que les précédons, et cylindriques. (2) LES NOTOXES propres, (NOTOXLS. Gcofl'., Oliv. — Anthicus. Payk., Fab.) (IM. 54, fig. 3.) Dont les antennes grossissent insensiblement et se composent presque entièrement d'articles en forme de conc renversé (/>), et où le corselet est ■en forme d'ovoïde renversé , rétréci cl tronqué postérieurement , ou divisé en deux nœuds globuleux. Quelques espèces, comme le W.itnicornc (lUeloë monoceros, Lin.; Oliv., coll. III, 61, i . 2 ) !<■) , ont une corne avancée sur le corselet. Le corps est long de deux lignes, d'un fauve clair, avec deux points à la base de (il Latr., Gêner, crust. et insect., II, natur. deMoscou,. 1,166, x, g,to; Fisch., p u,x Entora. delaRuss., II, xxn, 6; Schoenh., ->■) Stewpcs caspius, Stev., Mém. des Synon. insect., I, n, p. 54. [a) PI. 54, fig. t«. PI. 54, fig- 3a. (<0 PI. 54. fig- . FAMILLE DES TRACHÉLIDES. 4U chaque élylre et une bande transverse , se recourbanl vers la suture , noirs ; la corne esl déniée. Parmi celles dont le corselel n'a point de di- latation en forme de cornes , il en est d'aptères. (1) Les deux dernières tribus delà famille et de la section des hétéromères nous offrent quelques caractères com- muns, tels que d'avoir les mandibules terminées en une pointe simple (°), les palpes filiformes ou simplement un peu plus gros à leur extrémité ( 4 ), mais jamais en massue en forme de hache, l'abdomen mou, les élytres flexibles, épipastiquesou vésicantes dans la plupart; tous les arti- cles des tarses, quelques-uns exceptés, entiers, et dont les crochets sont généralement bifides. En état parfait, ils sont tous herbivores; mais plusieurs d'entre eux sont parasites sous leur première forme ou celle de larves. Les horiales (Horiales), composant la cinquième tri- bu, diffèrent de la suivante par les crochets, qui sont dentelés et accompagnés chacun d'un appendix en for- me de scie. Ces insectes ont les antennes filiformes, de la longueur au plus du corselet, le labre petit, les mandibu- les fortes et saillantes ( c ),les palpes filiformes, le corselet carré et les deux pieds postérieurs très robustes, du moins dans l'un des sexes. ([) Foyez Olivier, Coléopt., et Ency- tha tripusliiiata de Fabricius est un No- clon. mélhod., Sehœnli., ibid. VOtlncan- toxe. (a) PI. 54.fig. 4«. 7*. 7*'- (*) PI. 5/,, Cg. ; c (<••) PI. 5,',, lîg. 4 "■ iriSECTES. ^2 'il 2 INSECTES COLÉOPTÈRES. Des observations consignées dans le quatorzième vo- lume des Mémoires de la Société linnéenne de Londres nous font connaître les métamorphoses de l'Horie ta- chetée, insecte des Antilles et de l'Amérique méridionale; sa larve fait périr celle d'une espèce dexylocope [Teredo; X. morio, Fab.), qui perce les troncs secs des arbres et y place ses œufs, à la manière des autres xylocopes ou abeilles charpentières. L'auteur du Mémoire soupçonne que la larve de ce coléoptère se nourrit des provisions destinées à l'autre, et que celle-ci, en conséquence, meurt de faim. Cette tribu se compose du genre H0R1E de Fabricius. (horia.) (PI. 54, 6g. 4.) Ces insectes habitent les contrées intra-tropicales de l'Amé- rique méridionale et des Indes orientales. Une espèce de ces dernières contrées s'éloigne de toutes les autres par sa tète, qui est plus étroite que le corselet, et à raison des cuisses postérieures, qui sont très renflées, caractère qui ne convient peut-être qu'à l'un des sexes. Elle est le type de mon genre Cissites. (i) (i) Foyezlalr., Gêner, ci'ust. et insect., el le volume précité des Mémoires de la II, |i. 2i i; Fabricius, Olivier, Schœnherr, Soc. linnéenne. FAMILLE DES TRACHÉLIDES. 415 La sixième et dernière tribu, celle des cantharidies ou vesicans {Cantharidiœ), se distinguede la précédente par les crochets des tarses, qui sont profondément divi- sés, et paraissent comme doubles. La tête est généralement grosse, plus large, et arrondie postérieurement. Le cor- selet est ordinairement rétréci en arrière, et se rappro- che de la forme d'un cœur tronqué; il est presque orbi- culaire dans d'autres. Les élytres sont souvent un peu in- clinées latéralement, ou en toit très écrasé et arrondi. Ces insectes contrefont les morts lorsqu'on les saisit, et plusieurs font alors sortir par des articulations de leurs pattes une liqueur jaunâtre, caustique et d'une odeur pé- nétrante, dont les organes qui la sécrètent n'ont pas en- core été observés. Diverses espèces (Meloés, Mylabres Cantharides) sont employées à l'extérieur comme vésicatoires, et à l'inté- rieur comme un puissant stimulant; mais ce dernier usage est très dangereux. Cette tribu est formée du genre MELOÈ de Li imams, (meloe.) Qu'on a divisé en plusieurs autres. Des observations ana- tomiques de M. Léon Dufour, et des recherches très intéres- santes de M. Bretonneau, médecin à Tours, sur la propriété épipastique des insectes de cette tribu et de plusieurs autres 411 INSECTES COLÉOPTÈRES. coléoptères, nous permettent de disposer ces coupes géné- riques dans un ordre naturel , qui diffère peu de celui que nous avions déjà adopté. Celui-ci a reconnu que les Sitaris ne jouissaient point de cette propriété, et l'autre observateur n'a trouvé dans ces hétéromères que quatre vaisseaux bi- liaires, au lieu de six que lui ont offert les autres insectes de cette tribu. Les Sitaris ressemblent d'ailleurs aux Zonitis par tout l'ensemble de l'organisation, et ceux-ci sont contigus aux cantharides. Ces insectes occupant donc l'une des extré- mités de cette tribu, il devient facile, par l'étude comparée des autres rapports, de poursuivre cette série et d'en atteindre l'autre extrémité; elle est en harmonie avec les changemens progressifs de la forme des antennes. Dans les deux sexes des uns, elles ne'sont composées que de neuf ar- ticles, dont le dernier très grand, en forme de tète (t) ovoïde ; celles des mâles («), ainsi que leurs palpes maxillaires, sont très irrégulières. Le corps est déprimé. Tels sont: LES CEROCOMES. ( CEROCOMA. GeofT., Schœfr., Fab.) (PI.r4.fig. 5.) Ces insectes paraissent vers le solstice d'été, et souvent en grande abon- dance dans le même lieu ; on les trouve sur les fleurs, et particulièrement sur celles de la camomille des champs, de la millefeuille, etc. La C. de Sehœffcr ( Mcloc Schiffer! , Lin. ; Oliv. , col. III , 48, I , l) 'b) , verte ou d'un vert bleuâtre, avec les antennes et les pieds d'un jaune de cire. (2) (1) Tous les insectes Je cetle tribu, à an- (2) foj'ezlMr., Gêner, crust. cl insect-, tennes en massue ou plus grosses vers le II, p. 212 ; Olivier, Fabricius, Schœnhcrr, bout, sont étrangers à l'Auslralasie et à l'A- et Fischer, Entom. delaRussie, U.xi.i, 1, mérique. 2, 3, 4. {a) P1.S4, fig.5«. {b) PI. 54, fig-5. FAMILLE DES TRACHÉLIDES. 413 Dans tous les autres , les palpes sont identiques et réguliers dans les deux sexes '«). Les antennes ont communément onze articles (b) , et lors- qu'elles en offrent un ou deux de moins , elles se terminent régulièrement en massue. Le corps est assez épais, avec les étuis un peu inclinés. Dans ceux-ci , les antennes, toujours régulières et grenues dans les deux sexes , ne paraissant composées quelquefois que de neuf (c) ou dix ar- ticles (1) , et jamais guère plus longues que moitié du corps , tantôt se ter- minent en une massue arquée, ou sont sensiblement plus grosses vers leur extrémité , et tantôt forment, à partir du second article , une tige courte, cylindrique, ou presque en fuseau. Ces insectes composent le genre Mylabre de Fabricius. Ceux où les deux ou trois derniers articles des antennes se réunissent, dans les femelles au moins, et forment une massue assez brusque , épaisse et ovoïde , ou en forme de bouton, dont l'extrémité ne dépasse pas le cor- selet , et où le nombre total des articulations distinctes de ces organes n'est alors que de neuf à dix, forment le sous genre HYCLÉE. (HYCLEUS. Latr.— Dices. Dej. — Mylahris. Oliv. (2). ( PI. 5.1, fig. G ) Ceux où les mêmes organes, proportionnellement plus longs, offrent dans les deux sexes onze articles bien distincts et bien séparés , vont en grossissant, ou ne se terminent que graduellement en une massue allongée, et dont le onzième ou dernier article, bien séparé du précédent, plus grand et ovoïde [d) , sont : (i) Les deux ou trois derniers paraissent (2) Mrlabris impuncfata, Oliv., Eucy- se confondre ou s'unir intimement, du moins elop. mélliod. ; dans les femelles; car les articulations de M. argentata, Fal). ; la massue sont plus distinctes dans l'autre Ejusd., M. lunàta; sesc. \f. Bïllbergîi, ïchcenli. («) l'I. :".;, fi s . ;., sic. (//) PI. 5',, C, s . - ,-. (c) 1*1. 54, fig 6. (,/, Pi. S'„ fig. 7 «. 410 INSECTES COLÉOPTÈRES. Nos MYLABRES proprement dits. (MYLABRIS. Fab., Oliv., Lalr.) (PI. 54, fig. 7.) Les longueurs respectives des antennes varient un peu , et ces modifi- cations ont une influence sur la forme de leurs articles, des intermédiaires principalement. Ces considérations paraissent avoir déterminé M. Mégerle (Dejean , Catal. de sa collect. de coléopt. ) à former de quelques espèces le genre Lydus ; mais deux de celles ( nlyiricus , trimaculatus ) qu'il y fait entrer nous ont offert un caractère moins incertain et plus tranché : la division inférieure des crochets de leurs tarses est dentelée en peigne , tandis qu'elle est simple dans les autres mylabres. Le M. de la chicorée ( M. ehicorii , Lin. ) , d'Olivier (col. III, 47, I , a, b , c, d, e. ) («) est long de six à sept lignes, noir, velu, avec une tache jau- nâtre presque ronde à la base de chaque élytre, et deux bandes de la même couleur, transverses et dentées, l'une près de leur milieu, et. l'autre avant le bout. Les antennes sont entièrement et constamment noires. J'ai quelquefois trouvé cette espèce aux environs de Paris , mais elle est bien plus commune dans le midi de la France et les autres con- trées méridionales de l'Europe. Ses propriétés vésicanles sont aussi énergiques que celles de la canlharide des boutiques, et ou l'emploie même a sa place, ou mêlée avec elle, en Italie. Les Chinois se servent du M. pustule (Oliv., ibid., 1 , I , f . et 11, 10, b.). (1) LES GENAS (OENAS. — Lalr., Oliv. Meloc. Lin. — Lylla. Fab.) (PI. 54, «g. 9.) Semblent faire le passage des Mylabres aux hétéromères suivans. Leurs antennes, dont la longueur ne dépasse guère celle du corselet, sont presque (1) T'oyez, quant aux autres espèce-, 5-S ; mais celte Synonymie, malgré la belle l'article Mylabre de l'Encyclop. métliod. ; Monographie de Billbeig, sollicite un non- la Synonymie des insectes de Schœnherr , et xcl examen. Fiscli, Entom. delà Russie, II, xm, et xi,, M pi. 54, Cg. 7 . FAMILLE DES TRACHÉLIDES. ÎI7 «le la même grosseur partout. Le premier article est presque en massue et en forme de cône renversé; immédiatement après le suivant, qui est très court , la lige fait un coude et forme un corps cylindrique ou en fuseau , composé d'articles courts, serrés, transversaux, à l'exception du dernier, qui est conoïde («). (1) Les autres hétéroinères de la même tribu ont les antennes toujours composées de onze articles bien distincts, presque de la même grosseur partout, ou plus menues vers leur extrémité, et souvent beaucoup plus longues que la tôle et le corselet. Elles sont irrégulières dans plusieurs mâles (h). LES MELOES propres (MELOE. Lin.,Fab.) (PI. 55, fig. i.) Ont des antennes composées d'articles courts et arrondis, dont les in- termédiaires plus gros, et quelquefois disposés de telle sorte, que ces or- ganes présentent en ce point, dans plusieurs mâles, une échancrure ou un croissant. Les ailes manquent, et les éluis ovales ou triangulaires, et se croisant dans une portion de leur côlé interne , ne recouvrent que partiel- lement l'abdomen, surtout dans les femelles, où il est très volumineux. Suivant M. Léon Dufour, le jabot de ces insectes peut être considéré comme un véritable gésier, étant garni intérieurement de plissures cal- leuses , comme anastomosées entre elles , et séparé de l'estomac ou ventri- cule chylifique, par une valvule formée de quatre pièces principales, ré- sultant chacune de l'adossement de deux cylindres creux, tridentés en arrière. L'estomac est formé de rubans musculaires , transversaux, bien prononcés. Ils se traînent à terre ou sur les plantes peu élevées, dont ils broutent les feuilles. Ils font sortir par les jointures de leurs pieds une liqueur oléa- gineuse, jaunâtre ou roussâtie. Dans quelques cantons de l'Espagne, on se sert de ces insectes à la place de la cantharide, et on les mêle avec elle. Les maréchaux en font aussi usage. On les regardait autrefois comme un spécifique contre la rage. (i) Voyez Lalr., Gêner, crust.ct inseet., II, p. 21g, et I, x. 10; et l'article OEnas de l'Encyclnp. méthod. (a) PI. 54, fig. fla. (4) PI. i5. fig. 1 b. 4I« INSECTES COLEOPTERES. J'ai soupçonné (Mém. du Mus. d'hist. nal. ) que nos meloés sonl les Bu- prestes des anciens, insectes auxquels ils attribuaient des effets 1res per- nicieux , et qui , suivant eux , faisaient périr les bœufs, lorsqu'ils les man- geaient avec l'herbe. Le M. prosearabec (M. prosearalœus , Lin.; Leach., Lin. Trans. XI, vi, 6, 7) («) est long d'environ un pouce, d'un noir luisant, très ponc- tué, avec les côtés de la tête, du corselet, les antennes et les pieds ti- rant sur le violet. Les étuis sont finement ridés. Le milieu des antennes du maie est dilaté et forme une courbe. An rapport de De Géer, la femelle pond dans la terre un grand nombre d'œufs, réunis en tas. Les larves ont six pieds, deux filets 5 l'extrémité postérieure du corps s'attachent à des mouches et les sucent. M.Kirby pense que c'est un insecte aptère ou parasite , qu'il nomme pou de ta mélitle , et j'ai d'abord partagé cette opinion. M. Walckenaer a présenté, dans son Mémoire pour servir à l'histoire naturelle des abeilles soli- taires du genre Halicle, tous les faits relatifs à ce sujet de controverse. J'en ai aussi parlé depuis, à l'article Meloè du nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle. Le même insecte est le type du genre Trionyuli/t, de M. Dufour (Ann. des Se. nat. , XIII, ix, B. ) , déjà mentionné dans notre exposition des insectes de l'ordre des parasites. Mais les nouvelles recherches de MM. Lepelelier et Serville, qui ont isolé plusieurs fe- melles et obtenu de leurs œufs des larves tout-à-fait semblables à celles que De Géer a décrites, ou des triongulins, »e permettent plus de douter qu'elles ne soient celles des meloés. Nous savons que plusieurs hétéro- mères déposent leurs œufs dans les nids de divers apiaires. Ne serait-il pas possible qu'il en fût de même des meloés, et que leurs larves vé- cussent en parasites sur ces apiaires, jusqu'à l'époque où ces hyménop- tères eussent assuré l'existence de leurs petits , et par contre-coup celle de leurs ennemis, qui se fixeraient alors dans leurs nids approvisionnés ? Le M. mélangé ( M. mnjalïs , Oliv., l'anz. ; Leach. ibid. , I, 2) a les an- tennes régulières et presque semblables dans les deux sexes ; le corps mélangé de bronzé et de rouge cuivreux ; la tête et le corselet fortement ponctués ; les étuis raboteux et des bandes cuivreuses et transverses sur l'abdomen. On l'avait pris pour le M. majalis de Linnœus, espèce qui se trouve en Espagne et dans le Roussillon. (1) (i) Voyez, pour les autres espèces, la Le il. marginata ! de Fabricius esl une ga- Monographie précitée du docteur Leach, léruque. celle de M. Meyer, Fabricius, Olivier, etc. (a) PI. 55, fig. [. FAMILLE DES TRACHÉLIDES. 4|9 Tous les hétéromères des sous-genres suivans sont munis d'ailes , et les élytres, conformées à l'ordinaire, recouvrent longitudinalement le dessus de l'abdomen. Parmi ces sous-genres, nous signalerons d'abord ceux où ces étuis ne sont point rétrécis brusquement, en manière d'alêne, vers leur extrémité postérieure, et recouvrent entièrement les ailes. LES TETRAONYX (TETKAONYX. Lalr. - Apalus. Fab. — Lyltu. Kliig.) (PI. 55, fig. 2 .) N'ont point, ainsi que les Cantharides et les Zonitis, les mâchoires pro- longées et terminées par un filet soyeux, et courbé inférieurement. Le pé- nultième article de leurs tarses est échancré ou presque bilobé ( Les uns ont un labre apparent , le prolongement antérieur de leur tête court; large, déprimé, en forme du museau (*) ; des palpes très visibles , filiformes, ou plus gros à leur extré- mité ('). Ils composent le genre DES BRUCHES de Linnaeus, (bruchus) Qui se subdivise comme il suit : Les espèces dont les antennes sont en massue, ou très sensiblement plus grosses vers leur extrémité; dont les yeux n'ont point d'échancrure, et qui paraissent avoir cinq articles aux quatre tarses antérieurs, forment le sous-genre des rhikosimes ( riiinosidius ) , que nous avons placé , d'après ce caractère, avec les hélé'romères , mais qui, par beaucoup d'autres, avoisine le sous-genre suivant. Celles qui, avec des antennes (c) et des yeux semblables , n'ont que quatre articles à tous les tarses, dont le pénultième bilobé , rentrent dans celui D'ANTHRIBE de Geoffroy et de Fabricius (i), auquel on peut joindre les Rhinomacers d'Olivier. (2) (ANTHRIBUS.) (PI. 56, fig. 1.) Ces insectes se tiennent, en général, dans le vieux bois; quelques autres vivent sur les fleurs. (i)Les Macrocéphales d'Olivier, col. IV, Icpluroides, atlelaboides, de Fab. Le pé- So; les Anthribes, n os i-3, de Geoffroy millième article des tarses n'est point ren- fles Anthribes lathostns, varias, scabrosus fermé dans les lobes du précédent, ce qui, de Fab.). par opposition, les distingue des anthri- (2) Oliv., col. V, 8 7 ; les Rhinomacer bcs. (a) PI. 56, Cg. 1, ?, etc. (h) PI. 56, lig. t b. (c) PI. 56, fig. . c. 4'2« INSECTES COLÉOPTÈRES. LES BRUCHES proprement dites, ou les My labres de Geoffroy. (BRUCHUS. Fab., Oliv.) (PI. 56, fig. 2.) Ont leurs antennes (a) en forme de fil , souvent en scie ou en peigne , et les yeux échancrés. L'anus est découvert , et les pieds postérieurs sont ordinairement très grands. Les femelles déposent un œuf dans le germe, encore tendre et fort petit, de plusieurs plantes légumineuses ou céréales, des palmiers, du caféyer, et la larve s'y nourrit et s'y métamorphose. L'insecte parfait détache, pour sortir, une portion de l'épiderme, sous la forme d'une petite calotte. C'est ce qui produit ces ouvertures circulaires que l'on n'observe que trop sou- vent aux graines des lentilles, des pois, à celles des dattiers, etc. (1). L'insecte parfait se trouve sur les fleurs. La B. du jwis {!>) (B. ptsi , Lin), Oliv. , coll. IV, 79 , i , 6 , a , d , longue de deux lignes , noire , avec la base des antennes et une partie des pieds fauves ; des points gris sur les étuis, une tache blanchâtre et en forme de croix sur l'anus. Cette espèce est très nuisible , et a fait , dans certaines années , de grands ravages dans l'Amérique septentrionale. (2) Les rhébes (rhjebus) (c) de Fischer se distinguent des Bruches par leurs élytres flexibles , et les crochets bifides de leurs tarses. (3) Les XYLOPHiLES(XTLOPHiLUS)deBonnelli s'en éloignent parleurs palpes terminés en massue. (4) (i) Ces habitudes sont communes à nés se terminent par trois articles plus gros, quelques petites espèces d'anthrihes. formant une massue. (2) Forez, pour vies autres espèces, Fa- (3) Rhœius Gebleii , Fiseh., Fntom. do bricius et Olivier, ibid. La 11. rufipèdeàe laRuss.,11, 17R, xlvji, i. celui-ci, si commune aux environs de Paris, (4) Les Anthicus populneus, octilatus, sur diverses espèces de réséda, forme le pygmtrus, deGyllenhall. genre ÏIrodon de M. Schfpnherr. Lesanten- (a) PI. 56, fig. >a. (i) PI. 56, fig, ■>.. (c) PI. 56, Cg. 3. FAMILLE DES PORTE-BEC. 427 Les autres n'ont point le labre apparent ; les palpes sont très petits, peu perceptibles à la vue simple , de forme conique le prolongement antérieur de leur tète représente un bec on une trompe. Tantôt les antennes sont à-la-fois droites, insérées sur la trompe, composées de neuf à douze articles. (") Ceux où les trois ou quatre derniers articles sont réunis en une massue ( 4 ) forment le genre DES ATTELABES de Lin., et plus particulièrement de Fabricius, ou celui des Becmares de Geoffroy. (attelabus.) (PI. 56, fig. 5,6, 7 et S.) Us rongent les feuilles ou les parties les plus tendres des végétaux. Les femelles, pour la plupart, roulent ces feuilles en forme de tuyau ou de cornet , y font leur ponte , et pré- parent ainsi à leurs petits une retraite qui leur fournit en même temps leur nourriture. Les proportions de la trompe, la manière dont elle se termine, ainsi que les jambes, et la forme de l'abdomen, ont donné lieu à l'établissement des quatre sous-genres suivans : apodère, attelabe, rhyjnchite et avion. Le premier est le plus distinct. La tête de ces insectes est rétrécie en ar- rière , et présente une espèce de cou, et s'unit avec le corselet par une espèce de rotule (c). Leur museau est court, épais, élargi au bout, carac- tère commun aux Attelabes proprement dits, mais dont la tête, ainsi que dans les deux autres sous-genres, rentre dans le corselet, jusqu'aux yeux (}. L'abdomen est très renflé. (1) On a formé , avec des Rhynchophores très analogues aux Attelabes, mais dont le corps est plus étroit et plus allongé , les genres suivans : LES RHINOTIES, (KHINOTIA. Kirb. — Belus. Schœnh.) (PI. 56, 6g. 9.) Dont les antennes vont en grossissant, sans former de massue (c), et dont le corps est presque linéaire. (2) LES EURHINES, (EURHINUS. Kirb.) (PI. 56, fig. 10.) Où elles se terminent en une massue allongée , et dont le dernier article fort long dans les mâles (d). (3) LES TUBICÈNES, (TUBICENUS. Dej. — Auletcs. Schœnh.) (PI. 56, fig. 11.) Où elles se terminent aussi en massue, mais perfoliée et a articles peu (1) Voyez Latr., Gen. erust. et insect. ; (2)Kii'l>y, Linu. Soc. Trans., XII. Herbst., Olivier et Schœnlierr. (3) Kirby, ibid, (a) PI. 56, fig. 7. (g) PI. 56, fig. 8. (c) CI. 56, fig. ç,«. [d PI. 56, fig. 10, FAMILLE DES PORTE-BEC. 429 différens en longueur fa). L'abdomen est d'ailleurs en carié long , et non ovalaire, comme celui des Eurhines. (1) Ceux où les antennes sont filiformes ('), ou dont le dernier article forme seul la massue , où la trompe , souvent plus longue dans les mâles que dans les femelles et souvent encore autrement terminée, est toujours portée en avant, dont toutes les parties du corps sont ordinairement très allongées; et où le pénultième article des tarses est bilobé, forment le genre DES IÎRENTES. (brentus. Fab. — Curculio. Lin.) Ces insectes sont propres aux pays chauds. Les uns ont le corps linéaire et les antennes filiformes ou légèrement plus grosses vers le bout , de onze articles (c). Ce sont : LES BR ENTES proprement dits. (BRENTUS) (PI. 5 7 , Gg. r.) M. Stéven en a détaché , sous le nom collectif et générique d'Arrhenodes, des espèces à tête comme coupée derrière les yeux , à museau court et terminé par deux mandibules étroites et avancées dans les maies. Tous les Brentes de l'Amérique septentrionale, et la seule espèce que l'on trouve en Europe, le B rente d' Italie (d), appartiennent à ce groupe. Celui-ci, selon des observations qui m'ont été communiquées par M. Savi fils , pro- fesseur de zoologie et de minéralogie à Pise , se tient habituellement sous les écorces des arbres , et au milieu de certaines espèces de fourmis qui y (i) Schœnli., Curent, dispos, mclhuil., ,(', ; Dij., Calai., 79. (a) PI. 56, lig. 11. (b) PI. 57, «g. la, ia. (c) PI. 57, fig. la. (d) PI. 57, fig. 1. 450 INSECTES COLÉOPTÈKES. établissent aussi leur domicile. M. Lacordaire, qui a recueilli au Brésil une très belle collection d'insecles , m'a dit que c'était toujours aussi sous des écorces d'arbres qu'il avait trouvé les Brentes. (1) D'autres, semblables quant a la forme du cou , n'ont que neuf articles aux antennes (a), et dont le dernier forme une petite massue. Tels sont : LES ULOCÈRES (ULOCErUJS.Schœnb). (2; (PI. 5 7 , fig. 2.) Les derniers , ou LES CYLAS (CYLAS. Lalr.) (PI. 5 7 ,fig. 3.) Ont dix articles aux antennes, dont le dernier forme une massue ovale {/>). Le corselet est comme divisé en deux nœuds , dont le postérieur; celui qui forme le pédicule, est plus petit. L'abdomen est ovale. (3) Tantôt les antennes sont distinctement coudées, le premier article étant beaucoup plus long que les suivans ('). Ceux-ci forment le genre charanson (curculio) deLinnœus. Nous les diviserons en brévirostres et en longirostres, selon que les antennes sont insérées près du bout de la trompe et de niveau avec l'origine des mandibules, ou plus en arrière , soit vers son milieu, soit près de sa base. Les charansons brévirostres de ce naturaliste se partagent , dans la méthode de Fabricius , en deux genres : (i) Latr., Gêner, erust. et insect., ■>., (3) Latr., ibid., p. 2iiS; Olivier, itid., p. 244; Oliv., ibid., S4; Sehœnh., Cm- 84 bis. Fojez, pour quelques autres gen- cul. dispos. méthod.,p. 70. res dérivant de celui de Brente, l'article (2) Schœnh., ibid., 75. Rvnchophores du Dict. class. d'hist. natur. (o) PI. 57, fig. :>. (A) PI. 57, «g. 3 a. (e) PI. 5;, fig. 6e, etc. FAMILLE DES PORTE-BEC. 431 LES BRACHYCÈRES (braghycerus.) (P1.5 7 , fig.4.) Ont tous les articles des tarses entiers et sans brosses ou pelotes en dessous. Leurs antennes courtes et peu coudées n'offrent à l'extérieur que neuf articles, dont le dernier forme la massue (°). Ils manquent d'ailes. Leur corps est très rabo- teux ou très inégal. Ces insectes sont propres à l'Europe mé- ridionale et à l'Afrique, vivent à terre dans le sable , et sont très printaniers. Des femmes éthiopiennes en portent une espèce au cou , au moyen d'une courroie qui traverse le corps; c'est une sorte d'amulette (Voyage de M. Cailliaud au fleuve Blanc). (1) LES CHARANSOÏNS (CURCUUO.) Ont presque tous le dessous des tarses garnis de poils courts et serrés, formant des pelotes, et le pénultième article profon- dément divisé en deux lobes ('). Leurs antennes sont com- posées de onze articles, ou même de douze, en comptant le faux article qui les termine quelquefois , et dont les derniers forment la massue. Ce genre, quoique beaucoup plus restreint que dans la méthode de Linnœus, comprenant encore un très grand nombre d'espèces décou- vertes depuis lui, divers savans, et plus particulièrement MM. Germar et (1) Oliv., col. 82. M. Schœuhcrr forme, Episus. Le corselet est allongé, presque li- avec l'espèce nommée rostratus, le genre néairc. (a) PI. 57, fig. 4 a- , (*) PI. 57, fig. 5,6/ etc. 432 INSECTES COLÉOPTÈRES Schœnherr, l'ont divisé en beaucoup d'autres. On peut, d'après nos propres observations, y former deux divisions principales. 1° Ceux dont le menton, plus ou moins évasé supérieurement, et plus ou moins orbiculaire («) , occupe toute la largeur de la cavité buccale , cache entièrement, ou peu s'en faut, les mâchoires, et dont les mandibules n'ont point de dentelures très sensibles, ou ne présentent au-dessous de la pointe qu'un faible sinus (4). On pourrait réduire dans un premier sous-genre, celui DE CYCLOME, (CYCLOMUS.) (PI. 5 7 , fig. 5.) Des brévirostres qui ont, ainsi que les précédens, les tarses dépourvus de brosses, et le pénultième article entier ou légèrement échancré(c), sans lobes bien distincts. On y rapporterait les Crytops , les Deracanthus , les Amyclerus et les Cyclomus de M. Schœnherr. (1) Tous les autres ont les tarses garnis en dessous de brosses , et le pénul- tième article profondément bilobé. [d) Les uns sont ailés. Ici les sillons latéraux de la trompe sont obliques et dirigés inférieure- ment. Les pieds antérieurs diffèrent peu des suivans en proportions. Ils forment un premier sous-genre, celui DE CHARANSON proprement dit, (CURCUL10.)(2j (PI. 37, fig. G à g et [il. ÛS.) Qui comprend un grand nombres de genres de MM. Germai' et Schœn- herr, dont les caractères sont peu imporlans et souvent très équivoques. (1) Ces genres semblent se lier avec ceux (aj i° Corselet lobé antérieurement : les deMyniopsetieRhftirhinus de cet auteur, genres Entimus , Rliigui , Promecops , et dès-lois les liracliycères devraient être Phœdropus, Dereodus (sous-g. des Hypo- reculés. (foyez notre article Bynchopho- nièces), Polyd'ms, Entyus, de M. Schcen- res du Dict. cldss. d'hist. nat.) herr, et Brachysoma de M le comte De- («) PI. 5;, fig. 6 d. (A) PL 5;, lig 6 b. ,r, PI. ;,-, fig , (,/) PI. :,-, fi(J fi/ FAMILLE DES PORTE-BEC. 433 ïoul au plus pourrait-on en détacher ceux dont les antennes sont pro- portionnellement plus longues. Parmi ceux dont les antennes sont courtes, qui ont le corselet longitu- dinal en cône tronqué, les épaules saillantes, et dont on a formé les genres Entimus, Chlorima, etc., se rangent des espèces de l'Amérique méridionale, remarquables par leur éclat, et souvent aussi par leur grandeur. Le C. impérial (a) (C. imperialis , Fab. ; Oliv. , col. V, 83, I, 1), d'un vert d'or brillant, avec deux bandes noires et longitudinales sur le cor- selet, et des rangées de pointes enfoncées, d'un vert doré, sur les élytres, et les intervalles noirs. Le C. royal (C. regalis , Lin.; Oliv. , ibùl. , i, 8), d'un vert bleu, avec des bandes cuivreuses ou dorées très éclatantes , sur les étuis. On le trouve dans Pile de Saint-Domingue, et, à ce qu'il parait, dans celle de Cuba. Les dénominations de fastueux , somptueux , nohle, que l'on a donné à d'autres espèces, annoncent le luxe de leur ornement. L'une de celles de notre pays qui a le plus d'analogie avec les précé- dentes est le C. verl (Chlorima viridis, Dej. ; Curculio viridis, Oliv., ibid., il, 18) ; elle est longue d'environ cinq lignes. Le premier article des antennes est proportionnellement plus court que dans les précédentes. Le dessus du corps est d'un vert obscur, avec les côtés et les parties inférieures jaunes. Les élytres se terminent un peu en pointe. La trompe a une carène. Elle est très rare aux environs de Paris. Nous en possédons encore d'autres, rangées par M. Schœnherr dans Jean, mais réduit à l'espèce qu'il nomme Les G. Hadroptts, Cr plats, Callizonus. suturalis. ** Corselet transversal presque isomélri- 2° Corselet point lobé antérieurement. que. * Corselet sensiblement plus long que "Les G. Eustales 7 Exoplithalmus, Dia- large. prepes, Ptilopus, Pacnœus , Polydrosus , * Trompe plus courte que la tète, ou Metallites. La longueur relative du premier tout au plus de sa longueur. article des antennes peut aussi fournir de Les G. C-hlorophanus , Ithycerus. Anœ- bons caractères, et que l'on pourrait em- merus, Hypomeccs, Tanymecus, Aslycus, ployer antérieurement à ceux que l'on lire Lissorhinus, Prostenomus? Arlipus, Silo- • du corselet. P~oyez l'article Rhynchopkore* na de M. Sclinœnherr. du Dict. classique d'hist. nalur. , et mon ** Trompe sensiblement plus longue que ouvrage sur les familles naturelles du règne la tète. animal. («) PI. 5;, f'.g.C. 454 INSECTES COLÉOPTÈRES. le genre Polydrosus (sericeus, Gyll., micuns, Bclii/œ, etc.), qui, quoique petites, ne frappent pas moins nos regards, par leur teinte d'un vert doré ou argenté. Dans quelques-unes, les malcs ont des mandibules avancées, étroites et pointues. Ce caractère est commun à des espèces exotiques. Le genre leptosome ( leptosomus ) de M. Schœnherr , quoique formé d'une seule espèce {Curculio acuminalus, Fab., Oliv.), présente néanmoins des caractères si insolites, qu'on peut le conserver comme sous-genre. La tête est allongée par derrière, avec la trompe très courte Le corselet est presque cylindrique. Les élylres se terminent en manière d'épine diver- gente. Les antennes sont courtes. Nous passons à un troisième sous-genre, celui de leptocÈre (lepto- cerus) (a); qui diffère du premier en ce que les deux pieds antérieurs sont plus grands que les suivans, avec les cuisses grosses, les jambes arquées, et les tarses souvent dilatés et ciliés. Les antennes sont ordinairement longues et menues. Le corselet est presque globuleux ou triangulaire. L'abdomen n'est guère plus large que lui. Ces insectes sont plus abondans au Brésil, et plusieurs de leurs ana- logues se trouvent à l'Ile-de-France ou à l'île Bourbon. Quelques autres habitent l'Afrique. (1) Un quatrième sous-genre, celui de phtllobie (phyllobius), comprendra d'autres biévirostres de la même division, et pareillement ailés, mais où les sillons des côtés de la trompe sont droits, courts, et ne consistent même qu'en une simple fossette {/>). On y réunira divers genres [Phyllobius , Macrorhinns , Myllocerus , Cyphicems , Amhlirhimts cl Phyloscapus) de M. Schœnherr. (i) Les genres Prostomus , Leptoccrus , Cratopus, Lepropus, Iladromerus , Hypso- nutus , de M. Schœnherr. Les Hjpsonoles ont le corps proportionnellement pins étroit et plus allongé; la trompe presque aussi longue que la tète et le corselet ; les sillons antennaircs presque droits , mais obliques, et le corselet lobé antérieurement. Les Leptocèrcs se distinguent de tous les autres par la longueur du premier article des antennes, dont le bout , lorsqu'elles sont rejetées en arrière , dépasse la tête ; il ne dépasse point, ou que de peu, les yeux dans les autres genres. Le Cratopes sont propres à l'Ile-de-France, à l'île Bourbon et à quelques autres iles de l'Océan indien. Leur corselet est trapézoïde, et l'abdomen a la forme d'un triangle renversé. Le genre Prostomc n'a peut être été établi que sur dis individus mâles, leurs mandibules étant quelquefois plus grandes que celles des fe- melles. (a) PI. 5 7 ,fig. 7 . (A)P1.57,fi S .8. a . FAMILLE DES PORTE-BIT,. 45Î*. Les brévirostres, à pénultième article des tarses bilobé, mais aptères et presque toujours sans écusson, formeront quelques autres sous-genres , savoir : ceux d'oTiORiiYKQUE (otiorhynchus) (a) et d'oaiiAS (omias) , pour ceux dont les sillons antennaires sont droits; et ceux de pachyrhynque (PACHYRHYNCHUS, de PSALIDIE (PSALIDIUM) , de THYLACITE (THYLAGITES) et de syzygops (syzygops), pour ceux où les sillons sont courbes. Les Otio- rhynques se distinguent des Omias par la dilatation, en forme d'oreillette, de la portion latérale et inférieure de la trompe, servant d'insertion aux antennes; les Syzygops, ou Cyclops de M. Dejean, par leurs yeux, presque réunis supérieurement; les Psalidies, à raison de leurs mandibules sail- lantes , arquées ou en croissant; les Tbylacites s'éloignent des Pachy- rhynques par leurs antennes menues, aussi longues ou presque aussi longues que le corselet (b) , tandis qu'ici elles sont épaisses, notablement plus courtes. L'abdomen est d'ailleurs très renflé. Aux Omias (1) et aux Thylacites (2) seront réunis plusieurs genres de M. Schœnherr. On pourrait conserver celui d'HYPHANTE ( iiyphantus ) (ci , très voisin des Otiorhyn- ques (3), mais s'en distinguant par son corselet très grand, comparative- ment à l'abdomen, et presque globuleux. Notre seconde division générale du genre cliaranson de Fabricius dif- fère de la première par le rétrécissement du menton, qui, n'occupant pas toute la largeur de la cavité buccale, laisse à découvert, de chaque côté, les mâchoires (d), et par les mandibules, évidemment dentées (e). Sou- vent la massue des antennes est formée par les cinq à six derniers articles. Les uns n'ont guère plus de deux dents aux mandibules. Les palpes la- biaux sont distincts. La massue des antennes, assez brusque, ne commence qu'au huitième ou au neuvième article, et n'a point la figure d'un fuseau allongé. Le corps, quoique souvent oblong, n'est pas, non plus, conformé de même. Il y en a d'aptères , et dont les tarses sont dépourvus de pelotes. Leur pénultième article est faiblement bilobé. Tel est le sous-genre myniops (mymops) (/) de M. Schœnherr, et auquel on peut réunir ses Rhyiirrhinus. (i) Les genres Peritelus , Trachyphlœus, (2) Les genres Liophlœus , Barynotus , Episomus, Pholicodes, Ptochus, Stomodes, Bmchyderes , Herpisticus. Sciobius, Cosmorh'mus, Eremnus. (3) A ce genre joignez ceux de Tylodcres et d'Elytrodon. (a) PI. 5 7 , fig. 9. (A) PL 5S, 6g. i. M PI. 58, fig. 4. (d) PI. 58, fig. 9 a. - c. M PI. 58, fig. 9/.. (/) PI. 58, fig. 5. INSECTES. 55 456 INSECTES COLÉOPTÈRES. D'autres, pareillement aptères, ont, comme la plupart des ihyncho- phores, le dessous des tarses garni de pelotes , et le pénultième profondé- ment bilobé. Ils composeront le sous-genre des lipares (liparus) («), qui comprendra aussi divers genres du même. (1) Ceux qui ont des ailes pourront former deux antres sous-genres, savoir : celui d'HYPÈRE 'hypera, Germ. ; Phytonomus , Coniatus , Schœnh.)(£;, où les jambes n'offrent point, à leur extrémité, de crochet, ou n'en ont qu'un •très petit (c) (2); et celui d'iiYLOBiE (hylobius), où elles en offrent un très fort à leur extrémité interne, (d) (3) Parmi les espèces du premier, il en est une qui se trouve sur le tama- risc (<•) (C. tamarisci, Fab.), et qui , par ses couleurs, rivalise avec les plus belles exotiques. Elle est le type du genre Coniatus de M. Schœnherr. Les autres, dont les mandibules ont trois à quatre dents, offrent un menton rétréci brusquement près de son extrémité supérieure, tronqué, et à palpes peu sensibles ou presque nuls. Leurs antennes se terminent presque graduellement en une massue en forme de fuseau allongé (/). Le corps a souvent une figure analogue. Olivier les a confondus avec les Lixes, dont, en effet, ils diffèrent très peu. Ils composeront le sous-genre cléone (cleojnus). (g-) (4) Les charansonites longirostres, ou ceux dont les antennes sont insérées en deçà de l'origine des mandibules, souvent près du milieu de la trompe, et cpii est ordinairement longue, comprennent , à quelques espèces près , les genres Li.rus , Rhynchcemts et Calandra, deFabricius. Dans les deux premiers, les antennes offrent dix articles au moins, mais le plus souvent onze à douze, et dont les trois derniers au moins forment la massue. (i) Molytes , Plinthus , Hipporhinus , (3) A ces Hylobies, joignez aussi les gen- Epirhynclius, Geophilus. resLcpyrus, Chrysolopus. (ï) Rapportez-y les genres Aterpus, lis- (4) Réunissez à ce genre de M. ScIiomi- troderes, Gronops, Phytonomus. Coniatus, herr les suivans : Pachycerus , Mecaspis , (le M. Schœnherr. Rhytideres , Stenocorinus? (.5 9 ,fig. ..) Ccsontde petits insectes qui fréquentent les marais. (2) Quelques autres ayant les mêmes habitudes s'éloignent de leur congé- nères à raison de leurs tarses, dont le pénultième article renferme totale- ment entre ses lobes, le dernier (c). Celui-ci est quelquefois dépourvu de crochets. lisseront compris dans le sous-genre BRAGHYPE. (BKACHYPUS.) (3) (PI. 5g, %■ 2.) Celui DE BALANINE (BALANINUS.) (PI. 5 9 , fig. 3.) Nous offrira de rhynchophores très singuliers par la longueur de leur trompe, qui égale au moins et excède souvent de beaucoup celle du corps. ( y i)~LesgenresLœmosaccus,Tamnop/iilus, Lyprus, du même, du même. (3) Les genres Brackypus, Brachonyx , (2) Les genres Bagous, Hydronomus , Tanysphyrus, Anoplus, de M. Schœnheii . {a) PI. veux . clui DE RAMPHE RAMPHVS- Clair» Dans les derniers Rhvnchènes qu"il nous reste à exposer, les pieds sont écartés à leur naissance, et souvent encore leur sternum présente une ca- vité plus ou moins étendue . qui reçoit la trompe et même quelquefois les antennes. Onx où elle n'existe point peuvent former deux sous-icnres . savoir : celui i Les jeeres Geamt, Jtecâmj, G»»- eiks en oat nerf, fores Otrv. . col. T, iidn. ifc V I rluiaimi iàlr- n iti inr - p- 206. c«* dix artkies; celai de .Voirai daaaêaK *»., iKi, p. S; et cefaa de Priomofms de M. Dahsan , oà MEP.r : ofu) et celai DE I ME, ■ » Oà il est déprâaé et raoadhoïdbi . logeant la tronpe. oat été distribaés Bar IL Scbeaberr -isas i ■cabre de -tares, aak qae aoas rédaïroas de la i Ds soat ailés oa aptêres.- Paraû les preaûers. les aas oat aae fonte prcsaae rîxMB&dtâaJe. asez, le corselet rétréci brasaaeaMBt, ea anaiêre de tabe près de s aatérieare; FabdMaea aresaae trjaajgahdre- Us se beat aTee les 1 Ici les aatraars oat doaxe articles. LES CaMPT<''F:HY: WFÏOBHTNCHCS — EaràiMas, - LES - Oat aa éca sso a rtistiart. Fihilnaii'a eatîêreateat recoarert par les ëbr- - i s "_-■ :-'". 'ts Si ujiuaSa , C&m&ta^ Eùir- ■ Vi2 INSECTES COLÉOPTÈRES. très , les yeux écartés , et la massue des antennes allongée («). La poitrine olfre souvent, de chaque côté de sa cavité, une dent ou une corne. (I) LES ZYGOPS, (ZYGOl'S.) (PI. 5 9 ,fig. 14.) Très remarquables par leurs yeux très spacieux, très rapprochés ou réunis supérieurement, et par leurs pieds, généralement longs, dont les postérieurs au moins très écartés. (*) (2) LES CEUTORHYNOUES (CEUTOKHYNCHUS.) (Pi. 59. fig. i5.) Dont l'écusson est à peine apparent; dont les élytres sont arrondies à leur extrémité et ne recouvrent pas entièrement l'abdomen. Les yeux sont écartés. La massue des antennes est ovale (c), et l'extrémité de leurs jambes est sans épines. (3) Là, les antennes n'ont que onze articles, (d) LES HYDATIOUES. IHYDATICUS.)(4) (PI. 60, fig. 1.) D'autres ont le corps ovoïde, court, très renflé en dessus, avec l'abdo- men embrassé dans son pourtour, par les élytres. Les cuisses sont canali- culéeset reçoivent les jambes dans leur sillon. Leurs yeux sont grands. Les antennes ont toujours douze articles. (1) VoyezM. Schœnherr. (3) Ses genres Ceutorhynchus, Monony- (2) Ses genres Zygops , Mecopus , Le- chus. chriops. (/,) Ajoutez-y ses Âmalus. (a) PI. 5 9 , fig. i3. (4) P1.5 9 ,fig.l4«. (.-) PI. 5 9 , fig. lia. (rf) PI. 60, fig. 1. FAMILLE DES PORTE-BEC. 443 LES OROBITIS. (OKOBlTI.S.)(i; (IM. 60, fig. 2.) D'autres ayant le corps oblong, convexe, avec les pieds antérieurs ordi- nairement plus longs, surtout dans les maies ; les antennes de douze arti- cles, les yeux écartés, et les clytres recouvrant l'abdomen, composeront le sous-genre DE CRYPTORHYNOUE. (CHRYPTORHYNCHUS.) (2) (PL fio, fig. 3.) Ceux qui sont aptères, où dont les ailes sont du moins très imparfaites, qui manquent d'écusson, formeront un autre sous- genre, celui DE TYLODE. (TYLODE. — Ulosomus. Scleroptcrus ? Schœnh.) (PI. 60, fig. 4.) M. Chevrolat en a découvert aux environs de Paris une espèce [Rhyn- chœnus plinoïdes, Gyllenh.). Les autres et derniers longirostres ont généralement neuf articles au plus aux antennes, et le dernier, ou les deux der- (r) Les Orobitls, Dlorymerits, Ocladius, Cleogonus, de M. Schœnh. (2) Les genres Artkoilernus , Ptnarus , Cratosomus, Macroiçerus, Cryptorhrnchus, de M. Sehœuherr. Les Gasteroccrctts de MM . Biullé et de Laporte me paraissent se rapporter aux Cratosomes proprement dils du précédent , ou ceux dont la trompe est droite et aplatie. Son sous-genre Gorgus se INSECTES. compose de grandes espèces , toutes de l'A- mérique méridionale , et dans les mâles desquelles la trompe est ordinairement ar- mée de deux cornes ou dents , près de l'in- sertion des antennes. Les mandibules ne m'ont point offert de dentelures , l'un des caractères qui distinguent les cratosomes des cryptorhynques , où ces organes sont dentés. 56 444 INSECTES COLEOPTERES. niers, au plus, forment une massue à épidémie coriace, et dont l'extrémité est spongieuse ("). Ils se nourrissent, du moins dans leur premier état, de graines ou de substances ligneu- ses. On peut les réunir en un seul genre, celui DE CALANDRE, (CALANDBA.) Que l'on peut partager en six sous-genres. Les deux premiers sont aptères, et nous offrent, ainsi que les précé- dens et les suivans, à l'exception du dernier, quatre articles à tous les tar- ses, dont le pénultième bilobé. Les antennes sont insérées à peu de dis- lance du milieu de la trompe et coudées. Dans le premier, celui D'ANCHONE. (ANCHONUS, Schœnh.) (Pi. 60, iig. 5.) Ces organes offrent neuf articles avant la massue. Le dixième et peut- être deux autres, mais intimement unis avec le précédent et peu distincts, forme une massue en ovoïde court. (/<) Dans le second, celui D'ORTOCIIjETE, (OKÏHOCH/ETES) de M. Germar (1), C'est le huitième qui forme la massue, dont la forme < 1 la composition paraissent être les mêmes que dans les anihoncs. ([) Insect. Spec nov., p. 3o2. . (a) PI. fio, Gg. 7 a. (/,) PI. 60, lij,'. 5 .-.. FAMILLE DES PORTE-BEC. 445 Les quatre autres sous genres sont pourvus d'ailes. Dans les trois suivans, les tarses n'ont que quatre articles, dont le pénul- tième est bilobé. (a) LES RHINES. ( RUINA. Lalr. — Lixits. Fab.) (PI. fio, fig. 6.) Les antennes sont très coudées, insérées près du milieu d'une trompe droite, avancée, et dont le buitième article forme une massue fort allongée, presque cylindrique. Les pieds antérieurs, du moins dans les mâles, sont plus longs que les autres. (1) LES CALANDRES proprement dites (CALANDRA. ) (Pl. fio. fig. 7 .) Ont aussi les antennes très coudées, mais insérées près de la base de la trompe ; leur huitième article forme une massue triangulaire ou ovoïde. {/>) Nous ne connaissons que trop la C. du blé [Curculio granarius, Lin.; Oliv., col. V, 83, xvi, 196); son corps est allongé, brun, avec le corselet ponctué, aussi long que les élylres. Sa larve, connue sous le nom du genre, fait de grands dégâts dans les magasins à blé. Une autreespèce, cellerf//n'j {Curculio oryzœ, Lin. ; Oliv., ibid., VII, 81), ressemble à la précédente, mais a deux taches fauves sur chaque étui. Elle attaque le riz. Une troisième, la C. palmiste (<0 {Curculio patmantm, Lin.; Oliv., ibid., 11, 16), qui a un pouce et demi de long, dont la masse des antennes est tronquée, est toute noire, avec despoils soyeux à l'exlrémitédela trompe. Elle vitde la moelle des palmiers de l'Amérique méridionale. Les habi- tans mangent sa larve, nommée ver -palmiste, comme un met déli- cieux. (2) (i) Rltina barbirostris, Lati'., Oliv.; Sipulus (Jcurliiims, Dij.), O.ryrbj nclms , R. scrutator Oliv. Rhyncliophorus (Calandre). Voyez l'article (2) Les genres suivans lie M . Schœnherr : Calandre d'Olivier. („} PI. 60, fig. 7 b. (») Pl. 60, fig. 6a. (c) Pl. 60, ïg. 7. 446 INSECTES COLÉOPTÈRES. Le cinquième sous-genre, celui DE COSSON, (COSSONUS. Clairv.) ( PI. 60, fig. 8.) Nous offre des antennes, à peine plus longues que la trompe et la tête, et à huit articles avant la massue («). Elles sont épaisses et insérées vers le milieu de la trompe. (1) Le dernier, celui DE DRYOPHTHORE (DKYOPHTHORLS. Schœnh. — Bulhifcr. Dej.) ( l'i. 60, (ig. 9.) Est, sous le rapport des tarses, anormal. Ils présentent cinq articles, et dont aucun n'est bilobé (i). Leurs antennes n'ont que six articles, dont le dernier l'orme la massue, (c) (1) La seconde famille des coléoptères tétramères, celle DES XYLOPHAGES (XYLOPHAGI.) (PI. (h à 03.) Nous offre une tête terminée à l'ordinaire, sans saillie notable en forme de trompe ou de museau ; des anten- (1) Les genres Amorphoccru s, Cossonus, (-A Lixus, Lymexylon, Fab. Rhincolus, de M. Schœnherr. (/7) PI. 60, fig 8n. (/•) PI. 60, fig. 9*. {'■) l'I 60. fi« !)« FAMILLE DES XYLOPHAGES. 447 nés plus grosses vers leur extrémité, ou perfoliées dès leur base, toujours courtes, de moins de onze articles dans un grand nombre, et des tarses à articles (i) ordi- nairement entiers, ou dont le pénultième élargi en for- me de cœur dans les autres; dans ce dernier cas, les antennes sont toujours terminées en massue, soit solide et ovoïde, soit divisée en trois feuillets, et les palpes sont petits et coniques. Ces insectes vivent pour la plupart dans le bois. Leurs larves le percent et y creusent des sillons en divers sens, et lorsqu'elles sont très abondantes dans les forêts, cel- les de pins et de sapins particulièrement, elles font périr en peu d'années une grande quantité d'arbres, et les mettent bors d'état d'être employés dans les arts. Quel- ques autres font beaucoup de tort à l'olivier; d'autres se nourrissent de champignons. Nous partagerons cette famille en trois sections. i° Ceux dont les antennes ayant dix articles au plus, tantôt se terminent en une forte massue, le plus souvent solide, de trois feuillets allongés dans d'autres, tantôt forment dès leur base, une massue cylindrique et perfo- liée, et dont les palpes sont coniques. Les jambes anté- rieures du plus grand nombre sont dentées et armées (i) Leur nombre parait être de cinq dans avec les Cryplophages et autres insectes quelques-uns. Ces insectes semblent se lier analogues de la section des Pentamcrcs. 448 INSECTES COLÉOPTÈRES. d'un fort crochet; et les tarses, dont le pénultième arti- cle est souvent en cœur ou bilobé, peuvent se replier sur elles. lies uns ont les palpes très petits, le corps convexe et ar- rondi en dessus, ou presque ovoïde, avec la tète globuleuse, s' enfonçant dans le corselet, et les antennes terminées en une massue solide ou trilamellaire, et précédé de cinq articles au inoins. Ces xylophages composent le genre DES SCOLYTES, (scolytus. Geo If.) Que Linnaeus ne distinguait point des dermestes. Tantôt le pénultième article des tarses est bilobé. Les antennes ont sept ou huit articles avant la massue, [a) LES HYLURGES (HYLCRGUS. Latr.— Hylesimis. Fab.) (Pl.6i.fig. t.) Ont la massue des antennes solide, presque globuleuse, obtuse, peu ou point comprimée , annclée transversalement, et le corps presque cy- lindrique, (l) (i) Latr., Gêner, cmst. et inscct. : 11, p. -i-',; Gylleul) , [nsect. Suec, IV, p. (US. (>•} PI. f>i, lif;. i. FAMIIXE DES XYLOPHAGES. 449 LES HYLÉSINES (HYLESINUS. Fab.) (PI. G,, fig. 2.) Ont aussi les antennes terminées en massue solide, peu ou point com- primée et annelée transversalement , mais allant en pointe («). Leur corps est presque ovoïde. (1) Dans les deux sous-genres suivans, cette massue est encore solide, mais fortement comprimée, et ses articles inférieurs forment des courbes con- centriques. LES SCOLYTES propres (SCOLYTUS. Geoff. — Hylesinus. Fab. Ecco/itogasler. Herbst. Gyilenh.) (I'l. Ci, fig. 3.) Ont leurs antennes droites, imberbes li;, insérées très près du bord in- terne des yeux , qui sont très étroits, allongés et verticaux. (2) LES CAMPTOGERES, (CAMPTOCERUS. Dej. — Hylesinus. Fab.) (I'l. 6:, fig. 4.) Dont les mâles ont les antennes fortement coudées, garnies extérieure- ment de longs poils ou filets ; elles sont insérées à une distance notable des yeux , qui sont elliptiques et obliques. (3) LES PHLOIOTRIBES (PHLOIOTMBUS. Latr. — Hylesinus. Fab.) (PI. 6i,fig. 5.) S'éloignent de tous les autres insectes de cette famille par la massue , composée de trois feuillets allongés, de leurs antennes, le) (4) (i) Lalr., iiid., p. 279. (3) Hylesinus jEneipennis, Falj. (2) Lalr., i/iid., p. 27!! ; Oyll. , Inserl. (4) Lalr., i/iid., p. 2S0. Suec. III, p. 3i5, c>t IV, pag. 279. [a) I'l 61, fig. la {!■) I'l. (il, lig. 3. (.<) PI. Ci. fig. fia. (A) PI. fil. fig. fi. (.■) Pl.fi,, fi, FAMILLE DES XYLOPHAGES. 1.M prèles el dont le premier article fort allongé. Les deux pieds postérieurs sont très reculés en arrière. (I) Les autres ont des palpes grands, très appareils et d'inégale longueur. Leur corps est déprimé, rétréci en devant; leurs antennes sont tantôt de deux articles , dont le dernier très grand, aplati, presque triangulaire ou presque ovoïde ("), tan- tôt de dix, et entièrement perfoliées. (') La lèvre est grande; les élytres sont tronquées, et les tarses courts, avec tous les articles entiers. Ces insectes sont tous exotiques. Ils composent le genre DES PAUSSUS. (l'Aussus. Lin., Fab.) Ceux dont les antennes n'ont que deux articles, et dont le dernier tort grand et comprimé, sont LES PAUSSUS propres. (PAUSSUS.) (Pl.61, fig.8.) Une espèce ( P. bucephalus, Schœnli., Synon. insecl., I, 3, app. vi, 2 ), dont la tête offre l'apparence de deux yeux lisses ; dont les yeux sont petits, peu saillans, et dont les antennes, guère plus longues que la tête, s'appliquent sur sa face antérieure, et se terminent par un article finis- sant en pointe, forme, pour M. Dalman Anal, entom., p. 102), un genre propre qu'il nomme Ihjlolorus. (2) [i)lbid., p. 277.M.Dalman enafiguré (2) ^oj-ea Latr. , Gener. crust. etiosect., une espèce [flavicornis? Fab.) renfermée III, p. 1, et Schœnherr, Synon. insect., I, dans 1I11 succin. 3, app. .vi, i. («) PI.61, fig. 8a. (/-) PL 61, 6g. 9. INSECTES. 57 45£■ 3. FAMILLE DES XYLOPHAGES. 4oS LES CERYLONS (CEKYLON. Latr. — Synchita. Helw. Lyclus. Fab ) (PI. 62, 6g. 4.) Ont l'extrémité antérieure de la tête avancée en manière de triangle obtus; le premier article des antennes beaucoup plus gros que le sui- vant (a); le corselet appliqué postérieurement contre la base des élytres, plus large que long, ou presque isométrique, sans rebords ; le corps pres- que ovalaire ou presque parallélipipède, avec les élytres sans troncature postérieure, et recouvrant tout le dessus de l'abdomen. (1) LES RHYZOPHAGES (RHYZOPHAGUS. Herbst. Gyll. — Lyclus. Fab.) (PI. 62, fig. 5.) Ressemblent aux cérylons par la lèle, les grandeurs relatives des pre- miers articles des antennes , la jonction du corselet avec l'abdomen ; mais le corps est étroit et allongé, avec le corselet plus large que long, rebordé, et les élytres tronquées au bout. Quelques auteurs ont avancé que, sous le rapport des tarses, ils étaient hétéroinères ; mais il m'a paru qu'ils se ■ raient plutôt des pentamères. (2) Les autres, ou LES MONOTOMES propres ( MONOTOMA. Herbst. — Ccryton. Gyll.) (PI. 62, fig. 6) Ont la tête de la largeur du corselet, et séparée de lui par un étrangle- ment. Les deux premiers articles des antennes sont plus gros que les suivans et presque égaux (le premier un peu plus grand). L'extrémité supérieure de la massue ou du bouton semble offrir les vestiges d'un ou de deux ar- (1) Cerjlon kisteroides, Latr., Gyl- (2) Voyez Gyllenh., Insecl. Suec. I, m, lenli. p. 419. (a) PI. 62, fig. \a. 4i>(> INSECTES COLÉOPTÈRES. licles. La tête est triangulaire , un peu avancée en un museau obtus. Le corps est allongé, avec le corselet plus long que large. (!) Les xylophages de la troisième division ont onze ar- ticles très distincts aux antennes (") ; les palpes filiformes ou plus gros à leur extrémité, dans les uns, plus menus au bout, dans les autres, et tous les articles des tarses entiers. Nous commencerons par ceux où la massue des antennes n'est que de deux articles ('). Ils formeront le genre DES LYCTES. ( LVCTUS.) Les uns ont les mandibules et le premier article îles antennes entière- ment découverts. Le corps est étroit et allonge, presque linéaire, avec les yeux gros et le corselet allongé. LES LYCTES propres. (LYCTUS.Fab.)(2) (Pl.62.Cg.,.) Dans ceux-ci, les bords de la tête recouvrent entièrement ou en majeure partie le premier article des antennes. Les mandibules ne sont point sail- lantes. LES DIODESMES (DIODESMA. Még., De.j.) (PI. 02, iig. 8.) Ont les antennes de la longueur du corselet; le corps ovale-oblong , ( i) Cen Ion picipes, Gylleuli. Lyctus de Fabricius e.sl un mélange. (2) Voyez Latr. et Gyllenhall. Le genre («) PI. ()2, Iig. 7/., S, ija. (A) PI. 62, fig. 7a, S. FAMILLE DES XTLOPHAGES. 4>5Y convexe, avec le corselet presque demi-orbiculaiie et l'abdomen presque ovalaire. (1) LES BITOMES, (BITOMA. Herbst, Gyll. — Lyctus. Fab.) (Pi. 62, fig 9.) Dont les antennes sont plus courtes que le corselet ; dont le corps est long , étroit, presque parallélipipède, déprimé, avec le corselet carré. (2) Dans les outres xylophages ayant des antennes de onze arti- cles, les trois à quatre derniers forment la massue ("), où le der- nier seul est plus grand que les précédens. Us se subdivisent ainsi : Tantôt les mandibules sont recouvertes ou très peu saillan- tes. Tels sont LES MYCÉTOPHAGES. (mycetophagus. Fab.) Ici les antennes, guère plus longues que la léte, sont insérées sous les bords avancés de la tête, et terminées brusquement en une massue perfo- liée, de trois articles. LES COLYDIES. (COLYDIUM. Fab.) (PI. fa, fig. IO.) Leur corps est linéaire, avec la tête très obtuse en devant ; le corselet de la largeur de l'abdomen , en carré plus ou moins long , et l'abdomen (1) Diodesma subterranca, Dcj., Calai.. (a) Voyei. Latr. Gy lient), p- 67. («) PL 6a, fig, io«, 12. i2î!i INSECTES COLÉOPTÈRES. allongé. Les deux premiers articles des antennes sont plus grands que les suivans ; ceux-ci , jusqu'au huitième inclusivement, sont très courts et transversaux. («) (1) Là , les antennes sont au moins de la longueur du corselet. Ceux-ci ont le corps ovale, avec le corselet transversal , plus large pos- térieurement; le premier et le dernier articles des tarses allongés, elles antennes terminées en une massue perfoliée , soit allongée et commen- çant vers le sixième ou septième article, soit brusque , ovalaire et formée seulement par les trois derniers, (») Ils vivent dans les champignons, ou sous les écorces des arbres. LES MYCETOPHAGES propres. (MYCETOPHAGUS. Fab. — Tritoma. Geoff ) (PI. (h, «g. ii.) La massue des antennes commence au sixième ou au septième article , le dernier est presque ovoïde. (2) LES TRIPHYLLES. (TRIPHYLLUS. Még., Dej. — Mycetophagus. Gyll.) (PI. G2, fig. 12.) Où la massue des antennes est plus courte, brusque et formée seule- ment par les trois derniers articles; le dernier est presque globuleux. ,3) Ceux-là ont le corps oblong, avec le corselet plus étroit que l'abdomen, du moins postérieurement; le premier article des tarses delà longueur du suivant , ou guère plus long, et les antennes terminées par une massue étroite, allongée, peu ou point perfoliée, formée par les trois derniers articles, (c) (1) Voyez Fab., Latr.,Dej. IV, 63o. (2) fores Latr., Gêner, crust et ipsect., (3) Voyez Latr., ibid., seconde divis. ; III. p. 9, i re div. des Mycétophages ; et I>j., Mycétophages, et Gyllenh. , ibid , ftyllcnhall, Insect. Suce., 1 , 111 , 38;, el IV, (13 t. (a) PI. 62, fig. 10 a. (A) PI. 62, fig 1 1 c, 12 (c) PI. 63, fig. i. FAMILLE DES XYLOPHAGES 4S!) LES iMERYX, (MERYX. Latr.) (Pi.63,fig. z.) Distingués des suivans par leurs palpes maxillaires (toujours saillans) terminés par un article plus grand , en triangle renversé. (I) LES DASYCÈRES (DASYCERUS. Brong.) (PI. 63, fig. i.) Qui n'offrent que trois articles aux tarses (a), mais qui , cependant, tien- nent à cette famille par d'autres rapports. Les deux premiers articles de leurs antennes sont globuleux, les suivans très menus, capillaires et ve- lus , et les trois derniers globuleux et pareillement velus. La tête est triangulaire et distincte du corselet. Les palpes maxillaires sont saillans , menus et terminés en alêne. Le corselet et les élytres sont sillonnés. L'ab- domen est presque globuleux. (2) LES LATRIDIES ( LATRIDIUS. Herbst. — Tenchrw. Lin. — Permettes. Fab.) (PI. 63, 6g. 3.) Ont les palpes très courts , terminés en alêne ; la tète et le corselet plus étroits que l'abdomen ; le premier article des antennes fort gros et glo- buleux , les suivans, jusqu'au dixième inclusivement, presque en cône renversé, glabres ou simplement pubescens ; le dernier plus grand que les précédens, et ovoïde ; le corselet plus large que long, ou presque iso- métrique , et l'abdomen presque carré ou presque ovalaire. (3) (i) Latr., Gêner . erust. etinsect., III , insect. Eur., IV, 5. p. 17, etl, xi, 1. (3) forez Latr., iliid., et Gyll., Insect. (a) V 'ey cz Duméril , Dict. des se. nat., Suec., I, iv, 123. où cet insecte est bien figuré,et Arrh.,Faun. (a) PI. 63, 6g. 3. INSECTES. 58 4G0 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES SIL VAINS (SILVANUS. Latr., Gyll. — Dermestes. Fab.) (PI. 63, fig. 4.) Ont le corps presque linéaire ou presque parallélipipède , le corselet plus long que large, de la largeur de l'abdomen antérieurement ; les pre- miers articles des antennes presque égaux , presque en forme de toupie , et le dernier presque globuleux («); lés palpes presque filiformes, et l'ex- trémité antérieure de la tête, un peu avancée et rétrécie en manière de museau triangulaire et obtus. (1) Tantôt les mandibules sont entièrement découvertes ou sail- lantes et robustes Q. Le corps est généralement étroit, allongé et déprimé. Ces insectes forment le genre DES TROGOSITES. (trogosita. Oliv., Fab. — Platycerus, Geoff.) Les uns ont des antennes plus courtes que le corselet , ou de sa lon- gueur au plus, et terminées en une massue comprimée, un peu dentée en scie , et formée par les trois à quatre derniers articles (<.). La languette est entière. ( , vi , 3. Ces insectes sont évidem- («) PI. 63, Sg. ~a. /(02 INSECTES COLÉOPTÈRES. et quant aux habitudes ; mais les antennes sont de la même grosseur, ou plus grêles vers leur extrémité ("). Les mandibules sont toujours saillantes; la languette est bi- fide ou échancrée; les palpes sont courts, et le corps est déprimé, allongé, avec le corselet presque carré. Ces in- sectes se tiennent sous les écorces des arbres, et peuvent être réduits à un seul genre, celui DES CUCUJES de Fabricius. (cucujus.) On y distingue LES CUCUJES propres, (CUCUJUS.) (PI. 63, fig. 8.) Dont les antennes , beaucoup plus courtes que le corps dans plusieurs , sont composées d'articles en forme de cône renversé ou de toupie, et pres- que grenues, et dont le premier est plus court que la tête. (*) (1) ment le passage de cette famille à la sui- Clavipalpes. vante. Ils ne diffèrent même des platysomes (i) Les Cucujes clavipcs , depressus, ro- que par leurs antennes. fus, bimaculatus , piceus, testaceus, nier, Foyez, pour quelques autres genres té- d'Olivier, col. IV, n° 74 bis. Payez aussi tramères, tels que ceux de Lito'pltilc, d'A- Gyllenh., Inscct. Suec. galhidic et de Clypeastres , la famille des («) 1*1.63, fig. 8r, 9. il,j PI. 63, fig. !!,. FAMILLE DES LONGICORNES. 4bô LES DENDROPHAGES, (DENDROPHAGUS. Gyll. — Cucnjus. Fab., Payk.) (P1.63,fig. 9 .) Où ces organes sont généralement formés d'articles cylindriques, allon- gés, dont le premier plus long que la tête, et dont les second et troisième plus courts que les suivans («). Les palpes labiaux sont terminés en mas- suc. (1) LES ULEIOTES, ( ULEIOTA. Latr. — Brontes. Fab.) (PI. 63, fig. io.j Ayant des antennes analogues, mais dont le troisième article aussi long que le suivant, et dont tous les palpes sont plus menus à leur extrémité. Les mandibules de l'espèce la plus commune dans nos climats (flavipes), et sur laquelle M. Dufour nous a donné quelques observations anatomi- ques, ont, dans les mâles, un prolongement en forme de corne longue et aiguë. {/>) (2) La quatrième famille des tétramères, LES LONGICORNES (LONGICORNES.) Ont le dessous des trois premiers articles des tarses garni de brosses, les second et troisième en cœur, le quatrième profondément bilobé, et un petit renflement (i) Gvllenk., ibul. p. a5. Voyez aussi Fabricius et Gylluiili. , (a) Latr. , Geuer. crus!, et insect., III, ibid. («) PI. 03, fig, f). W PI. 03 , fig. io a. 4tf4 INSECTES COLÉOPTÈRES. ou nodule, simulant un article (i) à l'origine du dernier. La languette , portée par un menton court et transver- sal , est ordinairement membraneuse, en forme de cœur, échancrée ou bifide ("), cornée et en segment de cercle très court , et transversal dans d'autres (Parandre). Les antennes sont filiformes ou sétacées , le plus souvent de la longueur du corps au moins, tantôt simples dans les deux sexes (*), tantôt en scie, pectinées ou en éventail dans les mâles ( c ). Les yeux d'un grand nombre sont en forme de rein et les entourent à leur base. Le corselet est en forme de trapèze, ou rétréci en devant dans ceux où les yeux sont arrondis, entiers ou peu échancrés; dans ce cas encore les pieds sont longs et grêles, avec les tarses allongés. M. Léon Dufour remarque que, par leur tube alimen- taire, ainsi que par la disposition des vaisseaux hépati- ques, ces insectes ressemblent, en général, aux mélaso- mes; contre l'opinion de M. Marcel de Serres, il nie l'existence d'un gésier. Le tube alimentaire, le plus sou- vent hérissé de papilles , est précédé d'un jabot, mais (i) Les Palanches ressemblent parfaite- à la section des pentamères. Il peut bien ment , sous ce rapport , aux Longicorues , représenter le quatrième article de ceux- et si l'on considérait ce petit nœud comme ci ; mais, attendu qu'il n'a point de mou- un véritable article , non-seulement cette veulent propre, il est censé faire partie du famille, mais la suivante , appartiendraient suivanL, (a) l'I. 6.',, fig. 4''/ pi. «'>, «g- 3 c, etc. (7.) PI. G;, «5, 6o\ etc. (c) l'I. 65, fig. 7. FAMILLE DES LONGICORNES. 4 OS moins ou peu prononcé dans les Lamies et les Leptures, qui, dans notre méthode, terminent cette famille. Les testicules sont constitués par des capsules ou sachets spermatiques , distincts, pédicellés, assez gros, et dont le nombre varie selon les genres. Leurs larves, vivant presque toutes dans l'intérieur des arbres ou sous leurs écorces, sont privées de pieds, ou n'en ont que de très petits ; ont le corps mou, blan- châtre , plus gros en avant , avec la tête écailleuse pour- vue de mandibules fortes et sans autres parties saillantes. Elles font beaucoup de tort aux arbres, surtout les gran- des, les perçant souvent très profondément, ou les cri- blant de trous (i). Quelques-unes rongent les racines des plantes. Les femelles ont l'abdomen terminé par un ovi- ducte tubulaire et corné. Ces insectes produisent un petit son aigu , par le frottement du pédicule de la base de leur abdomen contre la paroi intérieure du corselet, lorsqu'ils l'y font entrer et qu'ils le retirent alternati- vement. Dans la méthode de Linnaeus, ces insectes forment les genres Cerambyx , Leptura , Necydalis, que Geof- froy, Fabricius, et d'autres naturalistes, ont tâché de régulariser et de simplifier par des transpositions d'es- (i) Voyez l'Hist. nat. du Lamia ampu- dans le i3 e vol. desTrans. linn. tator, publiée par M. Lansd. Ouilding , 4«6 INSECTES COLÉOPTÈRES pèces, ou en établissant d'autres coupes génériques. Vu néanmoins la quantité d'espèces découvertes depuis le Pline du Nord , l'insuffisance des caractères cjui signa- lent ces genres, le désordre qui règne encore dans plu- sieurs d'entre eux , une révision générale et approfondie est devenue nécessaire; espérons que les recherches de MM. Lepeletier et Serville, qui se sont spécialement oc- cupés de cette famille, aplaniront ces difficultés. Nous partagerons d'abord les Longicornes en deux sections. Ceux de la première ont les yeux , soit forte • ment échancrés ou en croissant, soit allongés et étroits; leur tête s'enfonce, jusqu'à ces organes, dans le corselet, sans en être distinguée par un rétrécissement brusque et formant une espèce de cou: elle est dans plusieurs verti- cale. Les uns ont le dernier article des palpes, tantôt pres- que en forme de cône ou de triangle renversé, tantôt presque cylindrique et tronqué au bout(°); le lobe ter- minant les mâchoires droit (point courbé sur l'interne à son extrémité); la tête est ordinairement avancée ou sim- plement penchée, et dans ceux où, par une exception très rare (les Dorcacères), elle est verticale, sa largeur égale presque alors celle du corps, et les antennes sont très écartées à leur naissance et épineuses; le corselet, («) PI C.',, fig. 11, 3, f,e, clc. FAMILLE DES LONGICORNES. 467 souvent très inégal ou carré, est rarement cylindrique. Ces Longicornes se subdivisent en deux coupes prin- cipales ou petites tribus. 1» Les prioniens (Prionii), qui ont pour caractères: labre nid ou très petit et peu distinct; mandibules fortes ou même très grandes, surtout dans la plupart des mâ- les ("); lobe interne des mâchoires nul ou très petit ( 6 ); antennes insérées près de la base des mandibules ou de 1 echançrure des yeux , mais point entourées par eux à leur naissance; corselet le plus souvent trapézoide ou carré, crénelé ou dentelé latéralement. Un premier genre, celui DE PARATSDRE (parandra. Latr. — Attelabus , de G.; Tenebrio. Fab.) (Pl.64.fig.!.) Ayant, ainsi que le suivant, des antennes simples, presque grenues , comprimées , de la même grosseur partout , de la longueur au plus du corselet ( c ), et le lobe terminant les mâ- choires très petit, atteignant à peine l'extrémité du premier article de leurs palpes (*), est distingué, tant de ce genre (i) que des autres de la même famille, par sa languette cornée , f i) Les mandibules des Spondyles et des tète , triangulaires ou coniques, et arquées Parandres sont au plus de la longueur de la au bout. (a) PI. 64, fig. 3. [b) IM.64, fig. iu, ic (c) PI. 64, fig. li, (rf) PI. 64, fig. la. INSLCTES. 5o, 468 INSECTES COLÉOPTÈRES. en forme de segment de cercle très court, transversal , sans échancrure ni lobes, et par ses tarses, dont le pénultième ar- ticle légèrement bilobé , et dont le dernier, notablement plus long que les précédens pris ensemble, offre, entre ses cro- chets , un petit appendice , avec deux soies au bout. Le corps est parallélipipède , déprimé, avec le corselet carré, arrondi aux angles postérieurs , sans épines ni dents. Ces insectes sont particuliers à l'Amérique, (i) LES SPOINDYLES (spondylis. Fab. — Attelabus , Lin.; Cerambyx , de G.) (P!.64,Cg. a.) Qui, rapprochés des Parandres à raison de leurs antennes et de l'exiguïté de leurs lobes maxillaires, s'en éloignent sous le rapport de leur languette; de même que dans tous les au- tres Longicornes suivans , elle est membraneuse , en forme de cœur; ils diffèrent aussi quant aux tarses; le pénultième arti- cle est profondément bilobé, et le dernier n'est pas plus long que les précédens réunis, et sans appendices, portant deux soies entre les crochets. D'autre part, les Spondyles sont dis- tingués des genres suivans par leur corselet presque globu- leux, sans rebords, et dépourvu de dents ou d'épines. Leurs larves vivent dans l'intérieur des pins et des sapins de l'Eu- rope. LeS- bttprestoïde [a) (Âttetahvs bupresioïdes, Lin.; Oliv. , col. IV, 71, (i) Foyez~LaU\, Gêner. crusl. et insect., l'article Parandre de l'Encyclopédie mé- III, 28, et I, ix, 7; Schœnli. Synon. in- thodiqne. sict.. I, m, p. 334, et App., p. i45. et (a) PI. 6',, lig. 2. FAMILLE DES LONGICORNES. -Ilii) i,,i) est long de six à sept lignes, tout noir, très ponctué, avec deux li- gnes élevées et longitudinales sur chaque élytre. Elles s'oblitèrent quel- quefois , et ces individus sont regardés par quelques entomologistes comme formant une espèce propre (elongalum). On n'en connaît point d'autres. (1) Le troisième et dernier genre de cette tribu, celui DES PRIONES (prionlts. Geoff'., Fab., Oliv.) (PI. f>4, lig. 3 et 4.) A des antennes pins longues que la tète et le corselet , en scie ou pectinées dans les uns (") ; simples , amincies vers leur extrémité et à articles allongés dans les autres. Le lobe terminal des mâchoires est aussi long au moins que les deux premiers articles de leurs palpes ('). Le corps est générale- ment déprimé, avec le corselet carré ou trapézoïde, soit denté ou épineux , soit anguleux latéralement. Ces insectes ne volent que le soir ou dans la nuit, et se tien- nent toujours sur les arbres. Quelques espèces exotiques sont remarquables par leur grande taille et celle de leurs mandi- bules. On mange la larve du P. cervicorne , qui vit dans le bois du fromager. Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces qui , par les va- riétés de forme et de grandeur de leurs mandibules, de leurs antennes, du corselet, de l'abdomen, pourraient composer plusieurs petits groupes ou sous-genres. L'on séparerait d'abord les espèces à corps presque parallélipipède ou (i) Voyez Fab., Oliv.,Lau\, Gyll., etc. (a) PI. 64, «g 4e. (4) PÏ. 6',,fig.3fl. /»70 INSECTES COLÉOPTÈRES. allongé, droit, avec le corselet beaucoup plus court que l'abdomen, carré ou Lrapézoïde, 1res arqué sur les côtés; l'écusson petit ou moyen ; les an- tennes simples ou peu en scie, et les mandibules souvent grandes dans les maies. Parmi les espèces de celte division, à mandibules plus courtes que la tête , a antennes presque sétacées, assez longues , de onze articles, et dont le troisième beaucoup plus long que les suivans, se range, Le /'. rouillé [P. srabricornïs, Fab.; Oliv., col. IV, 66, XI, 42), que l'on trouve en France, en Allemagne Son corps est long d'un pouce et demi, avec les antennes hérissées de petites épines et une dent de chaque côté du corselet, formée par ses tarses postérieurs. (1) D'autres espèces, généralement moins oblongues , un peu penchées par devant, dont les mandibules sont toujours moyennes ou peu avancées dans les deux sexes ; ayant le corselet fortement dentelé latéralement; les an- tennes peclinées ou fortement en scie , dans les maies , et composées de plus de onze articles dans plusieurs de ces individus ; les élylres de la lon- gueur de l'abdomen , et le recouvrant en dessus, ainsi que les ailes, for- meraient une seconde division générale. Le P- rorroyenr (n) (Cerambgx coriarius. Lin.; Oliv., ibi'd ,1.1), long de quinze lignes, d'un brun noirâtre, avec les antennes en scie et de douze articles dans le maie, et trois dents à chaque bord latéral du corselet. Vil en état de larve, dans les troncs pourris de nos chênes et de nos bouleaux. Pour se métamorphoser, elle se creuse un trou dans la terre. (2) Quelques autres priones, propres au Brésil, d'une forme analogue, mais à élylres petites, triangulaires, ne recouvrant pas entièrement l'abdomen, m'ont paru (Familles nalur. du règ. anim.) devoir former un genre propre (anacole, Anarolus). MM. Lepeletier et Serville en ont décrit deux espèces {mnguineus , liiijubris) dans l'Encyclopédie méthodique. Enfin, d'autres priones à couleurs diversifiées et métalliques dans plu- sieurs, ont le corps plus court et plus large, presque ovalaire, avec la tête souvent prolongée postérieurement derrière les yeux ; les antennes simples, comprimées; les mandibules courtes; le corselet large , dilaté, ^i) Les Priones giganteus, cervieprnis , • Les P.bivvicornis, imbricornis^ ttep- Âamicornis , maxillosus , barbatus, faber, saritts, etc. serripes, etc., deFal). et d'Olivier. («) PI. 64, f.g. 4. ' FAMILLE DES LONGICOKNES. 471 arqué et unidenlé latéralement, et tronqué obliquement ou échancréaux angles postérieurs; l'abdomen presque carré, une demi-fois environ plus long que large. L'écusson est ordinairement grand. La languette est pro- portionnellement plus allongée. (1) 2° Les cerambycins (Cerambycini) ont un labre très apparent et s étendant dans toute la largeur de l'extré- mité antérieure de la tête; les deux lobes maxillaires très distincts et saillans (°); les mandibules de grandeur ordinaire et semblables ou peu différentes dans les deux sexes( 4 ); les yeux toujours échancrés et entourant, du moins en partie, la base des antennes, qui sont ordinai- ment de la longueur du corps ou plus longues; les cuisses, ou les quatre antérieures au moins, sont ordinairement en massue ovoïde ou ovalaire, rétrécies en pédicule à la base. Viendront en premier lieu, ceux dont le dernier arti- cle des palpes est toujours manifestement plus épais que les précédens, en forme de triangle ou de cône renversé; dont la tête n'est point sensiblement rétrécie et prolongée antérieurement, en forme de museau; dont le corselet ne s'élargit point de devant en arrière, et n'offre point la (i) Les priones nitidus , lineatus, Tlio- division, ou en former une propre. Voyez mie, lifasciatus , canaliculatus , elc. , de Latr., Gêner, crust. et insect., I. II, p. 3o Fabr. et suïv. ; l'art. Pr'ione de l'Encyclop. mé- Le P. Spencii de M.Kirb. (Linn. trans., lliod. XII, xxn, i !ï parait appartenir à la même («) l>].65,fig. B «,-pl. 66. (ig.3i. {/,) l>l 65, Kg Sa; pi. 6S, lig. 3,,. 472 INSECTES COLÉOPTÈRES. ligure d'un trapèze ou d'un cerne tronqué, et dont les élytres ne sont ni très courtes et en forme d'écaillés, ni rétrécies brusquement un peu au-delà de leur base, et terminées en manière d'alêne. On pourrait désigner cette subdivision sous la dénomination de Cérambycins régu- liers, par opposition à ceux de la suivante, cjui sont, à plusieurségards,anormaux,etdontles derniers semblent se lier avec ceux de la tribu qui succède immédiatement a celle-ci. Ils composent les genres Cerambyx, Clytus, Calli- dium, de Fabricius, une partie de ses Stenocores, genre différent de celui ainsi désigné avant lui par Geoffroy. Ce sont des Cerambyx pour Linnaeus, et auxquels il faut joindre quelques-unes de ses Leptures. Les entomolo- gistes modernes ont augmenté le nombre de ces coupes génériques, mais les caractères en sont si peu tranchés, et se nuancent tellement, que ces genres peuvent être réunis en un seul, celui DE CAPRICORNE. (cEUAMiSYX.) Un assez grand nombre d'espèces, et loules de l'Amérique méridionale, proportionnellement plus courtes et plus larges que les suivantes , à an- tennes souvent pectinées , en scie, ou épineuses, sont remarquables par l'étendue de leur corselet, dont la longueur égale presque la moitié de celle des élytres; tantôt uni, il est presque semi-orbieulaire, unidenté seulement aux angles postérieurs, tantôt très inégal et tuberculeux ; leur présternum est, soit caréné ou terminé en pointe, soit plan, tronqué , en- tier ou écltancré à son extrémité postérieure, qui s'applique sur une saillie FAMILLE DES LONGICORNES. 475 antérieure du mésosternum ; les pieds antérieurs , au moins , sont écartés à leur naissance. L'écusson est grand dans plusieurs; les tarses sont courts et dilatés. Ceux de cette division où le corselet, presque semi-orbiculaire et tou- jours fort grand, est uni ou simplement chagriné, avec une seule dent, de chaque côté , aux angles postérieurs ; dont l'extrémité postérieure du pré- sternum est plane, tronquée , soit sans échancrure, soil échancrée, et ap- pliquée sur le mésosternum ; dont l'écusson est toujours fort grand, et qui ont les pieds forl écartés, forment deux sous-genres. LES LISSONOTES, (LISSONOTUS. Daim. — Cerambyx. Fab.) (PI. 65,fig. i.) Dont les antennes sont fortement comprimées, en scie ou semi-pecti- nées («), longues, et dont l'extrémité postérieure du préslernum n'offre point d'échancrure. (1) LES MEGADÈRES, (MEGADERUS. Dej. — Callidium. Fab.) (1*1. 65, fig. 2.) A antennes simples , plus courtes que le corps , et où l'extrémité posté- rieure du présternum est échancrée , et reçoit , dans cette échancrure , le bout opposé du mésosternum , de manière qu'ils s'unissent intimement ou paraissent ne former qu'un seul plan. (2) On a dispersé , dans quatre sous-genres, ceux dont le corselet est très inégal, tubercule ou pluridenté, avec le présternum caréné ou terminé poslérieurement en pointe. Ici les antennes sont longues, sétacées , simples, ou tout au plus un peu épineuses ou garnies de faisceaux de poils. Le corselet est toujours grand , très inégal , guère plus large que long. (i) Voyez Scliœnh. , Synon. insecl. ; (2) Callidium stigma, Fab.; Dej., Ca- Dalman, Anal, entomol. e( Germai- Insect. lai, p. 106. spec. nov. (a) PI. «5, Gg. I. 474 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES DORCACÈRES, (DORCACERUS. Dej. — Cerambyx. Oliv.) ( PI. 65, fis. 3.) Distingués de tous les autres par leur tête verticale, grande, presque aussi large que le corselet mesuré dans son plus grand diamètre transversal , plane et très velue en devant. Les antennes sont très écartées. Le préster- num n'est point élevé en carène, et se termine simplement en pointe. L'ë- cusson est petit. (1) LES TRACHYDÈRES, (TRACHYDERES. Daim. — Ccramlnjx. fab.) (PI. 65, fig.4.) Où le corselet est grand, beaucoup plus large que la tête , avec l'extré- mité postérieure du présternum, et souvent aussi l'opposée, élevée en ca- rène; où l'écusson est allongé, dont les élytres sont plus larges à leur base, et vont en se rétrécissant, et dont les antennes ne sont point garnies de faisceaux de poils. (2) LES LOPHONOCÈRES, (LOPHONOCERUS. Latr.) (PI. 65, iig. 5.) Ayant aussi la tète plus étroite que le corselet, et l'extrémité posté- rieure du présternum carénée , mais où ce corselet , ainsi que l'écusson , est proportionnellement plus petit, où les élytres s'élargissent vers leur extrémité, ou du moins ne vont point en se rétrécissant, et qui ont le troisième article des antennes cl les trois suivans garnis de faisceaux de poils, (a) (3) (r) Cerambyx barbatits , Oliv.; Dej., > Cerambyx barbicornis, OHv.; ibïd., \). i<)5. Trachideres liirticomis, Soliœnli.; (<' (■2)Schœnh.,Synon.. insect.,I, >,|>.364. rambyx liirticornis, Kiil>\ , (n) PI. 65, 6g. 5. FAMILLE DES LONGICORNES. 47o Là, les antennes sont plus courtes que le corps , peclinées ou en scie («). Le corselet est transversal , denté latéralement. Les élytres s'élargissent postérieurement. LES CTENODES. (CTENODES. Oliv. Klug.).(i) (PI. 05, fig. 6.) Maintenant le corselet, tantôt presque carré ou cylindrique, tantôt or- biculaire ou presque globuleux, est beaucoup plus court que les élytres , du moins dans ceux où il s'étend en largeur, et le présternum n'offre ni carène ni prolongement pointu à son extrémité postérieure. L'écusson est toujours petit. Les pieds sont rapprochés à leur naissance. Un seul sous-genre, celui DE PHOEMCOCÈRE (PHOENICOCERUS Latr.) (Pi. 65, fig. 7 .) S'éloigne des suivans par la forme des antennes du mâle , dont les arti- cles, à commencer au troisième, se prolongent en manière de lames lon- gues et étroites , et forment un grand faisceau ou éventail. On n'en connait encore qu'une espèce (P. Dejeanii) (b) , et propre au Brésil. Dans les autres, les antennes sont au plus épineuses ou un peu dentées en scie. Plusieurs , et très remarquables par leurs couleurs et l'odeur agréable qu'ils répandent , offrent, sous le rapport des proportions relatives des palpes, une anomalie : les maxillaires [c] sont plus petits que les labiaux {d) t et même plus courts que le lobe terminal des mâchoires, qui est souvent avancé. Le corps est déprimé avec le devant de la tête rétréci et pointu ; les jambes postérieures sont souvent très comprimées. (i) Oliv., col. VI, 5g bis, I, i; Schœnh. Ne connaissant ces insectes que d'après Synon. insect., I, 3, p. 346; les figures qu'on en a données, je ne les Les Ctenodes zonata , miniata, genicu- place dans cette division que par analogie. /flta,deKlùg,Enlom.brasil.. XLII, i, ■>., 3. [a) PI. 65, fig. 6. (b) PI. 65, fig. 7. (c) PI. 65 , fig. 8 b. (d) PI. 65, fig. 8 c-. INSECTES. 60 4T(i INSECTES COLÉOPTÈRES. Ces Longicornes composent le sous-genre DES CALLIGHROMES. (CALLICHROMA. Latr. — Ceramhyx. Fab., Dej.) (PI. 65, fig. 8.) Parmi les espèces à antennes simples, sétacées, à corselet dilaté, épineux ou tubercule au milieu de ses côtés, et dont les pieds postérieurs ont les cuisses allongées et les jambes très comprimées, se range une espèce de notre pays, qui se trouve sur les saules el répand une forte odeur de rose. Le C. musqué («) (Ceramhyx moschatus Lin.; Oliv., col. IV, 67, XVII, 7); il est long d'environ un pouce, entièrement vert ou d'un bleu foncé, et un peu doré dans quelques individus. Une autre [ambrosiacus. Slev., Cbarpent.), qui se trouve au midi de l'Europe , en Crimée, etc., ressemble beaucoup à la précédente; mais son corselet est en tout , ou seulement sur les côtés , d'un rouge de sang. L'Amérique méridionale el les contrées équatoriales de l'ancien con- tinent en fournissent plusieurs autres. (1) D'autres longicornes de la même division, mais dans lesquels les palpes maxillaires, comme d'ordinaire, sont aussi longs au moins que les la- biaux , et dépassent l'extrémité des mâchoires, sont distingués des suivans par leurs antennes, offrant distinctement, du moins dans les mâles, douze articles (/<) au lieu de onze; elles sont toujours longues, sétacées, souvent épineuses ou barbues. Le corselet est denté ou épineux sur les côtés. Nous les réunirons dajis le sous-genre (i) Les Cerambyx virens , albitarsus , nitt'its, micans, ater^festivus, vittatus, se- riceus, elegans, suturalis, latipes, regius , albicornis, elc, de Fobricius. Quelques espèces africaines , telles que les Cerambyx longicornis , clavicornis et claviger de Schœnherr, très analogues , m premier coup-d'œil, aux précédentes, paraissent devoir , à raison de leurs anten- nes comprimées et dilatées vers le bout , pouvoir former un sous-genre propre. Mais la bouche du Cerambyx sex-punctatui de ce savant (Sape'rda 6-punctata, Fal>.), qui parait, par son analogie avec le C. c/aii- cornis [S. clavicornh , Fab.) du même , être congénère, ressemble, quant aux pro- portions des palpes, aux Capricornes pro- prement dits. La Saperda hirsulicornis de Fab. (Kirb. , Linn. Trans., XII, p. 44ï>.)est bien un Cal- licln «une par la bouche , mais elle en diffère par les antennes et la l'orme du corps. (a) PI. (Ï5, fig. S. (A) PI. 66, fig. i a, 4. FAMILLE DES LONGICORMiS. {77 DES ACANTHOPTERES ( ACANTHOPTERA. Latr. — Callichroma. Purpuricenus. Slcnocorus. Dej., Daim.) (PI. 66, 6g. 1 et 1.) Des espèces de l'Amérique , 5 corselel presque carré ou presque cylindri- que , et dont lesélytressontle plus souvent terminées par une ou deux épines, sont des Stenocorus pour M. Dalman. (1) D'autres , mais généralement propres aux contrées occidentales de l'an- cien continent, dont le corps est assez élev« , avec le corselet presque glo- buleux , et les antennes simples et sans faisceaux de poils (a) sont des Pur- puricenus pour MM. Ziégler et Dejean. (2) Une autre espèce à corps déprimé, et dont les antennes ont le troisième article et les trois suivans terminés par un petit faisceau de poils, se rap- proche des Callichromes, avec lesquels nous l'avions d'abord placée, à raison de sa forme générale et de son odeur de musc. C'est l'A. rosalie (l>) (Ceramhyx alpinns, Lin ; Oliv., ibid., 67, IX, 58) ; elle est d'un bleu cen- dré, avec six taches noires, disposées longitudinalement sur chaque élytre, dont les deux du milieu plus grandes et formant une bande. Le devant du corselet offre une tache*de la même couleur. L'extrémité su- périeure des articles des antennes est pareillement noire. Elle est com- mune dans les montagnes alpines , et on la prend aussi quelquefois dans les chantiers de Paris. Les Cérambycins suivans n'ont que onze articles aux antennes. Les uns, ou du moins les maies, ont des antennes longues, sétacées ; le ICI. (1) Insect. spec. nov., p. 5n et suiv. ayant pour titre : Periculi entomograph (2) Les Cerambfx Kœhleri, Desfontainii, Species insectorum nondum descriptas pro- de Falj.; posituri fasciculus, avec quatre planches. C. Budensis de Goeze. Le C. vinculatus II y a représenté diverses espèces de cha- de M. Germar, qu'il rapporte aux purpu- ransonites , formant de nouveaux genres ricènes, est un callichrome. M. Sahlberg , dans la méthode du M. Schœnhcrr. Les professeur d'histoire naturelle , a décrit et descriptions sont faites sur le modèle de figuré ce dernier coléoptère , sous le nom celles de M. Gyllenhall, et aussi complètes de Ceramhyx zonatus , dans un ouvrage que possible. (a) PI. 66, fig. [ a. (/,) p|. 66, Cig. ■>.. 478 INSECTES COLÉOPTÈRES. dernier article des palpes en forme de cône renversé [a) , le corselet, soit presque carré et un peu dilaté au milieu , soit oblong et presque cylin- drique; il est souvent rugueux et tubercule latéralement. Ils composeront le sous-genre DES CAPRICORNES proprement dits (CERAMBYX. Lin. Fab.) ; PI. 66, fig. 3.) On a distingué génériquement, et sous le nom d'HAMATicÈRE (Hamali- cerus), des espèces à corselet inégal ou raboteux, ordinairement épineux ou tubercule, et dilaté sur le milieu de ses côtés; ayant les troisième, quatrième et cinquième articles des antennes manifestement plus épais que les suivans, épaissis et arrondis au bout; ceux-ci, brusquement plus longs et plus menus, presque cylindriques, forment , avec les précédens , une transition subite; ces organes sont beaucoup plus longs dans les milles que dans les femelles. Le C. héros [bj (C. hcros, Fab. ; Oliv., ilid., f, i), long d'un pouce et demi, noir, avec le bout des élytres brun et prolongé en une petite dent a la suture. Le corselet est très ridé , avec un tubercule pointu ou en forme d'épine de chaque côté. Les antennes sont simples. Commun dans les pays tempérés cl chauds de l'Europe. Sa larve fait des trous profonds dans le bois de chêne ; c'est peut-être le cossus des anciens. On trouve dans nos départemens méridionaux une espèce très analogue à la précédente, mais sans dent suturale , à antennes proportionnelle- ment plus courtes et plus noduleuses, surtout dans la femelle. M. Bo- nelli l'a nommé militaire [mililarîs). Les caractères tirés des antennes sont bien moins prononcés dans une autre espèce du pays, beaucoup plus petite, plus étroite, entière- ment noire, et sans dent à l'extrémité des élytres , celle que Linnauis nomme cerdo. (1) ( i) l'oyez, pour d'autres espèces, le Ca- rambyx /m mis el quelques autres à antni- talogue de M. Dejean,p. to 5. Quelques nés épineuses ou en scie doivent former une espèces exotiques ont le corselet allongé et division particulière à la suite de la pré- mutique, de même que les Gnomes. Le Ce- cédente. («} PI (il,, fig 3 b. (/■) PI. G6, fig 3. FAMILLE DES LONGICORNES. 17!1 Nous rapporterons au môme sous-genre diverses espèces de Callichro- mes de M. le comte Dejean, à corselet uni ou peu inégal , proportionnel- lement plus long, soit ovalaire et tronqué aux deux bouts, soit presque cylindrique. Ces espèces sont exotiques , presque toutes de l'Amérique méridionale et de petite taille. Elles sont , en général , très ornées , et quelques-unes ont un ou deux faisceaux globuleux de poils aux anten- nes (a). Il en est dont les pattes postérieures offrent la même singularité. Fabricius et Olivier ont placé quelques-unes de ces espèces avec les Sa- perdes. Les cuisses de ces insectes forment , généralement , une massue portée sur un long pédicule , et les antennes sont composées d'articles longs et grêles. (1) Nous réunirons encore au sous-genre des capricornes , les gnomes {Gnoma) de M. le comte Dejean. Leur corselet est beaucoup plus long et cylindrique. L'angle interne de l'extrémité supérieure des articles des an- tennes est un peu dilaté. Les palpes sont presque filiformes, et les man- dibules offrent intérieurement une dent. Les deux espèces mentionnées par lui sont propres, l'une ( G. rtigicollis, Fab.) à la Caroline, et l'autre (sangi{inea. Dej.) au Brésil. Les Cérambycins dont les antennes ne sont guère ordinairement plus longues que le corps, et plutôt filiformes que sétacés; où le corselet, tou- jours mutique, est tantôt presque globuleux ou orbiculaire , et tantôt plus étroit , presque cylindrique, et simplement dilaté et arrondi dans son milieu; et dont les palpes, toujours très courts, se terminent par un article un peu plus épaissi et plus large que dans les précédens, en forme de triangle renversé, composent, dans les premiers ouvrages de Fabricius, et dans l'Entomologie d'Olivier, le genre DES CALLIDIES, (CALLID1UM.) (PI. 66, lig. 5 et 6.) Qui en forme maintenant trois. Les espèces où la tête est au moins de la largeur du corselet, et où (.) Les CaHichromes deM. Dejean (Ca- cullicln ornes décrits par M. Germar dans tal.), à l'exception de Valpina, et proba- son ouvrage intitulé Iusecl. Spec. nov.; le blement du globosa. Rapportez y aussi les Callichroma scopiferum et les Ceramliyjc c!e («) PI. 66,fig. /,. 480 INSECTES COLÉOPTÈRES. celui-ci est presque cylindrique et simplement dilaté et arrondi au milieu, composent le genre certalle ( Certallum) de MM. Mégerle et Dejean. (1) Celles où la tête est plus étroite que le corselet, élevé, presque globu- leux , sont des clites (CUlus) («) pour Fabricius. Enfin celles où le corselet, pareillement plus large que la tête, est aplati et orbiculaire, ont conservé la dénomination générique de calli- DIE. (i) Nous trouvons très communément, au printemps, dans les chantiers et les maisons même, une espèce de cette dernière division. Le C. sanguin (c) ( Ccrnmhyx sanguineus, Lin. ; Oliv., ibid., 70, I, 1) ; il est long de cinq lignes, noir, avec les corselets et les étuis veloutés d'un beau rouge sanguin. Le C. arqué C Leplura arcuata , Lin. ; Oliv., ibid. , 70, II. 16) , qui est long d'environ un demi-pouce, très noir, avec deux bandes sur le cor- selet , trois raies arquées sur les étuis , quelques points à leur base et à leur extrémité, d'un jaune doré, appartient à la division des Clites. Cet insecte est aussi très commun. Nous terminerons cette tribu par des insectes qui , sous le rapport des palpes, de la forme de la tête , du corselet et de celle des élytres, ainsi que de leurs pro- portions, offrent des exceptions ou des anomalies re- marquables. Nous commencerons par ceux dont le corselet a une forme très analogue à celui des préeédens, et surtout des certalles. Il est de la largeur de la tète et de celle de la base des élytres, ou à peine plus étroit, soit presque cy- l'Entomol. brésil. de M. Kliig, ainsi que la du corselet, et se rapprochent des gi les Saperda scopulicornis de M. Kirby (Linn. de M. Dejean. Trans.); les Cerambyx perforatus et colla- (i) Callidium ruficolle, Fab.; ris de M. KHigetle Gnoma clavipesdeFa- Ijusd., C.fagax; Callidium setigemm, bricius, sont remarquables par la longueur (Jeun. („) PI. 66, fig. 5. (/•) PI. 66, fig. 6. 0) PI. 66, fig. 6. FAMILLE DES LONGTCORNES. 481 lyndrique, soit arrondi, ou presque orbiculairé, et dans les uns et les autres, plus large vers son milieu. Le der- nier article des palpes est tantôt aminci vers le bout et terminé en pointe, tantôt plus épais et tronqué à cette extrémité, et en forme de cône renversé. Toutes les cuisses sont en massue, portées sur un pédicule brusque, grêle et allongé. Les élytres du plus grand nombre sont ou très courtes, ou resserrées brusquement à peu de distance de leur base, et subulées ensuite. Viendront d'abord ceux où elles n'offrent point de telles dissemblances; leurs formes et leurs proportions relatives sont toujours les mêmes que celles des élytres des insectes précédens. Le premier genre, celui D'OBRIE (obridm. Még., Dej. — Callidium. Saperda. Fab.) ( PI. 66, 6g. 7 .) A pour caractères : tète arrondie et point prolongée anté- rieurement en manière de museau; palpes filiformes , avec le dernier article terminé en pointe ; antennes longues , séta- cées; corselet long, étroit, presque cylindrique ou en ovale tronqué, (i) (i) Voyez le Catalogue de M. Dejean , p. i io. 4iSïi INSECTES COLÉOPTÈRES. Le second genre, celui DE RHIISOTRAGUE, (iuiinotragus. Daim.) (l) (PI. 66 Aw, fig. i.J Diffère du précédent par sa tète prolongée et rétrécie en de- vant , en manière de museau ; par ses palpes, dont le dernier article est un peu plus épais que les précédens, et tronqué au bout; par les antennes plus courtes que le corps , un peu di- latées et un peu dentées en scie au bout (") , et par son corse- let presque orbiculaire. Ces insectes se lient évidemment avec le genre suivant , celui DE NÈCYDALE, de Linnaeus. (necvdalis.) Le seul de cette tribu dont les élytres soient ou très courtes et en forme d'écaillés, ou prolongées, comme d'ordinaire , jusqu'au bout de l'abdomen, mais resserrées brusquement, un peu au-delà de leur naissance , très étroites ensuite et allant en pointe, ou terminées en manière d'alêne. Ces der- niers insectes ne ressemblent aux OEdemères , avec lesquels Fabricius les a réunis , que sous ce rapport. Le dernier article des palpes est un peu plus grand , et presque en forme de cône renversé et comprimé (''). L'abdomen est long, étroit, res- ii) Daim., Insect. Spec. nov., p. 5i3. luridus, punctatus , albicans, de l'Ento- On |ieut aussi y rapporter les Sténoptères mol. brésil de M. Kliis- (a) PI. 66 i«, fig. ta. (I>) PI. Ctfifos, fig. 3 b. FAMILLE DES LONGICORNES. 483 serré et comme pédicule à sa base. Les ailes ne sont repliées qu'à leur extrémité. Les espèces dont les élytres sont subulées formeront un premier sous- genre, celui DE STENOPTÈRE. (STENOPTERUS. Illig.) (PI. 66 ils, fig. 2.) On pourrait en séparer diverses espèces exotiques à antennes plus courtes, plus épaisses et presque dentées en scie vers leur extrémité, (t) Dans celle de notre pays, telles que La N. fauve (a) [ru fa) de Linnseus, ou la Lepture à étuis étranglés de Geoffroy (01 iv., ibid., 74, i, 6), les antennes sont filiformes el de la longueur du corps. (2) Celles dont les élytres très courtes, en forme d'écaillés , composeront le sous-genre DE NECYDALE proprement dit, (NECYDÂLIS.) ( PI. 66 lis, fig. 3.) Qui répond au genre Molorchus de Fabricius. Il a pour type la grande Nécydale ( Necydalis major) (k) de Linnœus et de Geoffroy. (Oliv. , ibid., I, 1). On la trouve, aux mois de juin et juillet, sur les vieux saules. (3) Des insectes généralement propres à des îles africai- (i) l'oyez l'Entom. brésil. de M. Kliis;. Kirby et Sclicenheir. (2) Les Nécydales atra et p rœusta de Fab . Le Stenocorus hemipterus de Fabricius , et la N.femorata de M. Germar sont ana- qui semblerait devoir être placé ici, est, logues. dans l'ordre naturel, [dus voisin desSténo- (3) Foycz Fabricius, Olivier, Rliïg , eores de MM. Germar et Dejean. («) PI. 66 bis, fi b '. 2. {t) PI. 66 Dis, fig. 3. ÏNShCTES. 6 1 484 INSECTES COLÉOPTÈRES. nés , à la Nouvelle-Hollande , à la Nouvelle-Irlande et à la Nouvelle-Zélande, ambigus sous plusieurs rapports, et qui, dans un ordre naturel , devraient peut-être venir entre les lamiaires et les lepturètes, termineront la di- vision des cérambycins. Leurs palpes sont presque filiformes, avec le dernier article presque cylindrique ("J, un peu aminci vers sa base; le corselet, ordinairement uni ou peu inégal , sans tubercules aigus, s'élargit de devant en arrière, ou pré- sente la forme d'un trapèze ou d'un cône tronqué, comme dans la dernière tribu de cette famille; l'abdomen est presque en forme de triangle renversé, dans la plupart , et les élytres sont tronquées au bout. Ces insectes formeront quatre genres. LES MSTICHOCÈRES de M. Kirby, ( DISTIGHOCERA. I (PI. 66 bis, fig. .',.) Où les antennes des mâles vont en se dilatant vers le bout , avec leurs articles , à partir du troisième, fourchus ou divisés en deux rameaux au bout. (') ( i) (i\ Kirby, Lion. Tians., XII, ixm, 10. (a) PI. 66 Us, fig 5(i. 6 b. (/.) PI. 66*i>, fig. /,... FAMILLE DES L0NGICORNES. /i«ii LES TMÉSISTERNES, (tmesisternus. Latr.) (PI. 66 bis, 6g. 5.) Où les antennes sont simples , sétacées , plus longues que le corps ; dont le corselet est lobé postérieurement , avec le présternum prolongé postérieurement , tronqué et reçu clans léchancrure d'une saillie du mésosternum, (<) LES TRAGOCÈRES de M. le comte Dejean, ( TRAGOCERUS. ) ( PI. 66A«, iig. 6.) Sans saillie présternale ; à autennes filiformes (") , un peu plus courtes que le corps, un peu en scie; à corselet inégal , un peu sinué latéralement , et dont les élytres forment un carré long (2). LES LEPTOCÈRES de M. le comte Dejean, (leptocera.) (PI. 67, 6g. 1.) Qui n'ont pas non plus de saillie au présternum , mais dont (1) Insectes inédits de la Nouvelle-Ir- catum de Fab. lande , et qui ont de grands rapports avec (1) Dej. Catal. , 1 1 1 . les Cfitlidies variegatum , lineatum et sal- in) PI. 66 bis, 6g. 6 a. 48C, INSECTES COLÉOPTÈRES. les antennes sont sétacées, beaucoup plus longues que le corps, surtout dans les mâles; dont le corselet est uni, en forme de cône tronqué; et dont l'abdomen et les élytres sont presque triangulaires (i). Les longieornes de notre troisième tribu , celle des lamiaires (Lamiariœ), se distinguent par leur tête ver- ticale, et leurs palpes filiformes ou guère plus gros à leur extrémité, et terminés par un article plus ou moins ovoïde, allant en pointe (°). Le lobe extérieur des mâ- choires est un peu rétréci au bout, et se courbe sur. la division interne. Les antennes sont le plus souvent sé- tacées et simples, et le corselet, abstraction faite des tubercules ou des épines des côtés, est à-peu-près de la même largeur partout. Quelques espèces sont aptères, caractère que n'offre aucune autre division de cette fa- mille. Cette tribu se compose des genres Lamia, Saperda de Fabricius, de quelques-uns de ses sténocores, des co- lobothées de M. le comte Dejean, ainsi que de quelques- uns de ses cerambyx; mais je n'ai pas encore découvert de caractères qui séparent rigoureusement le premier de ces genres du suivant. (i) Cerambyx scriptus , Lin., île de l'ouvrage sur les insectes de la Nouvelle France. Consultez, pour ces genres, les Hollande de M. Donovan. Transactions de la Société linnéenne , et (a) PL 6tf, fig. la, ■> r, gc, etc. FAMILLE DES LONC.ICORNES. 4S7 Le Cerambyx longimanm de Linnœus et de Fabricius n'est ni de ce genre, ni de celui dePrione, où on l'avait d'abord placé ; mais il en forme un propre , ainsi que l'ont jugé Uliger et Thunberg , et appartenant à la tribu des lamiaires. C'est celui D'ACROCirNE (acrocinus. Illig. — Macropus. Thunb.) (PI. 67, 6g. a.j Il se distingue de tous les longicornes par son corselet , ayant de chaque côté un tubercule mobile, terminé en pointe ou par une épine. Le corps est aplati, avec le corselet trans- versal; les antennes longues et menues, et les pieds anté- rieurs plus longs que les autres ; les élytres sont tronquées au bout et terminées par deux dents , dont l'extérieure plus forte. L'espèce la plus remarquable et l'une des plus grandes, est l'A. lon- gimanc (a) (Cerambyx longimanus , Lin.; Oliv., col. IV, 66, III, IV, 12), connue sous le nom vulgaire d'Arlequin de Cayenne. Les cuisses et les jambes des deux pieds antérieurs sont très longues et grêles. Les tuber- cules mobiles du corselet sont terminés par une forte épine. Le dessus des élytres est agréablement mélangé de gris, de rouge et de noir. (1) Tous les autres lamiaires ne composeront qu'un seul genre, celui DE LAMIE, (lamia. ) ( PI. 67, Cg. 3 et 4 ; pi, 6», lig. 1 h 4.) Que nous partagerons en deux sections : ceux dont les côtés du corselet (1) Ajoutez Prionus accentifer, Oliv. («) PI. 67, fig. 2. 488 INSECTES COLÉOPTÈRES. sont tantôt tuberculeux ou ridés, tantôt épineux , et ceux où il est uni et cylindrique. Les premiers se diviseront eu ailés et en aptères. On a formé avec un grand nombre d'espèces, la plupart de l'Amérique méridionale, dont le corps est proportionnellement plus court, plus large, déprimé ou peu élevé avec le corselet transversal , l'abdomen pres- que carré , guère plus long que large ; les pattes robustes et dont les tarses sont très dilatés («), le genre acantiiocine ( Acanthocinus. Még., Uej.). Nous en avons en Europe trois espèces , dont l'une , la L. charpen- tier (f>)(L. œdilis, Fab.), qui est brune, avec un duvet grisâtre, quatre points jaunes sur le corselet, et deux bandes noirâtres sur les élytres, est remarquable en ce que les antennes du maie sont d'une longueur qua- druple de celle du corps. (I) D'autres, d'une forme très analogue, à antennes, soit barbues, soit gar- nies de faisceaux de poils, ont paru devoir former un autre genre, celui de pogonochère ( Pogoiiocherus. Még., Dej.). Nous en avons quelques es- pèces en Europe, et presque toutes remarquables par leurs élytres tron- quées obliquement au bout. (2) D'autres encore, et toujours peu allongées , niais dont le corps est plus cylindrique, ont chaque œil entièrement partagé en deux par le tuber cule donnant naissance à l'antenne (c;. C'est le genre tétraope (Tetrao- H («*). (3) Quelques autres lamies de Fabricius, à corps étroit et allongé, avec les antennes fort longues, une forte épine de chaque côté du corselet ; dont les jambes antérieures sont un peu courbes, et dont les intermédiaires ont une dent au côté extérieur, composent celui de moinociiame (Mono- charnus. Dej. — Monoc.hammus. Uahl., Catal.) (e) ; comme ils n'en ont point donné les caractères, je n'indique ceux-ci que d'après mes présomp- tions. (4) Dans le catalogue de la collection des Coléoptères de M. le comte De- jean , si l'on excepte les espèces aptères , les autres lamies de Fabricius conservent la dénomination générique de lamie {Lamia) (/); mais il parait, (i) Voyez, pour les autres espèces, le le Catal. de M. le romle Dejean. Les Ce- Catal. de M. le comte Dejean, pat;. io(>. rambyx maxillosus et nîgripes d'Olivier (a) Ibid., 107. paraissent avoisiner ces insectes. (3) Voyez Sehœnh. .(Synon. insect.' el '',) Voyez Dejean, Catal., p. iu(i, (a) PI. 67, «g. i a. (i) IM.67, lit;- :i (e) PI. 67, lig. 4 a. (d) 1>I. 67, 6g. .',. (-•) PI. (W, fig. 1. (/) PI. 68, lig. >. KAMILLE DES LONGICORNES. -189 d'après un autre catalogue, celui de M. Dahl, que deux espèces (curculio- noides, nebulosa) de notre pays, en ont été séparées par M. Mégerle, pour former une autre coupe générique , celle de mésose ( Mesosa) (1) ; en sup- posant que les saperdes diffèrent des lamiespar l'absence de pointes laté- rales au corselet , ces espèces se rapprocheraient , à cet égard, des saper- des ; mais leur corps est proportionnellement plus court et plus large que celui de ces derniers insectes , et par ce caractère , elles sont plus voisines des lamies. Celle de ces deux espèces qu'on a nommée La L- Charanson (L. curculionoides, Fab. ; Oliv., ibid. , IV, 67, X, 69 ) , est l'une des plus jolies de celles de notre pays. Son corps est long de six lignes, brun , avec des taches rondes , noires , veloutées, entourées d'un cercle ferrugineux, ce qui lui a fait donner par Geoffroy la déno- mination de Lepture aux yeux de paon. Une autre espèce commune en Europe, mais dont le corselet est armé, de chaque côté , d'un tubercule pointu , est la L. lisserand(a) {Ceramhyx texlor, Lin. ; Oliv. , ibid., VI, 39 ) ; elle est longue d'un pouce , d'un noir sombre , avec les antennes courtes , et les étuis chagrinés. Elle conduit évidemment, avec quelques autres , aux espèces aptères, toutes propres à l'Europe et aux contrées de l'Asie, qui lui sont limitrophes, et dont les larves rongent probablement les racines des végétaux. Ces espèces composent le genre dorcadio»(/') \Dorcadion) de M. Dal- man , adopté par la plupart des entomologistes. Les antennes sont gé- néralement plus courtes que le corps, à articles en forme de cône ren- versé, ce qui les fait paraître noduleuses(c), et leur abdomen est ovalaire ou presque triangulaire. M. Mégerle a formé avec quelques petites espèces un genre propre, celui de parmène ( Parmena) (d); mais elles ne me semblent s'éloigner des autres que par leurs antennes plus longues que le corps, et dont les articles étant plus allongés , sont alors plutôt cylindriques que coni- ques. Il faudrait, d'après cela, leur adjoindre d'autres espèces beaucoup plus grandes, offrant les mêmes caractères ( iristis, lugubris, funesta). (i) On aurait pu en former une autre sur les colés du corselet que des épines, avec le Lamia hrstrix de Fab., dont les D'autres, comme les espèces nommées antennes sont pectinées. Il en est qui , tel- pulclira, regalis, imperialis, oculator, ont les que les L. 5-fasciata, S-fasciata, ca- une forme plus raccourcie et plus large. pensis, etc. ont plutôt des rides ou des plis (a) PI. 68, fig. 2. (b) PI. 6S, fig. 5. le) PI. 6,8, lig. 3 e. (. () ( Ceramhyr rarrharins, Lin.; Oliv., ilti'd , 68, II, 22); (i) Fo\ez le Calai, de M. le comlc De- jean, p 108. (2) I/iid. Les Sténocores pleins (Oliv., Saperde, OS, iv, 40), anmtlatus de Fabri- cius. Sa saperde acuminata parait être du même genre , ainsi que l'insecte figuré par Olivier parmi lescapricornes.pl. xvi, 117, quoique son corselet soit bi-épineux. (3) Telles sont les Saperdes amicta , to- gata, palliait!^ dasycera, ciliaris, de l'En- tomologie brésilienne de M. KUig. Le genre Tltj-rsia de VI. Dalman (Anal, entom., p. 17, t. III) se rapproche, sous quelques rap- ports , de ces espèces ; mais il parait, sous d'autres, venir près de nos derniers priouiens. (4) tes saperdes cardui , aspliedel'i, su- turalis, etc. Dans quelques espèces | récé- denles , le onzième et dernier article est un peu brusquement aminci , mais sans être réellement divisé en deux. {e) PI. 68, fîg. S. 1HSF.CTES. [t., PL 68, Hg 0. A'd'l INSECTES COLÉOPTÈRES elle est longue d'un pouce, couverte d'un duvet d'un cendré jaunâtre, ponctuée de noir, avec les antennes entrecoupées de noir et de gris. Sa larve vit dans le tronc des peupliers et en détruit quelquefois les jeu- nes plantations. La 5. effilée { Ceramhrjx linearlt , Lin.; 01 iv., ibid., II, 13); son corps est long d'environ six lignes, très étroit , linéaire , noir, avec les pattes cour- tes et jaunes. Les élytres ont des points disposés en lignes, et sont tron- quées au bout. Sa larve vit dans le bois du coudrier. On a décrit quelques autres espèces dont le corps est encore plus étroit, et dont les antennes sont excessivement longues, et presque aussi menues qu'un cheveu, (i) La quatrième et dernière tribu, celle des lepturètes (Lepturetœ) 9 nous offre des longicornes dont les yeux sont arrondis, entiers ou à peine échancrés, et dont les antennes sont dès-lors insérées en avant, ou tout au plus à l'extrémité antérieure de cette faible échancrure; la tète est toujours penchée, prolongée postérieurement derrière les yeux dans plusieurs, ou rétrécie brusque- ment, en manière de cou, à sa jonction avec le corselet; cette dernière partie est conique ou trapézoïde, et ré- trécie en devant. Les élytres vont en se rétrécissant gra- duellement. Cette tribu compose le genre DES LEPTURES (3) «le Linnaeus , ( LEPTUKA.) Moins quelques espèces appartenant aux tribus précédentes r , (y'f2Fabi'icius ) OUvici' 1 Scliœnl)err, (2) Celui de- Stenocove de la première w le Catalogue de M . le comte Dejean. édition de cet ouvrage, dénomination que FAMILLE DES LONGICORNE.S. 49," et aux donacies. Ainsi modifié, ce genre répond à celui de Ste- nocore (Stenocorus) de Geoffroy, et à ceux AeRhagium et de Leptura de Fabricius. Tantôt la tête est prolongée en arrière, immédiatement après les yeux. Les antennes, souvent plus courtes que le corps (a), sont rapprochées à leur base, insérées hors des yeux , sur deux petites éminences, en forme de tubercules, et séparées par une ligne enfoncée. Le corselet est ordinai- rement tuberculeux ou épineux latéralement. Ici les palpes sont filiformes; le dernier article des maxillaires est pres- que cylindrique (h), et le même des labiaux ovoïde; le troisième des antennes et les deux suivons sont dilatés à leur angle externe, courbes et soyeux, particulièrement dans les mâles. Tels sont LES DESMOCERES de M. Dejean. (DESMOCERUS.) (PI. . etrusc. Maut., II, app.,p.gO. t. III, fig. 1. («) PI 69,6g. ■>.€. (A) PI. «9, lig. 3 c. FAMILLE DES LONGICORNES. 4!»:» les troisième et quatrième articles plus courts que les suivans [a). Les yeux sont sensiblement échancrés. (t) LES TOXOTES, (TOXOTUS. PACHYTA. Méj., Dej.) (PI. 6;,, 0g. 5.) Dont les antennes sont aussi longues au moins que le corps, simples, avec le premier article beaucoup plus court que la tête (*); les yeux sont entiers ou très peu échancrés. L'abdomen est triangulaire ou en carré long et rétréci postérieurement. (2) LES STENODÈHES (STENODEKUS. Dej. — Ccramhyx. Fab. —Lcjlura. Kirb. — Slenocorus. Oliv. ) (PI. 69. fig. (i.) Ayant aussi des antennes longues , mais dont le premier article est aussi long au moins que la tête, et dont le corps est long, étroit, presque linéaire. Les palpes sont aussi plus saillans. Les yeux sont entiers. (3; Tantôt la tête est rétrécie brusquement, immédiatement derrière les yeux. Les antennes, insérées près de l'extrémité antérieure de leur échan- crure interne, sont écartées à leur naissance. Les deux éminences ordi- naires d'où elles partent se confondent presque dans le même plan. Le corselet est presque toujours uni ou sans tubercules latéraux. Ce sont les (1) Rhagittm sa/icîs,Yàb. (2) Voyez le Catal. (le MM. Dejean et Dald. Dans les lepturcs virginea et collaris de Fabricius, que je rapporte au sous-genre des toxotes, les troisième et quatrième aiii- («) PI. 69, lig. 4. clés des antennes sont un peu p'us courts que le cinquième. (3j Leptura ceramboides , Kirb. (Linn. Xrans., XII, xxin, 1 1), et quelques autres espèces du Brésil. (4) PI. 6y, fig. 5 4. 490 INSECTES COLÉOPTÈRES. LEPTURES proprement dites. (LEPTURA. Dej., Dahl.) (M. 69.fig.7O Les unes onl le corselet presque plan en dessus, et trapézoïde ou coni- que. De ce nombre sont : La L. armée (L. armait:, Gyll.; L. calrarala , Fab., le maie; L. suhspi- nosa, ejusd., la femelle), qui est 1res commune en été, dans les bois, sur les fleurs de ronce. Le corps est allongé, noir, avec les étuis jaunes, et offrant quatre lignes noires, transverses, dont l'antérieure formée par des points. Les antennes sont entrecoupées de noir et de jaune. Les jambes postérieures du maie sont munies de deux dents. La L. noire [L. nigra , Lin.; Oliv., col. 73 , 111 , 36), qui est noire, lui- sanle, avec l'abdomen rouge. D'autres ont le corselet beaucoup plus élevé et arrondi, ou presque globuleux. Une espèce de cette division , très commune dans nos envi- rons , est La L. tomenlcuse [a) L. lomentosa , Fab.; Oliv., ihid.,\\, 13;; elle est noire, avec un duvet jaunâlre sur le corselet. Les élytres sont de cette couleur, avec l'extrémité noire et tronquée. (1) La cinquième famille des tétramères, LES EUPODES (eupoda ) (l'1. 70;. 7.',.) Se compose d'insectes dont les premiers (Donacies) se (1) Voyez, en outre, les espèces nom- talogues précités, le dernier volume de niées ruhru, rirais, hastata, 2-punctata f M. Gvllenhall sur les insectes de l.i Suède, scutcllata, ete.; et quant au genre, les Ca- Fabricius, Olivier, etc. •a) l'I. 0;,, fig. 7. FAMILLE DES EUPODES. 49V rapprochent tellement des derniers longicornes, que Linnaeus et Geoffroy les ont confondus avec eux, et dont les derniers tiennent de si près aux chrysonièles , type de la famille suivante, que le premier de ces natu- ralistes les place dans ce genre. Les organes de la man- ducation nous offrent les mêmes affinités: ainsi, dans les premiers, la languette est membraneuse, bifide ou bilo- bée , de même que celle des longicornes; leurs mâchoires ressemblent aussi beaucoup à celles de ceux-ci; mais dans les derniers eupodes, cette languette est presque carrée ou arrondie, et analogue à celle des cycliques.Ce- pendant les lobes maxillaires sont membraneux ou peu coriaces, blanchâtres ou jaunâtres; l'extérieur s'élargit vers l'extrémité, et n'a pas la figure d'un palpe, caractè- res qui donnent à ces parties plus de ressemblance avec les mêmes des longicornes, qu'avec celles des cycliques. Le corps est plus ou moins oblong, avec la tête et le cor- selet plus étroits que l'abdomen; les antennes sont fili- formes ou vont en grossissant, et sont insérées au-devant des yeux, qui, dans les uns, sont entiers, ronds et assez saillans, et dans les autres un peu échancrés; la tête rentre postérieurement dans le corselet, qui est cylin- drique ou en carré transversal; l'abdomen est grand, comparativement aux autres parties du corps, en carré long ou en triangle allongé; les articles des tarses, à l'ex- ception du dernier, sont garnis en dessous de pelotes, et •5i);{ INSECTES COLÉOPTÈRES. le pénultième est bifide ou biIobé( a ); les cuisses posté- rieures sont très renflées dans un grand nombre ( 4 ), et delà l'origine de la dénomination donnée à cette famille. Ces insectes ont tous des ailes, se tiennent attachés aux tiges ou aux feuilles de diverses plantes, mais de préfé- rence aux liliacées, relativement à un grand nombre d'es- pèces de notre pays; les larves de quelques-unes {Dona- cies) rongent l'intérieur des racines des végétaux aqua- tiques, sur lesquels on trouve l'insecte parfait; celles de plusieurs autres vivent à nu, mais en se couvrant de leurs excrémens, et s'en forment une sorte de fourreau, de même que celles des eassides. Nous diviserons cette famille en deux tribus : La première, celle des sagrides {Sagrides), se compo- sera, ainsi que l'indique sa dénomination, du genre DES S AGRES. ( SAGRA.) Les mandibules se terminent en une pointe aiguë ( f ). La languette est profondément échancrée ou bilobée ( d ). l,es uns oui des palpes filiformes (e), les yeux éehaiicrés et les cuisses postérieures liés grosses, avec les jambes arquées. (a) PI. ;o, fig. 5 .-. 6e, etc. '/) 1*1. ;o. fi:j r, a,clc. (<■) PI. 70, fig. 1 ... 9 ». (./) PI. 7<) , fig. 1 ,. ;,■'; PI. 70, fig. ci, •■■'. FAMILLE DES EDPODES. ','M\ LES MEGALOPES (MEGALOPUS. Fab.) (PI. ;o, Gg. r.) Oui l'exlrémilé antérieure de la tète avancée en manière de museau, des mandibules fortes et croisées, les palpes terminés par un article al- longé et très pointu, la languette divisée profondément en deux lobes allongés («), le corps court , avec le corselet carré ou trapézoïde et trans- versal, des antennes qui vont en grossissant on se terminent en une mas- sue allongée, et dont le troisième article, plus long que le précédent et le suivant {/>), et les quatre jambes postérieures longues, grêles et arquées. Ces insecles sont propres à l'Amérique méridionale. (I) LES SAGRES proprement «lits, (SAGRA. Fab!) (I'l. 7°.fig.2.) Désignés primitivement sous le nom à'Aliimrs , exclusivement propres à quelques contrées de l'Afrique méridionale, à l'île de Ceylan et à la Cbine, ont les palpes terminés par un article ovoïde (c), les divisions de la lan- guette courtes (d) , le corselet cylindrique, les antennes presque fdiformes, plus longues que la tète et le corselet , et dont les articles inférieurs plus courts que les autres (<■) , et les quatre jambes antérieures assez épaisses, peu allongées, anguleuses, droites. Ces insecles ont une teinte uniforme, mais très brillante, soit verte ou dorée, soit d'un rouge éclatant, mêlé d'un peu de violet. (2} Les autres ont les palpes plus gros à leur extrémité (/), les yeux entiers et les cuisses presque de la même grosseur. Le corps est toujours allongé, ([) l>'o)cz, outre Fabiicius, Lalreille , comte de Mannerlieim, qui, aux figures de Olivier, Germai', Dalmai), l'excellente Mo- quelques espèces, eu a ajouté de liés bonnes nographie de ce genre, publiée par M . KHig, pour les détails de la bouche. et les observations sur ce genre, de M. le (9.) Voyez Fab. et Oliv., V. 90. (a) I'l. 70, fig. 1 c (4) PI; 70, fig. id. (<•) PI. :<>, fis- ■> >'■ {'l) PI* 70, Kg. a c. ■ {f) PL 70, f.g. id. (/) PI. 70, lig.3*. IS^fcCTLS. (i î oOO INSECTES COLÉOPTÈRES. élroil , un peu déprimé ou peu élevé , avec le corselet rétréci postérieure- ment el presque en forme de cœur. LES ORSODACNES, (ORSODACNA. Latr. Oliv. — Criocei-is. Fab. ) (PI. 70, 6g. 3.) Dont les antennes sont filiformes, composées d'articles en forme de cône renversé (n), où le dernier des palpes est seulement un peu plus grand que les précédons et presque en ovoïde tronqué (i), et où le corselel est au moins aussi long que large. (1) LES PSAMMOECHUS , (PSAMMOECUS. Boudier. — Anthicus. Fab. — Lalridius. Dej.) (PI. 70, Cg. 4.) Où les antennes composées d'articles courts et serrés vont en grossis- sant (c), et où les palpes maxillaires sont terminés brusquement en une forte massue triangulaire (■ (<';P1.7°. fiB-4" (e) PI. 70, fig. 8a, Sa'. (/) PI. 70, lig. 8e. FAMILLE DES EUPODES. 501 Elle se compose du genre CRIOCÈRE, (crioceius. Geof'f. — Chrysomela, Lin.) Que nous diviserons ainsi : Tantôt les mandibules vont en pointe, et offrent à celte extrémité deux ou trois dents. Les palpes sont filiformes («). Les antennes, de grosseur ordinaire, sont presque grenues dans les uns, et composées en majeure partie dans les autres , d'articles en forme de cône renversé , ou sensible- ment plus gros vers leur extrémité supérieure. LES DONACIES (DONACIA. Fab. - Leptura. Lin.) (PI. 7 o,fig. 5.) Ont les cuisses postérieures grandes , renflées ; les antennes de la môme grosseur partout et à articles allongés (/>), les yeux entiers, et le dernier article des tarses renfermé, dans la plus grande partie de sa longueur, par les lobes du précédent, (c) Ces insectes ont souvent des couleurs brillantes, bronzées ou dorées. Plusieurs ofTrent aussi un duvet soyeux, très fin , qui peut leur être utile lorsqu'ils tombent dans l'eau , vivent habituellement sur des plantes aqua- tiques, comme les glaïeuls, le sagittaire, lenymphsea, etc., et s'y tiennent fortement accrochés. C'est dans leurs racines que vivent leurs larves. Leurs nymphes , d'après les observations de M. Adolphe Brongniart, sont attachées à leurs filamens, par l'un de leurs bords seulement, et y forment des nœuds ou bulbes. Les recherches analomiques de M. Léon Dufour lui font présumer que les donacies doivent former une famille particulière. Les vaisseaux hépatiques, leur disposition , leur forme et leur structure , font, parmi les tétramères, une exception très remarquable, et qui parait même exclusivement propre à ces insectes. Ces vaisseaux ne s'abouche- raient qu'au ventricule chylilique, tandis que dans tous les autres tétra- mères, dont cet habile observateur a fait l'analomie , ils ont une insertion (a) VI. 70, Qg. 5 a. (4) PI. 70, fig. 5 4. (1) PI. 70, lig. 5c. 502 INSECTES COLÉOPTÈRES. venLriculaire et une cœcale. Ces conduits biliaires, au nombre de quatre seulement , sont de deux espèces différentes : les uns, capillaires , disposés en deux anses l'oit reployées, s'insèrent par quatre bouts distincts sur une courte vésicule obronde, placée à la face inférieure et un peu latérale de l'extrémité du ventricule chylifique ; les autres , bien plus courts, plus épais, plus dilatables et effilés aux deux bouts, sont floltans par l'un d'eux, et implantés isolément par l'autre à la région dorsale et supérieure de cet organe. M. Dufour est porté à regarder comme alimentaire la pulpe blanchâtre qu'ils renferment. L'œsophage est capillaire, et sans dilata- tion, en forme de jabot. Le ventricule cbyliiique est hérissé de papilles bien saillantes. Les testicules ressemblent beaucoup à ceux des Leplures. Les larves sont nues et cachées, ainsi que celles de ces derniers Longi- cornes, observation qui appuie les conjectures de M. Dufour LES H/EMONIES (ILEMONIA. Még., Dej.) (PI. 70, fig. 6.) Sont des donacics dont le pénultième article des tarses est très petit («), en forme de nœud, presque entier, et dont le dernier est fort long. (1) LES PETAURISTES , (PETAURISTES. Latr.) (PI. 70, fig. 7.) Réunis par Fabricius avec les Lcma ou nos Cribcères propres , ont aussi les cuisses postérieures grosses , mais les yeux sont éebancrés; les anleii nés, ainsi que dans ceux-ci , sont généralement composées d'articles plus courts {/>) , et les lobes du pénultième article des tarses bien moins prolon- gés et ne renfermant que la racine du suivant. (2) (1) Les D. equiseti, zostc/w, de Fab. [■>) L<"< Lcma varia, postlcala, de Fab. (a) PI. 70, fig. <\a. U>, l'I 7<>. <'S- 7" FAMILLE DES EUPODES. -iîflfiï LES CRIOCÈRES proprement dils (CBIOCERIS. Geoff.,Oliv. - Lcma. Fab. — Chrysomela Lin.) ( PI. 7 o, fig. S.) S'éloignent des précédons en ce que les pieds postérieurs ne diffèrent point ou peu des autres; les antennes vont un peu en grossissant et sont presque grenues, leurs articles n'étant pas beaucoup plus longs que lar- ges [a). Les yeux sont élevés et échancrés. L'extrémité postérieure de la tète forme derrière eux une sorte de cou. Ces insectes vivent sur des liliacées, les asperges, etc., et, de même que ceux de la famille précédente, font entendre un petit bruit lorsqu'on les saisit. Leurs larves se nourrissent des mêmes plantes, auxquelles elles si; tiennent cramponnées, au moyen de leur six pattes écailleuses. Elles ont le corps mou , court et renflé; leurs propres excrémens, dont elles se cou- vrent le dos, les garantit de l'action du soleil et des intempéries de l'al- mospbère. Leur anus, à cet effet, est situé en dessus. Elles entrent en terre pour se ebanger en nymphe. Le C. du lis ) (Chrysomela menligera , Lin.; Oliv., col. VI, 94, 1,8.) est long de trois lignes , avec le corselet et les étuis d'un beau rouge. Le corselet est étranglé de chaque côté. Les étuis ont des points enfoncés, disposés en lignes longitudinales. — Dans toute l'Europe, sur le lis blanc. M. Boudier, pharmacien de Versailles, zélé entomologiste, et à l'a- mitié duquel je suis redevable de plusieurs espèces rares ou curieuses , a publié , dans les Mémoires de la Société linnéenne de Paris, des obser- vations sur une autre espèce de nos environs, le C. Inin ( Lcma hrunnea, Fab.) , qui est fauve, avec les antennes, la poitrine et la base de l'abdo- men noirs- Elle vit, ainsi que sa larve , sur le Lilium convallaria. Le C. de l'asjiergc (C. atparngi , Lin.; Oliv., ibid., II, 28) est bleuâtre , avec le corselet rouge, tantôt sans taches , tantôt en offrant une dans son milieu, bleue et en forme de cœur; les étuis jaunâtres, mais ayant, le long de la suture, une bande bleue, réunie avec trois taches latérales, de la même couleur, et formant ainsi une croix. (a) PI. 7 o, fig. 8 4 (*) PI. -o, fig. 8. S04 INSECTES COLÉOPTÈRES. La même plante est dévastée par une autre espèce [C. 12-punclala , Lin.), qui tst fauve , avec six points noirs sur chaque élytre. (1) LES AUCHENIES (AUCHENIA. Thunb.) (Pl-7«. %•'■) Diffèrent des Criocères, dont on ne les avait pas d'abord distingués, par leurs yeux entiers , leurs palpes rétrécis et terminés en pointe , et non obtus (a) ; les sept derniers articles de leurs antennes qui sont plus lar- ges (/'); et leur corselet dilaté, vers le milieu de chaque côté, en manière d'angle ou de dent. (2) Tantôt les mandibules sont tronquées; les palpes sont terminés par un article très renflé, tronqué, avec un petit prolongement en forme d'an- neau, présentant l'apparence d'un autre article. Les antennes sont me • nues , composées d'articles fort allongés, presque cylindriques (c). LES JVIEGASGELIS. (MEGASCELIS. Dej., Latr.) (PI. 7 .,fig. 2 .) Les yeux sont un peu échancrés. Les mandibules sont épaisses. Le lobe maxillaire extérieur est étroit , cylindrique, courbé en dedans. Les palpes labiaux sont presque aussi grands que les maxillaires. Ces insectes, pro- pres à l'Amérique méridionale, paraissent avoisiner, sous quelques rap- ports , les Colajisis ; mais par leur forme générale, ils se rangent avec les Eupodes. (3) (i) Voyez Olivier et Falnicius, mais en de celle famille, ou les Mégascélis. n'y comprenant point les espèces sauteuses, (2) Crioceris subspinosa, Fali. dont les unes se rapportent au sous-{,'enre (3) Les Lema Vtttata, cuprea, nitidula, Petauristes, et les autres au dernier de ceux de Fab. («) l'I. 7'. «g- ' * '.*) PI. :■■ fig- ■ c. (<■) PI. 71, fig. -j) PI. 7'. Ii«- 3 b, «c. (c) PI. -,, f,g. ; 1, etc i>OG INSF.CTES COLÉOPTÈRES. tle la sécrétion biliaire ressemble à celui des longicor- nes, sous le rapport du nombre et de la double insertion des vaisseaux qui les constituent; ce nombre est de six, et deux d'entre eux, si l'on en excepte les cassides, sont ordinairement plus grêles et moins longs. Chaque testi- cule est formé par un seul sachet. Toutes les larves qui nous sont connues sont pour- vues de six pieds, ont le corps mou, coloré, et se nour- rissent, ainsi que l'insecte parfait, des feuilles de végé- taux, où elles se fixent ordinairement avec une humeur visqueuse ou gluante. C'est là aussi que beaucoup d'elles se changent en nymphes, à l'extrémité postérieure de la- quelle est engagée et pliée en peloton la dernière dé- pouille de la larve. Ces nymphes ont souvent des cou- leurs variées. D'auti^es larves entrent en terre. Ces insectes sont généralement de petite taille, sou- vent ornés de couleur métalliques et brillantes, et ont le corps ras ou sans poil. Ils sont, pour la plupart, lents, timides, se laissent tomber à terre lorsqu'on veut les sai- sir, ou replient leurs antennes et leurs pieds contre le corps. Plusieurs espèces sautent très bien. Les femelles sont très fécondes. Eu égard aux diverses habitudes des larves, les cycli- ques se divisent en quatre coupes principales : i" Larves se recouvrant de leurs excrémens; FAMILLE DES CYCLIQUES. S07 2° Larves vivant dans des tuyaux qu'elles traînent avec elles; 3" Larves nues ; 4° Larves cachées dans l'intérieur des feuilles et vivant de leur parenchyme : Cycliques sauteurs. Tels sont les principes qui nous ont dirigés dans l'ex- position de cette famille. Nous la partagerons en trois tri- bus, d'après le mode d'insertion des antennes. Les cassidaires {Cassidaricè), qui forment la première tribu, ont les antennes insérées ta la partie supérieure de la tète, rapprochées, droites, courtes, filiformes et pres- que cylindriques, ou grossissant graduellement vers le bout ("); la bouche, totalement située en dessous, et dont les palpes sont courts, presque filiformes, est tantôt cin- trée, tantôt reçue en partie dans la cavité du présternum; les yeux sont ovoïdes ou ronds; les pieds sont contrac- tiles, courts, avec les tarses aplatis; les lobes de lavant- dernier article renferment totalement le dernier. Le corps étant plat en dessous, ces insectes ont, au moyeu de la disposition de leurs tarses, la facilité de se coller à la surface des feuilles, et de s'y tenir habituellement immo- biles; d'ailleurs, le corps est le plus souvent orbiculaire ou ovale, et débordé tout autour par le corselet et les ((*} 1*1. 71. fig / ( 1, 7 C. Ctf. iNSieits. lî'i S08 INSECTES COLÉOPTÈRES. élytres. La tète est cachée sous le corselet, ou reçue dans sou échancriire antérieure. Les couleurs sont très variées et distribuées sous la forme de taches, de points, de raies, d'une manière agréable à la vue. Celles de leurs larves qui nous sont connues se recouvrent de leurs excré- mens. Les Cassidaires se composent de deux genres. Celui DTI1SPE , (iiisi'a. Lin.) Dont le corps est oblong , avec la tète entièrement décou- verte et dégagée, et le corselet en forme de trapèze. Les man- dibules n'offrent que deux ou trois dents; le lobe maxillaire extérieur est plus court que l'interne; les antennes sont fili- formes et portées en avant. LES ALURNES, de Fabricïus , (ALURNUS.) IIM. 71, «g- 3-) Qu'Olivier ne distingue pas île ses Hispes, ne paraissent, en effet, n'en différer que par la loi nie de leurs mandibules, dont l'extrémité supérieure se prolonge en une dent forte et pointue , et qui en offrent , en outre, une autre au côté interne, niais fort courte {»). La languette est cornée. Ce sous-genre renferme les plus grandes espèces, el qui sont particuliè- res, pour la plupart , a la Guiane et au Brésil. De ce nombre est : L'Uispc bordée [l>) (pi. XIII, lig. 5, de la première édition de cel 011- («} l>i t., lig. 3 a. (/) IM. 51, fig .). FAMILLE DES CYCLIQUES. 50!) vrage) est d'un rouge de sang , avec les antennes, le corselet, ses côtés exceptés, et les élylres, noirs ; la suture et le bord extérieur des élytres sont de la couleur du corps; leur milieu offre aussi, dans une variété, un Irait transversal pareillement rouge. Cet insecte n'est pas rare au Brésil. (1) LES HISFES propres (HISPA. Lin. Fab.) (PI. 7 .,%. 4.) Ont des mandibules courtes, terminées par deux ou trois petite.; dents presque égales. L'Amérique nous en fournit un grand nombre d'espèces. Quelques-unes ont le dessus du corps et même une portion des antennes très épineux («), et telle est la suivante de nos environs. Vil. très noire (b) ( ///.s/m atra , Lin.; Oliv., col. VI , 95 , 1 , 9 ) , nommée par Geoffroy la châtaigne jioirv. Elle est entièrement de cette couleur , très épineuse, et longue d'une ligne et demie. Elle se tient sur les gra- minées. Les départemens méridionaux de la France en possèdent une autre espèce (testai en , Oliv., iirid. 1 , 7), très voisine de la précédente, mais fauve. Elle vient sur les cistes. LES CHALÈPES, (CHA.LEPUS. ïhunb.) (PI. 71, lig 5.) En prenant pour type 17/. spinipes , de Fab., diffèrent des Hispes pro- pres à raison de leurs jambes longues , grêles, et arquées, et dont les an- térieures sont armées au côté interne, dans les maies, d'une longue épine (c,. Le troisième article des antennes est aussi proportionnellement plus long. Quelques autres Hispes {monoceros , Oliv.; jiorrecla, Scbœnb ; ruslra- (1) fofezl'uh. ut Oliv., col. VI, g5, I, r, 2. 00 PL -t. Cg. 4a. (/.) PI. 7., lig. 1. (,) PI. -t, |]g. 5. 310 INSECTES COLEOPTERES. tus , Kirby, etc. ), remarquables par une saillie en forme île corne, au- dessus de leurtèle, forment peut-êlre un autre sous-genre. LES CASSIDES (cassida. Lin., Fat).) (PI. 7 I, Gg. 7.) Se distinguent des Hispes aux ■caractères suivans : le corps est orbiculaire ou presque ovoïde, presque carré dans un petit nombre. Le corselet, plus ou moins demi-circulaire, ou en segment de cercle, cache et recouvre entièrement la tète, ou l'encadre, en la rece\ant dans une échancrure antérieure. Les élytres, souvent élevées dans la région scutellaire, débordent le corps. Les mandibules offrent quatre dents au moins ("), et le lobe maxillaire extérieur est aussi long au moins que l'in- terne (''). Les imatidies (Imatidium) ( r ) de Fabricius ne diffèrent de ses cassides que par leur tèle découverte et engagée dans l' échancrure du corselet. Les unes et les antres ont le corps déprimé, presque rond, en forme de bouclier ou de petite tortue, souvent un peu élevé en pyramide au milieu du dos, et débordé tout autour par les côtés du corselet et des étuis. Son dessous est plat, de sorte que ces insectes sont comme collés sur les objets où ils sont fixés. La C. équc$tre*(J)(C. cquestms, Fal). ; Oliv., col. V, 97, I, 3), 1res voisine de la suivante, mais un peu plus grande , el ne se trouvant que dans les lieux aquatiques, sur la menthe. Verle en dessus, noire en dessous, avec les bords de l'abdomen et les pieds jaunâtres. La C. verte ( C. viridis , Lin.; Oliv., Utid-, II, 29), longue d'une ligne (a) PI. 71, fig. 7 a, 7 a 1 . (/S) PI. 7;, Gg. 7 b. (.0 l'i 71 v %• 6. (U) PI. 7<,fig. 7 . FAMILLE DES CYCLIQl'ES. BU el demie, ne différant de la précédente que par les points des étuis, qui forment des lignes régulières vers la suture; les cuisses sont ordi- nairement noires. Sa larve vit sur les chardons, el plus communément sur l'artichaut. Son corps est très plat, garni d'épines tout autour de ses bords, el se recouvre de ses propres excrémens, qu'elle tient sus- pendus en masse sur une espèce de fourchette attachée près de l'ouver- ture de l'anus. La nymphe est aussi très aplatie, avec des appendices minces en forme de dentelures en scie sur ses côlés; son corselet est large , arrondi en devant, et cache la tôle. Dans la larve d'une espèce de Saint-Domingue 'C. anipnUa, Olivier ), les excrémens forment de petits filets nombreux et articulés , imitant une sorte de perruque. Le C. noble (C. nobilis , Lin.; Oliv., ibid., II, 24) est d'un gris jau- nâtre, avec une raie d'un bleu doré près delà suture, mais qui disparaît à la mort de l'insecte. (1) Dans la seconde tribu, les chrysomf'.lines (thrysome- linœ), les antennes sont insérées au-devant des yeux ou près de leur extrémité interne, et écartées. Ces insectes ne sautent point. Ils composent, avec ceux de la tribu suivante et quelques-uns de la famille précédente, le genre Chrysqmela de Lirïnseus, mais que, vu son étendue actuelle, nous avons restreint par l'admission de quel- ques autres. Les espèces qui nous offrent les caractères présen- tés ci-dessus formeront, comme dans les premiers ou- vrages de Fabricius sur l'entomologie, deux. genres. (i) .Voyez, pour les autres espèces, Olivier, ib'ul.; Fat),, Syst. eletit.; Schociih,, Synon. insect., p. i 34 et 209. 312 INSECTES COLEOPTERES Ije premier, celui DE GRIBOURI , ( CRYPTOCEPHALUS. ) Est composé de chrysomélines , dont la tète est enfoncée verticalement dans un corselet voûté ou bombé, en forme de capuchon, de manière que le corps, le plus souvent en forme ce cylindre court, ou presque ovoïde et rétréci en devant, paraît, vu en dessus, comme tronqué de ce côté et privé de tète. Les antennes des uns sont plus ou moins en scie ou pecli- nées; celle des autres sont longues et filiformes. Le dernier article des palpes est toujours ovoïde. (") Tantôt les antennes sont courtes , pectinées ou en scie dès le quatrième ou cinquième article (/'). Ici le bord extérieur des élylres est droit, ou n'offre qu'une faible échancrurc , les angles postérieurs du corselet sont arrondis et point voû- tés, les antérieurs ne sont point fléchis en dessous. Le corps est toujours en forme de cylindre court, avec les antennes toujours libres, les yeux entiers ou peu éeliancrés. Les mâles ont souvent la tète plus large , avec les mandibules plus fortes et plus avancées, et les pieds antérieurs plus longs. LES CLYTHRES. (CLYTHRA. Leach. Fab. - MelolontAu. Geoff.) (PI. 7». fig. i.) La ('■ quadrille (Chrysomelu quadripuwttitu , Linu.; Oliv., col. VI , DO , 1,1), longue de quatre à cinq lignes, noire , avec les étuis rouges ayant chacun deux points noirs, dont l'anlérh'ur plus grandi Sa larve vit dans un tuyau d'une matière coriace, qu'elle traîne avec (a) PI 72, fig. I <.-, ', b, etc. (h) PI. 72, Cg. I c, . ■:'. (,) PI. --1, fig. 1. FAMILLE DES CYCLIQUES. 313 elle, et qui m'a été envoyée, avec elle, de Nantes, par M. Waù- douer. (1) Là, lesélylres, très dilatées extérieurement à leur naissance, et rélréeies brusquement ensuite, offrent une échancrure profonde. Les angles pos- térieurs du corselet sont aigus, voûtés et forment un toit; les antérieurs sont liés courbés en dessous. Les antennes s'appliquent sur les- côtés in- férieurs, ou se logent sous ses bords. Les yeux sont sensiblement échan- crés dans plusieurs. Le dessus du corps , dans ceux formant le plus grand nombre, où il est moins court et moins bombé, est ordinairement très inégal. Ces chrysomélines habitent exclusivement le nouveau con- tinent. LES CHLAMYDES, (CHLAMYS. Knoch.) (PI. 72, fig. 2.) Où la forme du corps se rapproche de celle d'un cylindre court, ou d'un cube, avec le corselet élevé brusquement et comme bossu dans son milieu, et prolongé an milieu du bord postérieur ou unilobé. Ce corps est généralement très raboteux. Les palpes labiaux sont fourchus dans quel- ques-uns. (2) LES LAMPROSÔMES, (LAMPKOSOMA. Kirb.) (PL 72, G 6 .3) Où le corps est presque globuleux, 1res bombé, fort lisse, avec le cor- selet fort court, très large, s'élevant graduellement, et faiblement lobé au milieu du bord postérieur. Les cinq derniers articles, cl en scie, des antennes, sont moins dilatés que dans les précédens. («) (3) (r) Voyei Olivier cl Fahrieius, mais en r.cyt. inseel.; p. 122, el Lalr., Gcn. crus!, retranchant du genre, à l'égard de celui-ci, el insert., III, p. fil. les espèces qui se rapportent au suivant. (3) Lnmprosomn bicolor, Kirl>. , Linn. (2) Voyez Olivier, mais plus particulière - Trans. , XII, xxii, ij. fores, surloul nient la belle Monographie de M. Knllai, et l'ouvrage de M. Germai-, intitulé Inseet. celle de M. Kliïg,''ov) Cltomgus Sclicppardi, Kirli Linn vier, Fahricius et Sehuenlicrr. l'rnns , XII, xxtr, 14. («) l'I. 72, fig. 4 c. (h) PI. 7 »,f.g.4A. (c) l'I. 72, fig. 4. M l'I. -■>, fig. 5. FAMILLE DF.S CYCLIQUES. 813* LES EURYOPES, (EURYOPE. Daim.) (PI. -i, n s .fi) Où les mandibules sont très fortes :«), et où le second article des anten- nes est manifestement plus long que le troisième;/'). (1) LES EUMOLPES, (EUMOLPUS. Kug., Fab.) (PI. 72. «g- 7-) Où lis mandibules sont de grandeur ordinaire [c] , et où le second arti- cle des antennes est plus court que le suivant (, fig s/- (/>) PI. 7... Cg ().'. EAJVHLLE DES CYCLIQUES. iU7 LES PHYLLOCHARIS, rPHYLLOCHARIS. Daim.) '1*1.73, f.R. r.) Sans saillie mésosternale. (1) LES DORYPHORES, (UORYPHOliA, 11%. ) (IM. 7 3,Ûg. ».) Où le uiésoslcrtium, au contraire, est avancé en pointe ou en manière de corne {a). Les espèces de ce sous-genre (2) sont propres à l'Amérique méridionale ; celles du précédent habitent la Nouvelle-Hollande et l'île de Java. Celles-ci , et dont le nombre est petit , diffèrent en outre des précé- dentes par leur corps plus allongé et beaucoup moins élevé, et par leurs antennes, dont les premiers articles sont proportionnellement plus courts, plus épaissis et plus arrondis au bout; le second est presque globuleux et n'est guère plus court que le suivant. On trouve en Espagne deux espèces qui paraissent devoir former un autre sous-genre [Cyrlonus , Daim.) Le mésoslernum n'a point de saillie, ainsi que dans les phy llocharis ; mais les articles des antennes sont pro- portionnellement plus longs, plus obeoniques; le corps est plus bombé , avec le corselet plus élevé transversalement et arrondi dans le milieu ou pulviniforme , tandis que sa surface est plane ou au même niveau dans les précédentes. (3) (i) Daim., Kphém. eiitom., I, |>. 20. Eus chrysomcles cyanincs, cyanïcontis , undulata, de Fab. Voyez Oliv., col. V, 91, iv, 5o, 4<>, et vu, 99, îou. (2) Olivier, col. V, suite diiii" 91, Dory- phore. Voyez aussi Gcrmar (tnsect. Spec. 110V.). (3) Ckrysomela rotundata. Dejean , cl [«) l'I ;'i. II-, 2« une autre espèce très analogue, mais rayée. M. le docteur Leach m'a communiqué une chiysomcline voisine des doryphores, dans le mâle de laquelle les antennes n'offraient que huit articles , dont les deux derniers formant une massue. C'est son genre Âpa- mcea. La Ckrysomela badin de M. Gcrmar parait eu former un autre. 518 INSECTES COLÉOPTÈRES. Un aulre sous-genre, et donl les espèces sonl exclusivement propres à l'Australasie, est celui DE PAHOPSIDE. (PAROPS1S. Oliv. — ft'otoclett. Marsh) (P1. 7 Ï, Cfi.30 Distinct de tous les autres de cette famille, par ses palpes maxillaires, dont le dernier article, beaucoup plus grand, est en forme de hache («) (1). Dans les deux sous-genres suivans, le même article, bien détaché aussi du précédent , est aussi grand oii plus grand que lui, est plus ou moins semi-ovoïde. Ces insectes sont répandus en plus grand nombre dans l'an- cien continent, et particulièrement en Europe. LES TIMARCHES, (TIMAKCHA. Még. Dej. ) ( 1*1. iX fig. 40 Qu'on avait rangées avec les chrysomèles , comprennent celles qui sont aptères. Leur corps est gibbeux, avec les antennes grenues, surtout inté- rieurement , les élytres réunies, et les tarses ordinairement très dilatés, du moins dans les maies. Ces chrysomélines se tiennent à terre, dans les bois, sur le gazon, les bords des chemins, marchent lentement et jettent par les articulations des pattes une liqueur jaunâtre ou rougeâtre. Elles habitent pins particuliè- rement le midi de l'Europe et les contrées septentrionales de l'Afrique. Entre les espèces donl le corselet est rétréci postérieurement et se rapproche de la forme d'un croissant, espèces généralement plus gran- des , se place. La T. iènébriin [h) (Tenebrio lœviijutus , Lin.; Oliv., col. V, 01,1,11), îi l'on c Olivier , cul. V, . ; mais il du même genre, mais sous le nom de Nota- faut en retrancher le P.flavicans [Chryso- clea, publiée par M. Marsliam , dans les mêla flavîcans . Eali.), qui est une vraie Transactions de la Société liiinéenuc. ehrysomèle. fuyez aussi la Monographie (.<) PI. ;î,fi B . 3 a . (/,) l>|. -;, fig. , FAMILLE DES CYCLIQUES. 51.'» longue du quatre à huit lignes, noire, avee le corselet et lesélylres lisses, mais finement pointillés , et les antennes et les pieds violets. Sa larve est verdâtre ou violette, très renflée, avec l'extrémité fauve , et vit sur le caille- lait jaune. Elle se métamorphose dans la terre. (I) LES CIIRYSOMELES propres (CHRYSOMÇLA.) (PI. 7 3,fig.5.) Comprendront celles d'Olivier qui sont pourvues d'ailes, et dont les palpes maxillaires, d'après les subdivisions établies ci dessus, ont le der- nier article des palpes aussi grand ou plus grand que les précédons, en forme d'ovoïde tronqué ou de cône renversé [a). Telles sont La C. sanguinolente (C sanguin otcnla , Lin.; Oliv-, ibid., 1,8), longue d'environ quatre lignes, noire, ou d'un noir bleuâtre, avec les côtés du corselet épaissis et ponctués , et les élylres fortement ponctuées, et large- ment bordées extérieurement de rouge. — A terre, dans les champs , sur les bords des chemins. Le C. céréale (b) ( C. cerealis , Lin.; Oliv., ibid., VII , 104), de la taille de la précédente , d'un rouge cuivreux en dessus, avec des raies longitudina- les bleues, trois sur le corselet et sept sur les éluis Commune en France sur le genêt. Le C. du peuplier ( C. populi . Lin.; Oliv., ibid., vil ,110), longue de cinq à six lignes , ovale , oblongue , bleue ; avec les éluis fauves ou rouges , et marqués d'un point noir à l'angle interne de leur extrémité. Sur le saule et le peuplier, où sa larve vit aussi et souvent en société. Cette espèce et quelques autres pareillement oblongues , à corselet plus étroit que lesélylres en carré transversal, épaissi latéralement, forment le genre Lina de M. Mégerle. (2) ( i ) .ljoutez les espèces suivantes d'Oli- îles clirysomcles que par l'absence des ailes, vier : rugosa, scabra, latines, coriaria, je ne suis pas certain si toutes les espèces gœitingensîs. Voyez aussi le Catalogue de qu'il cile sun[ dans ce cas. la collection de M. le eonile Dejean ; niais, (2) Voyez le Calai, de M. Dalil. attendu que je ne distingue les limarckcs {a) PI. ,3, fijj. à/,. (/.) PI. ;3, Qg ■ iî'iO INSECTES COLÉOPTÈRES. Nous terminerons celle tribu par les chrysomëlines dont les palpes maxillaires sont amincis au bout (a), et terminés en pointe. Elles compose- ront deux sous-genres. LES PII/EDONS, (PMyEDON. Még. — CoUphus. lijusd.) (PI. : j, fi g . (>.) Dont le corps est ovoïde ou orbiculaire. (I) ET LES PRASOCLT.ES, (l'KASOCURIS. La I r. — Ile Iodes. Fab.) (i'i. :i. "ig- :•> Dont le corps est plus étroit, plus allongé, presque parallélipipède , avec le corselet à diamètres presque égaux. Les quatre ou cinq derniers articles des antennes sont dilatés cl forment presque une massue. {/>) [2) La troisième et dernière tribu des cycliques, celle des GALÉRuciriis {Galerucitce)^ nous présente des antennes toujours aussi longues au moins que la moitié du corps, de la même grosseur partout, ou insensiblement plus grosses vers leur extrémité ('), insérées entre les yeux, à peu de dislance de la bouche, et ordinairement rappro- chées à leur base et près d'une petite carène longitudi- (i) Foycz le Cillai, de M Dalil; mais sissenient terminal, de celles des lu-Iodes, il faudra y ajouter quelques clirysomèles , (2) fo)ez Lalr. (Gcn. crust. et insuct. , telles i|iie les suivantes : rap'>ani, vilcl- III.p. 57), Fab.,01iv,,Scliœnh.,GyUeuh. liait, fiolygoiii, etc. Les antennes des es- Aux espèces précitées, ajoutez, les sui- pèce-. nommées armovacitt , coc/iltarite , vailles: aiul-t, marginella, ttatmofc se rapprochent beaucoup, par leur épais- nuiu. {.,} l'I 71,11;;. ;«. {!•) PI. ;i, lit; 7 h. {•■) PI. ;3, fig, 10 « FAMILLE DES CYCLIQUES. S'il nalc. Les palpes maxillaires, plus épais vers leur milieu, se terminent par deux articles en forme de cône, mais opposés ou réunis par leur base, et dont le dernier court, soit tronqué ou obtus, soit pointu. Le corps est tantôt ovoïde ou ovalaire, tantôt presque hémisphérique. Plu- sieurs, et particulièrement les plus petites espèces, ont les cuisses postérieures très grosses, ce qui leur donne la faculté de sauter. Cette tribu se composera du genre GALÛRUQUi:, (galeruca. ) (PI. 73, fig. 10 à ,',.) Que nous diviserons en deux coupes principales: les espèces non sau- teuses ou isopodes, et les sauteuses ou anisopodes. Quelques espèces exotiques, ayant le pénultième article des palpes maxillaires dilaté el le dernier beaucoup plus court et tronqué («) , forment le genre adorie ( adorium) de Fabricius, ou celui CCOïdes de Weber. (1) Celles dont les deux derniers articles des palpes maxillaires-dîHërent peu en grandeur, el dont les antennes composées d'articles cylindriques (A)» sont au moins de la longueur du corps, ont été distinguées sous le nom générique de lupÈRE ( luperus , Geoff. ). (2) Les autres qui, avec des palpes terminées de môme, ont les antennes (1) Web., Obscrv. enlom.; I atr.. Gen. (a) Oliv., col. IV, 7 5 bis; Sln-nli.. cnist. cl insect., III, |> 60, et I, xi, . TgS. p. ?-3«>, Fab. ; Sysi. cloiil. {a, PI. 7!. !!«.!!./. (A) PI. -i, lig .,. .122 INSECTES COLÉOPTÈRES. plus courtes et composées d'articles on cône renversé {«), sont les çai.é- iuioiiks propres (galeruca , Geoffr. ). Telle est La G. de Vorme(b\ [Chrysomela cnlmnriensis , Lin.; Oliv., col. VI, 03, m, 37), longue de trois lignes, jaunâtre ou verdâlre en dessus; trois lâches noires sur le corselel ; une autre, avec une raie de la même cou- leur, sur chaque étui. — Sur Tonne, ainsi que sa larve. Celte espèce, dans les années où elle est abondante , en détruit toutes les feuilles, et fait autant de tort que certaines chenilles. La G. de la tnnaisie {Chrysomela tanaceli , Lin.; Oliv., ilrid.,1, 1 ), ovale oblongue , très noire, peu luisante; éluis forlemenl ponctués, sans stries. — Sur la tanaisie. O) Les galérucites sauteuses, ou celles dont les cuisses postérieures sont renflées, dispersées par Fahricius dans les genres Chrysomela, Galeritca et Crioceris , sont réunis en un seul, celui d'ALTlSE (Altica. ou Ha II ira ) dans les méthodes de Geoffroy, d'Olivier et d'Illiger. Ces coléoptères sont très pelils, mais ornés de couleurs variées ou brillantes , sautent avec une giande promptitude et à une grande hauteur, et dévastent souvent les feuilles des végétaux qui sont propres à leur nouriiture. Leurs larves en rongent le parenchyme et s'y métamorphosent. Quelques espèces, celles notamment que l'on désigne sous les noms de Puces des jardins , font beau- coup de tort, dans les deux états, aux plantes potagères. L'Amérique mé- ridionale est , de toutes les contrées, celle qui en fournil le plus grand nombre. Illiger a publié , dans son Magasin enlomologique, une excellente monographie de ces insectes , qu'il distribue dans neuf familles , et dont quelques unes nous ont paru devoir former des sous-genres propres. Celui d'ocTOGOisoTE (octogomjtes ), établi par M. Drapiez {Anval.dcs Sciences ]>hysiq-, 111 , p. 181 ), s'éloigne de tous les autres par la forme des palpes maxillaires. Ainsi que dans les adories, l'avant-derniar article est gros, en lornie de toupie , et le dernier très court et tronqué; les labiaux se terminent en pointe ou en manière d'alêne, de même que dans tous les sous-genres suivans; mais ici l'es maxillaires ont la même conformation ou sont pareillement subulés à leur extrémité. Le dernier article des tarses postérieurs des oclogonotes est brusquement renflé et arrondi en dessus, comme ampullaeé, avec les deux crochets du bout inférieurs et petits. (i) Voyez Oliv., ih'ul. {a) Pl.;3, fig. wa. {/■) PI. :'i, Kg. m. FAMILLE DES CVCLIQUES. 825 LES OEDIONYQUES ( OEDIONYCHIS. Latr.) (PI. 73, flg. 12.) Se distinguent par ce dernier caractère des sous-genres suivans. Nous y rapportons les deux premières familles de la monographie d'Illiger. L'Europe n'en offre qu'une seule espèce [A. marginclla, Oliv., col. vi , 93 bis, 11, 34); encore ne se trouve- l-elle qu'en Espagne el en Por- tugal. (I) Dans les autres sous-genres, le même article des tarses est allongé, s'épaissit graduellement, et les deux crochets, de grandeur ordinaire, sont situés, comme dé coutume, à son extrémité el dans une direction longitudinale. LES PSYLLIODES (PSYIX10DES. Latr.) (PI. ;3. fig. .3.j Ont le premier article de leurs tarses postérieurs fort long, inséré au- dessus de l'extrémité postérieure de la jambe; cette extrémité se prolonge en manière d'appendice conique, comprimé, creux, un peu dentelé sur ses bords, et terminé par une petite dent («). (2) LES DIBOLIES, ( DIBOLIA. Latr. — Auparavant AUilarnis. ) Dont la télé est en majeure partie retirée dans le corselet, et dont les jambes postérieures sont terminées par une épine fourchue. (3) (1) Ajoutez les A. bicolor, thorac'ua, et quelques autres dont les jambes posté - ciucta , albïcollïs , lunata , et quelques rieurcs sont dilatées vers le milieu de leur autres espèces d'Olivier. enté postérieur, en forme de dent, avec un (2) La neuvième famille, ou les Alli— canal en dessous, longitudinal et cilié sur tarses d'Illiger, renfermant les espèces sui- ses bords, pourraient former un sous-genre vantes de Gyllenhall : chrysocephala, napi, propre. hyosciami, dulcamnrœ, offuiis. (3) La huitième famille, V A, celui, d'O- Celles qu'il nomme dentipes, arhlclla, livier, et VA. occultons (le. Oyllcnhall . («) PI. 73, (ig. i3. INSECTES. C»G ii'2'1 INSECTES COLEOPTERES. LES ALTISES propres, (ALTICA. LaLr.) (PI. 7 3, fig.n.) Dont la (été est saillante , dont les jambes postérieures sont tronquées à leur extrémité, sans prolongement particulier ni épine fourchue ; le tarse naît de celle extrémité, et sa longueur n'égale pas la moitié de celle de la jambe. («) L'A- potagère (l>) (f'hrysomela oleracea, Lin.; Oliv., col. VI , 93 Lis, IV, 66) , longue de deux lignes, ovale allongée, verte ou bleuâtre, avec une impression transverse sur le corselet, et les étuis finement pointillés. — Sur les plantes potagères. C'est la plus grande des espèces indigènes. L'/i. ruhis (C. nilidula, Lin.; Oliv., iliid., V, 80) , verte, avec la tôle et le corselet dorés, et les pieds fauves. — Sur le saule. (1) LES LONGITARSES, CLONG1TARSUS. Latr.) IP1. 7 3,fig. 14.) Ayant tous les caractères des Altises propres, on du sous-genre précé- dent , mais dont les tarses postérieurs sont aussi longs au moins que les jambes dont ils dépendent (c). (2) La septième et dernière famille des tetramères : LES CLAVIPALPES ( CLAViPALPI. ) Se distinguent de tous ceux de la même section, ayant (i) Les familles 3, /, , 5, G iln même, satien, pmvula, ancliusn. utm, d'Olivier, (2) La septième, telles que les .-/. lurida, Gyllenliall , etc. atiicilla, qutrdripustulata, Jorsnlis, hol- («) PI. 7 3, fig. lia. (/,) PI. -(, fig. 11. (c) PI. 73, lig. t.f. FAMILLE DES CLA.VIPALPES. 323 comme eux le dessous des trois premiers articles des tar- ses garnis de brosses, et le pénultième bifide ("), (i) par leurs antennes terminées en une massue très distincte et perfoliée ( 4 ),' ainsi que par leurs mâchoires armées, au côté interne, d'un ongle ou d'une dent cornée ( c ); quel- ques-uns, mais en petit nombre, ont les articles des tar- ses entiers, mais ils s'éloignent des autres tétramères à tarses analogues, en ce que leur corps est presque globu- leux et se contracte en boule. Leur corps est le plus souvent de forme arrondie, sou- vent même très bombé et hémisphérique, avec les anten- nes plus courtes que le corps, les mandibules échancrées ou dentées à leur extrémité (''), les palpes terminées par un article plus gros, et dont le dernier des maxillaires très grand, transversal, comprimé, pi'esque en croissant^). La forme des organes de la manducation nous indique que ce sont des insectes rongeurs. Nous trouvons, en effet, les espèces indigènes dans les bolets qui naissent sur les troncs d'arbres, sous les écorces, etc. Les uns ont le pénultième article des bases bilobé, et ne se contractent point en boule. (i) Le dernier oftie un nœud à sa ba^e , caractère que l'on observe aussi dans les Cocci- nelles. (a) l'I. 7 4.fig. ■/. (A) IM. 7 .„n g . !<-, 3«. (c) PI. 7',, fig. lc . ( /) PI. ;/,, fig. , h (e) l'I. 74, fig. i c. S2C INSECTES COLÉOPTÈRES. On peut les réunir dans un genre unique, celui DES ÉROTYLES , de Fabricius. ( EIÎOTYLUS.) Ceux-ci ont le dernier article des palpes maxillaires transversal , pres- que en forme de croissant ou en hache (a). LES EROTYLES proprement dits , (EROTYLUS. Fab. ) ( PI. 74, fig. i et 2.) Et dont les JEijilhcs de Fabricius ne nous paraissent pas essentiellement distincts , ont les articles intermédiaires de leurs antennes presque cylin- driques, et la massue, formée par les derniers , oblongue; la division in- térieure et cornée de leurs mâchoires est terminée par deux dents. Ils sont propres à l'Amérique méridionale. (1) LES TRIPLAX (TRIPLAX. TRITOMA. Fab.) (PI. 74, fig. 3.) Diffèrent des Érotyles par leurs antennes presque grenues, et terminées en une massue plus courte, ovoïde (l>), et par leurs mâchoires, dont la division intérieure est membraneuse, avec une seule et petite dent au bout. (i) Voyez Olivier, col. V, 89; Schcenh., de Godait, sur les Lépidoptères deFrance, Synon. , insect. , II, genres jEgithus , et insérée dans le Recueil des Mémoires du Erotylus; et la Monographie de ce genre Muséum d'histoire naturelle. de M . Dupone.liel, continuateur de l'ouvrage (a) PI. 7 i, fig. ic. (A) PI. 7i.fig.3a. FAMILLE DES CL VVIPALPES. S27 Ceux qui ont une forme presque hémisphérique, ou qui sont presque ronds, forment le genre tiutome (tritoma) de Fabrieius. Tel est Le T. à deux pustules («) (7'riloma hipustulalum, Oliv., col. 89 bis, I, 5), noir, avec une grande tache rouge à la base de chaque étui. Dans les bolets et les champignons. (1) Ceux dont le corps est ovale ou oblong composent le genre propre des triplax (triplax) (£) du même. (2) Les autres ont le dernier article des palpes maxillaires allongé, et plus ou moins ovalaire. LES LANGURIES, (LANGURIA. Lat., Oliv. — Trogwla. Fah.j (PI. 74, fig. 5.) Qui ont le corps linéaire et la massue des antennes de cinq articles (c). ils sont tous étrangers à l'Europe. 3) LES PHALACRES, (PHALACRUS. Payk. — Anisoloma. Illig., Fab. — Anthril.us. Gèofr./biiv.) (PI. :i, fig. 6.) Où le corps est presque hémisphérique, et dont la massue des antennes n'est que de trois articles (d) (4). — Sur les fleurs et sous les écorces des arbres. Les autres Clavipalpes ont tous les articles des tarses simples, le corps presque globuleux. Ils forment le genre des agathidies (agathidium , lllig. (e). — Anisoloma , Fab. ). (5) (i) Fab., Sysl. clcut. (i) Fab., ibid. Voyez Oliv., col. V, Su //As, genre Triplax. Les Trilomes de Geof- froy sont des .17) eétoplttiges. (3) Loti-., Gen. crust. et iusect., III, j». G5, I, xi, il ; Oliv, col. V, SS. (a) PI. 74, fig 4- (<0 Pl.-4.flg.So. Ajoalezaux espèces indiquées : les trogosites elongnta el filiformis de Fab. (4) VorezGyW., insect. Suec.cl Sturni., Fauu. Germ., II, xxx, xxxn. (5) Voyez la Faune d'Allemaguv de SUinn.; celle des insectes de Suède de Gyl- lenhall , etc. (J) PI. 74, fig. Co. (/.) PI. 7i, fig. 3. (e) PI. 74. fig. 7. S28 INSECTES COLÉOPTÈRES. La quatrième section des coléoptères, celle des tri- mères [Trimera), n'a que trois articles à tous les tarses ("). Ils composeront trois familles. Ceux des deux premières ont de grands rapports avec les derniers tétramères. Leurs antennes, toujours composées de onze articles (i), se terminent en une massue formée par les trois derniers, comprimée, et ayant la figure d'un cône ou d'un triangle renversé ( 6 ). Le premier article des tarses est toujours très distinct; le pénultième est ordinairement bilobé, et le dernier, offrant un nœud à sa base, est toujours ter- miné par deux crochets. Les élytres recouvrent entière- ment l'abdomen, et ne sont point tronquées. Les derniers Trimères, ou ceux de la troisième famille, se rapprochent à cet égard, et par plusieurs autres caractères, des Pen- tamères Brachélytres, et de quelques autres coléoptères de la même section, tels que lesMastiges,les Scydmcenes, et ont des habitudes très différentes de celles des autres Trimères. La première famille des trimères, LES FUNGICOLES ( F UNG1C0L.E.) Ont des antennes plus longues que la tète et le eorse- ( i ) Je ii eu ai compte que neuf dans les séries, il |hmiI y avoir nucUiue cireur. Clypéastres, mais, vu la petitesse de cesiu- (.1) l'I. 7', fus, liy. 1/. (A) PI. -\ /,is, tt£. 1 f, ia, 6a, etc. FAMILLE DES FUNGICOLES. S2il let ("), le corps ovale, avec le corselet trapézoïde; les pal- pes maxillaires filiformes ou un peu plus gros au bout, mais point terminés par un article très grand et en for- me de hache (*); le pénultième article des tarses est tou- jours profondément bilobé ('). On peut réduire cette famille à un genre principal, celui DES EUMORPHES. ( EUMORI'IIUS.) Les uns ont le troisième article de leurs antennes beaucoup plus long que les précédera et les suivans (a;. Tels sont LES EUMORPHES propres, (EUMORPHU.S. Web., Fab.) (Pl. 7 4i«,fig. i.) Où la massue des antennes est formée brusquement, serrée, très com- primée, et en forme de triangle renversé. Les palpes maxillaires sont lili- formes («) , et les deux derniers articles des labiaux forment, réunis , une massue triangulaire (f). Ils sont tous de l'Amérique ou des Indes orien- tales. (1) (i) Voyez Fal>., Oliv. (roi. VI, go,), Kirbyamis, qui me paraît se rapporter ''aux Schœnh, et Latr. (Gêner, rnist. etinsect., Dapses. III, p. 171), mais à l'exception de VE. (a) PI. 7; te, fig. 1 e, la. (A) PI. 7/, bis, fig. . c. (c) PI. 74 bis, fig. 1/ (,/; |>|. 75 bis, fig. 1 e. (<-) PI. 7/, bis, fig. 1 c. (/) PI. ;,', bis, lig. 1 il. 850 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES DAPSES , (DAPSA. Ziég.) (l'I. 74 iw, fig. 2.) Où la même massue antennaire est étroite, allongée, à articles écartés latéralement , et dont le dernier est presque ovoïde («). (1) Dans les autres , la longueur du troisième article ne dépasse que de peu celle des précédons et des suivans. Plusieurs de ces espèces sont indigènes, et vivent dans les lycoperdons, ou sous les écorces du bouleau, et de quel- ques autres arbres. LES ENDOMYOUES ( EÏNDOMYCHUS. Web., Fab. ) M'i. 74 «,, f. B . 3.) Ont bs quatre palpes plus gros à leur extrémité '/'j, les trois derniers articles des antennes écartés latéralement, plus grands que les précédens, et formant une massue en triangle renversé (c). (2) LES LYCOPERDINES (LYCOPERDINA. Lalr. - Emlomychus. Fab.) (PI. :4 l»s, fig. 4.) Ont des palpes maxillaires filiformes {. Ce genre comte Dejean l'a placé dans la section des vient peut être plus naturellement près des hétéromères Triplax de Fab.; mais, par les antennes, M PI. 74 bis, fig. 5 4. FAMILLE DES PSÉLAPHIENS. o35 On trouve quelquefois îles individus très différons par leurs couleurs découplés ; mais ou n'a pas suivi les résultais de ce mélange. La 6'. « sept points (a) (Coccinellu 1-punctata , Lin.), Oliv., col. VI. 98, 1,1, longue d'environ trois lignes, noire; étuis rouges, avec trois points noirs sur chacun, et un septième commun aux deux, au-dessous de l'écus- son; c'est la plus commune de noire pays La C. à deux points [C.Vl-jm ncla ta , Lin.), Oliv. , ibid., 1 , 2 , noire ; étuis rouges , avec un point noir sur chacun. La C. à deux pustules (C. pnstulata. Lin.), Oliv., ibid., VII, 104, tOUle noire , avec une bande rouge , transverse et courte sur les étuis. (1) Là, le corps est très aplati , en forme de bouclier, avec la léle cachée sous un corselet presque demi-circulaire. Les antennes n'offrent dislinc- temenl que neuf articles, et se terminent en une massue allongée (/<)• Les articles des tarses sont entiers. Le présternum forme en devant une men- tonnière. Tels sont les caractères du genre DES CLYPEASTRES. (CLYPEASTER. Andersche. - Vossyphus. Gylt.) ( PI. 74 l"«, 6g. 7-) On les Irouve sous les écorces des arbres et sous les pierres. (2) La troisième et dernière famille des trimères, LES PSÉLAPHIENS, ( PSELAPHII.) (3) Ont, par leurs élytres courtes, tronquées, et ne recou- (i) Voyez, [lotir les autres espèces, Oli- (2) Voyez Schœiikerr, Gyllenhall. Une vier, ibid.; Schœnh., Synon. insect. II, p. espèce [C. pusillus, Dej.) a été figurée par i5i et Gyllenh., Insect. Suce. Les genres Ahrens dans sa Faune des insect. d'Europe, Scymnus&Cacidula, détachés du précédent . fasc. vin, t. X. nu nie paraissent pas en cire suffisamment (3 Peu d'insectes sont maintenant aussi distincts. («) PI. 7', bis, (ig. (i. (4) PI. 74 b,s, C^'. -u. 554 INSECTES COLÉOPTÈRES. vrant qu'un'e partie de l'abdomen, une certaine ressem- blance avec les brachélytres, et notamment avec les aléo- chares; cette dernière partie du corps est cependant beaucoup plus courte, large, très obtuse et arrondie pos- térieurement; les antennes, terminées en massue, ou plus grosses vers le bout, n'offrent quelquefois que six arti- cles; les palpes maxillaires sont ordinairement fort grands; tous les articles des tarses sont entiers, et le pre- mier, beaucoup plus court que les suivans, n'est point ou peu apparent au premier coup-d'œil; le dernier n'est le plus souvent terminé que par un seul crochet. On trouve ces insectes à terre, sous les débris des végétaux; quelques-uns se tiennent dans certaines four- milières. Ceux qui ont onze articles aux antennes, forment le genre DES PSÈLAPHES. ( psklapiujs. Herbst. — Stajihylimis. Lin. - Anthicus. Fab.) Les uns , cl eu petit nombre, oui deux crochets aux tarses. bien connus que ceux-ci. Nous le devons Millier (Mag. enloni. de Ocini.), Leacli, principalement au zèle et aux recherches de (Zool. miscell., III el Gylleuhall (Insect, MM. Reichenbach (Monog. pselaph.). Suce., IV). I-'UIII.I.E DES PSELAPHIENS. 85S LES CIIENNIES, (CHENNIUM. Lalr.) (PI. ;5, fig. ,.) Dont les dix premiers articles des antennes sont presque égaux , lenti- culaires, eL dont le onzième ou dernier est plus grand , presque globu leux la . Les palpes ne font point de saillie. (1) LES DIONYX, (UIONYX.Dej.) (PI. : 5, fig. i ) Où les antennes ont le troisième arliele et les quatre suivans très petits, transversaux cl grenus; le huitième , ainsi que les trois suivans , plus gros que les précédens, cylindrique , aussi long que les sept premiers réunis; les deux pénultièmes coniques, égaux , et le dernier ovoïde, allongé, pointu , le plus gros de tous. Les palpes maxillaires sont très saillans (mais plus courts que la tète et le corselet pris ensemble) de quatre articles cylindriques. Les palpes labiaux sont courts , dirigés en avant , de trois articles , avec une pointe au bout. (2) Les autres n'ont qu'un seul crochet au bout des larses. Ici les palpes maxillaires, coudés ou repliés, sont delà longueur au moins de la tète et du corselet; leur second et quatrième articles sont très allongés , rétrécis à leur base, et terminés en massue. Tantôt les antennes, sensiblement plus longues que la léte et le corselet, se terminent en une massue formée par les trois derniers articles, qui sont manifestement plus grands que les précédens, et dont le dernier est pres- que ovoïde ou ovoïdo- conique (/<)■ [i) Latr., Gêner, crust. et insect., III, p. 77; une seule espèce [bUuberculatum), liés bien figurée dans l'atlas du Dict. des sciences natur. (a) PI. ;5. Iig. i h. (2) Dans cette famille, deux des palpes au moins sont terminées de même. Voyez, pour ce genre, M. Lepeletier et Scrville, Encyrlop. métliod. entom., X, p. 221. (A) PI. 75, fig. Sa. oôli INSECTES COLÉOPTÈRES. LES PSELÀPHES propres: (PSEUPHUS. Herbsl. ) (I) (PI. :5, fi s . 3.) Tiiulôl les neuvième et dixième articles des antennes , dont la longueur, égale au plus celle delà tète et du corselet, ne sont guère plus grands que les précédens; le onzième ou dernier est seul beaucoup plus gros, presque sphérique (avec une pointe articulaire au bout;. LES BYTIIINES, (liYTrllNUS. Leacb.) ( W. 7 5, fig. 4.") Où le second article des antennes est plus épais que le premier, et dilaté en manière de dent au colé interne (a). (2) LES ARCOPAGES, (ARC.OPAGUS. Leach.) (PI. 75,11g. S.) Où le second article des antennes est au contraire plus mince que le pre- mier, est même quelquefois dilaté. (3) Là les palpes maxillaires sont plus courts que la tète el le corselet pris ensemble; le quatrième article au moins est court on peu allongé, ovoïde ou triangulaire. LES GTÉNISTES. ( CTEMSTES. Reicb.) (PI. 7 5, fig. 6.) Très distincts de tous les insectes de cette famille, à raison des trois derniers articles de leurs palpes maxillaires, don', le côté extérieur offre (i) Les Ps. Herbsliï, ffeisii, longicollis, (2) Ps. securiger, ejusd. Voyez Leach, dresdensis , etc., de M. Reichenhach , Zool. miscell., III, pag. 80, 82 et 83. ou sa première famille de re genre; corselel (3) Ps. glabricollis , Reieli.; Ps. clavi- allongé. rornis; Leach, ibid., 80, 83, 84. (a) PI. 7 5, fig. 4 /.. l'AMII.-LF. UKS PSÉLAPHIENS. îir,7 une pointe on dent, avec une soie terminale; le second est très long, arqué, renflé et arrondi à son extrémité; les deux survans sont presque globu- leux («}. Le dernier des antennes est notablement plus grand que les pncé- dens et ovalaire (/<). I.e corselet est en foi nie de cône allongé et tronqué. ( I ) LES BRYAXIS, (BKYAXIS. Leacll. - liuplectus. Tyrhus. Ejusd.; (I>l.-5,Cg. 7) Dont les palpes maxillaires n'offrent point de tels caractères; leur der- nier article est allongé, en forme de cône ou de hache (c). Le corselet est court, ou guère plus long que large et arrondi. (V) Les derniers psélapliiens ont cela de particulier, que les antennes ne sont composées cpte de six articles ou thème d'un seul. Ils forment le genre. DES CLATiGÈRES. (cLAYIGKIÎ.) LES CLAVIGÈRES propres, (CLAVIGER.) (PI. ;5. lig. 8.) Où ces organes offrent distinctement six articles. (."S INSECTES COLÉOPTÈRES. 1res courts , sans articulations distinctes, avec deux onglets au bout («). Les deux premiers articles des tarses sont très courts; le troisième et der- nier est fort long, avec un seul crochet au bout {h). On trouve ces psélaphiens sous les pierres, dans les lieux arides, et même dans les nids de petites fourmis jaunes. M. Millier a publié dans le troisième volume du Magasin entom. de M. Germai', une excellente mono- graphie de ce genre. ( Voyez aussi Gyllenh., Inseel. Suec-, IV, p. 240. ) LES ARTICÈRES, (ART1CERUS.. Daim.) Où les antennes ne paraissent composées que d'un seul article , formant une massue cylindrique , allongée et tronquée au bout. Les yeux sont dis- tincts et les tarses sont terminés par deux crochets. (1) Kohi. Les tarses du Dermcstes atomarius de De Géer n'ayant paru à M. Leclerc de Laval composés que d'un seul article, nous avions précé- demment formé, avec cet insecte et quelques autres, une nouvelle section de coléoptères, celle des .monomères (mosojieka), qui a été adoptée par M. Fischer, dans son Entomographie de la Russie, et qui a formé avec cet insecte un nouveau genre, sous le nom de Cla?nhus. Mais il parait (Gyllenh., Insect. Suec, IV, p. 292, 293) que M. Schiippel , l'un de nos entomologistes les plus exercés dans les observations délicates, a créé la môme coupe, sous la désignation de Ptilium. M. Gyllenhall en avait réuni les espèces aux scaphidies, et nous pensons, en effet , que c'est près de ces derniers que doit être placé ce nouveau genre. La scelion des monomè- res sera dès-lors supprimée. !i) Ariicvrus armatus , Daim., Insect. d'après cette figure, les tarses sont munis de du Copal, p. ?.t, tal). V, f. h. A en juger deux crochets. (a) 1>[ :>, fig. S a. (/•) PI. 75, fig 8( ADDITION S. P. 50. Seconde famille des myriapodes. L'organisation des Sent/gères (p. 59) diffère tellement de celle des Scolopendres ordinaires, qu'il est convenable de diviser cette famille en deux genres, qui conserveront ces dénominations P. 87, note deuxième. Je citerai encore le bel ouvrage de M. Curtis sur les genres d'insectes propres à l'Angleterre; leurs caractères y sont représen- tés avec une grande exactitude. P. 133. Section des Carabes simplicimanes. Elle forme dans la méthode de M. le comte Dejean, sa tribu des Carabiqncs féroniens, et où il a établi ( Spec. général des coléoptères, 111 ) plusieurs genres nouveaux. Les féro- niens mâles dont les deux premiers articles des deux tarses antérieurs sont seuls dilatés, comprennent les genres : pogomjs , cardiaderus, ba- ripus et patrobus. Dans les deux premiers, le dernier article des palpes labiaux estovalaire et pointu, tandis que, dans les deux autres, il est pres- que cylindrique, tronqué à l'extrémité, et légèrement sécuriforme. Le se- cond ( Daplus rhlorolieus, Fischer ) diffère du premier par le corselet, qui est convexe, cordiforme, assez fortement rétréci en arrière. Dans les Ba- ripns, il est convexe, presque ovalaire Celui des Patrobus est plan, rétréci postérieurement, plus ou moins en forme de cœur. Dans les autres féroniens mâles, les trois premiers articles des tarses antérieurs sont dilatés. Une première subdivision comprend les féroniens dont les crochets des tarses sont dentelés, et parmi eux le genre dolichus est le seul dont la dent du milieu du menton soit simple, c'est-à-dire en- INSECTF.S. f>8 MO CORRECTIONS ET ADDITIONS. lière. Celui qu'il nomme i>ristoinychus est identique avec celui que je dé- signe, page 143, par la dénomination de Ctenipits; il y rapporte le Sjiho- drus tcrricola de son catalogue. Son nouveau genre pristodactyla res- semble beaucoup à celui de Tnphria ,■ mais le dernier article des palpes est allongé et presque cylindrique, et le corselet est ovalaire. Il n'en décrit qu'une seule espèce. Parmi les férnniens dont les crochets des tarses sont simples, quatre genres omphreus , olisthopus , masoreus et aivtarctia, s'éloignent de tous les autres par l'absence de toute dent sensible ou de lobe au milieu de l'échancrure du menton. Le premier, dont M. le comte Dejean n'a vu que des individus femelles , est bien distinct par la longueur du pre- mier arlicle des antennes, égalant celles des trois suivans ; et ensuite par les palpes, dont le premier article est assez forteinentsécurifoime.Ce natu- raliste place ce genre immédiatement après celui de sphodre ; peut-être se range-t-il dans la division des patellimanes, et avoisine-t-il les rembus et les dicailes. Le second genre, celui d'oLisTiiopus appartient à la division de ceux dont les trois premiers articles des. deux tarses antérieurs des m, ilcs sont assez allongés, très légèrement triangulaires ou presque carrés, et a pour type VAgonum rolundatum de M. Sturm. Les deux autres ren- trent dans la division de ceux dont les trois premiers articles des deux tarses antérieurs des mâles sont peu allongés ; ils sont aussi longs que lar- ges et fortement triangulaires ou cordiformes. Le corselet des Masoreus est transversal, arrondi latéralement, légèrement prolongé dans son mi- lieu. Celui des Ânlarclia est plus ou moins carré ou cordiforme, point ou légèrement transversal L' Harpahts circumfusus de M. Germar que nous avons rapporté (page 135) au sous-genre tétragonodère , serait une antarclie. Six autres genres , trigonotoma , catadromus, lesticus , distrigus, abacetus et microcephalus, forment, parmi les féroniens à tarses analo- gues à ceux du dernier, une petite section, ayant pour caractère : menton trilobé ou légèrement échancré (1). Le dernier genre, celui de Mirroeé- ji/ialr, est bien distinct des précédens, à raison de ses palpes extérieurs, tous terminés par un article en forme de hache. Le premier l'est aussi, en ce que les palpes labiaux des mâles finissent de même. L'Omascus viridi- rollis de M. Mac Leay (Annul. javan. ) est congénère Dans les genres catadromus et lesticus, le dernier article des mêmes palpes est cepen- (i) La dent ordinaire du milieu du mon- lobe , ee qui diminue l'étendue de l'échain Ion est tié< grande , el forme ainsi un crui'e. CORRECTIONS ET ADDITIONS. 541 danl encore un peu sécuriforme , ou va en s'épuississant vers le lioul. Le lobe intermédiaire du menton est avancé et presque en pointe dans le premier, et peu prolongé et presque tronqué dans le second, qui est formé, comme le précédent, d'insectes propres aux Indes orientales. Le dernier article des palpes labiaux des distriuus et des abacetu.s est presque cylindrique. Le lobe intermédiaire est presque nul dans les pre- miers; il est très sensible et arrondi dans les seconds. Ces carabiquessonl encore étrangers a l'Europe et au nouveau Continent Le Sraritc hiUentol d'Olivier, que nous avons placé dans le sons-genre féronie, s'éloigne des espèces avec lesquelles on avait formé le genre Sle- ropus, par les jambes intermédiaires qui sont fortement arquées. C'est d'a- près ce caractère que M. le comte Dejean a séparé cet insecte des féronies, et qu'il a institué le genre camptoscelis. Les myas ayant le dernier article de leurs palpes extérieurs fortement sécuriforme, doivent aussi être dis- tingués des féronies. Ce savant a observé que dans le genre pelor de M. Bonelli, la dent du milieu de l'échancrure du menton était bifide, landis qu'elle est entière dans les zabrus. Il conserve, comme nous l'avons dit, son genre amara. Mais si l'on compare les caractères qu'il lui assigne avec ceux des féronies, l'on sentira combien cette distinction générique est faible. Le dernier ar- ticle des palpes des amara est légèrement ovalaire; il est cylindrique ou légèrement sécuriforme dans les féronies. Son genre Tclrayonodcrus ne diffère que très peu de celui d'amara. La dent du menton est tronquée et sans fissure. P. 143. Cténipe. Comme nous avons déjà le genre Çtenopus, il faudra adopter la dénomination de Pristonychus , donnée à cette coupe par M. Dejean. P. 165. Division des subulipalpes. 11 nous parait que dans une série na- turelle, elle vient immédiatement après celle des carabiques quadrima- nes. Dans le genre Masoreus de M. Dejean ( p. 167 ;, les deux taises anté- rieurs des mâles ressemblent aux mêmes des harpales ; l'écliancrure du menton n'offre point de dent, ainsi que celui des Sténoloplics, des Acu- palpes, etc.; mais les palpes maxillaires se terminent pre*que comme ceux des bembidions ; les deux derniers articles sont réunis en un corps com- mun ; seulement le pénultième est beaucoup plus court que le suivant, en cône renversé, et le dernier est cylindrique et tronqué Les genres Poijonus et Cardinderiis de M. le comte Dejean nous parais- sent se lier, nonobstant quelques différences larsales, avec les Amara de M Bonelli. D'après ce que l'on observe dans les cicindelèles, les carabi- !>V2 CORRECTIONS ET ADDITIONS. ques grandipalpes, divisions évidemment naturelles, on voit que les tar- ses varient sexuellement, et que si l'on met en première ligne les carac- tères tirés de ces parties, l'on pourra former des coupes méthodiques, il est vrai, mais qui seront en opposition avec l'ordre naturel. P. 202. Sous-genre lissome ( Lissodes, Latr. ). MM. Lepeletier etServille ont formé ( Encycl. tnéth., Insect. x, 694 ) (1), avec diverses espèces de tau- pins, un petit groupe, composé de trois genres, et caractérisé par la pré- sence des pelotes prolongées et en forme de lobes, qui garnissent le des- sous des quatre premiers articles des taises. Le premier de ces genres, celui de lissode, ou celui de Lissome de M. Dalman, est distingué des deux autres', à raison de ses antennes très rapprochées à leur base; elles sont écartées entre elles dans les deux autres. Celles du genre tétralobe (Tclralobus) sont fiabellées dans les mâles. Dans le troisième genre, celui de pericalle ( l'ericallus ), elles sont simplement en scie, dans les deux sexes. Au premier se rapporte YElutcr flabellirornis de Fabricius, et dès- lors ce genre est un démembrement de celui que j'ai nommé Hemirhipe (205). Les Rlater lignais, si/turalis, furcatris, etc., du môme appartien- nent au genre péricalle, qui comprendrait dès-lors toutes les espèces de celui que j'ai nommé (ibid.) Clénicire,Ao\i\ les tarses offriraient le carac- tère général indiqué ci -dessus. P. 226. Les mélyres, ajoutez : propres. Le même oubli a lieu relative- ment à quelques autres sous-genres ; mais, d'après la marche adoptée dans cet ouvrage, il est facile de le remarquer et d'y suppléer. P. 287. « Cette tribu répond au genre des scarabées. » En conservant à cette coupe son étendue primitive, nous nous sommes conformés à la pre- mière édition de cet ouvrage; mais nous pensons que, quoique l'on puisse rejeter plusieurs des genres établis dans ces derniers temps, il en est cependant qu'il faut admettre, et tels sont en général ceux de Fa- bricius. P. 331. Sous-genre trichie. MM. Lepeletier et Serville y ont établi (Encycl. met h.) plusieurs nouvelles divisions, et dont quelques-unes leur paraissent devoir former des sous genres propres. (i) Nous regrettons que les limites de d'observations neuves et intéressantes que notre ouvrage ne nous aient point permis ces savans ont consignées dans ce recueil. de donner un extrait d'un grand nombre CORRECTIONS ET AUDITIONS. 545 P. 388, noie deuxième. Pelmalopus. M. Fischer, qui avait d'abord désigné ainsi ce genre, sur ses planches, a, dans le texte, adoplé la dénomination de scotodes que lui avait donnée, avant lui, M. Eschscholtz. P. 426. Je n'ai point mentionné le genre Rhinaria de M. Kirby, parce que je n'ai point une idée précise de ses caractères. Je n'aurais pu, dans un ouvrage aussi concis que celui-ci, exposer toutes les coupes génériques ou sous-génériques de M. Schœnherr, sans dépasser les limites qui m'étaient prescrites. P. 487. Auprès des Acanthocines se place le genre tapeine { Tapeinu) de MM. Lepelelier et Serville ( Encycl. môlh., x, 545). Les anlennes des mâ- les sont insérées à l'extrémité postérieure d'un long appendice, qui naît du rebord latéral du front, et s'étend transversalement et couvre les yeux. Toutes les espèces connues sont du Brésil. P. 492. Tribu des i.epturètes. Les mêmes naturalistes placent dans celte tribu un genre qu'ils ont établi ( même ouvrage, x, 687 ) sous le nom d'EURYPTÈRE ( Eurtjpteni ), et qui serait distingué de tous ceux de cette division des longicornes, par le nombre des articles des antennes; il se- rait de douze, au lieu de onze. Il a pour type un insecte du Brésil, qui nous est inconnu. P. 495. Près du sous-genre sténodôre viennent ceux de nisTÉixiE ( Dis- tenia ) et de comètes ( Comètes ), établis aussi par eux ( Ibid., x, 485). Leur corselet est épineux ou tuberculeux latéralement, ce qui les éloigne des sténodères, dont les palpes sont d'ailleurs plus courts, et dont les anten- nes sont simplement garnies d'un duvet serré, et non velues, comme cel- les de ces deux sous-genres. Les élytres des disténies vont en se rétrécis- sant, des angles huméraux à leur extrémité, qui est armée d'une épine ; elles sont linéaires et muliques dans les comélès. Les espèces de ces deux sous-genres sont du Brésil. INSECTES TABLE MÉTHODIQUE. TROISIÈME CLASSE. LES INSECTES. . Leur division en ordres. MYRIAPODES Chilognathes . . . . Iule Gloméris Iule propre Polydème Craspedosomc . . . Pollyxène Chilopodes Scolopendre . . . . Scutigère Lithobie Scolopendre propre. THYSANOURES LÉPISÏ1ÈNES Lépisnie Machile Papes Numéros du des Texte. Planches. 3 43 47 52 53 il ib. il 54 u 55 il ib. n 56 ib. 59 12 60 12 ib. 12 63 ib. 64 65 13 Lépisnie propre. . . PoDURELLES Podure Podure propre . . . Smynthure . . . . PARASITES Pou Pou proprement dit. Hîematopine . . . . Ricin Trichodecte. . . . . Gjrope Liothée Philoptère Goniode Tnongulln SUCEURS Puce COLÉOPTÈRES Coléoptères penta- inères Pages du Texte. Numéros des Planches. 66 13 67 ib. 6S 13 69 13 71 72 73 14 74 75 14 76 ib. 77 ib. ib. 79 80 14 83 15 87 liiti TABLE MÉTHODIQUE. Carnassiers . . . . Première Tribu. CjCINDÉLÈTES. . . . Cicindèle Manticore . . . . Mégacéphale . . . Oxycheile . . . . Euprosope . . . -. Cicindèle propre . Cténostome. . . . Thérate Colliure Tricondyle . . . . Cababiques Carabe Les Etuis tronqués . . Anlliie Graphiptère . . . Aptine P.racliine Corsyre Casnonie Leptotraclièle. . . Odacanthe .... Zuphie Polislique Helluo Drypte Trichognalhe . . . Galérite Cordiste Cténodactyle . . . Agre. Cymindis Calléide Démétrias . . . . Diomie Lébie Plochioue .... Ortliogonie. . . . C.optodère .... Les Bipartis Papes du TfJte. Numéros ile« Plancha. 87 91 ib. 93 16 94 16 ib. 16 95 17 ib. 16 97 17 98 17 99 17 100 17 ib. ib. 10-2 ib. 18 103 18 104 18 105 18 107 108 18 ib. 18 ib. 18 109 18 110 1S ib. 18 111 19 112 19 ib. 19 113 19 114 19 ib. 19 115 19 116 19 ib. 19 ib. 19 117 19 US 19 ib. 2Q ib. 20 119 Encélade . . Siagone . . . Carénum. . . Pasimaque . . Acanthoscèle . Scarile. . . . Oxygnathe . . Oxystome. . . Camptodonte . Clivine . . . Dyscliirie. . . Morion. . . . Ozène . . . Ditome. . . . Artste .... Apotome. . . Les Quadrimanes Acinope . . . Dapte .... Harpale . . . Ophone . . . Sténoloplie . . Acupalpr. . . Les Simplicimanes Zabre .... Pogone. . . . Tétragonodère Féronic. . . Amare .... Pœcile .... Argtitor . . . Platysme . . . Omasée . . . Catadrome . . Cophose . . . Abux .... Cheporus, . . Ptèrostiche . . Molops. . . . Stêrope. . . . Myas Trigonotome . Céphalote. . . Stomis .... I'a»es ilu Tille. Numéro! ■lia Plancha. 120 20 ib. 20 121 20 122 20 123 20 ib. 20 124 125 20 ib. 126 21 . ib. 21 127 21 ib. 21 12S 21 ib. 12!) 21 130 21 131 21 ib. 21 132 21 ib. 21 133 21 134 22 ib. 22 135 22 ib. 22 136 ib. 22 il., ib. il.. 137 ib. ib. 138 ib. 139 22 140 22 ib. 22 ! TAULE MÉTHODIQUE. 317 Calascope . . Péricale . . . Colpode . . . Mormolyce. . Sphodre . . . Cténipe . . . Calathe . . . Taphrie . . . Les Palellimanes . Dolique . . . Platyne. . . . Agone .... Anchomène. . Calliste. . . . Oode .... Chlœnie . . . Epomis . . . D'inode, . . . Lissauchenus . Rembe. . . . Dicœle. . . . Licine .... Badister . . . Pélécie. . . . Cynthie . . . Panagée . . . Loricère . . . Patrobe. . . . Les Giandipalpes . Pambore . . . Cychrus . . . Scaphinote . . Sphœrodère. . Tefflus. . . . Procérus . . . Procruste. . . Carabe propre Plectès. . . . Cechenus. . Calosome. . . Pogonophore. Nébrie . . . Alpée .... PaRes .lu Teste. Omopbron 1fi:i 140 141 142 ib. 143 ib. 144 ib. 147 ib. il». 14S ib. ib. 149 ib. il.. 150 ib. ib. 131 ib. 152 ib. 153 ib. 154 ib. 155 156 ib. ib. 157 ib. 158 ib. ib. ib. 160 161 162 ib. Numéros des Plan. lies 22l„s. 22 bis 22 bis 22 bis 22 bis 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 23 24 24 24 24 24 24 24 24 24 24 25 25 25 25 Élapbre . . . . Bléthise . . . . Pélophile. . . . Noliopliile . . . Les Subulipalpes . . Bembidion . . . Tackypus. . . . Lopha Notaphus. . . . Peryphus. . . . Lcja Ti'éclms . . . . Blemus Troisième Tribu. Hydrocaîsthares. Dytique Dytique propre. Colymbèle . . . Hygrobie. . Hydropore . . . Notère Haliple. . Gyrin Dincules Brachèlythes . . Staphylin. . . . Les Fissilabres . . . O.xypore. . . . Aslrapée .... Staphylin propre Xantliolin . . . Pinopbile. . . . Làthrobie. . . . Les Longipalpes . . Pédère ... Procirrus. . . . Stilique .... Evœsthète. . . . Stène Les Denticrures. . . O.xytèle Osorius .... Pa B .s du Texte. Numéros des Plnuchci. INSECTES. 163 164 ib. 165 ib. ib. 166 ib. ib. ib. ib. 167 ib. 168 169 172 173 174 ib. 175 176 ib. 179 ib. ib. 181 ib. ib. 182 183 ib. ib. 184 ib. ib. 185 ib. ib. 186 ib. ib. 69 25 25 25 25 25 25 25 26 26 26 26 26 26 27 27 27 27 27 27 27 27 28 27 5. 229 ib. 230 ib. ib. 231 232 ib. 238 ib. ib. 239 ib. 240 ib. 241 Numéros des Planches. 32 32 32 32 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33 ib. 234 ib. 33 235 ib. 33 236 34 ib. 34 ib. 34 237 34 34 34 34 34 PREMIÈRE SECTION. Première Tribu. Palpeurs Mastige Mastige propre. Scydmène . . . Seconde Tribu. HlSTÉROÏDES • . . Escarbot .... Hololepte . • . Escarbot propre Plalrsome , . . Dendroplùle . . Abrée Ontlwphïle . . . Troisième Tribu. SlLPHALES Bouclier .... Spbérite .... Nécrophore . • Nécrode .... Bouclier propre. Thanatophile. . Oiceptome . . . Pliospluige . . . Nécrophile . . . Agyrtès .... Quatrième Tribu. SCAPHIDITES . . . Scaphidie. . . . Scapbidie propre Cbolève .... Mylœque. . . . Cinquième Tribu. ISlTIDULAIRES. . . Tages du Texte. Numéros des Planches. 242 243 ib. ib. 244 246 247 ib. ib. ib. 248 il,. 249 ib. ib. 250 252 ib. 253 ib. 254 ib. 255 ib. 256 ib. ib. 257 34 34 35 35 35 35 35 35 35 35 35 sao TABLE MÉTHODIQUE. Nitidule Colobique Thymale Ips Nilidule propre. . . Cerque Byture Sixième Tribu. EnGIDITES Dacné Dacné propre . . . Cryptophage .... Septième Tribu. DtRMESTINS Dermeste Aspidiptiore Dermeste propre . . Mégalome Limnichus Allagène ...... Trogoderme Antlirène Globicorne Huitième Tribu. Byrrhiens Byrrhe Nosodeudre Birrhe propre. . . . Trinode SECONDE SECTION. Première Tribu. ACANTHOPODES .... Hétérocère Seconde Tribo. Macrodactyles (1). . (■) ii Papes du Texle. Numéros des Planches. 258 ib. 36 ib. 36 259 36 ib. 36 260 36 ib. 36 261 ib. ib. 36 262 36 263 ib. ib. 36 264 36 ib. 36 263 36 ib. 36 266 36 ib. 36 267 36 ib. ib. 268 37 ib. 37 269 270 271 37 ib. Dryops .... Potamophile . Dryops propre Elmis .... Macronyque . Géorisse . . . Palpicornes . Première Tribu. Hydrophiliens . . . Hydrophile. . . . Élophore Hydrochus .... Ochlhubie .... Hydrame Sperché Globaire Hydrophile propre Limnébie Hydrobie Bérose Seconde Tribu. SpHjEKIDIOTES. . . . Sphéridie Cercyd'wn .... Lamellicornes. . . Première Tribu. SCARAIiÉlDES Scarabée ..... Coprophages Aleuchus Pachyjomc. . . . GymnopU'iire . . . Sisyphe Circellie Coprobie Chœvldie Hybome Eurysternc .... Papes du Teste. Numélos des Planches. 272 ib. 37 273 37 ib. 37 274 37 ib. 37 ib. 275 ib. 276 38 277 38 ib. 38 ib. 278 38 ib. 279 38 281 ib. 38 ib. 38 282 2S3 38 il>. 284 287 288 ib. 290 39 291 ib. 39 292 39 ib. 39 293 39 il. 39 ib. 39 TABLE METHODIQUE. 5!>1 Oiiilicellc. . Onlliophage. Onilis . . Phanée . Bousier. Aphodie , Psammodie. Euparle . Arénicoles . . /Egialie. . Chiïon. . Léthrus . Géolnipe. Ochodée . Athyrée . Éléphastome Bolbocèie. Hybosore Acanthocèn Trox. . . Pltobère . Ciyptodus lUœchidius Xylophiles. . Oryctès . Orphnus. Agacéphale. Scarabée propre Pbileure . Hexodon . Cyclocéphalc . Chrysophor Rulèle. . Macraspis. Cbasmodie Oinélis. . Phyllophages, Pachype . Amblytère Anoplognalhf Leucotbyrée • Apogonie. Géniate. . Hannelon propre l'apcs du Texte. "\ nim ru- des l'I.iin ihes. 294 39 il,. 39 295 39 bis ib. 39bis. 296 39bis. 297 39 bis. il.. 39 bis. 298 299 39l,is. il,. 39 bis. 300 40 301 40 302 40 303 40 ib. 40 304 40 305 40 ib. 40 306 ib. ib. 307 40 ib. 308 40 ib. 40bis. 309 41 310 41 311 41 il,. 41 312 41 ib. 41 il,. 41 313 41 il,. 314 42 315 ib. 42 316 42 ib. 42 ib. 42 318 42 Rbisolrogue. . Céraspis . . . Aréode. . . Dasyus. . . . Sérique . . . Dipbucépbale. Macrodactyle . Plectris. . \ . Popilie. . . . Euchlore. . . Anisoplie. . . Lépisie. . . . Dicranie . . . Hoplie .... Moiiocbèle . . Antbobies .... Glapliyre. . . Amphicome. . Antbipne. . . Cbasmoptère . Cbasmé . . . Dicbèle . . . Lépitrix . . . Pacbycnème . ' Anisonyx. . . Melilbopbiles. . Tricbie. . . . Platygénie . . Crémastocbeile Goliath. . . . Inca Cétoine. . . . Gymnctis. . . Macronotc . . Seconde Tribu. LUCASIDES. . . . Lucane .... Sinodendre. . jEsale .... Lamprinie . . Ryssonote . . Pbolidote. . . Papes du Texle. Numéros des Plancbes. 320 42 ib. 42 321 43 ib. ib. 43 322 43 ib. 43 ib. 43 323 43 ib. 43 il,. 43 324 43 ib. 44 323 44 ib. 44 326 il, 44 327 44 ib. 44 32S 44 ib. 44 il,. 44 329 44 ib. 44 330 44 il,. 331 45 332 45 333 45 ib. 45 334 335 45 ib. 45 ib. 336 337 338 45 bis. ib. 45l,is. ib. 45l,is. 339 45bis. ib. 45bis. 5S-2 TABLE METHODIQUE. Lucane propre . . Plalycère Syndèse Passale Paxille Coléoptères héro mères MELASOMES Pimélie Pimélie propre . . Trachrderme. . . Cryptochile. . . . Erodie Zophose Nyctélie Hégètre Tentyrie Akis Élénophore. . . . Eurychore . . . Adelostome. . . . Tagénie Psamétiquc . . . Scaure Scotobie Sépidie. Tracliynote. . . . Moluris Blaps Oxure Acanthomere. . . Misolampe .... Blaps propre . . . Gonope Hétéroscèle. . . . Machle Scotiue. . . . . ^. Aside Pédine Opatrine Dendare fféliophile .... Eutynote Isocère Pages du Texte. Numéros des Planches. 340 45bis. 341 il,. 45bis. 342 45bis. il.. 343 344 347 348 46 349 46 ib. 46 350 46 il, 46 351 46 ib. 46 352 46 il). 46 353 46 ilj. 46 354 46 ib. 47 355 47 ib. 47 356 47 ib. 47 357 47 ib. 47 358 359 47 ib. 47 ih. 47 360 47 361 48 ib. 48 362 48 ib. 48 363 48 ib. 48 ib. 48 364 48 ib. ib. 48 ib. 48 Pédine Blapsline. . . . Plalyscèle. . . . Ténébrion . . Cryptique . . . Opatre. .... Corticus .... Ortliocère. . . . Chiroscèle . . . Toxique .... Boros Calcar Upis Ténébrion propre Hétérotarse. . . TAXICORNES .... Première Tribu. • DlAPÉRAI.ES. . . . Diapères . . . Phalérie .... Diapère propre. Néomide. . . . Hypophlée.. . . Trachyscèle. . . Leïode Tétratome . . . Élédone .... Coxile Seconde Tribu. COSSYPHÈINES . . . Cossyphe .... Cossyphe propre Hélée Nilion STÉNÉLYTRES. . . Première Tribu. HÉLOPIEKS Hélops Papes du Texte. Numéros dis Planclies. 365 48 ib. 48 ib. 48 366 ib. 49 367 49 368 49 ib. 49 369 49 ' ib. 49 ib. 49 370 49 ib. 49 ib 49 371 49 372 373 ib. 374 50 375 50 ib. 376 50 ib. 50 ib. 50 377 50 ib. 50 378 50 ib. ib. 379 50 ib. 50 3S0 ib. 50 382 3S3 1 TAIÏLE MÉTHODIQUE. 553 Épitrage Cnodalon Carapsie Camarie . . . : . . Sphénisque Acanthope . . , Amarygme . . Sphœrotc Adelie Hélops propre . . Laene Sténotrachèle ... Strongylic Pylhe Plématdpus ou plu- tôt Scotode (sup.) Seconde Trigu. ClSTÉLIDES Cistèle Listrouyque. . . . , Cistèle propre . . Mycétochare ... AUécule Troisième Tribu. Serropalpides . . . Dircée Orchésie Euslrophe .... Hallomène .... Dircée propre . . Mélandrye .... Hypule Serropalpe .... Couopalpe .... Quatrième Tribu. OEdéméiîites .... OEdémère Nothus. , . . . . Papes du Texte. Numéros des flanelles. 384 51 ib. 51 ib. 51 385 51 ib. 51 386 51 ib. 51 ib. 51 387 51 ib. 51 388 52 ib. 52 389 52 ib. ib. 390 52 ib. 52 391 52 ib. 52 ib. 392 ib. 52 393 52 ib. 52 394 52 ib. 53 ib. 53 395 53 ib. 53 ib. 397 ib. 53 Pages du Texte. Calope Sparèdre Dytile OEdémère propre. Cinquième Tribu. Rhyschostomes Myclère. . . Stenostome . . Myclère propre Rliinosime . . TRACHELIDLS Première Tribu. Lagriaires. . . . Lagrie Lagrie propre. . Slatyre Hémipèple . . . Seconde Tribu. Pyrochroïdes . . Pyrochre .... Dendroïde . . . Pyrochre propre Troisième Tribu. MORDELLOINES. . . Mordelles. . . . Ripiphore . . . Myodile . . . Pélocotorae. . . Mordelle propre Anaspe Ctenopus. . . . Quatrième Tribu. Anthicides .... Notoxe 398 ib. ib. 399 ib. 400 ib. ib. 401 ib. 402 403 ib. ib.'' ib. 404 ib. 405 ib. ib. 406 ib. 407 ib. 408 ib. lll. 409 ib. Numéros des Planche 53 53 53 53 53bis. 53bis. 53bis. 53 bis. 53bis. 53bis. 53bis. 53bis. 53bis. >.uu TAULE MÉTHODIQUE. Scraptie Stérope • Notoxe propre . . Cinquième Tribu. HoRIALES Horie Horie propre . . . Cissite Sixième Tribu. Cajntharidies ouVé- SICANS Meïoé Cérocome Hyclée Mylabre ..... Lydiis OEnas Méloc propre . Téiraonyx Cantharidë . . . Zonitis Ncmognathe . . . Gnatliie Silaris Apalc. Coléoptères , Tetra- mères Porte-Bec ou Riiyn- CHOl'HORES . . . . Bruche Hltiiwsïme Anthribe Rlùnomaccr . . . . Bruche propre . . , Rbèbe Xylopliile Altelabe Apodère Allelabe propre. . . Rhynchite Pas.» du Numéros des Planches 410 54 il.. 54 il.. 54 411 412 ib. 54 ib. 413 il). 414 54 415 54 41G 54 il.. 54 417 55 419 55 il). 55 420 55 421 55 ib. 55 il>. 55 ,423 425 il.. ib. ib. 420 il.. il). 427 il., il.. il.. 56 A pion Rhinolie .... Eurhine . . . Tubicène .... lîrente Rrente propre;. . Ulocère .... Cylas Brachycère. . . Charanson . . . Cyclome Charanson propre Leptosome . . . , Leploeére ... Phyllobie Otiorhynque . . . Omias Paçhyrhynque. . . Psalidie Thylaeite . . . . Syzygops Hyphantr. . . . Myniops . . . . Lipare Hypère Hylobie Cleone Lixe Rhynchène . . . . Tamnopliile. . . . Bagous Brachype Ralanine Rhynchène propre Sibine Myorbine . . . . Cione Orcheste ... Ramphe Ainérhine . . . . Raridie Camptorhynque, . Centime Zygops P..H'» du Texte. Numéros des Planches! 427 56 428 56 il.. 56 ib. 56 429 il.. 57 430 57 ib. 57 431 57 432 57 ib. 57 434 ib. 57 ib. 57 435 57 ib. 58 il.. 58 il.. 58 ib. 58 ib. 5S ib. 58 436 58 ib. 58 ib. 58 ib. 58 437 ib. ib. 438 ib. il.. 439 ib. il.. 440 ib. il>. 441 il.. il.. ib 442 TABLE METHODIQUE. 56*5 Ceulorhynqiie. . Hydatique Orobitis .... Cryptorliynque . Tbylode .... Calandre .... Ancbone .... Ortoclueie . . Rhine Calandre propre Cosson Dryophlhore . . Xylophages. Scolyte Hylurge. . . . Hylésine .... Scolyte propre . Camptocère. . . PbloiOtribc Papes du Telle. Tomique Platype Paussus Paussus propre . . . Céraptère Roslriche Bostrichc propre. . . Psoa Cis Némosome Monotome Syncbite Cérylon Rbyzopbage . . . Monotonie propre. . L-ycte Lycte propre. . . . Diodesme Bitome Mycétophage .... Colydie Mycélopbage propre. Tiipbylle Mcryx ...... Dasycère . . INSECTES. 442 ib. 443 il), ib. 444 il.. il). 445 il>. 446 ib. ib. 448 ih. 449 ib. ib. il). 450 ib. 451 ib. 452 ib. ib. 453 il). ib. 454 ib. 455 ib. ib. 456 ib. ib. 457 il). ib. 458 ib. 459 ib. Numéros des Planches. 59 60 60 60 60 60 60 60 60 co 61 61 61 61 61 61 61 61 61 61 61 61 62 62 62 62 62 62" 62 62 62 62 62 63 63 Latridie. . . , . Sylvain Trogosile Trogosite propre . Proslomis Passandre Platysomes . . . . Cucuje Cueuje propre. . . Dendropbage . . . tlleïote Longicornes . . . Première Tribu. Priokiens Parandre Spondyle Prione Seconde Tribu. CÉRAMBYCIJNS . . . . Capricorne . . . . Lissonote. . . . Mégadère Dorcaeère . . . . Tiacbydère. . . . l.ophonocère . . . Cténode Phœnicocère . . . Callicbrome. . . . Acanthoplère . . . Stenocorus . . . . Purpuricenus . . . Capricorne propre. Hamaticère . . . . Gnome Callidie Certallc dite Obiie Rhinoliague . . . Nécydale Pae.es du Texte. Numéros des Planches. 459 63 460 63 ib.' il). 63 461 63 ib. 63 ib. 462 ib. 63 463 63 ib. ib 63 467 ib. 64 468 64 469 64 471 472 473 65 ib. 65 474 65 ib. 65 ib; 65 475 65 ib. 65 476 65 477 66 ib. ib. 478 66 ib. 479 ib. 66 480 ib. 66 481 66 4S2 66bis. ib. 70 5SG TABLE METHODIQUE. Papes du Texte. Sténoptère . Nécydale propre Distichocère . Tmésislerne . Tragocère . . Leptocère. ■ • Troisième Tribu, LiYMIAIRES . . Acrocinc . . Larme. . . Acanthocine Pogoiiochcre Trétraope. . Monocliame. Lamie propre Dorcadion Parmène . Saperde, . Gnoma. . Adesme. . Apomécyne Colobothée . Quatrième Tribu. Lepturètes. . . . Lepture Desmocère . Vespérus . . . Rhagie Rhamnusie . . . Toxote Sténodère. . . . Lepture propre. Eutodes 483 ib. 484 485 ib. ib. 487 ib. 4S8 ib. ib. ib. ib. 489 ib. 490 ib. ib. ib. ib. 492 ib. 493 494 ib. ib. 495 il». 496 ib. Première Tribu. •SaGRIUES 498 Sagre ib. Mégalope [499 Sagre propre .... ib. Numéros des Planches 66 bis. 66 bis. 66bis. 66 bis. 66 bis. 67 67 67 6S 68 6S 68 68 68 68 68 68 69 69 69 69 69 69 Orsodacue . . Psauiuiœehus . Seconde Tribu. Criocérides • ■ . Criocère . ■ - . Donacie Hiemouie. . . ■ Pélauriste. . . . Criocère propre. Auchénie. . . Mégascélis. . . . Cycliques Première Tribu. Cassidaires. . Hispe ... Alurne. . . Hispe propre Chalèpe. . . Cassiile . . . Imatidie . . 70 70 Casside propre. Seconde Tribu. Chrysomélines. Gribouri . . - • Clythre. . . Chlamyde. . . Lamprosome . Gribouri propr Choragus. . . Euryope . . . Eumolpe . . . Chrysomèle. Colaspe. . . . Podoulie . . Pliyllocliaris. Dorypliore . Paropside. . . Apamœa . . . Pages I Numéros du de» Texte flanelles. 500 ib. 507 50S ib. 509 ib. 510 ib. 511 512 ib. 513 ib. 514 ib. 515 il), il). 516 il.. 517 il>. 518 ib. 501 ib. 70 502 70 ib. 70 503 70 504 71 ib. 71 505 71 71 71 72 72 72 72 72 72 72 73 73 73 TABLE MÉTHODIQUE. 557 Timarche Chrysomèle propre Phœdou Prasocure. . . Troisième Tribu. G.VLÉHUCITES .... Galéruque .... Adorie ...... Lupère Galéruque propre. Altise Octogonote. . . . OEdionyque. . . . Ps) Uiode Dibolie Altise propre. . . Longitarse . . . ' . Cl.AVIPALPES . . Erotyle Erotyle propre. . . yEgillte Triplax Langurie Phalacre Agalhidie Pilles du Telle 518 519 520 ib. il,. 521 ib. ib. 522 ib. ib. 523 ib. ib. 524 ib. ib. 526 ib. ib. ib. 527 ib. ib. Numéros des Planches. 73 73 73 73 Pages Numéros du des Telle. Planches. 73 73 73 73 73 73 73 73 Coléoptères Trimé res Fungicoles Eumorphe ... Eumorphe propre. Dapse Endoniyque. . . . Lycoperdine . . . Aphidipuages- . . ■ Coccinelle . . Lithophile .... Coccinelle propre . Clypéaslre. . . .• PsÉLAPHIENS ... Psélaphê Cheimie Dionyx Psélaphê propre. . Rythme Aréopage Cténiste. ...... Bryaxis. Clavigèie Clavigère propre . . Articère ...... Additions ib. 529 ib. 530 il,. ib. 531 ib. 532 ib. 533 ib. 534 535 ib. 536 ib. ib. ib. 537 ib. ib. 538 539 74 lus 74 bis. 74 bis. 74l„s. 74 bis. 74 bis. 74 lus. 75 75 75 75 75 75 7:, 75 75 o 03 3 9088 00030 61fi7